Le halal fait sa pub

7 01 2009

Réclame. Le halal a désormais ses spots publicitaires sur le petit écran. La marque Zakia, “Couscous et plats cuisinés halal”, sponsorise l’émission quotidienne Un dîner presque parfait sur M6.



L’UAM-93 sur les ondes

6 01 2009

Echo. Le secrétaire général de l’UAM93, M’Hammed Henniche, sera interviewé sur RMC (103.1) ce mercredi à 8h15. Il interviendra en direct à propos de la situation à Gaza.



En attendant La Mecque

20 12 2008

Inédit. La veille des premiers départs à La Mecque, le 21 novembre. Rencontre avec une musulmane parisienne.



La Seine-Saint-Denis accueille un préfet musulman

11 12 2008

Nacer MeddahEcho. Nacer Meddah, haut fonctionnaire d’origine algérienne, a été nommé, mercredi, par le conseil des ministres,  nouveau préfet de la Seine-Saint-Denis. Une nomination inattendue puisque l’ancien préfet, Claude Baland, n’était en poste que depuis août 2007.

Nacer Meddah, qui a grandi dans le Pas-de-Calais, était préfet de l’Aube depuis 2006. Son nouveau poste apparaît comme un message d’ouverture dans ce département où les deux tiers des habitants sont d’origine étrangère ou étrangers. Le président (PS) du conseil général, Claude Bartelone a salué cette décision.



Visa pour la Mecque

23 11 2008

Distribution des passeports pour le pélerinage

Pèlerinage. Distribution des passeports pour un départ à La Mecque. Dimanche dernier à Bagnolet, les responsables d’une agence de voyage ont réuni leurs pèlerins pour donner les dernières recommandations avant le grand départ, ce week-end ou le prochain.



Valérie Pécresse : “Je voudrais faire émerger les Rama, les Rachida et les Fadela de demain”

3 11 2008

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche était l’invitée, lundi soir, de l’Union des associations musulmanes de la Seine-Saint-Denis, l’UAM-93, à la Bourse du travail d’Aubervilliers.

Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, invitée de l'UAM 93 à Aubervilliers

Elle a moins parlé des musulmans que de la diversité en général. La ministre a insisté sur l’importance d’en finir avec cette barrière entre Paris et sa banlieue nord-est. Et pour prouver qu’elle y oeuvrait, elle a choisi de débattre avec les musulmans à Aubervilliers, ville qui a été choisie en juillet dernier pour accueillir le futur campus universitaire d’envergure internationale. D’emblée, elle a déclaré : “Nous avons tous les deux un rêve [NDLR : avec le maire socialiste Jacques Salvator, qui a fait une brève apparition au début de la rencontre] : accueillir sur ce campus les plus grands chercheurs, rivaliser avec Harvard et Cambridge. Il faut qu’en Seine-Saint-Denis, on ait de l’excellence.”

Valérie Pécresse a répété vouloir “promouvoir la diversité dans la formation.” Elle a évoqué une série de mesures en cours ou à mettre en place pour “faire émerger les Rama, les Rachida et les Fadela de demain” : créer un diplôme d’accès à l’université pour ceux qui n’ont pas le bac (compris dans le plan Banlieue de Fadela Amara), construire un pôle Paris-Nord, développer les IUT en Seine-Saint-Denis, les classes prépas, les formations en alternance et augmenter le nombre de logements étudiants. “3000 logements sociaux étudiants sont prévus dans les Hauts-de-Seine, le même nombre dans les Yvelines, a déclaré la ministre. Et actuellement je négocie avec Bertrand Delanoë pour en construire 4000 à Paris.” Des logements qui seront pris en compte dans les 20 % de logements sociaux imposés aux communes par l’article 55 de la loi SRU.

Chaudement applaudie tout au long de la soirée, Valérie Pécresse a enfin invité les musulmans à se manifester pour faire émerger leurs élites. “Au gouvernement, nous avons du mal car nous ne connaissons pas les réseaux pour promouvoir ces gens. Faites la même chose que les autres cultes, a-t-elle encouragé. Faites du lobbying et venez travailler avec nous.”

Emmanuelle Msika



Le premier gratuit musulman en kiosque

25 10 2008

Salam News, le premier gratuit des cultures musulmanesInédit. Le troisième numéro est sorti ce mois-ci. Le mensuel Salam News fait désormais partie des nombreux journaux gratuits distribués en France. Son originalité : il s’adresse directement aux populations musulmanes en traitant de leur actualité. “Il y avait un vide, explique Mohammed Colin, l’un des fondateurs de Salam News. On a voulu redonner la parole aux acteurs, parler du fait musulman depuis l’intérieur.”
Mohammed Colin, qui est également directeur du site d’informations sur les musulmans saphirnews, a donc élaboré, avec six collaborateurs, un mensuel de vingt-quatre pages. Des témoignages, des informations pratiques, mais aussi des rubriques phares telles “Muslim is beautiful” qui dresse chaque mois un portrait d’une personnalité française de religion musulmane. Dans le premier numéro (N°0), publié en août, c’était Franck Ribéry qui était à l’honneur.
La formule semble marcher puisque, selon Mohammed Colin, les deux premiers numéros diffusés chacun à 100 000 exemplaires (30 000 sur Paris), ont été écoulés en à peine une semaine. Dans une vingtaine de grandes villes françaises, le journal est en libre service dans les commerces de proximité (épiceries, boulangeries, fastfood…), les mosquées, les aéroports ou encore à l’entrée de certains concerts. “On a un très bon retour de nos lecteurs, poursuit Mohammed Colin. On reçoit plusieurs appels par jours pour qu’il y ait plus de points de diffusion et certains lecteurs paient même les frais d’affranchissement pour qu’on leur envoie par la poste.” La direction envisage d’élargir rapidement le nombre de points de diffusion. Elle prévoit également d’augmenter la pagination du mensuel en passant de vingt-quatre à trente-deux pages en janvier.

Emmanuelle Msika



Jean-Michel Riera, journaliste : “C’est l’épouvantail qui m’a intéressé”

18 10 2008

Les portes des mosquées de Paris se sont ouvertes à tous le temps d’une soirée. Jeudi, l’Institut des cultures d’islam a diffusé un documentaire de 52 minutes, “Mosquées de Paris”, réalisé par les journalistes Jean-Michel Riera et Franck Hirsch. S’est ensuivi un débat entre le public et le photographe et réalisateur Jean-Michel Riera. Au Coran de tout y était.

C’est la première fois que vous travaillez sur la thématique de l’islam, qu’est-ce qui vous a motivé à réaliser ce documentaire ?

Jean-Michel Riera. C’est un sujet journalistique. On s’est intéressés au fonctionnement des mosquées, à leur espace, à leurs coûts, aux projets immobiliers… Le but n’était pas de faire une enquête, mais un portrait. Même si on n’adhère pas à tout ce qu’on a entendu lors du tournage, pour la première fois un film donne la parole à des gens qui ne l’ont jamais. C’est toujours des “experts de l’islam” qu’on entend, jamais les imams eux-mêmes. Personne n’est jamais rentré dans une mosquée de cette façon. Dans ce documentaire, on a montre de l’inédit, comme le fondateur de la mosquée Omar. On ne l’avait jamais vu à l’image avant.

Vous vous êtes rendu dans une dizaine de mosquées parisiennes, que recherchiez-vous ?
En réalité, je suis allé là-bas comme tous les autres journalistes : pour chercher de l’intégrisme et du jihadisme. Je n’ai rien trouvé. La raison est simple : il n’y en a pas. Les médias diabolisent l’islam parceque ça fait vendre. Si vous remplacez l’islam par le communisme, vous retrouvez exactement les mêmes discours que pendant la Guerre froide. Je ne suis pas spécialiste de l’islam ; ce n’est pas la religion qui m’intéresse, c’est plutôt l’épouvantail, ces personnes qu’on fabrique pour nous foutre la trouille. Je ne suis pas d’accord pour en subir les conséquences. Si l’épouvantail était réel, on en parlerait tous les jours.

Alors qu’y avez-vous trouvé ?
Des gens normaux. Des hommes qui font leur petit business dans leur coin, qui gèrent leur mosquée avec difficulté, qui sortent les poubelles, qui s’engueulent avec les voisins… La mosquée, c’est comme une boîte de nuit. ça fait du bruit, ça attire du monde, la porte de sortie est trop petite pour tant de personnes et de temps en temps des gens dealent dans les chiottes. Nous avons voulu banaliser la mosquée comme n’importe quel lieu.

Leurs portes vous ont-elles été ouvertes facilement ?
Le tournage a été difficile. On a mis plus de deux ans à le réaliser. Les responsables des mosquées se sont tellement fait étrier par les médias que maintenant, ils se méfient. Ils ne voulaient surtout pas être encore les dindons de la farce. La plupart des journalistes viennent pour poser des questions “sécuritaires” : l’Irak, le jihad, l’extrêmisme, c’est la seule chose qui les intéresse.

Comment avez-vous finalement réussi à gagner la confiance des responsables musulmans ?
Cela a a été un travail quotidien. Beaucoup de rencontres et de restos pour créer des liens de confiance. Il a fallu des heures de discussions avec chacun. Il n’y a pas une semaine où je ne suis pas allé à la mosquée, juste comme ça pour dire bonjour. Un vrai travail de relations publiques. La confiance s’est faite très très progressivement. On a commencé le tournage en mars dernier et les dernières images ont été filmées dix jours avant la diffusion. En fait, quelques tournages ont été facilités grâce à l’exposition photo que j’ai co-réalisée sur le même thème et qui a ouverte le 9 septembre dernier (à l’Institut des cultures d’islam). Cette exposition a été très bien reçue. Tous les imams sont venus la voir et se sont reconnus. Au final, on a terminé le montage du documentaire la veille de sa diffusion.

Etes-vous satisfait du résultat ?
Des gens se sont marrés en regardant le film. Pour un sujet sur l’islam, je trouvé ça plutôt bien. D’habitude les gens rentrent dormir chez eux, le fusil sous l’oreiller. En tout cas, on remercie nos proches, parceque c’est pas facile de manger halal tous les jours.

 

Propos recueillis par Emmanuelle Msika



Entracte

14 07 2008

dscn1012.JPGTrop de travail, manque de temps, Au Coran de tout fait une trêve estivale. Sa rédactrice passe la saison à l’édition Seine-Saint-Denis du Parisien.

Rendez-vous après l’été !

Emmanuelle Msika



La légende Oum Kalsoum à Paris

23 06 2008

La diva. On l’a appelée la quatrième pyramide, la première dame d’Egypte ou encore la voix des Arabes. Oum Kalsoum, artiste légendaire née en 1904, a chanté dans presque toutes les capitales arabes, où elle a toujours reçu un accueil triomphal. L’unique fois où elle s’est produite en Occident, c’était à Paris, à l’Olympia, en novembre 1967. L’institut du monde arabe consacre à l’artiste égyptienne une exposition jusqu’au 2 novembre. Personnalités du monde artistique et du monde politique s’y sont déjà rendues. Plus de 30 ans après sa mort, ils se souviennent d’Oum Kalsoum, et racontent.

Interview à l’Institut du monde arabe, le 16 juin, d’Eric Delpont, commissaire de l’exposition, Farouk Hosni, ministre égyptien de la Culture, Khaled Hafez, artiste peintre égyptien et Jack Lang, ancien ministre de la Culture.

Voir le diaporama sonore (cliquer sur “captions” pour voir les légendes)

Emmanuelle Msika