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Under the skin of Paul West décembre 3 2007

Publié par jing in : Mes papiers au CFJ, Interviews , ajouter 1 commentaire

The « Merde » series being a bestseller in England and in France, Stephen Clark succeeds in making the story of Paul West–and partly of himself, a mirror for English and French, both of whom want to look at the other side.

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« It’s fantastic ! » Stephen Clark gives a good mark without hesitation to his 14-year-old life experience in France, as an Englishman. Sitting in a Parisien café, opposite the smoke-filled section, his casual wear and dark blue scarf make him no different from the French around him. Only the no-joking facial expression and the rather hilarious jokes would remind you of his « black humour » - a cliché for her Majesty’s subjects’ idea of what is amusing.

« Clichés are true »

« I don’t write clichés in my books, » he says, no jokes. His clichés-are-clichés-because-they-are-true logic would make you feel absolutely stupid to have mentioned this word. Of course we all have stereoptyed visions about others—do not mention you are English. If you think this way, here are some examples he cites that you may wonder if you have come across : In a restaurant, when being asked « is there any no-smoking section », the waiter would say no, turn around and walk away ; In a Parisian bank, when the woman in front of the counter is being asked « Why are you being so impolite to me, I’m the client », she would say « Sorry, Madam, if you don’t like our bank, choose another bank. »

These are called the Parisian bad service stereotypes, but they do exist and they just happened to you.

« I try to make everything exaggerated, but based on reality » he explained, « Paul West is a character in the novel, but he is not me… » is this another joke ? If you look closely at the story , you’ll find some traces of his own life. When he tells you that he used to try to run a business—to be a publisher, but he stopped as the bureaucracy in France is so complicated and so expensive, wouldn’t that remind you of some poor Paul West, back from his trouble-filled holiday in central France, who tries to start selling English teas but gets into trouble again with the « Ministère de la Francophonie » who forces him to translate his menu into French, even « sandwich » or « a cup of tea » ?

 

« We love each other’s country, but we just don’t admit it »

It’s easier to have a business in England, maybe that’s what you’d conclude from the story he tells you. But think about it, « God save la France » sold 200,000 copies whilst a normal first novel sells only 1,000 copies, why this French interest in books written by the English? « One year in the Merde » also become a bestseller and a must-have book in England, why do the English want to know what Paul West’s life is like in France ?

Funnily enough, maybe we have to admit, that despite the « clichés » that the English and the French have about each other, they are still interested in each other and indeed fascinated by each other.

« We love each other’s country, but we just don’t admit it » Stephen said.  « That’s why I said my days in France have been fantastic… from my very first job » he added. « In France, the company has no stress, people have no stress at all, they work and they take holidays, that was fantastic. » he smiled, remembering the old days.

 Obviously, he doesn’t like Nicolas Sarkozy who vows to change this France he loves so much.  For him, France remains a slow country, and it never changes and it doesn’t need to change.

« The fascination between the English and the French is as great as ever. »Stephen doesn’t try to hide his affection, « history changes, politics changes but the English and the French are still fascinated by each other. » he confirmed, it’s not a joke.

À la poursuite d’une histoire d’un Anglais sauvé en France décembre 3 2007

Publié par jing in : Mes papiers au CFJ, Interviews , ajouter 1 commentaire
Après « God save la France », les aventures de Paul West en France se poursuivent dans « God save les françaises », récemment sorti dans l’hexagone. La version française d’une « multisaveur » histoire d’un Anglais sauvé en France. Interview avec l’auteur.

Best-seller à l’outre-mer et vendus 200.000 exemplaires en France, « God save la France », histoire d’un jeune Anglais en France, sait parfaitement saisir les curiosités des Français et des Anglais envers l’un et l’autre.
La tentative de l’auteur était pourtant simple : quand il a vu sortir « one year in Province » de Peter Mayle qui commence le calendrier du livre par le mois de janvier, il a eu l’idée de le corriger. « Si tu connais bien la France, tu saurerais que les Français pensent l’année commence vraiment en Septembre, pendant la période de rentrée ». Le reste de l’histoire, tout le monde le connaît : il a commencé un livre qui parle de la vrai France, pas celui avec les paysans anciens et de l’huile d’olive.
À la sortie du livre, S. Clarke n’attendait pas ce grand succès ni un tel envie des lecteurs de savoir comment un jeune diplômé Anglais se débrouille quand il démarque de la France. Il a fait imprimer 200 exemplaires, et au fur et à mesure il recevait des commandes, il a fait imprimer plus, il les délivrait aux librairies ou il les envoyait par la post aux clients après le travail ou le week-end. C’était une époque magnifique pour lui, une période où il se bat pour trouver sa place dans une vie « à la française » , une vie bien différente que la sienne. « Paul West est un personnage dans mon roman, mais je ne suis pas lui.– Apparemment, S.Clarke n’aime pas la définition de biographie de son roman, même pas la définition « partiellement biographique ». « Mais les histoires de mes personnages sont très humaines. Paul West, il essaie de survivre, il cherche à avoir une parfaite copine, il tente de monter une affaire lui-même… c’est très humain, non ?» S. Clarke a souri.
La vie continue, ce journaliste écrivain britannique continue à vivre son histoire en France. Paul West, lui aussi, continue ses batailles pour trouver son bonheur en France dans le deuxième livre de ses aventures à la version française. En France depuis déjà un an, il comprend mieux le français, mais il a encore eu mal à comprendre pourquoi les Français disent ce qu’il disent. Au fond, il reste profondément Anglais, même il est installé en France. Il part de Paris pour la France centrale, où il rencontre des problèmes avec les communautés locales, beaucoup plus sophistiquée et plus compliquée que ce qu’il ne pense. Après son retour à Paris, il a tout de suite eu des soucis quand il essaie de faire marcher une affaire sur la vente des thés anglais. Mais le ministère de la francophonie lui force de traduire son menu en français, même pour un « sandwich » ou « a cup of tea » et il est aussi obligé d’apprendre à ses employeurs comment être polis aux clients…pour ce pauvre héro, la bureaucratie française est tellement compliquée et difficile à changer. Une histoire qui s’inscrit dans la vraie vie et qui fait allusion à celle de l’auteur quand il voulait devenir éditeur pour publier ses livres.
Cet humour mélangé de l’amour pour la vie, de rires jaunes, de la tristesse et de la joie n’est pas la moquerie. « Je ne les critique pas, je les taquine », S.Clarke ne cherche pas à cacher ses affections pour les Français, « et tu ne taquines pas quelqu’un qui tu détestes. »
« Mon histoire en France est fantastique pour moi. » l’auteur l’a dit avec un sourire de satisfaction. Peut-être l’histoire basée sur la vie, sur la quête du bonheur dans un pays étranger est déjà une belle histoire, il suffit de la raconter, car elle mêle celle d’un personnage fictif, celle de l’auteur et celle de tout le monde.

« Le rapport de confiance, il ne faut pas en jouer » novembre 22 2007

Publié par jing in : Mes papiers au CFJ, Interviews , ajouter 1 commentaire
Deux jours après l’ouverture du procès Lili, étudiante chinoise soupçonnée d’espionnage industriel chez l’équipementier Valeo alors qu’elle effectuait son stage en 2005, M. Dmytrus s’exprime en tant que chef du Cabinet Blanc, agence spécialiste en aide et en protection des intérêts de l’entreprise privée.

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Dans les entreprises, les statuts des stagiaires sont souvent flous : ils sont là, ils repartent après quelques mois…on a impression qu’ils sont un peu à la fois à l’intérieur et à l’extérieur. Lili est accusée au nom d’un « abus de confiance ». Quelle est la bonne gestion des stagiaires, notamment stagiaires étrangers, pour une entreprise ? Faut-il leur faire confiance en matière de données de l’entreprise ?

Dmytrus : Dans l’affaire Lili, tant qu’elle n’est pas condamnée par la justice, je crois en son innocence. Mais elle est bien l’auteur d’une appropriation de données confidentielles, ce qui est à l’encontre de l’acte confidentiel qu’elle avait signé (…) Personnellement, je suis toujours partant sur l’idée que pour les stagiaires étrangers—surtout extérieurs de l’union européenne, on doit appliquer une gestion plus rigoureuse et réglementée dans les entreprises françaises. Je ne suis ni nationaliste ni raciste, mais pourquoi prendre des stagiaires étrangers s’il y a déjà un bon profil parmi les stagiaires français ? L’affaire Lili n’est pas le premier, beaucoup d’entreprises françaises ont vécu la même histoire. Après, effectivement, c’est une question de contexte. Une entreprise qui veut développer son marché en Chine, c’est normale qu’elle prend un stagiaire chinois(e)…tout dépend du contexte. Mais sinon, je préconise les entreprises de prendre les stagiaires français. Et puis, le rapport de confiance, il ne faut pas en jouer non plus. Il est à noter que tous les accès aux informations sensibles des stagiaires doivent systématiquement précéder par la demande d’autorisation d’entreprise. À partir de ces principes-là, on peut parler de la confiance.

Peut-on parler de la défaillance du système des donnés confidentiels chez Valeo? Comment peut-on le mieux protéger ?

Dmytrus : Oui, effectivement, c’est une défaillance de la protection des données informatisées. Ce que nous préconisons, c’est que les entreprises aient une attestation de confidentialité, que l’on ne peut pas dévoiler. A chaque consultation des données, il faut l’autorisation. Il faut que les données consultables fassent l’objet d’une procédure de protection, aussi par le système de décryptage avec le mot de passe. En tout cas, pour chaque donnée sensible, l’auteur doit être le seul à avoir le code.

Si Lili était une Italienne ou une Mexicaine, aurait-elle été accusée ? Donc pour vous, est-elle une victime fantasme sur la Chine ?

Dmytrus : c’est une question liée à la politique. Je crois que si c’est le cas, c’est parce que l’affaire a eu lieu dans un contexte très concurrentiel. Surtout dans le plan économique et technique, la concurrence est mondiale, avec les contrefaçons de la Chine qui provoquent la peur des entreprises qui détiennent la technique. La méthode de fabrication, pour la société comme Valeo, elle est vitale. Mais comme je vous ai dit précédemment, tant qu’elle n’est pas condamnée, elle est pour moi innocente. (J.H)