Nana Thibault condamné à 3 ans de prison mars 21 2008
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L’organisateur de la journée “ville morte” à Ouagadougou le 28 février dernier a été condamné à 36 mois de prison le 11 mars. Motifs : appel à une manifestation interdite et organisation “d’une action concertée contre des biens et meubles privés et publics”.
Nana Thibault, président de l’Association Thomas Sankara (ATS) et du Rassemblement démocratique et populaire (RDP) passera donc 3 ans en prison, après s’être défendu seul au tribunal. “Je suis l’initiateur de la journée ville morte, pas de la casse” explique-t-il. Et c’est justement parce qu’il ne voulait pas que les violences de Bobo ou de Banfora se reproduisent dans la capitale qu’il n’a pas appelé à une manifestation mais à cette fameuse journée “ville-morte”. Son mot d’ordre était donc : fermer les magasins et rester chez vous, comme il l’a lui-même fait.
Pendant son audition, Nana Thibault a continué d’assumer la responsabilité de son appel, tout en condamnant les casseurs. Il s’est par ailleurs dit fier que cette action ait obligé le gouvernement à sortir de son silence et à prendre en compte la souffrance de son peuple. La mairie de Ouagadougou s’est elle constituée partie civile, estimant son préjudice à près de 200 millions de francs CFA.
Ce verdict pose clairement la question des libertés au Burkina Faso. Violences policières, verdicts excessifs, prisonniers politiques… Autant de symptômes d’une démocratie malade de ses élites. Comment expliquez qu’un homme qui n’a jamais appelé à la violence, mais au contraire à une ville morte, c’est à dire à l’absence d’agitation, soit tenu responsable et condamné à trois ans de prison?
Protestations de l’opposition burkinabè mars 5 2008
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Suites aux arrestations de 184 personnes après la manifestation contre la vie chère à Ouagadougou le 28 février, quelques voix ont osé protester contre les pratiques d’un gouvernement “démocratique”.
Philippe Ouédraogo, leader de la coalition “G14″ qui regroupe des partis politiques d’opposition, dont celui de Nana Thibaut, arrêté lui aussi, a dénoncé le traitement réservé aux prévenus. “Il y a des témoignages selon lesquels certains [détenus] auraient été torturés, et certains auraient été envoyés en prison sans avoir été entendus par un juge d’instruction”, a-t-il déclaré. Il a également rappelé que les droits constitutionnels devaient être respectés, surtout par l’Etat : “certains ont été emprisonnés sans être auditionnés par un juge, la constitution donne des droits aux gens.”
Jean-Chrizogone Zougmonré, président du Mouvement burkinabè des droits de l’Homme et des peuples (MBDHP), principale association de défense des droits humains du Burkina, a pour sa part déclaré que certaines personnes arrêtées avaient été soumises à de « graves violences » par les services de sécurité. “Nous avons été alertés depuis quelque temps que parmi les personnes arrêtées suite aux casses du 28 février, il y aurait eu des cas de torture”.
De son côté, le porte-parole du gouvernement, Philippe Sawadogo, a assuré que le gouvernement allait “respecter les règles de la justice qui va suivre son cours normal.” Le gouvernement a par ailleurs récusé tout acte de torture ou de violences policières.
Enfin, signalons que le Burkina Faso continue de souffrir de la flambée des prix, qui va, semble-t-il, en s’aggravant. Une pénurie en eau s’est récemment déclarée à Niangoloko. La barrique d’eau s’y négocie autour de 1750 francs CFA, bien trop pour les petites bourses. En attendant que les services de l’Etat chargés de la distribution d’eau trouvent une solution…
Des manifestants emprisonnés à Ouaga mars 4 2008
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184 personnes ont été arrêtées après la manifestation contre la “vie chère” en marge d’une journée “ville morte” à Ouagadougou le 28 février. Parmi eux, Nana Thibaut, président du Rassemblement Démocratique et Populaire, petit parti sankariste.
Nana Thibaut et son parti du RDP avaient appelé à une journée “ville morte” mais avaient dénoncé les affrontements et les pillages qui avaient éclaté. Comme les 183 autres personnes arrêtées, le leader sankariste a été envoyé à la prison civile de Ouagadougou. Et risque d’être poursuivi pour “propos séditieux”.
Le porte-parole du gouvernement a également annoncé que le cas des 153 individus arrêtés après les violentes manifestations de Bobo Dioulasso le 20 et 21 février avait été réglé. Si 124 ont été relaxés pour “manque de preuves”, 29 prévenus ont été condamnés à des peines d’emprisonnement allant de quelques jours à 36 mois.
Manifestations au Burkina : revue de presse février 23 2008
Publié par anto in : Actualité sankariste au Burkina Faso , 2commentairesL’excellent site thomassankara.net propose ici une revue de presse burkinabè des événements de ces derniers jours. A lire !
Révolte populaire à Bobo-Dioulasso et Ouahigouya février 21 2008
Publié par anto in : Actualité sankariste au Burkina Faso , 1 commentaire seulementTout a commencé avec une manifestation contre “la vie chère” à Bobo-Dioulasso ce mardi 20 février. Des commerçants en colère, vite rejoints par la foule, protestaient contre l’augmentation des prix de première nécessité. La marche, d’abord pacifique, a ensuite dégénéré en pillage et en affrontements avec la police, les manifestants s’étant dangereusement approchés de l’Hôtel de Ville.
Des témoignages, recueillis par la presse burkinabè, font état d’un niveau de violence jamais atteint.
Plus d’informations très vite, sur ces évenements qui révèlent au grand jour le malaise social et les difficultés quotidiennes des burkinabè.
Année Sankara, la fin décembre 29 2007
Publié par anto in : Actualité sankariste au Burkina Faso, Actualité sankariste en France , ajouter 1 commentaireWarning: file_get_contents(http://video.google.fr/videoplay?docid=-7012582701231049393&q=thomas+sankara&total=49&start=40&num=10&so=0&type=search&plindex=3) [function.file-get-contents]: failed to open stream: HTTP request failed! HTTP/1.0 404 Not Found in /usr/local/www/blog.cfpj.com/www/cfj/wp-content/plugins/wpvideo.php on line 88
1987-2007. 20 ans d’ère Compaoré. 20 ans après l’assassinat de Thomas Sankara. L’année 2007 devait donc être, pour ses partisans, “l’année Sankara”. Retour sur une année mouvementée lors d’une conférence de presse organisée par le Comité National d’Organisation (CNO) le 21 décembre à Ouagadougou.
Le CNO a tenu a dressé le bilan de l’année écoulée, désignée par eux-même “Année Sankara”. Un bilan “plus que satisfaisant”, malgré de nombreuses difficultés. Sur un budget prévisionnel de 50 millions de francs CFA, un dixième seulement fut récolté. Celui-ci a d’ailleurs été dépassé de 700 000 francs CFA, somme qui devra être comblée par de généreux donateurs.
Shérif Sy, président du Comité, a insisté sur l’exceptionnel mouvement populaire, aussi bien au Burkina qu’à l’étranger. Une caravane Thomas Sankara est ainsi partie de Mexico pour arriver à Ouagadougou le 15 octobre. Des projections de films consacrés à Thomas Sankara, des débats et des concerts ont aussi pu voir le jour un peu partout grâce à la bonne volonté de groupes de passionnés le plus souvent sans moyens financiers. Le point d’orgue fut, selon le Comité, la grande commémoration du XXème anniversaire au Burkina, pendant laquelle un symposium et de nombreuses cérémonies ont pu être organisées.
Tout n’a pas été parfait, a reconnu le CNO. Le succès a aussi entrainé une certaine désorganisation, comme ce fut le cas au cimetière de Dagnoën. Une foule en liesse s’y est retrouvée, créant un certain désordre. Mais le plus dur reste cependant à venir. Il s’agit désormais d’unifier les multiples mouvements sankaristes, même si un grand pas a été fait. Reste à poursuivre ce processus, comme l’a vivement souhaité Mariam Sankara, de retour au Burkina après 20 ans d’exil.
Extraits conférences-débats
Le point sur la justice autour de la mort de Thomas Sankara
Diaporama sur la caravane
Le cinéma et Thomas Sankara au Burkina décembre 27 2007
Publié par anto in : Actualité sankariste au Burkina Faso , ajouter 1 commentairePetit retour sur un évènement “sankariste” au Burkina Faso, avec un peu de retard (actualité chargée oblige avec, pêle-mêle, photos de nageuse et amourettes présidentielles…) Le 7 et 8 décembre dernier se tenait le festival des “films engagés pour la cause des droits de l’Homme et de la liberté d’expression” à Bobo-Dioulasso. L’occasion pour la création artistique de s’exprimer librement.
Egalement appelé “Ciné droit libre”, le festival a connu un grand succès. Certaines personnes n’ont ainsi pas pu pénétrer dans la salle de projection du centre français Henri Matisse qui accueillait la manifestation. Cela a été particulièrement vrai lors des films consacrés à Norbert Zongo et Thomas Sankara.
La soirée du 7 décembre avait pour thème “la liberté d’expression” et “Borry Bana, le destin fatal de Norbert Zongo” en a été le grand succès. La salle, composée majoritairement d’étudiants, a dû accueillir des spectateurs debout. Parmi eux, Sams K le Jah fut longuement ovationné. Le film, refusé au centre français George Meliès de Ouagadougou a suscité la colère, la révolte et la soif de justice du public devant ce destin injuste.
La soirée du 8 décembre avait pour thème “les droits de l’homme et les grands hommes”. “Fratricide au Burkina”, film de Didier Mauro et Thuy-Tiên Ho consacré à Thomas Sankara, a attiré plus de spectateurs qu’il n’y avait de places. La preuve, s’il en fallait, que l’ancien président burkinabè n’a pas totalement été oublié malgré le peu de publicité fait à son égard.
D’autres films, sur le sida, le génocide rwandais ou Guantanamo, ont été projetés. L’ensemble a permis, selon les souhaits de l’association Semfilms qui organise ce même festival à Ouagadougou depuis quelques années, d’offrir un espace de rencontre et de débat. Autour d’un même objectif : “dénoncer les violations des droits humains et de la liberté d’expression”.
Un reportage sur le festival “Ciné droit libre” à Bobo-Dioulasso :
Et un reportage sur la précédente édition à Ouagadougou, plus particulièrement sur la projection du film de Robin Shuffield, “Thomas Sankara, l’homme intègre” :
Mort du directeur de l’Indépendant novembre 28 2007
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Liermé Dieudonné Somé, le directeur de la publication de l’Indépendant, hebdomadaire burkinabè vraiment…indépendant, est décédé lundi 26 novembre à Ouagadougou des suites d’une longue maladie. Il avait remplacé Norbert Zongo, le fondateur de l’Indépendant, assassiné le 13 décembre 1998.
Agé de 48 ans, il avait commencé sa carrière en 1992 comme journaliste reporter au quotidien “Le Pays”, avant d’intégrer la rédaction du “Journal du soir”. Il s’était ensuite envolé vers les Pays-Bas pour y suivre des cours en Communication, avant d’être nommé à la tête du prestigieux hebdomadaire.
Journaliste engagé mais respectueux de la vérité, il avait quitté son poste en septembre dernier pour se soigner. Membre du Mouvement Burkinabè des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP), il a passé sa vie à dénoncer les travers de la société ou les abus du pouvoir.
Le soir même, son corps était transporté à Kopper, localité frontalière avec le Ghana dans la province du Ioba, où il a été enterré parmi les siens.
Polémique autour de Thomas Sankara novembre 19 2007
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Le 25 octobre dernier, Kafando Enoch Ghislain Wendenda publiait une lettre ouverte à Mariam Sankara, “Votre mari aussi a fait des veuves”, dans l’Observateur Paalga. Selon lui, l’ancien président ne serait pas l’ange décrit par ses partisans. Le 7 octobre, Joseph Ouédraogo, le président de l’UPS (Union des Partis Sankaristes), lui répondait et mettait en avant le bilan, bien plus meurtrier, de Blaise Compaoré.
“Deux faces d’une même médaille”. Comme pour empêcher tout soupçon de “blaisisme”, l’auteur émet d’abord quelques réserves sur le pouvoir en place, sur “les 20 ans de renaissance démocatrique sous haute surveillance” et sur “l’habituelle et indécente débauche de moyens dont sont capables les rentiers de la république”. Ceci dit, il se pose en observateur extérieur et objectif, renvoyant dos à dos Sankara et Compaoré, “les deux faces d’une même médaille”.
“Un bon coup de com”. Il s’attaque ensuite à la mythologie entourant Mariam Sankara et à la fable selon laquelle elle serait, depuis 20 ans, empêchée de rentrer au Burkina. “Propagande” dit-il et l’on sent poindre dans son réquisitoire une accusation de traîtrise patriotique envers la veuve de Thomas Sankara. “Si ça se trouve d’ailleurs, elle se sent mieux là-bas” avance-il, tout en se demandant si “ses enfants Philippe et Auguste vont (…) continuer à tourner le dos à leur patrie”.
“Cadavre politique”. Il dresse ensuite la liste des victimes de la période sankariste. Nézien Badembié, officier supérieur de gendarmerie, le colonel Somé Yorian Gabriel, le commandant Fidèle Guébré ou encore les conjurés de la Pentecôte, suspectés de “tentative de putsch”, la composent. “Eux aussi ont laissé des veuves, eux aussi ont laissé des orphelins. Ils ne sont sans doute pas aussi mythiques et vendables que Thomas le béatifié”, déclare-t-il. N’épargnant pas le régime de Compaoré (”corruption”, “fraude” et “clientélisme”), il veut “qu’on arrête de nous jouer le disque plutôt rayé de la veuve des veuves”.
“Blaise a tué plus que Sankara”, Joseph Ouédraogo
“L’écrit est truffé de propos qui ne résistent pas à la critique.” Le 7 octobre, Joseph Ouédraogo, chef de file des partis sankaristes, répond aux accusations et réaffirme clairement que les autorités ont tout fait pour empêcher le retour de Mariam Sankara, renvoyant aux explications données par Odile Sankara. Concernant Nézien Badembié, il nie la pleine responsabilité de l’ancien président burkinabé, puisque celui est mort alors que Sankara n’était pas premier ministre mais seulement membre du Conseil Provisoire de Salut du Peuple (CPSP).
“Chaque république a ses morts suspectes.” Ouédraogo reconnaît toutefois qu’il y a eu des morts. “Nous sankaristes assumons collégialement avec les Rectificateurs (Ndlr, Blaise Compaoré and co.) ce passif de la révolution”, qu’il estime à 15 morts. Certains inévitables, d’autres ignorés, selon lui, par Sankara. Quoiqu’il en soit, il déclare que “pour les orphelins et les veuves sous Sankara, nous sankaristes nous nous en chargeront.”
Les morts de Blaise Compaoré. Il dresse ensuite une rapide liste des victimes de Blaise Compaoré durant les 4 années qui ont suivi le coup d’état du 15 octobre 1987. Ils seraient, selon Ouédraogo, “une centaine”, dont treize responsables politiques dès le 1er jour, ainsi que des civils et des militaires. Pourquoi l’accusateur ne s’insurge-t-il donc pas ? D’autant plus que les “victimes de la Révolution ont été réhabilitée en grandes pompes”, ce qui est loin d’être le cas des victimes de Blaise Compaoré, à commencer par Thomas Sankara…
Pour en savoir plus :
http://fr.allafrica.com/stories/200710260633.html
http://www.africatime.com/burkina/nouvelle.asp?no_nouvelle=360062&no_categorie=
Faites entrer l’accusé… Jean-Bernard Compaoré répond aux accusations novembre 12 2007
Publié par anto in : Actualité sankariste au Burkina Faso , ajouter 1 commentaireDans un précédent billet (”Retour sur le 20ème anniversaire de la mort de Thomas Sankara”), nous évoquions les accusations de l’opposition sankariste concernant les manifestations officielles organisées par le pouvoir, soupçonnées de n’être que des simulacres démocratiques. Parole à l’accusation.
Jean-Bernard Compaoré, secrétaire chargé des grandes consultations électorales du CDP (Congrès pour la Démocratie et le Progrès) et président du comité d’organisation des “20 ans de renaissance démocratique avec Blaise Compaoré”, s’explique dans une interview publiée dans “Le Pays” du 6 novembre.
Argent. Concernant le financement de la manifestation, “l’organisation a été faite en dehors de l’Etat”, a-t-il annoncé. Cela aurait pu relever de l’Etat, précise-t-il, car “20 ans de démocratie, c’est n’est pas une affaire d’individu”. Cependant, ils ont préféré utiliser les deniers de proches du pouvoir ou de personnes ayant “espoir dans la conduite du programme du président Blaise Compaoré”. Aucune mention des noms de ces généreux sponsors. D’ici à croire qu’ils n’existent pas et que les fonds étaient publics ou illégaux, il n’y a qu’un pas…
“On ne peut parler de Thomas Sankara sans évoquer Blaise Compaoré”, Jean-Bernard Compaoré
Concurrence. Accusés d’avoir voulu faire oublier les commémorations à la mémoire de Thomas Sankara, le haut responsable explique qu’ils n’ont voulu “noyer personne”. Ils leur semblaient simplement nécessaire de “rappeler aux Burkinabè la nécessité de renforcer la démocratie”. Et ce même si ces manifestations étaient aussi -et surtout- une ôde à Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 20 ans. Evoquant le leader assassiné de la révolution burkinabée, il ajoute d’ailleurs qu’il ne faut pas opposer les deux anciens “frères”, puisqu’on “ne peut pas parler de Thomas Sankara sans évoquer Blaise Compaoré.”
Obstacles. Répondant aux attaques sankaristes, il prétend également que rien n’a été fait pour les gêner dans l’organisation ou empêcher le retour de Mariam Sankara, comme l’avait dénoncé sa fille. Et lorsque le journaliste évoque la grande médiatisation, à l’étranger, des manifestations pro-Sankara, Jean-Bernard Compaoré ne s’en plaint pas. “Nous, on a voulu une action dirigée vers les populations”.
Conclusion. Et il en rajoute une dernière couche, en dépeignant une image apocalyptique de l’épopée sankariste. “Angoisse”, “au bord de l’explosion”, “guerre civile”, voilà ce qu’il retient. “Il y a donc une action de grâce qu’il faut faire à Dieu, pour sa protection, pour avoir gardé le Burkina dans le calme et la paix jusqu’à ce jour”. Et c’est comme si on l’entendait prier pour son président bien-aimé, Blaise Compaoré…
Retrouvez l’interview intégral :

