À la poursuite d’une histoire d’un Anglais sauvé en France décembre 3 2007
Publié par jing in : Mes papiers au CFJ, Interviews , rétrolienAprès « God save la France », les aventures de Paul West en France se poursuivent dans « God save les françaises », récemment sorti dans l’hexagone. La version française d’une « multisaveur » histoire d’un Anglais sauvé en France. Interview avec l’auteur.
Best-seller à l’outre-mer et vendus 200.000 exemplaires en France, « God save la France », histoire d’un jeune Anglais en France, sait parfaitement saisir les curiosités des Français et des Anglais envers l’un et l’autre.
La tentative de l’auteur était pourtant simple : quand il a vu sortir « one year in Province » de Peter Mayle qui commence le calendrier du livre par le mois de janvier, il a eu l’idée de le corriger. « Si tu connais bien la France, tu saurerais que les Français pensent l’année commence vraiment en Septembre, pendant la période de rentrée ». Le reste de l’histoire, tout le monde le connaît : il a commencé un livre qui parle de la vrai France, pas celui avec les paysans anciens et de l’huile d’olive.
À la sortie du livre, S. Clarke n’attendait pas ce grand succès ni un tel envie des lecteurs de savoir comment un jeune diplômé Anglais se débrouille quand il démarque de la France. Il a fait imprimer 200 exemplaires, et au fur et à mesure il recevait des commandes, il a fait imprimer plus, il les délivrait aux librairies ou il les envoyait par la post aux clients après le travail ou le week-end. C’était une époque magnifique pour lui, une période où il se bat pour trouver sa place dans une vie « à la française » , une vie bien différente que la sienne. « Paul West est un personnage dans mon roman, mais je ne suis pas lui.– Apparemment, S.Clarke n’aime pas la définition de biographie de son roman, même pas la définition « partiellement biographique ». « Mais les histoires de mes personnages sont très humaines. Paul West, il essaie de survivre, il cherche à avoir une parfaite copine, il tente de monter une affaire lui-même… c’est très humain, non ?» S. Clarke a souri.
La vie continue, ce journaliste écrivain britannique continue à vivre son histoire en France. Paul West, lui aussi, continue ses batailles pour trouver son bonheur en France dans le deuxième livre de ses aventures à la version française. En France depuis déjà un an, il comprend mieux le français, mais il a encore eu mal à comprendre pourquoi les Français disent ce qu’il disent. Au fond, il reste profondément Anglais, même il est installé en France. Il part de Paris pour la France centrale, où il rencontre des problèmes avec les communautés locales, beaucoup plus sophistiquée et plus compliquée que ce qu’il ne pense. Après son retour à Paris, il a tout de suite eu des soucis quand il essaie de faire marcher une affaire sur la vente des thés anglais. Mais le ministère de la francophonie lui force de traduire son menu en français, même pour un « sandwich » ou « a cup of tea » et il est aussi obligé d’apprendre à ses employeurs comment être polis aux clients…pour ce pauvre héro, la bureaucratie française est tellement compliquée et difficile à changer. Une histoire qui s’inscrit dans la vraie vie et qui fait allusion à celle de l’auteur quand il voulait devenir éditeur pour publier ses livres.
Cet humour mélangé de l’amour pour la vie, de rires jaunes, de la tristesse et de la joie n’est pas la moquerie. « Je ne les critique pas, je les taquine », S.Clarke ne cherche pas à cacher ses affections pour les Français, « et tu ne taquines pas quelqu’un qui tu détestes. »
« Mon histoire en France est fantastique pour moi. » l’auteur l’a dit avec un sourire de satisfaction. Peut-être l’histoire basée sur la vie, sur la quête du bonheur dans un pays étranger est déjà une belle histoire, il suffit de la raconter, car elle mêle celle d’un personnage fictif, celle de l’auteur et celle de tout le monde.


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