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Fillon annonce 250 millions pour les sans-abri et les mal-logés janvier 30 2008

Publié par Paul Gypteau in : Le buzz , ajouter 1 commentaire

François Fillon a annoncé hier une enveloppe de 250 millions d’euros pour 2008 ainsi qu’un plan pluriannuel pour tenter de résoudre les problèmes des sans-abri et des mal-logés.

Fait marquant de cette annonce, la création d’un poste de préfet chargé de coordonner sur le terrain “toutes les actions de lutte contre les problèmes des sans-abri”, a déclaré le premier ministre. Cette annonce fait suite au rapport rendu par le député UMP des Yvelines Etienne Pinte, chargé mi-décembre d’étudier les moyens pour que “plus personne ne soit contraint de dormir dans la rue”. Sa mission est d’ailleurs prolongée dans ce but jusqu’en juin.

François Fillon a avancé l’objectif de construire 20 000 logements à loyer accessible, sur les 60 000 prévus chaque année d’ici 2012, et 9 000 places de maisons relais.

Du côté des associations, on se déclare très déçu par le chèque que le gouvernement est prêt à mettre sur la table. Elles avaient en effet évalué les besoins entre 1,5 et 1,7 milliards d’euros. Pour témoigner de leur mécontentement, un collectif a lancé un appel à une journée nationale de mobilisation le 21 février prochain, réunissant Les Enfants de
Don Quichotte
, Emmaüs, la Fondation Abbé-Pierre, le Secours Catholique et le Secours populaire.

A lire sur le sujet deux articles du Monde. “Sans-abri : la rue, y tomber, en sortir” qui s’intéresse notamment au problème de l’engorgement des foyers d’accueil d’urgence des SDF, ainsi qu’un éclairage sur le rôle du “Superpréfet” chargé de coordonner le “chantier prioritaire” des sans-abris.

Une jeunesse sans adresse janvier 10 2008

Publié par Paul Gypteau in : Dans les foyers , 2commentaires

Aujourd’hui en France, un SDF sur 4 a moins de 25 ans. “Envoyé Spécial” s’intéresse ce soir à ce sujet et décortique un problème passé sous silence. “Sans travail, sans logement et sans famille, ils sont la frange la plus précarisée, la plus démunie et la plus fragile de la jeunesse française”, annonce la chaîne dans le synopsis de l’émission.

Ce soir 10 janvier, à 20h50, sur France 2. Un reportage de Jérémie Drieu et Emmanuel Morel.

Centres d’hébergement : les sans-papiers en sursis janvier 10 2008

Publié par Paul Gypteau in : Dans les foyers , 1 commentaire seulement

Les sans-papiers ne sont plus les bienvenus dans les centres d’hébergement d’urgence qui privilégient désormais la réinsertion et le long terme. Au grand dam des travailleurs sociaux.

Centres d’hébergement : les sans-papiers en sursis

Les travailleurs sociaux sont inquiets pour les sans-papiers. Le plan d’action pour l’accès au logement, voté dans le feu de l’action médiatique des Enfants de Don Quichotte en janvier 2007, a changé la donne. Il a converti de nombreux centres d’hébergement d’urgence (CHU) en centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) qui permettent un séjour plus long, allant jusqu’à plusieurs années.

Une chance pour la réinsertion des sans-abri qui peuvent se concentrer sur leurs démarches, sans avoir à se soucier d’un lit où dormir. Mais un retour de bâton considérable pour les sans-papiers. « Le but d’un CHRS est d’accompagner les hébergés sur le chemin de la réinsertion. Cela passe par la recherche d’un emploi et l’accès au logement. Or, un sans-papiers est de fait exclu du marché du travail et du logement », explique Monique (1) une assistante sociale.  Sans existence juridique et sans perspective d’évolution, les clandestins ne répondent pas aux critères des centres de stabilisation

Associations : « une consigne officieuse »

Les acteurs de terrain pointent du doigt les Directions départementales des affaires sanitaires et sociales (DDASS) qui profiteraient de ce changement de statut pour donner un coup de balai dans les centres d’hébergement. « Dans certains foyers, on frise actuellement les 60 % de sans-papiers, la DDASS nous demande de ramener ce chiffre à 10 % », déplore l’assistante sociale, amère. « Cette consigne officieuse nous a été donnée il y a quelques mois, ça va avec la politique ambiante. À terme, les services sociaux nous ont fait comprendre que des fermetures administratives étaient à craindre si on ne respectait pas cet objectif », conclut la jeune femme.

Interrogée par téléphone, la Direction régionale des affaires sanitaires et sociales (DRASS), qui gère les huit départements d’Ile-de-France, dément. « Nous ne mettons ni pression ni limite sur le nombre de personnes sans-papiers hébergées dans les CHRS», affirme un responsable, avant de préciser que les antennes départementales peuvent parfois avoir « des positions différentes »

Sur la limite de 10 % de sans-papiers avancée par les associations, la DRASS déclare ne pas être au courant : « Je ne peux pas vous dire ». L’organisme, qui a alloué 246 millions d’euros aux associations d’Ile-de-France en 2007 (CHU, CHRS et hôtels sociaux confondus), affirme ne pas intervenir dans la politique d’accueil des associations.

« On ne travaille pas avec le ministère de l’Intérieur »

« On fait attention à la durée du séjour de l’hébergé lors de sa demande de renouvellement au bout de six mois, mais on ne travaille pas avec le ministère de l’Intérieur pour vérifier si les personnes sont en situation régulière ou pas », l’organisme. « Les DDASS ne sont pas habilitées à donner ce genre de consignes seules. Elles obéissent à des directives données par le gouvernement », rétorque un autre travailleur social.

Dans les foyers et les centres d’hébergement, l’angoisse gagne. « On continuera toujours à accepter des sans-papiers, sinon ça serait contraire à notre éthique », relativise Marc (1), chef de service d’un CHRS du 20e arrondissement de Paris. D’autres sont bien plus inquiets. « Certains sans-papiers sont horrifiés. J’en viens parfois à les questionner pour savoir s’ils n’ont pas de famille dans leur pays d’origine, pour voir si je ne peux pas les convaincre de rentrer. Jamais je n’aurais pensé avoir à demander ça un jour », s’indigne une assistante sociale parisienne. « Parfois on transfère des sans-papiers de centre en centre, ce qui permet de prolonger leur séjour. Ça devient glauque. Heureusement que cette directive est suspendue pendant le plan grand froid», poursuit-elle.

Un répit temporaire. « Dès le printemps, on sera bien obligés de s’y plier. »

 (1) les prénoms ont été changés

1er janvier 2008 : le droit au logement opposable est entré en vigueur janvier 2 2008

Publié par Paul Gypteau in : Le buzz , 1 commentaire seulement

La loi sur le droit au logement opposable (DALO) est entrée en vigueur hier. Un dossier étayé sur l’historique, le contenu du texte et ses enjeux a été mis en ligne ce soir par Le Monde. A lire ici.