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Photo Trottoir : 7 sans-abri parisiens photographient leur quotidien avril 28 2008

Publié par Paul Gypteau in : Dans les foyers , ajouter 1 commentaire

Durant 4 jours, 7 sans-abri parisiens ont eu carte-blanche pour photographier leur quotidien.

Après une première présentation à Paris mi-avril, leurs clichés seront exposés en province puis au Parlement européen à l’automne.

Extraits en images.

“Après la rue” à l’honneur sur France Inter mars 3 2008

Publié par Paul Gypteau in : Le buzz , ajouter 1 commentaire

Blog à part

Tous les matins de la semaine, Alexandre Boussageon choisit un blog francophone pour en parler dans sa chronique “Blogs à part” diffusée sur France Inter à 6h20.

Jeudi dernier, mon blog était à l’honneur sur les ondes. Le chroniqueur s’est notamment intéressé à l’interview de Jacques Deroo, le fondateur du Village de l’Espoir d’Ivry-sur-Seine, que j’ai publiée il y a quelques mois.

Depuis, j’ai reçu plusieurs mails me demandant comment contacter Jacques Deroo. Je renvoie les personnes intéressées vers son site : www.jacquesderoo.com (rubrique “Contact”).

Merci à Alexandre Boussageon ainsi qu’à son assistant pour l’intérêt qu’ils ont porté à mon blog.

Pour réécouter la chronique, c’est par là.

Les Enfants de Don Quichotte en vidéo à quelques jours d’une “nuit blanche citoyenne” février 17 2008

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Les Enfants de Don Quichotte ont mis en ligne « Poudre aux Yeux », un film de 1h10 qui retrace l’ascension fulgurante du mouvement dans l’opinion et place les sans-abri au cœur de la démarche.

Une nouvelle « nuit blanche citoyenne »

Né en octobre 2006, les Don Quichotte s’étaient rapidement assuré une visibilité médiatique en utilisant des tentes rouge, disposées le long du canal Saint-Martin, à Paris. Réalisé par Jean-Baptiste et Augustin Legrand avec Ronan Denecé, ce documentaire maison a déjà été visionné plus de 100 000 fois, moins de trois jours après sa mise en ligne sur Dailymotion, le 15 février.

Il sert de tremplin au « rassemblement pour une nuit blanche citoyenne », organisé le 21 février prochain, place de la République, à Paris.

poudre-aux-yeux.jpg

Logement social : le constat sévère de la Fondation Abbé-Pierre février 13 2008

Publié par Paul Gypteau in : Le buzz , ajouter 1 commentaire

fondation-abbe-pierre.jpgLa Fondation Abbé-Pierre a publié aujourd’hui son rapport sur l’état du mal-logement en France. Ce palmarès concerne uniquement les communes rattachées à une agglomération de plus de 50.000 habitants, que la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) — applicable depuis 2002 – oblige à proposer au moins 20 % de logements sociaux dans leur parc locatif d’ici à 2020. Et à quelques semaines des municipales, le constat est sévère.

Sur les 720 communes passées au microscope de la Fondation, 60 % n’ont pas respecté l’objectif fixé sur la période 2002-2006. Pire, 9 % n’ont même rien mis en oeuvre durant ces 5 ans. Parmi les plus mauvais élèves, le rapport place en tête de liste la ville de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne), suivi de Neuilly-sur-Seine (seulement 2,6 % de logements sociaux) et de Hyères.

Parmi les communes modèles, le document de 4 pages fait figurer Montauban, Annecy et Dijon. Le nombre de logement sociaux contruits par chacune d’elles a été plus que doublé par rapport à l’objectif initial. Paris arrive en cinquième position avec 20.100 logements financés, soit 2.500 de plus qu’annoncé en 2002. 

“Le laxisme” de l’Etat

Présentant le rapport à la presse, le délégué général de la Fondation Patrick Doutreligne a dénoncé “le laxisme” de l’Etat et a plaidé pour que les préfets puissent accorder les permis de construire lorsque les maires sont défaillants.

Fillon annonce 250 millions pour les sans-abri et les mal-logés janvier 30 2008

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François Fillon a annoncé hier une enveloppe de 250 millions d’euros pour 2008 ainsi qu’un plan pluriannuel pour tenter de résoudre les problèmes des sans-abri et des mal-logés.

Fait marquant de cette annonce, la création d’un poste de préfet chargé de coordonner sur le terrain “toutes les actions de lutte contre les problèmes des sans-abri”, a déclaré le premier ministre. Cette annonce fait suite au rapport rendu par le député UMP des Yvelines Etienne Pinte, chargé mi-décembre d’étudier les moyens pour que “plus personne ne soit contraint de dormir dans la rue”. Sa mission est d’ailleurs prolongée dans ce but jusqu’en juin.

François Fillon a avancé l’objectif de construire 20 000 logements à loyer accessible, sur les 60 000 prévus chaque année d’ici 2012, et 9 000 places de maisons relais.

Du côté des associations, on se déclare très déçu par le chèque que le gouvernement est prêt à mettre sur la table. Elles avaient en effet évalué les besoins entre 1,5 et 1,7 milliards d’euros. Pour témoigner de leur mécontentement, un collectif a lancé un appel à une journée nationale de mobilisation le 21 février prochain, réunissant Les Enfants de
Don Quichotte
, Emmaüs, la Fondation Abbé-Pierre, le Secours Catholique et le Secours populaire.

A lire sur le sujet deux articles du Monde. “Sans-abri : la rue, y tomber, en sortir” qui s’intéresse notamment au problème de l’engorgement des foyers d’accueil d’urgence des SDF, ainsi qu’un éclairage sur le rôle du “Superpréfet” chargé de coordonner le “chantier prioritaire” des sans-abris.

Une jeunesse sans adresse janvier 10 2008

Publié par Paul Gypteau in : Dans les foyers , 2commentaires

Aujourd’hui en France, un SDF sur 4 a moins de 25 ans. “Envoyé Spécial” s’intéresse ce soir à ce sujet et décortique un problème passé sous silence. “Sans travail, sans logement et sans famille, ils sont la frange la plus précarisée, la plus démunie et la plus fragile de la jeunesse française”, annonce la chaîne dans le synopsis de l’émission.

Ce soir 10 janvier, à 20h50, sur France 2. Un reportage de Jérémie Drieu et Emmanuel Morel.

Centres d’hébergement : les sans-papiers en sursis janvier 10 2008

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Les sans-papiers ne sont plus les bienvenus dans les centres d’hébergement d’urgence qui privilégient désormais la réinsertion et le long terme. Au grand dam des travailleurs sociaux.

Centres d’hébergement : les sans-papiers en sursis

Les travailleurs sociaux sont inquiets pour les sans-papiers. Le plan d’action pour l’accès au logement, voté dans le feu de l’action médiatique des Enfants de Don Quichotte en janvier 2007, a changé la donne. Il a converti de nombreux centres d’hébergement d’urgence (CHU) en centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) qui permettent un séjour plus long, allant jusqu’à plusieurs années.

Une chance pour la réinsertion des sans-abri qui peuvent se concentrer sur leurs démarches, sans avoir à se soucier d’un lit où dormir. Mais un retour de bâton considérable pour les sans-papiers. « Le but d’un CHRS est d’accompagner les hébergés sur le chemin de la réinsertion. Cela passe par la recherche d’un emploi et l’accès au logement. Or, un sans-papiers est de fait exclu du marché du travail et du logement », explique Monique (1) une assistante sociale.  Sans existence juridique et sans perspective d’évolution, les clandestins ne répondent pas aux critères des centres de stabilisation

Associations : « une consigne officieuse »

Les acteurs de terrain pointent du doigt les Directions départementales des affaires sanitaires et sociales (DDASS) qui profiteraient de ce changement de statut pour donner un coup de balai dans les centres d’hébergement. « Dans certains foyers, on frise actuellement les 60 % de sans-papiers, la DDASS nous demande de ramener ce chiffre à 10 % », déplore l’assistante sociale, amère. « Cette consigne officieuse nous a été donnée il y a quelques mois, ça va avec la politique ambiante. À terme, les services sociaux nous ont fait comprendre que des fermetures administratives étaient à craindre si on ne respectait pas cet objectif », conclut la jeune femme.

Interrogée par téléphone, la Direction régionale des affaires sanitaires et sociales (DRASS), qui gère les huit départements d’Ile-de-France, dément. « Nous ne mettons ni pression ni limite sur le nombre de personnes sans-papiers hébergées dans les CHRS», affirme un responsable, avant de préciser que les antennes départementales peuvent parfois avoir « des positions différentes »

Sur la limite de 10 % de sans-papiers avancée par les associations, la DRASS déclare ne pas être au courant : « Je ne peux pas vous dire ». L’organisme, qui a alloué 246 millions d’euros aux associations d’Ile-de-France en 2007 (CHU, CHRS et hôtels sociaux confondus), affirme ne pas intervenir dans la politique d’accueil des associations.

« On ne travaille pas avec le ministère de l’Intérieur »

« On fait attention à la durée du séjour de l’hébergé lors de sa demande de renouvellement au bout de six mois, mais on ne travaille pas avec le ministère de l’Intérieur pour vérifier si les personnes sont en situation régulière ou pas », l’organisme. « Les DDASS ne sont pas habilitées à donner ce genre de consignes seules. Elles obéissent à des directives données par le gouvernement », rétorque un autre travailleur social.

Dans les foyers et les centres d’hébergement, l’angoisse gagne. « On continuera toujours à accepter des sans-papiers, sinon ça serait contraire à notre éthique », relativise Marc (1), chef de service d’un CHRS du 20e arrondissement de Paris. D’autres sont bien plus inquiets. « Certains sans-papiers sont horrifiés. J’en viens parfois à les questionner pour savoir s’ils n’ont pas de famille dans leur pays d’origine, pour voir si je ne peux pas les convaincre de rentrer. Jamais je n’aurais pensé avoir à demander ça un jour », s’indigne une assistante sociale parisienne. « Parfois on transfère des sans-papiers de centre en centre, ce qui permet de prolonger leur séjour. Ça devient glauque. Heureusement que cette directive est suspendue pendant le plan grand froid», poursuit-elle.

Un répit temporaire. « Dès le printemps, on sera bien obligés de s’y plier. »

 (1) les prénoms ont été changés

1er janvier 2008 : le droit au logement opposable est entré en vigueur janvier 2 2008

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La loi sur le droit au logement opposable (DALO) est entrée en vigueur hier. Un dossier étayé sur l’historique, le contenu du texte et ses enjeux a été mis en ligne ce soir par Le Monde. A lire ici.

Damien : la sagesse des aînés pour rebondir décembre 16 2007

Publié par Paul Gypteau in : Portraits , ajouter 1 commentaire

Damien a grandi en enchaînant les passages dans des familles d’accueil puis dans des foyers d’hébergement. A 21 ans, il a saisi la main que lui a tendue Luc, un ami de vingt ans son aîné. Nouvelle donne et nouveau départ, il a rejoint récemment les compagnons d’Emmaüs. Portrait d’une gueule d’ange à la poigne d’acier.

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Les problèmes familiaux, il connaît. La débrouille aussi. A 21 ans, Damien ne compte plus les galères qu’il a traversées. « Je suis en foyer depuis tout petit, mais je m’en sortais tout seul. J’avais mon argent, mon compte à la banque et mes amis », explique-t-il. En panne de projets, il rejoint l’armée qu’il a rapidement quittée quand il a appris que sa mère était gravement malade. « J’ai pété les plombs après avoir perdu ma maman, ensuite j’ai appris que j’avais des petits frères et sœurs, ça m’a poussé à avancer, mais certains jours je baisse encore les bras. »

Une chape de plomb s’abat alors sur lui. Il sombre et fréquente « des amis » qui ne l’aident pas à s’en sortir. Mature et lucide, il en tire les conclusions. « Aujourd’hui je sais que je ne peux pas continuer à vendre du shit, voler, arracher des sacs à main. C’est pas comme ça qu’on fait du blé. A force de faire ça, regardez dans quel état je suis » lâche-t-il.

La première personne qui m’a vraiment regardé dans les yeux, c’est lui

Damien est arrivé au centre d’hébergement Emmaüs de la rue des Pyrénées il y a trois mois. « J’ai rencontré des gens bien, surtout Luc qui est là. La première personne qui m’a vraiment regardé dans les yeux, c’est lui, cet enfoiré » ironise-t-il en donnant une tape amicale sur l’épaule de son voisin. « Lui, y a rien à dire. J’ai côtoyé beaucoup de gens, qui vous promettent monts et merveilles, mais des amis comme Luc je les compte sur les doigts d’une seule main », lâche le jeune homme aux cheveux rasés. Luc l’a épaulé. Lui aussi a connu les galères. Originaire de Martinique, il a enchaîné les petits boulots. Suite à une rupture familiale, il s’est retrouvé dans la rue durant un an et demi. Il s’en sort peu à peu et travaille depuis huit mois en tant qu’agent d’accueil.

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Cette rencontre avec Luc a fait grandir Damien. « J’ai 20 ans de plus que lui. Un jeune, si tu lui donnes des conseils, il t’écoute. Je lui ai parlé franchement, comme un petit frère et il m’a écouté. Je lui ai dit que s’il continuait comme ça, il était par terre. C’est un ami à moi. Je le considère » confie Luc. Puis il se retourne vers Damien, « y a pas intérêt que je te retrouve ici dans 2 semaines ! »

La machine à projets est en route

Les efforts de Damien ont fini par payer. Il y a trois semaines, il est parti de bonne heure le matin pour rejoindre les compagnons d’Emmaüs d’un centre d’hébergement de Rouen. « Je passe d’un statut d’hébergé à celui de compagnon » souligne-t-il avec fierté. Une revanche ? « Oui et non. Moi j’ai trop de cœur. J’ai rencontré des compagnons qui m’ont pris pour un con. Quand j’ai quelqu’un dans la gueule, c’est fini. Je vais en profiter pour me rattraper ». Une pépite d’un caractère sensible coulée dans un alliage en fonte.

La machine à projets est en route. En mettant un doigt dans l’engrenage, les projets suivent. « Compagnon, ça ne sera pas mon travail tout le temps. » Il réfléchit et reprend. « J’ai envie de construire une association humanitaire. » Une vocation née après un séjour de neuf mois au Sénégal. « A côté, travailler en France c’est de la rigolade. Là-bas j’ai travaillé. Ici, un jeune veut pas ramasser les papiers par terre, parce qu’il a honte. J’ai raison ou pas ? C’est cette vision des choses qui m’a aidé à grandir. »

Il porte un regard critique sur la situation des jeunes qui partagent sa situation. « Il faut qu’ils s’en sortent. Personne n’est venu vers moi pour me dire de m’en sortir. Je le sais de moi-même. Chacun a sa mentalité. Si c’est faible, on reste à galérer. S’ils veulent s’en sortir et qu’ils écoutent les plus grands qu’eux, ils y arriveront. Faut voir la vie autrement. »

“Après la rue” récompensé décembre 9 2007

Publié par Paul Gypteau in : Le buzz , 3commentaires

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“Après la rue” a été récompensé par les Rencontres du blog d’expression locale, organisées ce vendredi 7 décembre à Alençon. Après le vote des internautes et la décision du jury, ce blog a été primé dans la catégorie Social et Santé. Une mention spéciale a été décernée au blog de l’UPI d’Alençon.

Merci aux visiteurs qui ont voté pour moi ainsi qu’aux organisateurs de ces Rencontres. Merci également aux hommes et aux femmes qui, fragilisés par la rue, acceptent de me faire partager leurs expériences et leurs parcours.

Dédié à la réinsertion, j’espère que ce blog permet de sensibiliser les internautes à la problématique de l’exclusion sociale.

Voici le palmarès par catégorie