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Les stock-options au service de la santé novembre 19 2007

Publié par olivier in : général , 4commentaires

Il s’agit d’une des mesures phares du projet de loi de financement de la Sécurité sociale en 2008. Le 25 octobre, lors de l’examen du budget, l’Assemblée nationale a adopté l’amendement proposé par le député Yves Bur (UMP), l’un des rapporteurs du projet de loi. L’idée est simple: mettre à contribution les stock-options ainsi que les actions gratuites.

“Com-ment ça marche?” comme dirait l’illustre Michel Chevalet. Ce n’est pas très compliqué. A leur attribution, les options seront soumises à une cotisation patronale de 2,5% de la valeur des actions sur lesquelles elles portent. Le taux sera de 10% pour les distributions gratuites d’actions. Pour finir, une cotisation salariale de 2,5% sur la plus-value d’acquisition est également instaurée.

L’entrée en application de cette nouvelle source de financement devrait, selon le député UMP, rapporter plus de 400 millions d’euros à la Sécurité sociale. Apparemment, il n’y a pas grand chose à redire. D’une certaine manière, toute source de revenu supplémentaire est bonne à prendre.

Côté opposition pstockoption.jpgourtant, cette mesure ne suscite pas l’enthousiasme. Elle fait même l’objet de critiques sévères. Pascal Terrasse et Claude Pigement, responsables des questions de santé au Parti Socialiste, ne mâchent pas leurs mots à cet égard. L’un comme l’autre considérent que la taxation des stock-options manque d’efficacité. Ils la perçoivent comme étant “cosmétique” et “pas à la hauteur des enjeux”.

J’entends d’ici les hauts cris:” facile de prendre les critiques de l’opposition pour parole d’évangile”. La question se pose donc: s’agit-il d’une attaque partisane ou d’une remise en question fondée? Se référer aux estimations de l’inspirateur de la mesure peut apporter un début de réponse. D’après Philippe Séguin, président de la Cour des comptes et premier défenseur du projet, une telle mesure devait rapporter quelque trois milliards d’euros aux caisses de la Sécurité sociale.

Inutile d’être docteur en mathématique pour s’apercevoir qu’entre les prévisions comptables d’Yves Bur et celles de Philippe Séguin, l’écart n’est pas négligeable.Les ambitions ont clairement été revues à la baisse. Le compte…n’est pas bon. De quoi, en tout cas, considérer les critiques de l’opposition sous un jour différent que sous celui de la simple attaque en règle…

L’humour comme remède novembre 14 2007

Publié par olivier in : Vidéo , ajouter 1 commentaire

Lors de mon dernier post, j’ai largement digressé sur la grève des internes en médecine. Si les motifs du mouvement étaient hautement sérieux, il n’en demeure pas moins que l’humour n’était pas absent de certaines de leurs initiatives.
En témoigne cette vidéo, qui prouve que l’on peut rire de tout (même si le thème ne semble pas s’y prêter au premier abord)

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Bravo les internes d’Amiens!

Le sauvetage de la Sécu vu par le gouvernement: le PLFSS novembre 11 2007

Publié par olivier in : général , 1 commentaire seulement

          Chose promise chose due. Il y a une semaine, j’ai rapidement évoqué les différentes voies explorées dans le but de sauver notre système de santé. Priorité est donnée cette semaine aux actions concrètes. Et quoi de plus concret que le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (ou PLFSS, pour les initiés)? Le projet élaboré par le gouvernement a été débattu à l’Assemblée nationale du 23 au 30 octobre, date de son vote solennel. Le PLFSS étant pour le moins indigeste aux yeux des humbles mortels que nous sommes (110 pages d’une aridité à faire passer le Sahara pour un océan de fertilité), j’ai pris le parti d’en exposer simplement les grandes lignes.

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S.O.S. d’une Sécu en détresse novembre 5 2007

Publié par olivier in : général , 4commentaires

Un gouffre financier. Un puit sans fond. Telles sont, en règle générale, les définitions qui viennent le plus rapidement à l’esprit, à l’évocation de la situation dans laquelle se trouve plongé notre système de santé. A bientôt 63 ans, la Sécurité sociale souffre d’hémorragies multiples. Diagnostic: 11,8 milliards d’euros de déficit, dont près de la moitié à mettre au crédit de la branche Assurance maladie. A la fin de l’année, le fameux “trou de la Sécu” atteindra sans peine 12 milliards d’euros. Les champions du relativisme peuvent toujours mettre en avant l’aspect dérisoire de la chose en comparaison de l’énormité de la dette publique (quelque 1200 milliards d’euros à l’heure actuelle). Il n’empêche que le caractère endémique du phénomène reste inquiétant.

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