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Les jours passent et se ressemblent novembre 6 2007

Publié par xmonferran in : Vu de France , ajouter 1 commentaire

149 jours sans gouvernement. Le record de 1988 est battu. La crise actuelle est désormais la plus longue de l’histoire de la Belgique. Qu’en disent les médias belges et français ? Revue de presse croisée.

Pour les médias belges, le message est clair : cette semaine des décisive pour la Belgique. Le site Internet de RTL Belgique titre à ce propos : “Belgique : semaine de vérité pour la formation d’un gouvernement”. Yves Leterme, futur Premier ministre, a du pain sur la planche.

Le dossier brûlant, c’est celui de “BHV” : Bruxelles - Halle - Vilvorde. C’est à M. Leterme qu’il revient de trouver un compromis pour contenter les deux parties. Les principaux partis flamands réclament depuis 40 ans que la circonscription de BHV soit scindée en deux entités. Difficile de former un gouvernement dans ce contexte pour le moins tendu…

Un certain nombre d’hommes politiques jouent encore à affoler le citoyen

De son côté, Le Soir a titré lundi “La crise la plus longue”. Le quotidien francophone affiche sa consternation de voir “qu’un certain nombre d’hommes politiques jouent encore à affoler le citoyen”. Côté Flamand, le Standaard affirme que la scission de BHV est imminente car les Flamands en ont le pouvoir : ils forment la majorité.

Les médias français, quant à eux, profitent de ce nouveau record pour reparler de l’avenir incertain de la Belgique. Libération propose un article assez pédagogique, intitulé sobrement “La Belgique connaît la crise la plus longue de son histoire“, qui explique la nature de cette crise. Lundi, sur son site Internet, le Journal du Dimanche annonçait ce record et se penchait sur la situation de BHV. Enfin, Le Figaro proposait ce matin un article montrant que les Bruxellois sont si inquiets pour leur avenir qu’ils se ruent sur les drapeaux, dont les ventes ont explosé.

Xavier Monferran

Wallons et Flamands face à face novembre 5 2007

Publié par xmonferran in : Vu de France , ajouter 1 commentaire


Le quotidien francophone Le Soir organisait, le 29 octobre dernier, un débat entre ses lecteurs et ceux du quotidien flamand du Standaard. La recontre avait lieu à Bruxelles, dans la salle de … l’Ancienne Belgique. Prémonitoire ?

Une centaine de lecteurs du Soir et autant du Standaard étaient face à face. Prêts à dégainer leurs maux. Les échanges ont été rudes. D’un côté comme de l’autre les critiques ont fusé. Les Wallons se sont plaint de l’attitude et la frustration des Flamands, tandis que ces derniers ont fait feu de tous bois contre l’impérialisme francophone.

Le désaccord portait aussi sur les capacités d’Yves Leterme à diriger le pays. Après plus de 140 jours sans gouvernement, les avis divergent autant sur le personnage que sur le politicien. Pour les Flamands, Leterme est parfaitement apte à gouverner, tandis que les Wallons le jugent trop pro-Flamands.

Le salut de la Belgique passera t-il par le renouvellement de ses générations ?

Si certaines voix se sont élevées pour une Belgique unie, l’heure était plutôt au réglement de comptes. Mais un espoir subsiste : les jeunes belges semblent avoir dépassé les frustrations de leurs aînés. Le salut de la Belgique passera t-il par le renouvellement de ses générations ?

La soirée s’est néanmoins terminée sur une bonne note. Flamands et Wallons se sont réunis autour d’un verre. De l’amitié ? Faut pas pousser…

Xavier Monferran

La Belgique de demain disponible sur PC ! novembre 5 2007

Publié par xmonferran in : Insolites , 2commentaires

Sortir la Belgique de la crise ? Désormais, c’est possible. Grâce au logiciel PartitionBelgic, on peut scinder en deux la Belgique et la réorganiser à sa guise. Mais rassurez-vous, tout ceci est faux. C’est encore un canular qui se joue du conflit entre Wallons et Flamands.

« Fini la crise communautaire, la séparation devient si facile avec PartitionBelgic ! ». Créé à l’image du logiciel Symantec, qui permet de scinder un disque dur en plusieurs parties, PartitionBelgic vous propose de faire votre propre scission de la Belgique. « Il s’agit d’un outil impartial en cas de frictions linguistiques et politiques entre deux communautés », peut-on lire sur le site Internet du produit. « Notre logiciel permet une solution de séparation correcte permettant d’éviter un formatage complet du système. »

L’utilisation de ce logiciel n’est pas possible sur tous les ordinateurs. Pour le faire fonctionner, une configuration minimum est requise : un Etat dirigé par un roi, deux communautés, au moins 30 % de sièges occupés par des partis d’extrême droite au Parlement, un maximum de politiciens extrémistes répartis dans tous les partis, une majorité socialiste au pouvoir et une troisième région.

Tout fonctionne à merveille. Même un francophone pourrait s’en servir, c’est tout dire !!

Ce logiciel est recommandé par les hommes politiques les plus influents du royaume. « Tout fonctionne à merveille. Même un francophone pourrait s’en servir, c’est tout dire !! », déclare Yves Leterminé (Yves Leterme, homme politique flamand, ndlr).

C’est une (bonne) blague belgo-belge qui se joue une nouvelle fois du conflit communautaire.

Vous l’aurez compris, tout ceci est faux. C’est une (bonne) blague belgo-belge qui se joue une nouvelle fois du conflit communautaire. Il faut une grosse dose d’humour second degré pour vraiment apprécier le travail du jeune webdesigner de 21 ans qui a créé ce site publicitaire. Par exemple, pour joindre le Service après-vente du logiciel, il faut payer 0.45 euros depuis la Wallonie alors que le coup de fil est gratuit depuis la Flandre.

Un plug-in (mise à jour) sera bientôt disponible. Il permettra aux Flamands de gérer la transition entre « Royaume » et « République », et de « renforcer la sécurité contre les éléments étrangers (…), tels que parasites ou autres virus ».

Comme quoi ce conflit concerne (et amuse) tout le monde, même les informaticiens belges.

Xavier Monferran

http://www.partitionbelgic.be

Retour sur le canular de la RTBF novembre 1 2007

Publié par xmonferran in : Vu de France , ajouter 1 commentaire
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Nous sommes le 13 décembre 2006. La RTBF ébranle la Belgique en annonçant, lors d’une émission spéciale, que la Flandre va proclamer son indépendance. En direct, la première chaîne de télévision belge montre alors, virtuellement, les dernières images d’une Belgique unie.

Depuis ce jour, les médias étrangers ont les yeux rivés sur le royaume belge

Virtuellement, car l’information était un canular. Mais la chaîne a jeté un pavé dans la mare. Depuis ce jour, les médias étrangers ont les yeux rivés sur le royaume belge et les tensions entre Wallons et Flamands se sont ravivées, légitimées par une couverture médiatique sans précédent. La France découvre alors la réalité de ce conflit. La “blague” belge s’est transformée en mauvais rêve. Prémonitoire ?

Cette vidéo est intéressante à deux points de vue : elle intégre le canular de la RTBF ainsi que les réactions des médias français. Pour la première fois depuis bien longtemps, la France s’interroge sur ce qui se trame chez son voisin belge. Et elle n’est pas au bout de ses surprises.

Xavier Monferran

Le Monopoly, nouvelle victime de la crise belge octobre 30 2007

Publié par xmonferran in : Insolites , 3commentaires

L’édition belge du Monopoly se retrouve au coeur du conflit entre Flamands et Wallons, et Hasbro pourrait renoncer à sa sortie.

Cela fait déjà quelques mois que la Belgique n’a pas de gouvernement. Cette situation quasi anarchique ne fait qu’aggraver les tensions entre Flamands et Wallons, qui n’ont jamais été aussi près de la séparation.

Que vient faire le Monopoly là dedans ? La société Hasbro a décidé de produire de nouvelles versions de son célèbre jeu. Pour cela, le site Internet de la société propose aux internautes de voter pour les villes qu’ils veulent voir apparaître dans ces nouvelles versions.

Si cette annonce a fait sourire en France (la ville de Montcuq s’est retrouvée dans le top 5, et remplacerait la Rue de la Paix dans l’édition française), la nouvelle a pris une tournure beaucoup plus grave en Belgique.

Une édition flamande et une édition wallonne ?

Fort de ce conflit, ce vote risque de provoquer un déséquilibre entre les villes flamandes et wallones. Ainsi, la société Habro renoncerait à l’édition belge, et proposerait vraisemblablement une édition flamande et une édition wallonne. Même si le Monopoly, qui n’est qu’un jeu de société, devient un objet de discorde, c’est que le mal est profond…

Xavier Monferran

Je t’aime, moi non plus octobre 30 2007

Publié par xmonferran in : Vu de France , ajouter 1 commentaire



La Flandre a déclaré la guerre au français. Elle ne veut plus que ses habitants parlent notre langue, ni les néerlandophones ni les francophones.
A tel point que des communes interdisent même les inscriptions en français, ou vont même jusqu’à interdire les services administratifs de leur mairie à ne pas répondre aux questions des citoyens en français. De l’épuration linguistique, tout simplement.

Les journalistes étrangers en poste en Belgique sont pointés du doigt par bon nombre de politiques locaux. Selon eux, les journalistes étrangers diffusent une fausse image de la Belgique, ne parlant de la Belgique qu’à travers le conflit communautaire. Que peut-on dire de plus sur la Belgique ? Que l’équipe d’Anderlecht n’a pas bien entamé la saison ? Soyons réalistes.

Ce conflit entre Flamands et Wallons dure depuis des lustres. Que c’est un « marronnier » pour les médias. Mais depuis décembre 2006, et ce fameux canular de la RTBF révélant l’indépendance de la Flandre, le conflit a pris une autre tournure. Que cela fasse plaisir ou non aux dirigeants belges.

Pour beaucoup de Français, ce conflit communautaire belge apparaît comme folklorique.

Pour beaucoup de Français, ce conflit communautaire belge apparaît comme folklorique. Du moins, pour ceux qui sont au courant. Pourtant, le conflit est de plus en plus violent. Certains n’hésitent pas se servir de cette différence culturelle pour assouvir leurs pulsions.

La Belgique est en danger. Il n’y a plus de gouvernement. Le Roi des Belges ne bronche pas. En clair, tout le monde subit. Et dans ce contexte, les tensions sont exacerbées. On cherche la petite bête; le moindre détail permettant de remettre de l’huile sur le feu. Comme le prix que coûte un Wallon à un Flamand : 4 euros par jour.

Même si les manifestations en faveur de la Belgique « unie » se multiplient, qu’une (petite) majorité de Belges ne veut pas voir son pays disparaître, le royaume est dans le flou le plus total.

Xavier Monferran