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Christmas Eve: la sérénité en France, les carnavals en Chine décembre 24 2007

Publié par jing in : ME TO YOU , ajouter 1 commentaire
Un regard sur la veille de Noël en France et en Chine.

Joyeux NoëlAprès la folie au Printemps et aux Galeries Lafayette, les rues Parisiennes deviennent petit à petit désertées. On rentre pour le réveillion. Les fenêtres des appartements s’allument, les luminères festives clignotent à traves des rideaux. Parfois, on entrevoit un Sapin de Noël devant une cheminée, on entend des bruits de couverts, on croit sentir la bonne odeur de dinde…la sérénité, dès 17heures de l’après-midi, règne la France.

Au même instant en Chine, malgré le décalage d’horaire, la fièvre commerciale domine la nuit blanche. Plus aucune place pour parking devant les grands centres commerciaux, des embouteillages bloquent la circulation au centre ville, des milliers de policiers sont mobilisés pour contrôler la situation, les queques sans fin devant les caisses…c’est le cas de WH Plaza, le grand magazin le plus ruée de WuHan, ville industrielle sur les rives du Chang jiang.

Nombreux commerçants ont adopté la stratégie de “nuit blanche pour un rêve blanc de Noël“, ils proposent des soldes extrêmes et organisent des “rencontres avec le Père Noël” pour stimuler les achats. Les petits et les jeunes se laissent tenter par l’aspiration de la fête occidentale, les poches des grands, eux, visées. “La veille de Noël est le moment où le pouvoir d’achat est le plus fort, plus on se tient tard, plus on en gagnera du profit…” explique Zhu Li Hua, la responsable marketing de WH Plaza.

Si la fête du Noël est un pur fruit commercial en Chine, une petite parenthèse s’ouvre pour les étudiants chinois en France, la veille du Noël est une fête extrêmement “calme” pour eux. Beaucoup ont choisit d’aller aux parcs d’attraction, le Disney Parc ou Astérix Parc…d’où la veille de Noël est le moment on côtoie le plus de Chinois dans l’année. Certains copains, se connaissent au site go2eu.com, site guide du voyage de référence pour les jeunes Chinois, organisent des voyages communs pour passer un Noël au Rovaniemi en Filande, village où habite le Père Noël. “C’est un rêve réalisé” explique Zhi Ming, étudiant chinois de 24 ans à Paris, “la belle légende du Père Noël, j’ai enfin trouvé son origine.”

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Théâtre d’Adac Paris: les cours s’achavent, les rideaux s’ouvrent décembre 17 2007

Publié par jing in : French Brands , 1 commentaire seulement
Selon la tradition d’Adac Paris, les cours du théâtre du premier semestre se terminent toujours par une première ouverte au grand public.

Don JuanCe week-end, plus de 200 personnes se sont déplacées au pavillon National (13ème arrd.) pour apprécier les scènes travaillées par les amateurs du théâtre. Cette première, qui s’est déroulée du samedi au dimanche y compris les deux soirées, été l’occasion de présenter une quarantaines pièces des grands classiques aux comtemporains.

Au cours de la représentation, les comédiens ont traduit leurs histoires par des gestes provoquant des rires dans la salle. Quand les rideaux se sont fermés, des “bravo” et des applaudissements ont fait fondre en larme les comédiens.

L’artiste Françoise Kever s’est exprimée de manière très “favorable” à cette tradition d’Adac Paris: “L’ambiance est toujours très sympa et très émouvante…c’est comme le réveillon qui réunit nos membres d’Adac théâtre avant le Noël.(…) Sur la scène du théâtre, il n’y pas de distinction entre amateurs et professionels pour moi…”

Le Mariage du Figaro

Reportage Sifaoui: professionnalisme ou sensationnalisme? décembre 8 2007

Publié par jing in : Le droit de savoir, French Medias, ME TO YOU , 4commentaires
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Le reportage de Mohanmed SifaouiJ’ai infiltré le mileu asisatique“, diffusé le 27 novembre dans le magazine phare “Le droit de savoir” sur TF1, a provoqué plus que des remous au sein de la communauté chinoise. Nombreuses associations ont reproché à la chaîne TF1 d’avoir volontairement dégradé l’image de l’immigraion chinoise à la recherche du sensationnalisme et de l’audiance.

Des rumeurs courent que Alexandre Lebrun, le personnage principal du reportage, n’est autre qu’un acteur qui a voulu “piéger et ridiculiser” son réalisateur, Mohanmed Sifaoui, ce dernier lui ayant proposé un tournage montrant la mafia, la corruption, le trafic de drogue et la prostitution de la communauté.

Quant aux opinions publiques, certains crient bravo à Sifaoui pour son reportage réalisé au péril du danger, d’autres le voient comme un menteur, un escro mercantile.

Le litige a pris de l’ampleur avec la médiatisation des détails, surtout dans les médias chinois (dont oushi, phoenix TV), sur le processus du tournage, qui contredit les propos du réalisateur.

Le mileu asiatique en France garde un aspect mythique aux yeux des Français. Les tranditions, les coutumes, ou la nourriture des peuples provenant d’Orient, nichés dans le 13ème ou dans le quartier Belleville, sont à la fois si proches et si lointaines des leurs. Mais si certains parlent d’une “communauté impénétrable”, c’est qu’il y a toujours quelques choses que ces peuples ne veulent pas homogénéiser au sein d’une autre culture et qu’ils cherchent à les transmettre à leurs enfants, c’est une part de leur identité culturelle.

Si un reportage, basé sur un travail d’observation d’un voyou chinois, veut ambitieusement révéler l’”infiltration dans la communauté asiatique”, il est sans doute mal intitulé.

Cependant, d’un point de vue du droit de savoir pour les téléspectateurs, cet esprit d’exhaustivité de l’information et la vocation de dévoiler les maux de la société, dignent au moins le nom de la libre expression ainsi que l’air démocratique en France.

En savoir + sur l’affaire, cliquez ici ou ici.

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Under the skin of Paul West décembre 3 2007

Publié par jing in : Mes papiers au CFJ, Interviews , ajouter 1 commentaire

The « Merde » series being a bestseller in England and in France, Stephen Clark succeeds in making the story of Paul West–and partly of himself, a mirror for English and French, both of whom want to look at the other side.

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« It’s fantastic ! » Stephen Clark gives a good mark without hesitation to his 14-year-old life experience in France, as an Englishman. Sitting in a Parisien café, opposite the smoke-filled section, his casual wear and dark blue scarf make him no different from the French around him. Only the no-joking facial expression and the rather hilarious jokes would remind you of his « black humour » - a cliché for her Majesty’s subjects’ idea of what is amusing.

« Clichés are true »

« I don’t write clichés in my books, » he says, no jokes. His clichés-are-clichés-because-they-are-true logic would make you feel absolutely stupid to have mentioned this word. Of course we all have stereoptyed visions about others—do not mention you are English. If you think this way, here are some examples he cites that you may wonder if you have come across : In a restaurant, when being asked « is there any no-smoking section », the waiter would say no, turn around and walk away ; In a Parisian bank, when the woman in front of the counter is being asked « Why are you being so impolite to me, I’m the client », she would say « Sorry, Madam, if you don’t like our bank, choose another bank. »

These are called the Parisian bad service stereotypes, but they do exist and they just happened to you.

« I try to make everything exaggerated, but based on reality » he explained, « Paul West is a character in the novel, but he is not me… » is this another joke ? If you look closely at the story , you’ll find some traces of his own life. When he tells you that he used to try to run a business—to be a publisher, but he stopped as the bureaucracy in France is so complicated and so expensive, wouldn’t that remind you of some poor Paul West, back from his trouble-filled holiday in central France, who tries to start selling English teas but gets into trouble again with the « Ministère de la Francophonie » who forces him to translate his menu into French, even « sandwich » or « a cup of tea » ?

 

« We love each other’s country, but we just don’t admit it »

It’s easier to have a business in England, maybe that’s what you’d conclude from the story he tells you. But think about it, « God save la France » sold 200,000 copies whilst a normal first novel sells only 1,000 copies, why this French interest in books written by the English? « One year in the Merde » also become a bestseller and a must-have book in England, why do the English want to know what Paul West’s life is like in France ?

Funnily enough, maybe we have to admit, that despite the « clichés » that the English and the French have about each other, they are still interested in each other and indeed fascinated by each other.

« We love each other’s country, but we just don’t admit it » Stephen said.  « That’s why I said my days in France have been fantastic… from my very first job » he added. « In France, the company has no stress, people have no stress at all, they work and they take holidays, that was fantastic. » he smiled, remembering the old days.

 Obviously, he doesn’t like Nicolas Sarkozy who vows to change this France he loves so much.  For him, France remains a slow country, and it never changes and it doesn’t need to change.

« The fascination between the English and the French is as great as ever. »Stephen doesn’t try to hide his affection, « history changes, politics changes but the English and the French are still fascinated by each other. » he confirmed, it’s not a joke.

“God save la France” : dans l’humour de Stephen Clarke décembre 3 2007

Publié par jing in : ME TO YOU , 2commentaires
There are lots of French people who are not at all hypocritical, inefficent, aggressive, adulterous or incredibly sexy…They just didn’t make it into my book. — Stephen Clarke

A year in the merdeUn vendredi après-midi, il fait déjà nuit à 17h. Au café Margeride place d’Italie, Stephen Clarke, journaliste britannique et auteur du bestseller A year in the merde (Version française God save la France ) me donne une interview exclusive…qui s’est transformée en un “tchat au café” bien à la française. On parle de ses livres, de la France, du Français…Extrait de l’interview (effectuée en langue anglaise).

Jing: Vous livrez votre vision de la France et des Français par une serie de romans de “merde”, comment l’idée vous est-elle venue?

S.Clarke: J’ai lu le roman a year in Province de Peter Mayle. Dans son livre, l’année commence en janvier. Pour moi, ce n’est pas le cas en France, les Français ne commencent pas leur année en Janvier, mais en septembre. Cela m’a inspiré, je voulais écrire un livre avec un calendrier qui débute la rentrée en France.

Jing: Tout en essayant de raconter l’histoire avec cette vision différente, pensez-vous qu’il y a des clichés dans votre histoire? Cette vision différente vous dispense-t-elle des clichés?

S.Clarke: J’aimerais bien que l’on me montre un exemple de “cliché” dans mon livre. Je ne crois pas qu’il y en a, car ce que j’ai fait, c’est raconter simplement ce que j’ai vu, ce que j’ai entendu, ce que j’ai vécu…je les ai exagérés mais cela vient de la réalité. Si le soi-disant stéréotype existe, c’est que plus ou moins, il est basé sur le réel.

Jing: Peut-on lire des aspects critiques envers certains comportements des Français?

S. Clarke: Je ne les critique pas, je les taquine. Et on ne taquine jamais quelqu’un si on le déteste, c’est clair. Finallement, si j’essaie d’utiliser un ton humoristique quand je parle d’eux, ce que je les aime beaucoup.

Jing: Même quand ils font la grève des transports et vous êtes coincé chez vous?

S.Clarke: La grève, pour eux, c’est un “sport national“, plus populaire que la pétanque. (rire) C’est un peu le boxing-match contre le gouvernement. Ils les vivent rarement avec de la peine ou de la pénibilité, car les grèves sont plutôt festives, comme les carnavals

Jing: Et toutes ces réformes proposées par le gouvernement? Pensez-vous que la France est un pays difficilement réformable?

S.Clarke: C’est peut-être vrai, mais pour moi, la France n’a pas besoin de se réformer. Elle est très bien comme elle l’est maintenant. Les Français, contrairement aux Anglais ou aux Espagnoles…ils voyagent mais restent surtout en France, supportant donc le tourisme de leur propre pays. A l’intérieur, les industries françaises prospères dans le monde entier: TGV, Airbus (…) Nicolas Sarkozy vient de signer d’ailleurs une vingtaine de millards euros de contrat avec les Chinois…pour moi l’économie française va très bien…

Propos recueillis par

Jing HU

À la poursuite d’une histoire d’un Anglais sauvé en France décembre 3 2007

Publié par jing in : Mes papiers au CFJ, Interviews , ajouter 1 commentaire
Après « God save la France », les aventures de Paul West en France se poursuivent dans « God save les françaises », récemment sorti dans l’hexagone. La version française d’une « multisaveur » histoire d’un Anglais sauvé en France. Interview avec l’auteur.

Best-seller à l’outre-mer et vendus 200.000 exemplaires en France, « God save la France », histoire d’un jeune Anglais en France, sait parfaitement saisir les curiosités des Français et des Anglais envers l’un et l’autre.
La tentative de l’auteur était pourtant simple : quand il a vu sortir « one year in Province » de Peter Mayle qui commence le calendrier du livre par le mois de janvier, il a eu l’idée de le corriger. « Si tu connais bien la France, tu saurerais que les Français pensent l’année commence vraiment en Septembre, pendant la période de rentrée ». Le reste de l’histoire, tout le monde le connaît : il a commencé un livre qui parle de la vrai France, pas celui avec les paysans anciens et de l’huile d’olive.
À la sortie du livre, S. Clarke n’attendait pas ce grand succès ni un tel envie des lecteurs de savoir comment un jeune diplômé Anglais se débrouille quand il démarque de la France. Il a fait imprimer 200 exemplaires, et au fur et à mesure il recevait des commandes, il a fait imprimer plus, il les délivrait aux librairies ou il les envoyait par la post aux clients après le travail ou le week-end. C’était une époque magnifique pour lui, une période où il se bat pour trouver sa place dans une vie « à la française » , une vie bien différente que la sienne. « Paul West est un personnage dans mon roman, mais je ne suis pas lui.– Apparemment, S.Clarke n’aime pas la définition de biographie de son roman, même pas la définition « partiellement biographique ». « Mais les histoires de mes personnages sont très humaines. Paul West, il essaie de survivre, il cherche à avoir une parfaite copine, il tente de monter une affaire lui-même… c’est très humain, non ?» S. Clarke a souri.
La vie continue, ce journaliste écrivain britannique continue à vivre son histoire en France. Paul West, lui aussi, continue ses batailles pour trouver son bonheur en France dans le deuxième livre de ses aventures à la version française. En France depuis déjà un an, il comprend mieux le français, mais il a encore eu mal à comprendre pourquoi les Français disent ce qu’il disent. Au fond, il reste profondément Anglais, même il est installé en France. Il part de Paris pour la France centrale, où il rencontre des problèmes avec les communautés locales, beaucoup plus sophistiquée et plus compliquée que ce qu’il ne pense. Après son retour à Paris, il a tout de suite eu des soucis quand il essaie de faire marcher une affaire sur la vente des thés anglais. Mais le ministère de la francophonie lui force de traduire son menu en français, même pour un « sandwich » ou « a cup of tea » et il est aussi obligé d’apprendre à ses employeurs comment être polis aux clients…pour ce pauvre héro, la bureaucratie française est tellement compliquée et difficile à changer. Une histoire qui s’inscrit dans la vraie vie et qui fait allusion à celle de l’auteur quand il voulait devenir éditeur pour publier ses livres.
Cet humour mélangé de l’amour pour la vie, de rires jaunes, de la tristesse et de la joie n’est pas la moquerie. « Je ne les critique pas, je les taquine », S.Clarke ne cherche pas à cacher ses affections pour les Français, « et tu ne taquines pas quelqu’un qui tu détestes. »
« Mon histoire en France est fantastique pour moi. » l’auteur l’a dit avec un sourire de satisfaction. Peut-être l’histoire basée sur la vie, sur la quête du bonheur dans un pays étranger est déjà une belle histoire, il suffit de la raconter, car elle mêle celle d’un personnage fictif, celle de l’auteur et celle de tout le monde.