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Le vin: une passion à la française novembre 25 2007

Publié par jing in : French Brands , ajouter 1 commentaire
Depuis jeudi dernier, le Salon du vin donne rendez-vous aux Français à la Porte de Versailles. La grève s’étant terminée, c’est un week-end où les Français retrouvent leur sens de festivité.

Salon des vins des vignerons indépendants, 24 nov. Porte de Versailles, ParisSi avec le 13ème salon international, le chocolat est à la mode en octobre, on aurait eu tort de dire que le vin est a la cote en novembre. Car pour les Français, le vin représente une popularité éternelle, un cadeau qui ne deviendra jamais ringard, il est beaucoup plus qu’une boisson liée seulement au goût, il devient culturel et il est lié au plaisir, plaisir à la vue, plaisir à l’odorat, plaisir au toucher…officiellement inscrit dans un cliché pour la France avec le parfum, la baguette et la mode, le vin français représente pourtant une véritable spécialité française, ancienne comme l’histoire d’Astérix et d’Obélix.

Avant d’entrée au salon, l’odeur du vin fleure déjà dans l’air, attirant de plus en plus de nezs “gourmands”. Chacun un verre à la main, les visiteurs se promènent dans les différents “domaines“, ils font leurs escales dans les différents “châteaux“, prenant le plaisir de goûter les verres que les chaleureux propriétaires offrent avec bienveillance. On dirait un voyage, un tour de France au travers les régions différentes, où chaque spécialité du vin est le représentant d’une identité locale. Nombreux sont venus avec leurs chariots, dans lesquelles se superposent les denrées préférés, comme des abeilles qui collectent les saveurs de l’automne, après une belle saison de vendange.

Parmi les visiteurs, beaucoup d’étrangers. Autres contients, dont l’Asie, s’évillent au plaisir du vin français. Si “Luxueusement”Lang Jiu, une sorte de Baijiu occidentalisés, les Japonais n’hésitent pas à se baigner dans la bain de Beaujolais, leurs voisins, les Chinois sont quant à eux en train d’y prendre goût. Traditionnellement plus habitués à l’illustre Baijiu (alcool très fort à la base du riz, souvent taux d’alcool 36° - 58°), l’alcool servi à table sert avant tout à prouver sa virilité, pour savoir qui tiendra plus l’alcool. Un “bouteille bordeaux” représente aux yeux des Chinois toute la francité, le romantisme et le luxe qui valorisent son acheteur, la culture du cadeau tenant une place important dans les relations sociales.

Notes : Aujourd’hui en Chine, les vins rouges produits du cépage Turfan, dans la région du Xinjiang, à Nord-Ouest du pays, sont les plus appréciés, le goût étant “assez sucré” pour un Chinois.

« Le rapport de confiance, il ne faut pas en jouer » novembre 22 2007

Publié par jing in : Mes papiers au CFJ, Interviews , ajouter 1 commentaire
Deux jours après l’ouverture du procès Lili, étudiante chinoise soupçonnée d’espionnage industriel chez l’équipementier Valeo alors qu’elle effectuait son stage en 2005, M. Dmytrus s’exprime en tant que chef du Cabinet Blanc, agence spécialiste en aide et en protection des intérêts de l’entreprise privée.

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Dans les entreprises, les statuts des stagiaires sont souvent flous : ils sont là, ils repartent après quelques mois…on a impression qu’ils sont un peu à la fois à l’intérieur et à l’extérieur. Lili est accusée au nom d’un « abus de confiance ». Quelle est la bonne gestion des stagiaires, notamment stagiaires étrangers, pour une entreprise ? Faut-il leur faire confiance en matière de données de l’entreprise ?

Dmytrus : Dans l’affaire Lili, tant qu’elle n’est pas condamnée par la justice, je crois en son innocence. Mais elle est bien l’auteur d’une appropriation de données confidentielles, ce qui est à l’encontre de l’acte confidentiel qu’elle avait signé (…) Personnellement, je suis toujours partant sur l’idée que pour les stagiaires étrangers—surtout extérieurs de l’union européenne, on doit appliquer une gestion plus rigoureuse et réglementée dans les entreprises françaises. Je ne suis ni nationaliste ni raciste, mais pourquoi prendre des stagiaires étrangers s’il y a déjà un bon profil parmi les stagiaires français ? L’affaire Lili n’est pas le premier, beaucoup d’entreprises françaises ont vécu la même histoire. Après, effectivement, c’est une question de contexte. Une entreprise qui veut développer son marché en Chine, c’est normale qu’elle prend un stagiaire chinois(e)…tout dépend du contexte. Mais sinon, je préconise les entreprises de prendre les stagiaires français. Et puis, le rapport de confiance, il ne faut pas en jouer non plus. Il est à noter que tous les accès aux informations sensibles des stagiaires doivent systématiquement précéder par la demande d’autorisation d’entreprise. À partir de ces principes-là, on peut parler de la confiance.

Peut-on parler de la défaillance du système des donnés confidentiels chez Valeo? Comment peut-on le mieux protéger ?

Dmytrus : Oui, effectivement, c’est une défaillance de la protection des données informatisées. Ce que nous préconisons, c’est que les entreprises aient une attestation de confidentialité, que l’on ne peut pas dévoiler. A chaque consultation des données, il faut l’autorisation. Il faut que les données consultables fassent l’objet d’une procédure de protection, aussi par le système de décryptage avec le mot de passe. En tout cas, pour chaque donnée sensible, l’auteur doit être le seul à avoir le code.

Si Lili était une Italienne ou une Mexicaine, aurait-elle été accusée ? Donc pour vous, est-elle une victime fantasme sur la Chine ?

Dmytrus : c’est une question liée à la politique. Je crois que si c’est le cas, c’est parce que l’affaire a eu lieu dans un contexte très concurrentiel. Surtout dans le plan économique et technique, la concurrence est mondiale, avec les contrefaçons de la Chine qui provoquent la peur des entreprises qui détiennent la technique. La méthode de fabrication, pour la société comme Valeo, elle est vitale. Mais comme je vous ai dit précédemment, tant qu’elle n’est pas condamnée, elle est pour moi innocente. (J.H)

 

Et si on parlait de la grève? novembre 18 2007

Publié par jing in : French Politics , 3commentaires
On dit souvent que les gestes doivent primer sur les paroles. Je ne pense pas que ce soit le cas dans une grève en France, car justement les Français qui sont forts en rhétorique et en discours, manquent de distance pour parler de leurs propres problemes, car avant cela, “faisons d’abord la grève!”.

 

 

les cheminots

Grève SNCF © Bernard Bisson/Corbis Sygma

En France, on ne peut pas ne pas parler de la grève…quoique…Si, on a pleins d’autres termes pour la désigner: mouvement social, “descendre dans la rue” etc. Depuis mercredi dernier, la grève des cheminots contre les régimes spéciaux perturbe sérieusement la vie des Français, et, avec la fièvre étudiante qui vient l’accompagner, la France apparaît encore une fois comme un pays difficilement réformable. La grève en France est une culture.

Mais trop de grèves tue la grève : l’opinion approuve la réforme du gouvernement tandis que les syndicats courent le risque de payer l’impopularité. Les usagers ont ras-le-bol du dysfonctionnement du réseau de transport, les étudiants anti-blocage s’opposent aux bloqueurs…La grève et le blocage divisent le pays en deux: les Antis et les Anti-Antis. La France pendant la grève souffre d’un handicap qui l’empêche d’avancer harmonieusement, comme un cheval dont les quatre sabots avanceraient à contre-temps. Si le “ne touchons à rien” prime, pourquoi alors avoir élu Nicolas Sarkozy pour ses promesses de changer l’état actuel de la France ?

Permettre à la France de rattraper son retard sur le plan économique et redorer son image sur la scène mondiale est un souhait commun de tous les Français connus pour la fierté en leur pays. Mais si le fait que quelques choses doivent être changées fait consensus et que la réforme des régimes spéciaux est nécessaire, pourquoi ce refus de tout changement? La réforme est comme un nouveau bébé, elle ne verra jamais le jour sans la douleur de l’accouchement.

Tout cela peut-être au nom du droit de la grève et la démocratie. Mais par la méthode tranquille de la négociation, les autres nations voisines ont fait passer les réformes, tout en étant ni moins inventives ni moins démocratiques que la France. On peut se permettre de parler de l’intérêt individuel, critère cher aux droits de l’homme dans la morale occidentale : le groupe social dont l’intéret est touché par la réforme semble avoir plus de raisons d’être entendu que les autres. Mais peut-on dans ce cas parler de la démocratie et quelle est la légitimité de ces des usagers des transports ou bien des étudiants privés de cours contre leur gré ? Qui les défendra ? Et l’intérêt de l’Etat? Les Japonais qui se sacrifient pour l’intérêt de leurs entreprises ou de leur nation est peut-être un exemple extrême, mais si les Français empruntent juste un peu cet esprit et pensent aux intérêts des autres, ou encore mieux, privilégient l’intérêt collectif plutôt que personnel, la France aurait moins de mal, face aux changements, à faire bouger les choses.

La grève doit être en tout cas utilisée en dernier recours et non pas un abus pour résoudre les problèmes- si parfois c’est le cas. Quoi qu’il en soit, sur le rails du progrès, si les cheminots sont en grève, qui assure la sécurité de la France? Si même les étudiants refusent les mesures rénovatrices, quel avenir pour le pays?

« Huis-Clos » à Osny-Pontoise novembre 10 2007

Publié par jing in : Mes papiers au CFJ, Reportages , ajouter 1 commentaire
À 35 km au Nord-Ouest de Paris se situe un monde fermé. 760 détenus hommes y vivent en marge de la société. La lourde porte d’entrée est poussée… Impressions parfois étonnées.

« Attends, attends, attends…donne-moi le truc…donne… » le jeune homme essaie de glisser sa demande pendant que la surveillante, qui vient de lui distribuer son repas du midi, referme la porte de sa cellule. Devant lui, une chaîne tendue bloque la sortie. Mais la porte de fer est claquée, verrouillée par un simple clic. Il se met à frapper et commence à hurler en demandant : « Tu l’as sur toi…? Putain…» « Je suis sûr que c’est le Chinois, c’est pas moi…» la réponse vient d’une autre cellule fermée de l’autre côté du couloir, un peu plus loin. « Il est rentré, lui ?…» une troisième voix s’élève juste à côté – c’est ainsi que les âmes enfermées dans les cellules se parlent, se communiquent.

 

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La maison d’arrêt du Val d’Oise se situe à 35 km au Nord?Ouest de Paris. Mise en service en 1991, elle connaît un surpeuplement en accueillant 760 prévenus ainsi que les condamnés à des courtes peines alors qu’elle n’a que 580 places. Visite guidée dans les bâtiments où se font leurs activités quotidiennes et leurs lieux de vie.

Espace de vie : 9m2 pour déambuler

Cela pourrait être une chambre normale, petite certes. Mais tout change une fois que la porte se ferme en claquant derrière soi. Tout d’un coup, l’air s’arrête, se solidifie dans cette cellule de 9m2, le temps ralentit ses pas dans l’attente, une attente qu’on dirait sans fin. Un lit couvert par le drap vert foncé, une chasse d’eau isolée par une paroi pliable et un robinet placé dans un coin – les détenus n’ont pas besoin d’autres choses dans cet espace : la douche est commune, trois fois par semaine minimum et les repas leur sont distribués. Quand on déambule, on entend nos pas ; quand on se parle, on entend nos échos. Une déambulation solitaire.

La seule chose qui s’étend vers le lointain, c’est le regard. Au travers les grilles de la fenêtre, entourée par des barbelés, le regard s’étend jusqu’à l’infini, jusqu’aux monts de certains coteaux en pleine campagne. De temps en temps, un oiseau intrus passe dans le regard et vole très vite au-delà des monts.

À l’intérieur, 9m2 pour déambuler, mais, par la fenêtre, l’esprit peut se promener jusqu’à la sortie.

Ateliers : une autre façon pour s’exprimer

« Je vous demande par ce courrier de bien vouloir me laisser récupérer mon tableau de l’atelier peinture afin de le remettre à ma famille au parloir. Je vous remercie de votre compréhension » a écrit ZHU Li Guang le 30 septembre 2007 dans une lettre à l’administration de la maison d’arrêt. Le courrier a été collé sur sa peinture, un paysage, exposée dans l’atelier. On y voit un pêcheur assis à côté d’un lac calme comme de la glace ; plus loin, un pont de bois sur lequel l’eau coule tranquillement, encore plus loin, une montagne qui s’estompe dans la brume du matin. C’était une peinture traditionnelle chinoise dont les sujets comme le pêcheur exprime souvent la quête du calme interne après une vie agitée. Le pécheur dans sa peinture croit-t-il au vieux proverbe chinois : « même l’or n’achètera pas un pêcheur qui tourne la tête vers le bien » ? Sa demande a été agréée le 3 octobre 2007 par la maison d’arrêt.

D’autres ateliers, comme celui de sculpture, sont aussi remplis des œuvres accomplies, parfois magnifiques, des détenus. Certes, ils ont prouvé qu’ils ne sont pas moins doués que les autres. Mais privés de beaucoup de droits, dont celui de s’informer et de s’exprimer, ils doivent trouver des alternatives. Peindre, étudier, faire du sport… c’est leur deuxième chance pour se cultiver, et réintégrer plus tard les normes sociales.

Pour le directeur Didier Voituron, le but est de « travailler avec les détenus pour un projet de sortie », d’où l’importance de la formation en prison. Ils travaillent, prennent des cours, lisent à la bibliothèque, comme nous, mais différemment. « C’est une dynamique, car même dans la prison, on ne laisse pas les gens pourrir. »

Le luxe est un droit novembre 10 2007

Publié par jing in : French Brands , 2commentaires

ILS ont un sentiment complexe, inexplicable, des fois paradoxal envers le luxe dans la vie. Un gars mendie dans un coin extérieur d’un restaurant quatre étoiles pendant que certains y dépensent centaine d’euros en se jouissant, qu’est-ce que vous en pensez?…Ils sont pourtant nombreux, outre qu’un paysan bourguignon, à faire l’économie chaque mois afin de pouvoir s’arroser dan un bon restaurant à la fin de l’année. L’antipathie coexiste avec l’aspiration.

Je commence à comprendre que les Chinois et les Japonais ne sont pas les seules à se précipiter au boutique Louis Vuitton ou Hermès. Aimer le luxe es-il une universalité des cultures? Mais à part des sacs de grands noms, les Français ont peut-être des préférences différentes : Un bon repas au restaurant, le dépaysement d’un voyage aux pays étrangers, un objet exotique et symbolique ramené de l’Afique, une oeuvre achetée dans une expo d’un peintre chinois…Ils ne sont pas forcément les familles fortunées, mais ils sont prêts à payer le luxe qui se conjugue avec leurs goûts, leurs états d’esprits, c’est leurs semble une évidence et une necessité de vie.

Ceci n’est pas compris par tout le monde. Pour beaucoup de Chinois, l’objets de luxe n’est qu’un synonyme emballé de la vanité. Une telle consommation n’a pour but que de montrer un statut social qui, souvent, n’est pas le sien. En fait, le luxe peut aussi contenir en lui une valeur non ostentatoire, mais intime et personnel. Une tendance de goût, une passion personnelle. Peu de gens connaissent l’horloger François Canstantin ou Abraham Louis Breguet, mais les collectionneurs et amateurs se donneront un sourire en voyant l’objet sur le poignet de l’autre. C’est justement cette connivence qu’achète centaines mille d’euros.

Pour les Français, vivre dans l’égpagne est un vertu, mais le luxe est un droit.

Voilà en quoi les bleus sont différents des rouges novembre 3 2007

Publié par jing in : ME TO YOU , 6commentaires

Il suffit des fois de regarder de plus près la vie pour se rendre compte que nous vivons sur la même terre, mais différement…

Les bleus: les Français Vs Les rouge: les Chinois

La critique :

Ayant toujours mal à cacher de ce qu’ils pensent des autres — surtout les mécontentements, les Français sont directs et francs.

Les Chinois, confucianistes, préfère des méandres pour ne blesser personnes.

La mode de la table:

Les Français apprennent à se servir des baguettes chinoises.

Les Chinois, eux, s’imprégnent de la mode du couvert français.

La soirée

Les Français se constituent en petits groupes, avec la possibilité de recompostition au bout de certain temps, contents dans leurs coins.

Les Chinois, tout en s’inspirant le signifiant du drapeau, se forment un grand cercle pour fêter au tours d’un certain pouvoir central, signifié d’une fièvre collective.

Le moyen de transport

Les Français: Une histoire de Citroën au Vélib.

Les Chinois: Les Peugeot/Renault envahissent aujoud’hui le royaume de bicyclettes.

Les nouvelles technologies

Les Français: méfiants, nostalgique de leur “Minitel”, donc retartadaire pour les Nouvelles Technologies d’Informations et Communications.

Les Chinois: tant qu’elles sont nouvelles et à la mode, ils sont preneurs.

Trous et Problèmes

Les Français: “le trou de sécu? N’ayons pas peur! Ensemble, posons les pas déterminés, on va y arriver!”

Les Chinois: “Un problème? Faisons autrement alors…”

Pour la famille, un enfant c’est…

Les Français: Il grandit comme un membre de famille “en petit’ et il prend son indépendance quand il sera grand.

Les Chinois: Il (et surtout c’est IL) est “the apple of the eyes” de toute la famille qui vit pour lui, pour son éducation, pour sa future réussite, car il représente “la prochaine génération d’espoir”. Et l’indépendance après 18ans? Pas sûr…

Les retraités

Les Français: On se promène avec la fidèle compagnie de son chien, petit ou grand, dans les jardins publiques.

Les Chinois: On joue avec les espiègleries de ses petits-enfants, comme il l’a fait il y a 30 ans avec le père de ces petits…

N’EST-CE PAS ?