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En toute franchise janvier 3 2008

Publié par olivier in : général , rétrolien

Taxer les stock-options. Pourquoi pas. La mesure ne concerne toutefois qu’une poignée d’élus. Qu’en est-il de la majorité des contribuables? Le gouvernement n’a évidemment oublié personne.

Le 29 novembre, le Sénat a validé l’autre volet phare du PLFSS en autorisant la mise en place des désormais célèbres franchises médicales. Un léger éclaircissement sur leur mode de fonctionnement s’impose. Celles-ci s’exerceront dans trois domaines. Sur les médicaments tout d’abord. Les patients devront, au moment de leur achat, s’acquitter d’une dépense supplémentaire de cinquante centimes d’euros. Idem en ce qui concerne les actes médicaux. Pour chacun d’eux, le contribuable devra débourser un supplément de cinquante centimes. La franchise atteindra enfin les deux euros pour tout transport sanitaire. Le tout sera plafonné à cinquante euros par an et par personne.Au total, le gouvernement espère pouvoir tirer de cette nouvelle manne financière quelque 850 millions d’euros par an. De quoi résorber, un peu, le déficit chronique de la Sécu.

Au-delà de l’aspect financier, évidemment pas négligeable, il s’agit avant tout pour le gouvernement d’envoyer un signal fort à la population. Cette mesure prend les traits d’un appel à la responsabilisation des Français dont les habitudes de consommation médicale sont outrancières. Les statistiques parlent d’elles-mêmes.

Nous sommes les plus gros consommateurs de médicaments d’Europe. Nous avons tendance à utiliser les remèdes les plus récents et les plus chers. Résultat: les dépenses annuelles moyennes par habitant consacrées à la santé atteignent 284 euros. C’est 40% de plus qu’en Allemagne et 80% de plus qu’au Royaume-Uni. Depuis 2002, la croissance des remboursements progresse au rythme de 15% par an. A la lumière de ces données, on comprend mieux la nécessité impérieuse de changer notre comportement vis-à-vis de la santé.

La responsabilisation du contribuable s’impose. Toutefois, nombreux sont ceux qui considèrent que la voie choisie par le gouvernement n’est pas la bonne. Nous verrons bientôt pourquoi et quelles sont leurs propositions

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