Francesco Rosi sera honoré à la prochaine Berlinale novembre 28 2007
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Le réalisateur italien Francesco ROSI, âgé de 85 ans, recevra pour l’ensemble de son oeuvre, l’Ours d’or honorifique à la prochaine Berlinale, qui se tient du 7 au 17 février 2008, à Berlin, ont annoncé les organisateurs de l’événement mardi 27 novembre.
“Les films de Rosi sont convaincants jusqu’à nos jours par leur force explosive et appartiennent aux classiques du cinéma militant”, a déclaré le directeur du festival, Dieter Kosslick, cité dans un communiqué de presse.
La Berlinale diffusera l’ensemble de l’oeuvre de Francesco Rosi.
Ancien assistant de Luchino Visconti, il est l’auteur de films de dénonciation politique et sociale comme Salvatore Giuliano (1961), Main basse sur la ville (1963), L’Affaire Mattei (1971), Lucky Luciano (1973), Cadavres exquis (1975)…
Cette distinction devrait lui être remise le 14 février lors d’une cérémonie de gala.
“Le Pigeon”, comédie à l’italienne novembre 26 2007
Publié par cultureitalienne in : Cinéma , 1 commentaire seulementA l’occasion du Panorama du cinéma italien au cinéma Action Ecoles, dans le Quartier Latin, j’ ai vu pour vous “Le Pigeon” (I Soliti Ignoti) de Mario MONICELLI.
“Le Pigeon“ raconte l’histoire d’une bande de petits malfrats de la banlieue de Rome. Cosimo, arrêté par la police alors qu’il tentait de voler une voiture, cherche quelqu’un, un “pigeon”, pour prendre sa place en prison contre de l’argent. Ce rôle est dévolu à Peppe, un boxeur à la manque. Malheureusement pour les deux hommes, le magistrat ne le croie pas et l’envoie lui aussi derrière les barreaux. Peppe apprend néanmoins que Cosimo prépare un gros coup. Sorti plus tôt que prévu, Peppe s’associe avec les complices de Cosimo pour dévaliser le coffre-fort du Mont-de-Piété. “Le Pigeon” n’est pas celui qu’on croit…
“Le Pigeon“, sorti en 1958, est une oeuvre importante du cinéma italien. A cette époque, la période néo-réaliste de l’après-guerre, est terminée. Le film de Monicelli préfigure les “comédies à l’italienne” des années 60, comme “Divorce à l’italienne” (1961) et “Les Monstres” (1963).
“Le Pigeon” est une comédie, on rit beaucoup à voir cette bande de minables se retrouver dans des situations cocasses et désepérées - en témoignent les rires tonitruants dans la salle 2 de l’Action Ecoles. Mais derrière cette grande farce, il faut y voir aussi la dénonciation d’une réalité sociale et politique. Ces pauvres volent d’autres pauvres (les “habituels inconnus” du titre italien) parce qu’ils n’ont pas envie de travailler comme ouvriers dans des usines ou avoir des petits boulots mal payés. Ce sont avant tout des marginaux.
“Le Pigeon” est également à voir pour son casting éblouissant : Monicelli réunit Vittorio Gassman (dans le rôle de Peppe), Marcello Mastroianni (avant sa collaboration avec Fellini), Toto et Claudia Cardinale dans son premier rôle dans un long-métrage.
Le Panorama du cinéma italien continue à l’ “Action écoles” jusqu’au 4 décembre.
- Le Pigeon (I Soliti Ignoti) de Mario MONICELLI (1958). Avec Vittorio Gassman, Marcello Mastroianni, Renato Salvatori, Toto, Claudia Cardinale, Rossano Rory, Tiberio Murgia… Durée : 1h51.
Panorama du cinéma italien à l’Action Ecoles novembre 23 2007
Publié par cultureitalienne in : Cinéma , ajouter 1 commentaireLe cinéma “Action Ecoles”, dans le 5° arrondissement de Paris, propose du 21 novembre au 4 décembre un panorama du cinéma italien.
Quelques classiques du cinéma italien, du néoralisme de l’après-guerre au début des années 1970, seront projetés en V.O. sous-titrée. Au total, ce sont quatorze films de quatorze réalisateurs différents.
Le programme de la quinzaine est le suivant:
Mercredi 21 novembre : Fellini Roma (1972) de Federico FELLINI. Durée : 1h59. Séances à 18h et 20h30.
Jeudi 22 : Rome, ville ouverte (Roma città aperta, 1945) de Roberto ROSSELLINI. Film phare du néoréalisme italien, c’est le premier d’un tryptique que Rossellini a consacré à la seconde guerre mondiale, avec Paisa et Allemangne, année zéro. Durée : 1h40. Séances à 18h, 20h et 22h.
Vendredi 23 : L’Eclipse (L’Eclisse, 1962) de Michelangelo ANTONIONI. Ce film a reçu le Prix Spécial du Jury à Cannes en 1962. Durée : 2h05. Séances à 18h et 20h30.
Samedi 24 : Le Dernier Tango à Paris (Ultimo Tango a Parigi, 1972) de Bernardo BERTOLUCCI. Durée : 2h09. Séances à 18h et 20h30.
Dimanche 25 : Le Pigeon (I Soliti Ignoti, 1958) de Mario MONICELLI. Durée : 1h45. Séances à 18h, 20h et 22h.
Lundi 26 : Main basse sur la ville (Le Mani sulla città, 1963) de Francesco ROSI. Durée : 1h45. Séances à 18h, 20h et 22h.
Mardi 27 : Mort à Venise (Morte a Venezia, 1971) de Luchino VISCONTI. Durée : 2h11. Séance unique 18h.
Mercredi 28 : Une vie difficile (Una vita difficile, 1961) de Dino RISI. Durée : 1h58. Séances à 16h, 18h30 et 21h.
Jeudi 29 : Le Voleur de bicyclette (Ladri di biciclette, 1948) de Vittorio DE SICA. Durée : 1h30. Séances à 16h, 18h, 20h et 22h.
Vendredi 30 : La Fille à la valise (La Ragazza con la valigia, 1962) de Valerio ZURLINI. Durée : 1h40. Séances à 16h, 18h, 20h et 22h.
Samedi 1er décembre : Drame de la jalousie (Dramma della gelosia, 1970) d’Ettore SCOLA. Durée : 1h46. Séances à 16h, 18h, 20h et 22h.
Dimanche 2 : L’Argent de la vieille (Lo Scopone scientifico, 1972) de Luigi COMENCINI. Durée : 1h58. Séances à 16h, 18h30 et 21h.
Lundi 3 : Le Bel Antonio (Il Bel Antonio, 1960) de Mauro BOLOGNINI. Durée : 1h45. Séances à 16h, 18h, 20h et 22h.
Mardi 4 : Le Décaméron (Il Decameron, 1971) de Pier Paolo PASOLINI. C’est le premier volet d’un triptyque appelé la “Trilogie de la vie”, achevé par Les Contes de Canterbury et Les Mille et une nuits. Durée : 1h50. Séances à 16h et 18h30.
La distribution et les résumés de chaque film sont disponibles sur le site : www.actioncinemas.com.
Action Ecoles, 23, rue des Ecoles, Paris 5. Tél. : 01 43 29 79 89.
Un “verre froid” venu de Sicile novembre 14 2007
Publié par cultureitalienne in : Agenda , ajouter 1 commentaireL’auteur sicilien Piergiorgio Di Cara présentera son dernier livre, jeudi 15 novembre, à 19h, au Centre culturel italien. “Verre froid” est le troisième volet des aventures de l’inspecteur Salvo Riccobono. Quand ce dernier apprend qu’il est sur la liste noire de Cosa Nostra, il est transféré en Calabre, où il devra affronter une autre mafia: la n’drangheta…
Piergiorgio Di Cara est né à Palerme en 1967. Avant de devenir romancier, il était commissaire à la brigade antimafia de Palerme.
La rencontre est organisée avec les éditions Métailié, en collaboration avec la Bilipo et la Libreria.
- Centre Culturel italien, 4, rue des Prêtres Saint Séverin, Paris 5°. Jeudi 15 novembre à 19h. Entrée libre dans la limite des places disponibles.
Un peu de délocalisation… novembre 12 2007
Publié par cultureitalienne in : Cinéma , ajouter 1 commentaireLe cinéma italien à Paris, oui, mais pas seulement. En France, plusieurs villes font vivre le cinéma transalpin.
Le 30e Festival du film italien de Villerupt (Meurthe-et-Moselle) a fermé ses portes dimanche 11 novembre. 19 films étaient en compétition. Le Prix (ou Amilcar, nom du trophée créé d’après une oeuvre originale d’Amilcar Zannoni) du jury a été décerné ex aequo à Le ferie di Licu (Les congés de Licu) de Vittorio Moroni et à Notturno bus (Bus de nuit) de Davide Marengo. La presse a récompensé Saturno contro (Saturne défavorable) de Ferzan Ozpetek alors que le public a choisi Non pensarci (T’en fais pas) de Gianni Zanasi.
A Grenoble, l’association Dolce Cinema organise à partir du 13 novembre les 2èmes Rencontres du cinéma italien jusqu’au 27 novembre. Cette année, la programmation tourne autour du thème des identités. Plus de renseignements sur : http://www.dolcecinema.com/
Outre Villerupt et Grenoble, le cinéma italien s’est exporté pour la 25e fois à Annecy du 25 septembre au 2 octobre dernier. Enfin, Toulouse accueillera les 4èmes Rencontres du cinéma italien du 30 mai au 8 juin 2008.
Un livre, un film novembre 4 2007
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Mon frère est fils unique, le dernier film de Daniele Luchetti, est sur les écrans français depuis le 12 septembre dernier. Adapté du roman autobiographique d’Antonio Pennacchi, Il fasciocommunista, paru en 2003 aux éditions Mondadori, il a été présenté au Festival de Cannes 2007 dans la section “Un certain regard”.
C’est l’histoire de deux frères dans l’Italie des années 60 et 70. Antonio, dit Accio (la Teigne), le cadet, se rebelle, entre au séminaire, puis adhère au MSI (Mouvement social italien, parti néo-fasciste), alors que son aîné, Manrico, rejoindra les Brigades rouges. Tout les oppose, en apparence, si ce n’est leur amour pour la même femme, Francesca.
A travers une histoire intime et familiale, dans la lignée de Nos meilleures années (les scénaristes, Stefano Rulli et Sandro Petraglia, ont également co-écrit le film de Luchetti) ou encore de Romanzo criminale, ce film rend compte de l’antagonisme des forces politiques durant les années de plomb. Après la guerre, la République italienne s’est construite contre le fascisme. Plutôt que de chercher à comprendre les erreurs du passé, les dirigeants ont fermé les yeux sur cette période noire. Dans les années 70, qui ont vu s’affronter deux terrorismes, celui des “rouges” et celui de l’extrême droite, pourtant, le régime de Mussolini compte de nombreux nostalgiques, tout comme encore aujourd’hui. Chronique familiale et politique, entre comédie et drame, Mon frère est fils unique nous fait découvrir les déchirements de l’Italie dans les années 70, symbolisés par la confrontation des deux frères Benassi.
- Mon frère est fils unique (Mio fratello è figlio unico). Un film de Daniele Luchetti, avec Elio Germano, Riccardo Scamarcio, Diane Fleri… ; Italie, 1h40.
Daniele LUCHETTI
Il a débuté sa carrière professionnelle en tant qu’assistant réalisateur, notamment de Nanni Moretti, qu’il mettra en scène dans Le Porteur de serviette en 1991. Ce film très politique, dans lequel Moretti campe un ministre socialiste corrompu, a obtenu beaucoup de succès en Italie, mais aussi en France. Il a notamment remporté le David (l’équivalent du César) du meilleur scénario et du meilleur acteur. Mio fratello è figlio unico est son huitième long métrage. Après Domani Domani (Un certain regard) et Le Porteur de serviette (compétition), c’est la troisième fois qu’il présentait un film à Cannes.
Antonio PENNACCHI
Ancien ouvrier, il s’inscrit adolescent au MSI, en est exclu puis adhère à Servire il popolo (Servir le peuple), un mouvement de marxistes-léninistes. Il entrera par la suite au PSI (Parti socialiste italien), à la CGIL (Confédération générale du travail, premier syndicat italien), au PCI, etc. En 1983, il se fait exclure définitivement de la CGIL et met un terme à la politique. C’est à cette date qu’il commence à écrire des romans. Il a collaboré à la réalisation de Mon frère est fils unique, tiré de son livre Il fasciocommunista.