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Année Sankara, la fin décembre 29 2007

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1987-2007. 20 ans d’ère Compaoré. 20 ans après l’assassinat de Thomas Sankara. L’année 2007 devait donc être, pour ses partisans, “l’année Sankara”. Retour sur une année mouvementée lors d’une conférence de presse organisée par le Comité National d’Organisation (CNO) le 21 décembre à Ouagadougou.

Le CNO a tenu a dressé le bilan de l’année écoulée, désignée par eux-même “Année Sankara”. Un bilan “plus que satisfaisant”, malgré de nombreuses difficultés. Sur un budget prévisionnel de 50 millions de francs CFA, un dixième seulement fut récolté. Celui-ci a d’ailleurs été dépassé de 700 000 francs CFA, somme qui devra être comblée par de généreux donateurs.

Shérif Sy, président du Comité, a insisté sur l’exceptionnel mouvement populaire, aussi bien au Burkina qu’à l’étranger. Une caravane Thomas Sankara est ainsi partie de Mexico pour arriver à Ouagadougou le 15 octobre. Des projections de films consacrés à Thomas Sankara, des débats et des concerts ont aussi pu voir le jour un peu partout grâce à la bonne volonté de groupes de passionnés le plus souvent sans moyens financiers. Le point d’orgue fut, selon le Comité, la grande commémoration du XXème anniversaire au Burkina, pendant laquelle un symposium et de nombreuses cérémonies ont pu être organisées.

Tout n’a pas été parfait, a reconnu le CNO. Le succès a aussi entrainé une certaine désorganisation, comme ce fut le cas au cimetière de Dagnoën. Une foule en liesse s’y est retrouvée, créant un certain désordre. Mais le plus dur reste cependant à venir. Il s’agit désormais d’unifier les multiples mouvements sankaristes, même si un grand pas a été fait. Reste à poursuivre ce processus, comme l’a vivement souhaité Mariam Sankara, de retour au Burkina après 20 ans d’exil.

Extraits conférences-débats

Le point sur la justice autour de la mort de Thomas Sankara

Diaporama sur la caravane

Le cinéma et Thomas Sankara au Burkina décembre 27 2007

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Petit retour sur un évènement “sankariste” au Burkina Faso, avec un peu de retard (actualité chargée oblige avec, pêle-mêle, photos de nageuse et amourettes présidentielles…) Le 7 et 8 décembre dernier se tenait le festival des “films engagés pour la cause des droits de l’Homme et de la liberté d’expression” à Bobo-Dioulasso. L’occasion pour la création artistique de s’exprimer librement.

Egalement appelé “Ciné droit libre”, le festival a connu un grand succès. Certaines personnes n’ont ainsi pas pu pénétrer dans la salle de projection du centre français Henri Matisse qui accueillait la manifestation. Cela a été particulièrement vrai lors des films consacrés à Norbert Zongo et Thomas Sankara.

La soirée du 7 décembre avait pour thème “la liberté d’expression” et “Borry Bana, le destin fatal de Norbert Zongo” en a été le grand succès. La salle, composée majoritairement d’étudiants, a dû accueillir des spectateurs debout. Parmi eux, Sams K le Jah fut longuement ovationné. Le film, refusé au centre français George Meliès de Ouagadougou a suscité la colère, la révolte et la soif de justice du public devant ce destin injuste.

La soirée du 8 décembre avait pour thème “les droits de l’homme et les grands hommes”. “Fratricide au Burkina”, film de Didier Mauro et Thuy-Tiên Ho consacré à Thomas Sankara, a attiré plus de spectateurs qu’il n’y avait de places. La preuve, s’il en fallait, que l’ancien président burkinabè n’a pas totalement été oublié malgré le peu de publicité fait à son égard.

D’autres films, sur le sida, le génocide rwandais ou Guantanamo, ont été projetés. L’ensemble a permis, selon les souhaits de l’association Semfilms qui organise ce même festival à Ouagadougou depuis quelques années, d’offrir un espace de rencontre et de débat. Autour d’un même objectif : “dénoncer les violations des droits humains et de la liberté d’expression”.

Un reportage sur le festival “Ciné droit libre” à Bobo-Dioulasso :

Et un reportage sur la précédente édition à Ouagadougou, plus particulièrement sur la projection du film de Robin Shuffield, “Thomas Sankara, l’homme intègre” :

Quelques citations de Thomas Sankara décembre 25 2007

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Thomas Sankara

Orateur brillant et amateur de bons mots, l’ancien président burkinabè a impressionné tous ceux qui ont pu l’écouter à une tribune. Préférant lutter avec la parole plutôt qu’avec les armes -le comble pour un militaire, il utilisait les mots en toute liberté, sans crainte des conséquences. Ses discours ont d’ailleurs fait l’objet d’un livre, où ils sont compilés (“Thomas Sankara parle”). Voici donc, pour mieux comprendre qui il était, quelques extraits des discours de Thomas Sankara.

Le pillage colonial a décimé nos forêts sans la moindre pensée réparatrice pour nos lendemains 1983, Paris, Conférence Internationale sur l’arbre et la forêt

Il faut proclamer qu’il ne peut y avoir de salut pour nos peuples que si nous tournons radicalement le dos à tous les modèles que tous les charlatans de même acabit ont essayé de nous vendre 20 années durant. Il ne saurait y avoir pour nous de salut en dehors de ce refus là. Pas de développement en dehors de cette rupture là. Il faut ranimer la confiance du peuple en lui-même en lui rappelant qu’il a été grand hier et donc, peut-être aujourd’hui et demain. Fonder l’espoir.

L’esprit de liberté, de dignité, de compter sur ses propres forces, d’indépendance et de lutte anti-impérialiste […] doit souffler du Nord au Sud, du Sud au Nord et franchir allègrement les frontières. D’autant plus que les peuples africains pâtissent des mêmes misères, nourrissent les mêmes sentiments, rêvent des mêmes lendemains meilleurs. Août 1984, Conférence de presse

« Refuser l’état de survie, desserrer les pressions, libérer nos campagnes d’un immobilisme moyenâgeux ou d’une régression, démocratiser notre société, ouvrir les esprits sur un univers de responsabilité collective pour oser inventer l’avenir. Briser et reconstruire l’administration à travers une autre image du fonctionnaire, plonger notre armée dans le peuple par le travail productif et lui rappeler incessamment que, sans formation patriotique, un militaire n’est qu’un criminel en puissance.” Discours aux Nations unies, 4 octobre 1984

La plus grande difficulté rencontrée est constituée par l’esprit de néo-colonisé qu’il y a dans ce pays. Nous avons été colonisés par un pays, la France, qui nous a donné certaines habitudes. Et pour nous, réussir dans la vie, avoir le bonheur, c’est essayer de vivre comme en France, comme le plus riche des Français. Si bien que les transformations que nous voulons opérer rencontrent des obstacles, des freins.

« Ces aides alimentaires (…) qui installent dans nos esprits (…) ces réflexes de mendiant, d’assisté, nous n’en voulons vraiment plus ! Il faut produire, produire plus parce qu’il est normal que celui qui vous donne à manger vous dicte également ses volontés.” 1ère conférence nationale des CDR, 4 avril 1986

Nous n’avons pas compris comment ils [Jonas SAVIMBI de l’Angola et Pieter BOTHA d’Afrique du Sud, pro Apartheid] ont eu le droit de parcourir la France si belle et si propre. Ils l’ont tachée de leurs mains et de leurs pieds couverts de sang. Et tous ceux qui leur ont permis de poser ces actes en portent l’entière responsabilité ici et ailleurs, aujourd’hui et toujours. Novembre 1986, discours fait à François Mitterrand, en visite à Ouagadougou

Il n’y a pas de révolution sociale véritable que lorsque la femme est libérée. Que jamais mes yeux ne voient une société où la moitié du peuple est maintenue dans le silence. J’entends le vacarme de ce silence des femmes, je pressens le grondement de leur bourrasque, je sens la furie de leur révolte. J’attends et espère l’irruption féconde de la révolution dont elles traduiront la force et la rigoureuse justesse sorties de leurs entrailles d’opprimées.8 mars 1987, Ouagadougou

« La démocratie est le peuple avec toutes ses potentialités et sa force. Le bulletin de vote et un appareil électoral ne signifient pas, par eux-mêmes, qu’il existe une démocratie. Ceux qui organisent des élections de temps à autre, et ne se préoccupent du peuple qu’avant chaque acte électoral, n’ont pas un système réellement démocratique. (…) On ne peut concevoir la démocratie sans que le pouvoir, sous toutes ses formes, soit remis entre les mains du peuple ; le pouvoir économique, militaire, politique, le pouvoir social et culturel.” Granma, La Havane, août 1987.

“Notre révolution n’aura de valeur que si, en regardant derrière nous, en regardant à nos côtés et en regardant devant nous, nous pouvons dire que les Burkinabés sont, grâce à elle, un peu plus heureux. Parce qu’ils ont de l’eau saine à boire, parce qu’ils ont une alimentation abondante, suffisante, parce qu’ils ont une santé resplendissante, parce qu’ils ont l’éducation, parce qu’ils ont des logements décents, parce qu’ils sont mieux vêtus, parce qu’ils ont droit aux loisirs ; parce qu’ils ont l’occasion de jouir de plus de liberté, de plus de démocratie, de plus de dignité. (…) La révolution, c’est le bonheur. Sans le bonheur, nous ne pouvons pas parler de succès.” Discours prononcé à Tenkodogo le 2 octobre 1987

« Le plus important, je crois, c’est d’avoir amené le peuple à avoir confiance en lui-même, à comprendre que, finalement, il peut s’asseoir et écrire son développement ; il peut s’asseoir et écrire son bonheur ; il peut dire ce qu’il désire. Et en même temps, sentir quel est le prix à payer pour ce bonheur.” “Fratricide au Burkina, Sankara et la Françafrique”, documentaire de Thuy Tien Hi et Didier Mauro, production ICTV Solférino


Ouvrages sur Thomas Sankara décembre 19 2007

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Une liste non exhaustive de livres, pour en savoir plus sur Thomas Sankara. Biographie, analyse détaillée, essais, à chacun de trouver son bonheur !

“Biographie de Thomas Sankara, La Patrie ou la mort…”, Editions revue et augmentée, Bruno Jaffré, L’Harmattan, 2007, 346 p.

“Burkina Faso : les années Sankara, de la Révolution à la Rectification”, Bruno Jaffré, L’Harmattan, réédition en 1997, 336 p.

“Sankara : Un nouveau pouvoir africain”, Jean Ziegler et Jean-Philippe Rapp, Editions Favre, 2002 

“L’ère Compaoré, crimes, politique et gestion du pouvoir”, Vincent Ouattara, Klanba Editions, 2006, 288 p.

“La révolution burkinabè”, Pierre Englebert, L’Harmattan, 1986, 270 p.

“Il s’appelait Sankara”, S. Andriamirado, Editions Japress, 1989, 189 p.

“Thomas Sankara - L’espoir assassiné”, Ludo Martens, L’harmattan, 1990, 230 p. 

Conseil supplémentaire (et un brin provocateur) : ajoutez à cette liste “Négrologie”, de Stephen Smith, paru aux Editions Calman-Levy en 2003. Un livre polémique, qui traite de l’Afrique en général avec des mots chocs, parfois contestables. Rien à voir avec Thomas Sankara à première vue. Sauf que… Smith, au fond, ne dit pas autre chose que l’ancien président burkinabè : l’Afrique doit prendre son destin en main (analyse comparative en détail dans un prochain billet). Bonne lecture !

Interview de Bruno Jaffré, suite et fin décembre 15 2007

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Suite et fin de l’interview de Bruno Jaffré, biographe de Thomas Sankara et auteur de “La patrie ou la mort”, aux éditions “L’Harmattan”.

Il aborde ici certains points délicats, comme l’interdiction du droit de grève mis en place par Thomas Sankara ou les exactions des Comités de Défense de la Révolution. Enfin, il raconte comment Thomas Sankara a été renversé et qui pourrait être derrière ce coup d’Etat.

Norbert Zongo, neuf ans après décembre 13 2007

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Norbert Zongo

Il y a neuf ans, jour pour jour, mourait Norbert Zongo, directeur de l’Indépendant. Un procès a conclu à un non-lieu le 19 juillet 2006.

Assassiné le 13 décembre 1998 en compagnie de Blaise Ilboudo, Ablassé Nikiéma et Ernest Zongo, Norbert Zongo était l’un des journalistes les plus influents, et les plus engagés, du Burkina Faso. Directeur de l’Indépendant, il enquêtait alors sur la mort suspecte de David Ouédraogo, chauffeur de François Compaoré, le frère du président burkinabé.

Très vite, des protestations s’élevèrent partout dans le pays, forçant Blaise Compaoré à ouvrir une enquête. Un seul suspect fut inquiété, un membre de la garde présidentielle, avant d’être relâché suite à la rétractation d’un témoin. Un non-lieu vient enfin clore “l’Affaire Zongo” le 19 juillet 2006.

Notons que dans l’affaire du chauffeur torturé, François Compaoré a été inculpé en janvier 1999, avant qu’un tribunal militaire n’abandonne les charges. 5 membres de la garde présidentielle furent eux condamnés.

Aujourd’hui, les opposants politiques burkinabé, tout particulièrement sankaristes, réclament la réouverture du dossier. Soutenus par le journal “l’Indépendant” et s’appuyant sur un rapport de RSF (à lire sur leur site) -qui met en cause François Compaoré, ils réclament qu’enfin, neuf après, toute la lumière soit faite sur ce qui s’est passé le 13 décembre sur une route de Sapouy à une centaine de kilomètres au sud de Ouagadougou.

Pour l’instant, rien n’est prévu.

Un extrait de “Borry Bana”, film sur la vie de Norbert Zongo :

L’arche de Zoé, “l’Afrique de Papa” et Thomas Sankara décembre 10 2007

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Manifestation anti-sarko au Tchad

L’arche de Zoé, dont les membres ont été arrêtés au Tchad le 25 octobre dernier, était une association humanitaire comme les autres. Mais en jouant la carte de l’illégalité, elle est devenue un symbole. Celui de la relation de la France à l’Afrique, qui n’a pas beaucoup changé depuis cinquante ans.

Cinq enfants sur 103, seulement, étaient soudanais. Les bandages et le sang sur leurs têtes étaient factices. Tout le monde autour de l’association, présidée par Eric Breteau, ignorait leurs véritables intentions, sauf peut-être les autorités françaises. Mais au-delà des détails sordides, ce qui compte vraiment, c’est la charge symbolique portée par l’affaire de l’Arche de Zoé.

Les pays africains sont-ils encore des colonies françaises ? C’est en tout cas le sentiment qui a parcouru les populations africaines en voyant débarquer, sur leur sol, une bande de sauveteurs déterminés à faire sortir des enfants pour les “enlever” en France. Les réactions, et manifestations, ont d’ailleurs été vives.

Des enfants dont l’origine réelle importait moins que l’origine supposée. Pour la plupart, ils n’étaient pas des enfants soudanais en danger de mort mais des enfants comme il y en a des millions sur le continent africain. Des enfants que des parents bien intentionnés ont laissés partir, “pour leur offrir une vie meilleure” en France, selon Amely James Koh Bela, présidente de l’association Mayina. “Ils croient au mythe de l’homme blanc qui va les sauver.” Elle rajoute que ce phénomène n’est pas nouveau et ne s’arrête pas à l’Arche de Zoé. “Cela fait plusieurs années que je vois, en Afrique, les ONG agir sans précautions et avoir affaire à des intermédiaires locaux douteux”.

La colère populaire a d’ailleurs été accentuée par certaines déclarations de Nicolas Sarkozy, promettant de ramener les accusés français “quoi qu’ils aient fait”, faisant peu de cas de la justice indépendante d’un pays souverrain. Malgré la clarté des accords judicaires franco-tchadiens qui expliquent que “l’extradiction est refusée si les infractions ont été commises en tout ou partie sur le territoire de l’Etat requis”…

Certaines pressions auraient même été exercées par le président tchadien Idriss Deby, grand ami de la France, sur la justice de son pays, plus précisement sur un procureur trop pointilleux…

Reliquat colonial. Au-delà de l’Arche de Zoé, dont le but était manifestement de venir en aide à des populations en souffrance, cette affaire est révélatrice d’un subconscient collectif encore marqué par l’héritage colonial. L’Afrique n’aurait-elle pas complètement gagné son indépendance? Peut-on imaginer des français tentant de faire sortir illégalement cent enfants d’un pays ailleurs qu’en Afrique?

L’état de l’Afrique. Même si “l’Afrique de Papa”, c’est à dire la Françafrique, n’existe plus selon les mots de Rama Yade, l’affaire de l’Arche de Zoé met en lumière quelques-unes de ses survivances. Ce système d’influence a pu subsister grâce à la volonté française, bien sûr, mais aussi grâce à celle de quelques dirigeants africains. Et c’est là qu’entre en scène Thomas Sankara, lui qui s’était battu pour un vrai panafricanisme et la fin de la subordination de l’Afrique à la France. Vingt ans après sa mort, rien n’a vraiment changé. Les hommes politiques africains qui ont oeuvré contre lui sont pour la plupart encore au pouvoir ou y ont placé leurs progénitures. Il y a comme un écho sankariste dans l’affaire de l’Arche de Zoé. Elle n’a pu avoir lieu que parce que des hommes comme Thomas Sankara ont disparu.

Petit bonus vidéo. L’avis d’Eric Zemmour, qui n’est pas vraiment un gauchiste…

Quelques articles de la presse africaine:

http://www.afrik.com/article12822.html

http://www.afrik.com/article12842.htmlle12822.html

http://www.afrik.com/article12845.html

Interview de Bruno Jaffré, biographe de Sankara, 1ère partie décembre 5 2007

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Bruno Jaffré

Bruno Jaffré a un parcours atypique. Ingénieur de formation, il rencontre Thomas Sankara en juillet 1983, quelques jours avant son arrivée au pouvoir. Depuis, multipliant les voyages et les initiatives, il essaye de relayer son message.

Dans cette première partie, Bruno Jaffré évoque sa rencontre avec Thomas Sankara et le caractère original de la révolution burkinabé. Il revient également sur les initiatives mises en place par l’ancien président du Burkina Faso, au niveau national et international.

Thomas Sankara et la révolution du 4 août 1983 décembre 2 2007

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Ecusson de la révolution

 

 

Un peu d’histoire, même si ce blog traite avant tout de l’actualité… Voici quelques pistes pour mieux comprendre pourquoi la révolution burkinabè a eu lieu et pourquoi elle ne ressemble pas à toutes les autres.

 

 

Pour commencer, un article de Wikipedia

Un article sur le web, Les grandes lignes de la révolution.

1 livre, pour approfondir, “La révolution burkinabè” de Pierre Englebert, Editions L’harmattan.

Et enfin un extra, la conférence de presse de Thomas Sankara en 1984 à Paris dans laquelle il revient sur les débuts de la révolution.

Alpha Blondy, Sankara et RFI… décembre 1 2007

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Alain Foka

Alpha Blondy n’en finit pas de faire des siennes. Invité jeudi 29 novembre sur RFI dans “Médias d’Afrique” animée par Alain Foka (photo), il a décommandé dix minutes avant le début de l’émission…

…Ou plutôt son assistante, qui a prévenu de l’absence de la “star” ivoirienne par téléphone, sans donner plus d’explications. “Encore un lapin d’Alpha Blondy” ose l’animateur, qui pensait que la réputation sulfureuse du chanteur n’était que médisances.

Les raisons ? Blondy était censé répondre aux questions de journalistes africains. Peut-être craignait-il qu’on l’interroge sur son soudain “respect” -pour ne pas dire plus, envers certains “dirigeants” -pour ne pas dire plus, africains ?

La sortie de son nouvel album le 29 octobre dernier avait été précédé d’une polémique à cause de la chanson “Sankara” dans laquelle il renvoie dos à dos les deux anciens frères d’armes, Blaise Compaoré et Thomas Sankara (voir billet “Alpha Blondy et Thomas Sankara). Celui qui s’insurgeait contre l’assassinat de Sankara ou contre le régime ivoirien de Houphouët il y a encore quelques années a bien changé. Désormais, il clame à longueur d’interviews son admiration pour Compaoré, son “beau-frère” et “homme de paix”.

A croire, en tout cas, que son nouvel engagement politique est trop dur à supporter pour faire face aux journalistes africains…

Ecoutez l’émission du jeudi 29 novembre, Alain Foka expliquant l’absence du rasta ivoirien :