Nuit Antonioni au Champo janvier 31 2008
Publié par cultureitalienne in : Cinéma , ajouter 1 commentaireMichelangelo Antonioni toute la nuit au Champo-Espace Jacques Tati samedi 2 février!
Le concept est simple: la première séance débute à minuit et la troisième et dernière finit au petit matin, avec un petit déjeuner à la clé.
Cette semaine, le Champo fait sa nuit avec Michelangelo Antonioni, réalisateur des chefs-d’oeuvre Blow up, Profession: reporter, L’Avventura…, et réalisateur de … La Nuit.
Au choix:
Salle 1: Zabriskie Point (1969, 1h50), Profession: reporter (1975, 2h06), Blow up (1967, 1h51).
Salle 2: L’Eclipse (1962, 2h05), L’Avventura (1960, 2h15), Zabriskie Point (1969, 1h50).
Nuit Michelangelo Antonioni, samedi 2 février 2008, 3 films + 1 petit déjeuner = 15 euros.
Le Cinéma Le Champo propose également un cycle consacré au maître italien.
Cycle Michelangelo Antonioni: Chronique d’un amour, La dame sans camélia, L’Avventura, La Nuit, L’Eclipse, Zabriskie Point, Profession: reporter et Le Mystère d’Oberwald.
Le Champo, 51, rue des Ecoles, 75005 PARIS.
Tél: 01 43 54 51 60.
Pippo Delbono: “L’art, un parcours pour se déconnaître, se déconstruire” janvier 31 2008
Publié par cultureitalienne in : Rencontres , 2commentairesLe metteur en scène italien Pippo Delbono, venu présenter à l’Institut culturel italien son “Obra Maestra”, opéra lyrique en hommage à Frank Zappa, a livré sa conception du théâtre et de l’opéra, “monde malade” et “bourgeois” selon lui.
Pippo Delbono dédicace son opéra lyrique “Obra Maestra” à Frank Zappa, “qui n’a pas vu comment le monde a empiré, plus que lui-même ne l’aurait pu imaginer” (”che non ha visto come il mondo è andato molto peggio che lui l’aveva potuto immaginare“). A charge l’opéra, “une bureaucratie totale”, “une bourgeoisie du théâtre”. Son explication? “L’opéra a d’inombrables règles. J’ai l’habitude d’arriver en retard, de ne pas avoir d’heure. J’ai dû me frotter aux horaires de bureau, comme à la Sécurité sociale, avec un syndicaliste qui me disait chaque matin, “hier on a fait deux minutes de plus que prévu, on en fera deux de moins aujourd’hui“…”. Cette arrivée dans ce lieu “horrible”, dans la “mafia des opéras”, lui a donné encore plus l’envie de se battre contre le système.
Obra Maestra parle donc de ce sentiment de révolte, de ce besoin de se révolter. Son opéra lyrique, il le présente comme un opéra en déconstruction. L’art est un lieu de révolte, et ainsi de totale liberté. “J’ai aucun ami qui va à l’opéra”. Il nous donne comme exemple La Traviata de Verdi, un opéra qu’on connaît, parce qu’on connaît la chanteuse, on l’écoutait au lycée… “L’art, ce n’est pas se reconnaître. C’est un parcours pour se déconnaître”.
Dans les extraits de son opéra “expérimental”, on le voit s’agiter comme un chien fou, tel un chaman exhortant à la transe, débraillé, la voix devenant un murmure, une voix qui s’essoufle. Son spectacle, il le dit lui-même, s’est construit dans le chaos, comme un voyage dans la possibilité de l’absurde.
Le théâtre pour lui c’est de la musique. Un comédien ne joue pas un personnage, il n’interprète pas quelqu’un. Le comédien joue une partition physique. Il chante, il danse, il bouge en rythme.
Le Nouveau Théâtre de Montreuil “improvise” janvier 30 2008
Publié par cultureitalienne in : Théâtre , 1 commentaire seulementLe Nouveau Théâtre de Montreuil (93) ouvre ses portes avec la pièce de Luigi Pirandello, “Ce soir on improvise”. Quelle oeuvre mieux adaptée pour “baptiser” un nouveau lieu que celle d’une pièce de théâtre sur le théâtre…
Dans “Ce soir on improvise”, il est question, comme son titre l’indique, d’improvisation. On improvise tellement - et on fait tellement semblant d’improviser - qu’on se demande, quand on n’a pas lu la pièce, quelle est la part d’adaptation et celle de création, de la part de Gilberte Tsaï, directrice de la nouvelle salle et metteur en scène de la pièce.
A travers un canevas défini, expliqué en début de représentation, l’histoire d’une famille “de la Sicile intérieure“, un père dominé et sifflotant, une mère napolitaine, surnommée la “Générale”, et leurs quatre filles, l’histoire d’une jalousie, “Ce soir on improvise” convie à une réflexion générale sur le théâtre et les personnages qui en font partie. Le metteur en scène interpelle ses acteurs sur scène, leur demande de se présenter aux spectateurs, qui eux-mêmes donnent leur avis sur la pièce, applaudissent, râlent (rôle joué par des amateurs prédéfinis, auxquels d’autres spectateurs se joignent pour réclamer le silence). Luigi Pirandello en personne fait part de ses impressions sur l’adaptation qui lui est proposée.
Nous assistons à la création d’une pièce, du texte aux décors. Les comédiens se plaignent, réclamant parfois plus d’improvisation, pour d’autres plus de directive… Le tout dans une expérience fascinante et intéressante, dans laquelle plane tout de même une impression de fouillis. On peine à rentrer dans l’histoire, certains acteurs surjouent parfois, à tel point qu’on se demande s’ils jouent une vraie scène ou s’ils improvisent.
Mais la pièce, écrite en 1930, est toujours d’actualité. Les thèmes qu’elle explore (la condition d’acteur, la réalisation d’un rêve, la famille sicilienne, le mépris ou le respect des conventions) résonnent en chaque spectateur. Modernité de la pièce et modernité du lieu. Jusque dans la conception futuriste des toilettes, oserais-je, où un tuyau très high-tech, tombant du plafond, laisse couler l’eau…
Luigi PIRANDELLO est né le 28 juin 1867 à Agrigente (Sicile). Poète, essayiste, écrivain, dramaturge, il est Prix Nobel de littérature en 1934. Il se fait surtout connaître pour ses pièces de théâtre, dont “Six personnages en quête d’auteur” (1921).
“Ce soir on improvise”, d’après Luigi Pirandello. Traduction de Ginette Henry. Montage et mise en scène de Gilberte Tsaï. Avec Christiane Cohendy, Sylvie Debrun, Roland Depauw, Gérard Hardy, Laurent Manzoni, Jacques Mazeran…
Nouveau Théâtre de Montreuil, salle Jean-Pierre Vernant, 10, place Jean-Jaurès, Montreuil. Réservations: 01 48 70 48 90.
Jusqu’au 2 février 2008.
“Poussière” de Carlo Bordini janvier 22 2008
Publié par cultureitalienne in : Rencontres , ajouter 1 commentaireEn ce début d’année 2008, le poète romain Carlo Bordini participe à plusieurs rencontres pour présenter son poème Poussière/Polvere, publié une première fois en 1992 et réédité par les éditions Alidades en version bilingue (français/italien).
Poète, romancier, essayiste, Carlo Bordini est tout cela à la fois. Enfin, lui préfère dire qu’il n’écrit pas mais qu’il est écrit, qu’il ne crée pas mais qu’il est créé… L’auteur romain a donné une première lecture à La Libreria vendredi 18 janvier 2008 à 19h, en compagnie de son traducteur Olivier Favier pour les passages en français, devant un public nombreux, presque trop nombreux pour le sous-sol de cette librairie du IXè arrondissement.
Ecoutez un extrait de Poussière/Polvere (en italien puis en français), qui a été suivi de La Simplicité, un essai sur Luigi Ghirri, ami photographe de Carlo Bordini, mort en 1992, l’année également de la parution de Poussière.
extrait de “Polvere” (en italien)
Vous pouvez également lire un extrait de Poussière/Polvere, ici.
Pour ceux qui voudraient en profiter en direct, d’autres lectures sont prévues : les samedi et dimanche 9 et 10 mars au café-littéraire L’Ogre à plumes, 49/51 rue Jean-Pierre Timbaud (11 ème) . Plus de renseignements sur leur site : www.logreaplumes.com.
Et pour les non Parisiens, Carlo Bordini et Olivier Favier se rendront à la Maison de la poésie de Dieppe, puis à celle de Namur (Belgique).
Carlo BORDINI est né le 2 septembre 1938 à Rome. Il a publié plusieurs recueils de poèmes, un roman, Gustavo, une maladie mentale (2006, en attente de publication en France). Ancien enseignant-chercheur au département d’Histoire de l’université La Sapienza à Rome, il s’était spécialisé dans l’histoire de l’amour et de la famille au XVIII° siècle.
Carlo BORDINI, Poussière/Polvere, suivi de La Simplicité, Editions Alidades, collection “bilingues”, 5,50 €.
De l’Italie à la Chine: “L’Etoile imaginaire” de Gianni Amelio janvier 21 2008
Publié par cultureitalienne in : Cinéma , ajouter 1 commentaireL’usine, la mondialisation, la recherche de soi : voici les thèmes majeurs du dernier film de Gianni Amelio, “L’Etoile imaginaire” (La stella che non c’è), projeté samedi 19 janvier au Cinéma du Panthéon.
Vous avez peut-être déjà vu ce très beau film, sorti sur les écrans français le 24 janvier 2007. Vous avez peut-être eu l’occasion de le revoir samedi 19 janvier grâce à la projection-débat de l’association Anteprima, animée par Paolo Modugno, enseignant à Sciences-Po, dans le cadre du Ciné-Club: “L’Italie à travers son cinéma”. Vous aurez sinon la possibilité de le voir en DVD.
L’histoire. Vincenzo Buonavolontà (”bonne volonté” en français, et cela veut dire beaucoup ici) est chargé de la maintenance d’une usine italienne qui vient d’être vendue à des industriels chinois. Il se rend compte qu’une des pièces, le haut fourneau, a un défaut qui pourrait entraîner de graves accidents. Il se met alors en tête de la réparer lui-même et d’apporter cette pièce nouvellement réparée en Chine. Dans ce pays en pleine révolution industrielle, où les aciéries se comptent par centaines, il sera aidé dans ce périple par une jeune traductrice, Liu Hua…
Le débat. A l’issue de la projection, une discussion a été animée par Paolo Modugno, organisateur du ciné-club. Lui-même a trouvé le film “génial, même si le scénario est complètement invraisemblable, vraiment nul”. Une thèse pas nécessairement approuvé par tous les spectateurs. “C’est un film sur la différence de langue, de culture entre deux pays, l’Italie et la Chine. Ce n’est pas une fable: les paysages décrivent une réalité, et on croit à la quête de Vincenzo , comme y croit sa traductrice”, a souligné une spectatrice, dont le mari est d’origine chinoise.
Certains ont vu dans l’obsession du personnage principal une entreprise néo-colonialiste, alors que d’autres spectateurs ont vu avant tout l’histoire d’un homme bon, plein de fierté ouvrière, qui effectue son travail de deuil, dans un contexte de mondialisation.
Le réalisateur. Gianni Amelio, né en 1945, a notamment réalisé “Lamerica” (1994), un film sur l’immigration albanaise en Italie, et “Les clefs de la maison” (2004), avec Kim Rossi Stuart et Charlotte Rampling.
“L’Etoile imaginaire” est librement adapté d’un roman d’Ermanno Rea, “Démantèlement” (Flammarion).
Avec Sergio Castellito, Tai Ling (1h44).
Pour voir la bande-annonce de “L’Etoile imaginaire”, cliquez ici, et une critique du “Monde”, paru le 24 janvier 2007.
Le prochain rendez-vous du Ciné-club aura lieu le 12 février avec la projection, en avant-première, du “Voyage de Primo Levi” (La Strada di Levi), un documentaire de Davide Ferrario.
Une nouvelle rubrique dans Cultur’al Dante janvier 12 2008
Publié par cultureitalienne in : Uncategorized , 1 commentaire seulementAprès moults hésitations, j’ai décidé d’introduire une nouvelle rubrique dans Cultur’al Dante : le théâtre.
Le théâtre est, après tout, une pièce écrite jouée par des comédiens sur scène et fait donc entièrement partie de la catégorie littérature.
A l’occasion de l’ouverture de cette nouvelle rubrique, voici les principaux rendez-vous théâtraux “italianistes” des prochains mois. Au menu, Pippo Delbono, Dario Fo, Luigi Pirandello, Carlo Goldoni, entre autres…
- Questo buio feroce de Pippo DELBONO (spectacle en italien, surtitré en français).
Du 9 janvier au 2 février 2008.
Théâtre du Rond-Point, 2 bis avenue Franklin Roosevelt, 75008 PARIS. Plus de renseignements, ici.
Ici, un article du Monde paru dans l’édition du samedi 12 janvier. - I racconti di Giugno de Pippo DELBONO.
Les lundis 21 et 28 janvier 2008 à 21h.
Théâtre du Rond-Point. - Les Pointilleuses de Carlo GOLDONI.
Jusqu’à fin février 2008.
Théâtre de la Comédie italienne, 17, rue de la Gaîté, 75014 PARIS. Renseignements ici. - Ce soir on improvise de Luigi PIRANDELLO.
Du 12 janvier au 2 février 2008.
Nouveau Théâtre de Montreuil, 93100 MONTREUIL-SOUS-BOIS. Renseignements ici.
Vous pouvez également lire l’interview de Gilberte Tsaï, la directrice du nouveau théâtre, réalisée par L’Italie à Paris. - Orgasme adulte échappé du zoo de Dario FO.
Du 20 janvier au 27 avril 2008.
Essaïon, 6, rue Pierre-au-Lard, 75004 PARIS. - Saint François, le divin jongleur de Dario FO.
Du 30 janvier au 24 février 2008.
Studio-Théâtre de la Comédie-Française. Plus de renseignements sur le site de la Comédie-Française. - Voyage en Sicile de Luigi PIRANDELLO.
Du 7 au 23 février 2008.
Athénée - Théâtre Louis Jouvet, Square de l’Opéra-Louis Jouvet, 7, rue Bourdeau, 75009 PARIS. - La Festa de Spiro SCIMONE.
Du 12 février au 8 mars 2008.
Théâtre du Vieux-Colombier (Comédie-Française).
La littérature italienne bientôt à l’honneur janvier 7 2008
Publié par cultureitalienne in : Littérature , ajouter 1 commentaireLa librairie “Leggere per” de Florence organise du 1er au 3 février prochain la 1ère édition de la Fête du livre et des cultures italiennes.
Cette manifestation se tiendra à l’Espace animation des Blancs Manteaux, en partenariat avec la mairie du 4ème arrondissement de Paris.
Au programme, rencontres avec des écrivains, expositions, projections, musiques et dégustations. Pour plus d’informations, cliquez ici. La Fête du livre et des cultures italiennes a pour thèmes la lecture et le travail.
A cette occasion, le collectif Ritalab (groupe de photographes), en collaboration avec “Leggere per”, organise jusqu’au 25 janvier un concours de photographies sur le thème “L’autre qui lit, l’autre qui travaille”. Les oeuvres sélectionnées seront exposées le temps de la manifestation, durant trois jours, à l’Espace des Blancs Manteaux.
Le règlement du concours est disponible sur le site Internet de L’Italie à Paris.
Infos pratiques :
Espace des Blancs Manteaux
48, rue Vieille du Temple - 75004 PARIS (Métro Saint-Paul)
Tél. 01 44 54 75 79
Du vendredi 1er au dimanche 3 février 2008.