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De l’Italie à la Chine: “L’Etoile imaginaire” de Gianni Amelio janvier 21 2008

Publié par cultureitalienne in : Cinéma , ajouter 1 commentaire

L’usine, la mondialisation, la recherche de soi : voici les thèmes majeurs du dernier film de Gianni Amelio, “L’Etoile imaginaire” (La stella che non c’è), projeté samedi 19 janvier au Cinéma du Panthéon.

“L’Etoile imaginaire” de Gianni AmelioVous avez peut-être déjà vu ce très beau film, sorti sur les écrans français le 24 janvier 2007. Vous avez peut-être eu l’occasion de le revoir samedi 19 janvier grâce à la projection-débat de l’association Anteprima, animée par Paolo Modugno, enseignant à Sciences-Po, dans le cadre du Ciné-Club: “L’Italie à travers son cinéma”. Vous aurez sinon la possibilité de le voir en DVD.

L’histoire. Vincenzo Buonavolontà (”bonne volonté” en français, et cela veut dire beaucoup ici) est chargé de la maintenance d’une usine italienne qui vient d’être vendue à des industriels chinois. Il se rend compte qu’une des pièces, le haut fourneau, a un défaut qui pourrait entraîner de graves accidents. Il se met alors en tête de la réparer lui-même et d’apporter cette pièce nouvellement réparée en Chine. Dans ce pays en pleine révolution industrielle, où les aciéries se comptent par centaines, il sera aidé dans ce périple par une jeune traductrice, Liu Hua…

Le débat. A l’issue de la projection, une discussion a été animée par Paolo Modugno, organisateur du ciné-club. Lui-même a trouvé le film “génial, même si le scénario est complètement invraisemblable, vraiment nul”. Une thèse pas nécessairement approuvé par tous les spectateurs. “C’est un film sur la différence de langue, de culture entre deux pays, l’Italie et la Chine. Ce n’est pas une fable: les paysages décrivent une réalité, et on croit à la quête de Vincenzo , comme y croit sa traductrice”, a souligné une spectatrice, dont le mari est d’origine chinoise.
Certains ont vu dans l’obsession du personnage principal une entreprise néo-colonialiste, alors que d’autres spectateurs ont vu avant tout l’histoire d’un homme bon, plein de fierté ouvrière, qui effectue son travail de deuil, dans un contexte de mondialisation.

Le réalisateur. Gianni Amelio, né en 1945, a notamment réalisé “Lamerica” (1994), un film sur l’immigration albanaise en Italie, et “Les clefs de la maison” (2004), avec Kim Rossi Stuart et Charlotte Rampling.
“L’Etoile imaginaire” est librement adapté d’un roman d’Ermanno Rea, “Démantèlement” (Flammarion).
Avec Sergio Castellito, Tai Ling (1h44).

Pour voir la bande-annonce de “L’Etoile imaginaire”, cliquez ici, et une critique du “Monde”, paru le 24 janvier 2007.

Le prochain rendez-vous du Ciné-club aura lieu le 12 février avec la projection, en avant-première, du “Voyage de Primo Levi” (La Strada di Levi), un documentaire de Davide Ferrario.