Le cinéma et Thomas Sankara au Burkina décembre 27 2007
Publié par anto in : Actualité sankariste au Burkina Faso , rétrolienPetit retour sur un évènement “sankariste” au Burkina Faso, avec un peu de retard (actualité chargée oblige avec, pêle-mêle, photos de nageuse et amourettes présidentielles…) Le 7 et 8 décembre dernier se tenait le festival des “films engagés pour la cause des droits de l’Homme et de la liberté d’expression” à Bobo-Dioulasso. L’occasion pour la création artistique de s’exprimer librement.
Egalement appelé “Ciné droit libre”, le festival a connu un grand succès. Certaines personnes n’ont ainsi pas pu pénétrer dans la salle de projection du centre français Henri Matisse qui accueillait la manifestation. Cela a été particulièrement vrai lors des films consacrés à Norbert Zongo et Thomas Sankara.
La soirée du 7 décembre avait pour thème “la liberté d’expression” et “Borry Bana, le destin fatal de Norbert Zongo” en a été le grand succès. La salle, composée majoritairement d’étudiants, a dû accueillir des spectateurs debout. Parmi eux, Sams K le Jah fut longuement ovationné. Le film, refusé au centre français George Meliès de Ouagadougou a suscité la colère, la révolte et la soif de justice du public devant ce destin injuste.
La soirée du 8 décembre avait pour thème “les droits de l’homme et les grands hommes”. “Fratricide au Burkina”, film de Didier Mauro et Thuy-Tiên Ho consacré à Thomas Sankara, a attiré plus de spectateurs qu’il n’y avait de places. La preuve, s’il en fallait, que l’ancien président burkinabè n’a pas totalement été oublié malgré le peu de publicité fait à son égard.
D’autres films, sur le sida, le génocide rwandais ou Guantanamo, ont été projetés. L’ensemble a permis, selon les souhaits de l’association Semfilms qui organise ce même festival à Ouagadougou depuis quelques années, d’offrir un espace de rencontre et de débat. Autour d’un même objectif : “dénoncer les violations des droits humains et de la liberté d’expression”.
Un reportage sur le festival “Ciné droit libre” à Bobo-Dioulasso :
Et un reportage sur la précédente édition à Ouagadougou, plus particulièrement sur la projection du film de Robin Shuffield, “Thomas Sankara, l’homme intègre” :

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