Reportage Sifaoui: professionnalisme ou sensationnalisme? décembre 8 2007
Publié par jing in : Le droit de savoir, French Medias, ME TO YOU , 4commentairesLe reportage de Mohanmed Sifaoui “J’ai infiltré le mileu asisatique“, diffusé le 27 novembre dans le magazine phare “Le droit de savoir” sur TF1, a provoqué plus que des remous au sein de la communauté chinoise. Nombreuses associations ont reproché à la chaîne TF1 d’avoir volontairement dégradé l’image de l’immigraion chinoise à la recherche du sensationnalisme et de l’audiance.
Des rumeurs courent que Alexandre Lebrun, le personnage principal du reportage, n’est autre qu’un acteur qui a voulu “piéger et ridiculiser” son réalisateur, Mohanmed Sifaoui, ce dernier lui ayant proposé un tournage montrant la mafia, la corruption, le trafic de drogue et la prostitution de la communauté.
Quant aux opinions publiques, certains crient bravo à Sifaoui pour son reportage réalisé au péril du danger, d’autres le voient comme un menteur, un escro mercantile.
Le litige a pris de l’ampleur avec la médiatisation des détails, surtout dans les médias chinois (dont oushi, phoenix TV), sur le processus du tournage, qui contredit les propos du réalisateur.
Le mileu asiatique en France garde un aspect mythique aux yeux des Français. Les tranditions, les coutumes, ou la nourriture des peuples provenant d’Orient, nichés dans le 13ème ou dans le quartier Belleville, sont à la fois si proches et si lointaines des leurs. Mais si certains parlent d’une “communauté impénétrable”, c’est qu’il y a toujours quelques choses que ces peuples ne veulent pas homogénéiser au sein d’une autre culture et qu’ils cherchent à les transmettre à leurs enfants, c’est une part de leur identité culturelle.
Si un reportage, basé sur un travail d’observation d’un voyou chinois, veut ambitieusement révéler l’”infiltration dans la communauté asiatique”, il est sans doute mal intitulé.
Cependant, d’un point de vue du droit de savoir pour les téléspectateurs, cet esprit d’exhaustivité de l’information et la vocation de dévoiler les maux de la société, dignent au moins le nom de la libre expression ainsi que l’air démocratique en France.

