Mort du directeur de l’Indépendant novembre 28 2007
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Liermé Dieudonné Somé, le directeur de la publication de l’Indépendant, hebdomadaire burkinabè vraiment…indépendant, est décédé lundi 26 novembre à Ouagadougou des suites d’une longue maladie. Il avait remplacé Norbert Zongo, le fondateur de l’Indépendant, assassiné le 13 décembre 1998.
Agé de 48 ans, il avait commencé sa carrière en 1992 comme journaliste reporter au quotidien “Le Pays”, avant d’intégrer la rédaction du “Journal du soir”. Il s’était ensuite envolé vers les Pays-Bas pour y suivre des cours en Communication, avant d’être nommé à la tête du prestigieux hebdomadaire.
Journaliste engagé mais respectueux de la vérité, il avait quitté son poste en septembre dernier pour se soigner. Membre du Mouvement Burkinabè des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP), il a passé sa vie à dénoncer les travers de la société ou les abus du pouvoir.
Le soir même, son corps était transporté à Kopper, localité frontalière avec le Ghana dans la province du Ioba, où il a été enterré parmi les siens.
Petit match Sarkozy/Sankara novembre 24 2007
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Nicolas Sarkozy, Thomas Sankara. Deux présidents que tout semble opposer. Le premier accède au pouvoir vingt ans après l’assassinat du second lors d’un coup d’état. Une date comme un clin d’oeil. Petite comparaison, à travers le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar et de Thomas Sankara à Addis Abeba.
Nicolas Sarkozy à Dakar, version courte (pour ceux qui n’ont qu’une minute et 34 secondes)
Bis repetita, version longue (pour ceux qui ont 16 min 55 secondes)
Ces vidéos sont à comparer avec les discours et les initiatives de Thomas Sankara. A Addis Abeba, en 1987, le président burkinabè donnait tort, avec vingt ans d’avance, au discours stéréotypé de Nicolas Sarkozy. Il y expliquait, avec humour et éloquence, comment l’Afrique peut, et doit, prendre son destin en main et comment elle a aussi contribuer à sauver l’Europe du nazisme…
Lisez également son célèbre discours à la 39ème session de l’ONU en 1984. Un autre “vrai moment” d”universalisme et d’humanisme…
http://www.afrikara.com/index.php?page=contenu&art=260
Enfin, regardez les reportages de France 2, France 3 et Canal Plus à propos du voyage sénégalais de Nicolas Sarkozy, qui ne disent mot sur ses envolées “lyriques” sur “l’Homme Africain” qui “n’est pas assez entré dans l’histoire”…
France 2:
France 3:
Canal plus
Alpha Blondy et Thomas Sankara novembre 23 2007
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Le célèbre rasta ivoirien a sorti un nouvel album, “Jah Victory”, le 29 octobre 2007 . Parmi ses nouvelles chansons, l’une d’elles est consacrée à Thomas Sankara. Mais pas forcément comme on l’attend…
Alpha Blondy entend dans ce morceau vacciner l’Afrique contre les coups d’état. Il ne s’agit donc pas de lancer des fleurs au capitaine Sankara. “Les militaires sont les garants de la République, ils ne sont pas là pour s’imposer en tant que politiques, parce qu’ils ne le sont pas”, confie-t-il à l’agence de presse sénégalaise.
Revirement étonnant de la part du chanteur qui avait chanté la chanson “Les imbéciles” au stade du 4-août à Ouagadougou lors de l’ouverture d’une édition du FESPACO et qui avait dû s’interrompre avec l’arrivée du chef de l’état. Revirement étonnant de la part de celui qui avait été l’un des premiers à dénoncer l’assassinat de Thomas Sankara. Revirement étonnant qui n’a pas manqué de créer une polémique.
“Blaise est un beau-frère”, Alpha Blondy
Aujourd’hui, il renvoie dos à dos les deux anciens meilleurs amis. “De toute façon, entre les deux, c’était un duel. C’était ou Blaise ou Thomas. On ne va pas reprocher à Blaise Compaoré d’avoir survécu”, explique-t-il à “L’observateur Paalga”. Et selon son raisonnement, le coupable est le coup d’état du 4 août 1983, véritable faute originelle, ”puisqu’un coup d’Etat en entraîne toujours un autre, et tôt au tard les frères d’armes deviennent ennemis”. Il fait ainsi l’impasse sur l’absence totale de preuves montrant que Sankara voulait tuer Compaoré. Au contraire, de nombreux témoins prétendent que Sankara a toujours refusé d’agir contre Compaoré, malgré l’insistance de ses conseillers.
Depuis, Blaise Compaoré est devenu “le facilitateur”qui a permis de mettre fin à la guerre civile en Côte d’Ivoire. Marié à une ivoirienne, il est, pour Blondy, “un homme de paix”.
Et quand on lui parle de l’assassinat de Norbert Zongo, journaliste burkinabé à qui il a dédié une chanson, il précise qu”‘il ne faut pas confondre François (frère cadet du président burkinabé et principal accusé) avec Blaise Compaoré.” Rappelons que François Compaoré est sous les ordres de son frère…
Comment expliquer un tel revirement ? Certains évoquent le rôle joué par le président du Faso dans la résolution du conflit ivoirien, d’autres expliquent que Blondy attend toujours l’autorisation de construire une grande salle de spectacle à Ouagadougou. Toujours est-il que de nombreux fans ont déjà fait part de leur incompréhension…
Pour les curieux, Alpha Blondy sera à Grenoble le 24 novembre et à Toulouse le 5 décembre, après avoir chanté au Zénith de Paris le 16 novembre.
Ecoutez la chanson d’Alpha Blondy sur Thomas Sankara (cliquez sur lecture dans le petit lecteur) :
http://www.bassamfm.com/audio_plus.php?idnews=23
Polémique autour de Thomas Sankara novembre 19 2007
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Le 25 octobre dernier, Kafando Enoch Ghislain Wendenda publiait une lettre ouverte à Mariam Sankara, “Votre mari aussi a fait des veuves”, dans l’Observateur Paalga. Selon lui, l’ancien président ne serait pas l’ange décrit par ses partisans. Le 7 octobre, Joseph Ouédraogo, le président de l’UPS (Union des Partis Sankaristes), lui répondait et mettait en avant le bilan, bien plus meurtrier, de Blaise Compaoré.
“Deux faces d’une même médaille”. Comme pour empêcher tout soupçon de “blaisisme”, l’auteur émet d’abord quelques réserves sur le pouvoir en place, sur “les 20 ans de renaissance démocatrique sous haute surveillance” et sur “l’habituelle et indécente débauche de moyens dont sont capables les rentiers de la république”. Ceci dit, il se pose en observateur extérieur et objectif, renvoyant dos à dos Sankara et Compaoré, “les deux faces d’une même médaille”.
“Un bon coup de com”. Il s’attaque ensuite à la mythologie entourant Mariam Sankara et à la fable selon laquelle elle serait, depuis 20 ans, empêchée de rentrer au Burkina. “Propagande” dit-il et l’on sent poindre dans son réquisitoire une accusation de traîtrise patriotique envers la veuve de Thomas Sankara. “Si ça se trouve d’ailleurs, elle se sent mieux là-bas” avance-il, tout en se demandant si “ses enfants Philippe et Auguste vont (…) continuer à tourner le dos à leur patrie”.
“Cadavre politique”. Il dresse ensuite la liste des victimes de la période sankariste. Nézien Badembié, officier supérieur de gendarmerie, le colonel Somé Yorian Gabriel, le commandant Fidèle Guébré ou encore les conjurés de la Pentecôte, suspectés de “tentative de putsch”, la composent. “Eux aussi ont laissé des veuves, eux aussi ont laissé des orphelins. Ils ne sont sans doute pas aussi mythiques et vendables que Thomas le béatifié”, déclare-t-il. N’épargnant pas le régime de Compaoré (”corruption”, “fraude” et “clientélisme”), il veut “qu’on arrête de nous jouer le disque plutôt rayé de la veuve des veuves”.
“Blaise a tué plus que Sankara”, Joseph Ouédraogo
“L’écrit est truffé de propos qui ne résistent pas à la critique.” Le 7 octobre, Joseph Ouédraogo, chef de file des partis sankaristes, répond aux accusations et réaffirme clairement que les autorités ont tout fait pour empêcher le retour de Mariam Sankara, renvoyant aux explications données par Odile Sankara. Concernant Nézien Badembié, il nie la pleine responsabilité de l’ancien président burkinabé, puisque celui est mort alors que Sankara n’était pas premier ministre mais seulement membre du Conseil Provisoire de Salut du Peuple (CPSP).
“Chaque république a ses morts suspectes.” Ouédraogo reconnaît toutefois qu’il y a eu des morts. “Nous sankaristes assumons collégialement avec les Rectificateurs (Ndlr, Blaise Compaoré and co.) ce passif de la révolution”, qu’il estime à 15 morts. Certains inévitables, d’autres ignorés, selon lui, par Sankara. Quoiqu’il en soit, il déclare que “pour les orphelins et les veuves sous Sankara, nous sankaristes nous nous en chargeront.”
Les morts de Blaise Compaoré. Il dresse ensuite une rapide liste des victimes de Blaise Compaoré durant les 4 années qui ont suivi le coup d’état du 15 octobre 1987. Ils seraient, selon Ouédraogo, “une centaine”, dont treize responsables politiques dès le 1er jour, ainsi que des civils et des militaires. Pourquoi l’accusateur ne s’insurge-t-il donc pas ? D’autant plus que les “victimes de la Révolution ont été réhabilitée en grandes pompes”, ce qui est loin d’être le cas des victimes de Blaise Compaoré, à commencer par Thomas Sankara…
Pour en savoir plus :
http://fr.allafrica.com/stories/200710260633.html
http://www.africatime.com/burkina/nouvelle.asp?no_nouvelle=360062&no_categorie=
Retour sur la soirée Thomas Sankara au centre culturel La Clef à Paris novembre 14 2007
Publié par anto in : Actualité sankariste en France , 2commentairesAnnée Sankara oblige, de nombreux évenements ont été organisés à travers la France. Et comme annoncée sur un précédent billet, une soirée-débat était consacrée à Thomas Sankara le 7 novembre dernier au centre culturel “La Clef” à Paris.
Documentaires. La soirée a commencé par une double projection. Le premier film, un court-métrage de 8min réalisé par Gauz, met en scène de jeunes burkinabés reprenant le discours de Thomas Sankara à l’ONU en 1984. Chacun leur tour, ils s’approprient l’un des discours les plus avant-gardistes de l’ancien président du Burkina Faso. Le film est en ligne sur le site de son réalisateur, ici.
Après la soirée, Gauz nous parle de ses motivations :
Le documentaire de Robin Shuffield, “Thomas Sankara, l’homme intègre”, a ensuite été projeté. Evoquant l’épopée de la “révolution burkinabée”, il retrace l’itinéraire de Thomas Sankara. Même si Bruno Jaffré, le biographe de Thomas Sankara, a émis quelques réserves sur certains éléments du film (dont il parlera, je l’espère, dans une prochaine interview), ce documentaire a le mérite de présenter globalement, pour le grand public, ce pan méconnu de l’histoire africaine.
Echanges. La soirée s’est conclue par un débat entre Gauz, Bruno Jaffré et le public. Animé, passionné, l’échange fut parfois contradictoire mais passionnant. Pêle-mêle, un documentariste a évoqué les différences entre Patrice Lumumba et Thomas Sankara, une jeune femme a parlé de la poésie de ses discours alors qu’un autre s’est interrogé sur les raisons de “l’échec” sankariste…
A la sortie, Frédéric, militant de l’APEIS (Association Pour l’Emploi, l’Information et la Solidarité) et de “France-Amérique Latine”, explique les raisons de sa présence et de sa passion pour l’histoire révolutionnaire :
D’autres réunions de ce type sont prévues. Un concert de rap, une projection du film de Robin Shuffield puis un débat avec Bruno Jaffré auront lieu à Champigny le samedi 17 novembre. Idem le 24 novembre à Lille. Le même documentaire sera également projeté à Arles et à Bruxelles le 21 et 24 novembre. Amis retardataires, courez-y !
Faites entrer l’accusé… Jean-Bernard Compaoré répond aux accusations novembre 12 2007
Publié par anto in : Actualité sankariste au Burkina Faso , ajouter 1 commentaireDans un précédent billet (”Retour sur le 20ème anniversaire de la mort de Thomas Sankara”), nous évoquions les accusations de l’opposition sankariste concernant les manifestations officielles organisées par le pouvoir, soupçonnées de n’être que des simulacres démocratiques. Parole à l’accusation.
Jean-Bernard Compaoré, secrétaire chargé des grandes consultations électorales du CDP (Congrès pour la Démocratie et le Progrès) et président du comité d’organisation des “20 ans de renaissance démocratique avec Blaise Compaoré”, s’explique dans une interview publiée dans “Le Pays” du 6 novembre.
Argent. Concernant le financement de la manifestation, “l’organisation a été faite en dehors de l’Etat”, a-t-il annoncé. Cela aurait pu relever de l’Etat, précise-t-il, car “20 ans de démocratie, c’est n’est pas une affaire d’individu”. Cependant, ils ont préféré utiliser les deniers de proches du pouvoir ou de personnes ayant “espoir dans la conduite du programme du président Blaise Compaoré”. Aucune mention des noms de ces généreux sponsors. D’ici à croire qu’ils n’existent pas et que les fonds étaient publics ou illégaux, il n’y a qu’un pas…
“On ne peut parler de Thomas Sankara sans évoquer Blaise Compaoré”, Jean-Bernard Compaoré
Concurrence. Accusés d’avoir voulu faire oublier les commémorations à la mémoire de Thomas Sankara, le haut responsable explique qu’ils n’ont voulu “noyer personne”. Ils leur semblaient simplement nécessaire de “rappeler aux Burkinabè la nécessité de renforcer la démocratie”. Et ce même si ces manifestations étaient aussi -et surtout- une ôde à Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 20 ans. Evoquant le leader assassiné de la révolution burkinabée, il ajoute d’ailleurs qu’il ne faut pas opposer les deux anciens “frères”, puisqu’on “ne peut pas parler de Thomas Sankara sans évoquer Blaise Compaoré.”
Obstacles. Répondant aux attaques sankaristes, il prétend également que rien n’a été fait pour les gêner dans l’organisation ou empêcher le retour de Mariam Sankara, comme l’avait dénoncé sa fille. Et lorsque le journaliste évoque la grande médiatisation, à l’étranger, des manifestations pro-Sankara, Jean-Bernard Compaoré ne s’en plaint pas. “Nous, on a voulu une action dirigée vers les populations”.
Conclusion. Et il en rajoute une dernière couche, en dépeignant une image apocalyptique de l’épopée sankariste. “Angoisse”, “au bord de l’explosion”, “guerre civile”, voilà ce qu’il retient. “Il y a donc une action de grâce qu’il faut faire à Dieu, pour sa protection, pour avoir gardé le Burkina dans le calme et la paix jusqu’à ce jour”. Et c’est comme si on l’entendait prier pour son président bien-aimé, Blaise Compaoré…
Retrouvez l’interview intégral :
http://fr.allafrica.com/stories/200711060381.html?page=4
Débat Thomas Sankara sur LCP novembre 11 2007
Publié par anto in : Actualité sankariste en France , 2commentairesWarning: file_get_contents(http://video.google.fr/videoplay?docid=2037111440422567271&q=thomas+sankara&total=34&start=10&num=10&so=0&type=search&plindex=5) [function.file-get-contents]: failed to open stream: HTTP request failed! HTTP/1.0 404 Not Found in /usr/local/www/blog.cfpj.com/www/cfj/wp-content/plugins/wpvideo.php on line 88
LCP est l’une des seules chaînes à avoir -un peu- parlé de Thomas Sankara à l’occasion du vingtième anniversaire de sa mort le 15 octobre dernier.
Outre la diffusion du documentaire de Robin Shuffield, “Thomas Sankara, l’homme intègre”, La Chaîne Parlementaire a organisé un débat autour du thème de la “Françafrique”, dont une partie a été consacrée à l’ancien président burkinabè. Autour de la table, un responsable de SURVIE, un rappeur “sankariste”, une réalisatrice et un anthropologue…
Retour sur le 20ème anniversaire de la mort de Thomas Sankara au Burkina Faso novembre 9 2007
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20 ans, ce n’est pas rien. Mais justement, il semble que rien, concernant Thomas Sankara, n’ait vraiment changé au Burkina Faso…
Et ce même si Blaise Compaoré a accepté qu’un boulevard de Ouagadougou porte le nom de Thoamas Sankara. La construction d’un mausolée en son honneur a également été décidée, suite aux protestations populaires après l’assassinat en 1998 du “remuant” journaliste Norbert Zongo. Mais pour l’instant, aucune pierre n’a été posée. Point mort.
C’est dans ce contexte que se sont tenues les cérémonies de commémoration des 20 ans de la mort de Thomas Sankara le 15 octobre 2007 à Ouagadougou. Le Comité National d’organisation a rencontré bien des obstacles. La réservation du lieu, le Conseil Burkinabé des Chargeurs (CBC), a été annulée quelques jours avant alors que la distribution de tee-shirts et la publicité ont longtemps été empêchées. Mais la majorité des observateurs s’accorde à saluer le succès des commémorations.
Il y eut des débats, des tables rondes et des groupes de réflexions. Le tout étalé sur plusieurs jours et animé par d’anciens acteurs de la révolution burkinabé ou des spécialistes. Des concerts furent organisés. Celui de Sam’s K le Jah, dont la voiture a été mystérieusement incendiée, fut le plus important.
L’une des principales attractions fut le retour de Mariam Sankara au Burkina Faso, vingt ans après un départ mouvementé et discret. Hésitante jusqu’à la dernière seconde, elle est finalement apparue à l’aéroport, accueillie par une foule immense. Saluant la veuve de l’ancien président, les burkinabé ont ainsi voulu assumer l’héritage de son mari.
L’apothéose fut la procession sur la tombe de Thomas Sankara, à Dagnoën. Entre 5000 et 10000 personnes s’y sont rassemblées. Une affluence jamais vue dans “le cimetière des martyrs”, où sont également enterrés 12 compagnons de Thomas Sankara, assassinés avec lui le 15 octobre 1987.
A côté de ces commémorations, les autorités ont organisé des manifestations officielles, sponsorisées -selon les opposants à Blaise Compaoré, à grand renfort de francs CFA et de cadeaux. Elles célébraient, parait-il, les vingt ans de “la renaissance démocratique”.
Même si prononcer son nom n’est pas interdit, Thomas Sankara reste un sujet tabou pour les autorités. Il y a certes une version officielle. La révolution burkinabé, portée par Thomas, avait “dévié” et Blaise l’a “rectifiée”. Tout le monde sait pourtant que la vérité n’est pas si simple. L’absence d’enquête empêche la page de se tourner et la réconcialiation de s’opérer. Pour cela, il faudrait que les responsables soient désignés et les coupables arrêtés. Mais au fait, comment fait-on, au Burkina, pour mettre le président en prison ?
Bande-annonce de l’événement :
Toutes les photos sont disponibles ici :
http://www.sankara20ans.net/photos
Téléchargez la déclaration de Mariam Sankara :
Retrouvez le programme complet des commémorations :
http://www.thomassankara.net/article.php3?id_article=0384
Le site de l’organisation :
Polémique au Burkina autour du père de Thomas Sankara novembre 6 2007
Publié par anto in : Actualité sankariste au Burkina Faso , 1 commentaire seulementOn ne s’attaque pas comme ça au père d’un héros. Blaise Compaoré, l’actuel président du Burkina Faso, vient d’en faire l’expérience.
Tout commence le 18 octobre dernier. A Pô, lors d’une rencontre avec des jeunes, Blaise Compaoré se fend d’un commentaire acerbe sur le père de Thomas Sankara, ancien “frère” qu’il chassa du pouvoir lors d’un coup d’état meurtrier le 15 octobre 1987. “Le pays” et “L’Observateur” rapportent la scène dans leur édition du 22 octobre.
Compaoré aurait alors expliqué que ses rapports avec Joseph Sankara s’étaient détériorés parce que ce dernier lui aurait fait savoir, par l’intermédiaire du colonel Dienderé, “qu’il avait faim”. Le président, bonne âme, lui aurait alors envoyé un colis, retourné deux jours plus tard. La chose se serait répétée une seconde fois. L’actuel président burkinabé aurait donc décidé de “ne pas aller contre la volonté des gens”.
“Le vieux Sankara n’a jamais demandé à manger à Blaise” Jonas Hien
Une autre version des faits. Jonas Hien, président de la Fondation Thomas Sankara et acteur important de la socété civile burkinabé, s’est empressé de démentir dès le 24 octobre. Lui qui a bien connu le “vieux Sankara”, il assure que celui-ci “n’a jamais demandé à manger à Blaise”. Plus encore, il a renvoyé le pli que Compaoré lui a fait parvenir en mars 2000, suite au décès de son épouse, Marguerite Sankara. Un pli que l’on dit en réalité être une enveloppe d’un million de francs CFA. Jonas Hien précise même “qu’il y a eu plusieurs autres tentatives bien avant, tendant à soudoyer le vieux Sankara avec de l’argent, mais rien n’y fit”.
Démenti familial. Le 29 octobre, c’est au tour des enfants Sankara -les frères et soeurs de Thomas- de prendre la défense de leur père dans “L’Observateur”. Evoquant les valeurs d’intégrité et de dignité que tout le monde s’accorde à reconnaitre au patriarche, ils insistent sur le fait que leur père “ne lui a jamais rien demandé”, sinon du respect. “Nous n’avons certes pas les moyens des princes qui nous gouvernent, mais jamais, au grand jamais, notre père n’a été dans le dénuement pour solliciter l’aumône à celui qu’il a toujours considéré comme son fils, et qu’il a toujours attendu qu’il franchisse le seuil de sa cour comme il le faisait du vivant de Thomas.” Ce que Blaise Compaoré n’a jamais fait… Car en somme, Joseph Sankara, mort le 4 août 2006, n’a jamais attendu qu’une seule chose. “Il attendait que de ces deux illustres fils, celui qui était vivant vienne le rencontrer.”
http://fr.allafrica.com/stories/200710291148.html
http://fr.allafrica.com/stories/200710240784.html
Soirée-débat Thomas Sankara à Paris novembre 4 2007
Publié par anto in : Actualité sankariste en France , 1 commentaire seulementEnfin, un billet sur l’actualité (posthume) de Thomas Sankara !
Une soirée consacrée à Thomas Sankara se tiendra mercredi 7 novembre au centre culturel “La Clef”, à Paris. Organisée par L’Afaspa (Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples Africains), cette rencontre se déroulera en trois parties. Deux projections d’abord, avec le court documentaire “Quand Sankara” de Armand Gbaka Brédé et le film “Thomas Sankara, l’homme intègre” de Robin Shuffield. Des photos sur les commémorations des 20 ans de la mort de Thomas Sankara à Ouagadougou seront ensuite projetées. Pour conclure, un débat avec Bruno Jaffré, biographe de l’ancien président burkinabé, et Armand Gbaka Brédé sera l’occasion d’échanger et d’apprendre.
Que vous soyez spécialiste ou simple curieux, vous êtes attendus nombreux ! N’hésitez pas à me demander plus de renseignements ou à écrire à afaspa@wanadoo.fr.
Très vite, retrouvez dans un prochain billet, un reportage vidéo et un compte-rendu de la soirée.
Renseignements : 20h au centre culturel “La Clef” , 21 rue de La Clef, Paris 5ème (métro Censier-Daubenton). Entrée : 5 euros.
Plan d’accès (cliquez pour agrandir)




