aller à la navigation

Paris Fashion Week: quand les journalistes font la mode janvier 27 2008

Publié par jing in : ME TO YOU , ajouter 1 commentaire
Ils sont centaines à attendre pour les défilés Haute-Couture printemps-été 2008 de Channel, de Christian Dior ou de Jean-Paul Gaultier. ” La mode, c’est un métier d’attente”, nous raconte un journaliste de France3.

Journalistes au défilé “Attachement”

Mardi 22 janvier 2008 à 9h45, devant le Grand Palais, lieu du défilé Channel, les journalistes sont sur une longue file d’attente sans fin, en train de téléphoner, préparer leurs caméras, chercher des papiers d’entrée…

Un par un, les gardes leur demande l”invitation” avant de leur laisser entrer. Ceux qui ne l’ont pas peuvent se regroupés par les actions suivantes: les “grands journalistes” spécialisés en mode prononcent leurs noms; les autres sortent les téléphones pour avoir recours aux personnels de l’”entérieur”; certains tiennent secrètement une carte de visite bien précieuse et donnent un sourire de connivence; ceux qui n’ont pas d’autres moyens essaient de causer avec les gardes–ceci ne fonctionne pas sur tous les coups, mais marche de temps en temps; enfin, ce qui sont désespérés partent en esprérant pouvoir prendre une bonne place pour le prochain défilé qui se trouvent l’autre bout de Paris.

A la fin du défilé, quand la ruée sur le styliste Karl Lagerfeld se dirige vers la coulisse, Mme Lagerfeld a fait signe à ShangHaï TV pour leur privilégier un interview exclusive avec couturier de Channel, parce qu’ils étiant tous les deux à ShangHaï il y a deux mois et le marché asiatique compte beaucoup pour la stratégie de développement…

Comme beaucoup d’autres métiers en France, dans le métier des journalistes, les choses fonctionnement souvent sur hiérarchie, sur réseaux, sur carnet d’adresses, sur humeur, sur hasard ou sur “la bonne volonté“.

On dit “l’impossible n’existe pas en France” comme on disait ne jamais dire fontaine, je ne boirai jamais de ton eau.


Quand l’humanité voyage janvier 27 2008

Publié par jing in : Mes papiers au CFJ, Portraits , ajouter 1 commentaire
Chine. 5100 enfants dont plus de 4500 filles ont accès à l’éducation grâce aux actions de l’association Couleurs de Chine1, qui s’occupe depuis 1998 de parrainages d’enfants des minorités ethniques dans le nord de la province du Guangxi.

Espoirs

Peu de Français connaît Couleurs de Chine, les Chinois « métropolitains » non plus. Mais pour les enfants des minorités ethniques dans le nord de la province du Guangxi, située dans le sud de la Chine, c’est là où se trouvent leurs « Gan Ma » (deuxièmes mères) qui leur apportent de la lumière et de l’espoir de la vie.

Émue par les difficultés de scolarisation des petites filles dans de nombreux villages de montagnes du sud de la Chine, Françoise Grenot-Wang a fondé l’association en 1998. Cette Française avait déjà travaillé en 1997 dans la région des Grandes montagnes Miao au Guangxi, comme interprète d’une équipe de Médecins sans Frontières. Dans le cadre de ce travail, elle a pu voir, entendre et rencontrer des paysans des minorités ethniques qui vivent encore dans une grande pauvreté. « Ils sont vus par les Hans2 comme ethniquement inférieurs, ils n’ont pas le même accès au travail qu’eux ». Françoise explique avec un mandarin parfait, « Beaucoup de minorités ethniques sont même chassées de leurs villages par les Hans pour que ces derniers puissent reprendre leurs maisons en bois et les transformer en boutiques commerciales pour le tourisme », dans ses souvenirs, beaucoup d’émotions.

En effet, dans la plupart des écoles de villages Miao, Yao et Dong, quasiment aucune fille n’était scolarisée car le coût de la scolarité—préconisée gratuite par le gouvernement Chinois—est trop élevée pour leurs familles dont le revenu annuel monétaire par tête est inférieur à 50 euros. Pour ceux-ci, d’ailleurs, la priorité de scolarisation va aux garçons.

Pendant une décennie, Couleurs de Chine a développé ses relais régionaux (à Lyon, à Montpellier et à Nantes) en France et ses relais en Chine (Pékin, Shanghai, Guangzhou et Hongkong). Jusqu’à 2007, elle a réussi à unir 2.350 parrains, majoritairement Français, qui aident les petites filles tout au long de leur scolarité en versant 50 euros par an pour les Fille Filleuleétudes primaires et un peu plus pour les études supérieures : collège, lycée, université. Les parrainages sont généralement individuels : chaque parrain aide un enfant en recevant sa carte de parrainage, la photo de l’enfant avec son nom tenu à la main. Le parrain peut entretenir une correspondance régulière avec l’enfant tout au long de l’année scolaire, celle-ci étant suivie par un contrôle régulier de bulletins scolaires. Les dons financiers des mécénats viennent remplir le fort besoin de la construction d’école et alimentent l’aide aux instituteurs. On compte parmi les mécénats Orange et Suez. Plusieurs entreprises et institutions françaises, dont Air France, ont également participé aux dons matériaux : équipements informatiques, offres de cartables etc. En 2007, 5100 filleuls ont bénéficié cette aide humanitaire. « On voit l’éducation comme un arme pour eux de se développer » Françoise est convaincue qu’elle n’est la seule à y croire.

Pour les ethniques minoritaires des Grandes montagnes, dont les cultures étant considérées comme des sous-cultures et menacées par un processus de disparition, Couleurs de Chine s’engage parallèlement aux actions du sauvegarde de leur patrimoine culturelle en donnant aides à fabriquer des tissus traditionnels et à protéger des objets culturels fragiles au temps. « C’est très triste de voir une culture mourir sous les yeux…» raconte Françoise qui y est installée depuis dix ans.

Certains parrains français sont arrivés aux villages pour rencontrer leurs filleuls, lors qu’ils entrent dans des maisons en bois et voient leurs photos collées à côté de la photo de famille, beaucoup sont très émus. Ils ne se communiquent pas par la langue, un sourire suffit.

Note1: site officiel Couleurs de la Chine : http://www.couleursdechine.org/

Note 2 : Han est le terme désignant l’ethnie majoritaire en Chine, qui constitue 91% de la population.