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Monicelli par Monicelli mars 23 2008

Publié par cultureitalienne in : Rencontres , ajouter 1 commentaire

Le doyen du cinéma italien, Mario Monicelli, 93 ans, a livré samedi 22 mars la traditionnelle “leçon de cinéma” à la Cinémathèque française, qui lui rend hommage pendant deux mois.

14h30. Salle Henri Langlois de la Cinémathèque française. Mario Monicelli monte sur la scène, ému, et remercie le public d’être encore une fois nombreux pour l’accueillir. Pendant une heure et demie environ, il commente des extraits de ses films, parle de ses tournages, raconte son travail avec les scénaristes et acteurs de l’époque et répond aux questions du public.
La leçon de cinéma de Mario Monicelli est animée par Bernard Benoliel de la Cinémathèque et par Sergio Toffetti, ancien responsable de la section film du Musée du Cinéma de Turin et directeur adjoint de la Cineteca Nazionale de Rome.

“Leçon de cinéma”: Sergio Toffetti, Mario Monicelli, Bernard Benoliel

Le tournage du “Pigeon”. “Ce fut très amusant. Les acteurs étaient très amis entre eux, ils formaient une bande. Il y avait des acteurs professionnels, Marcello Mastroianni, Vittorio Gassman, et les autres : le sicilien (Tiberio Murgia) était garçon de restaurant, le petit vieux (Carlo Pisacane) était jongleur de rue, et puis Claudia Cardinale, une Tunisienne de 19 ans qui ne parlait pas un mot d’italien… Le tournage fut vraiment sympathique”, dit en se remémorant Mario Monicelli.
“On a eu du mal à démarrer le film. La production ne voulait pas de Gassman, parce qu’il venait du théâtre, jouait dans des films très classiques ou le rôle de vilain. Il ne pouvait donc pas jouer le rôle de comique. Moi, je savais qu’il était amusant, spirituel, plein d’ironie. Pour l’imposer, j’ai dû lui changer son visage et le faire bégayer pour l’abaisser de ton et lui enlever son air d’intellectuel. Et puis le film a marché, tout a marché, et moi-même j’ai été lancé!”.

Monicelli scénariste. “Le Pigeon” est écrit avec Age Scarpelli et Suso Cecchi D’Amico, un couple de scénaristes qui a duré 40 ans. “Nous avons travaillé ensemble sur plusieurs films. On écrivait aussi dans des journaux politico-humoristiques. On se retrouvait le matin et on parlait pendant deux heures de politique, des rumeurs qui couraient. Puis enfin on se mettait au travail. On discutait uniquement des notes prises sur le début du film, sur un rôle… Chacun écrivait sa petite idée du sujet et on choisissait ensemble la meilleure. Cela a duré six mois. Mais c’était tellement amusant que cela aurait pu durer deux ans”.

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La Cinémathèque rend hommage à Mario Monicelli mars 23 2008

Publié par cultureitalienne in : Cinéma , ajouter 1 commentaire

43 films, une leçon de cinéma, des conférences sur la comédie à l’italienne… La Cinémathèque française rend hommage pendant deux mois à un grand cinéaste italien : Mario Monicelli.

Cinémathèque

Moins connu en France que Fellini, Rossellini, Visconti ou Antonioni, Mario Monicelli, qui, à 93 ans, est le doyen des cinéastes italiens, tourne depuis l’après-guerre et a réalisé plus de 65 films. Son film le plus connu, “Le Pigeon” (1958), est le film pivot de la comédie à l’italienne. Il a dirigé les plus grands comédiens italiens (Vittorio Gassman, Marcello Mastroianni, Alberto Sordi, Toto, Ugo Tognazzi, Gian Maria Volontè), comédiennes (Claudia Cardinale, Monica Vitti, Anna Magnani, Sophia Loren), ainsi que certains acteurs français (Bernard Blier, Catherine Deneuve, Gérard Depardieu…).  

La soirée d’ouverture du cycle Mario Monicelli a eu lieu mercredi 19 mars à 20h, en présence du réalisateur italien et avec la projection de “Un bourgeois tout petit, petit” (Un borghese piccolo piccolo, 1977).

Jean Toubiana, le directeur de la Cinémathèque, a dédié la rétrospective Monicelli à Pierre Todeschini, (décédé en août 2007), le fondateur du Festival du cinéma italien d’Annecy en 1983, où il a reçu à plusieurs reprises Mario Monicelli.
Claudia Cardinale, qui était dans la salle, est montée sur scène pour saluer celui qui lui a donné son premier rôle, celui de Carmela, une jeune sicilienne, dans “Le Pigeon” (I soliti ignoti, 1958).
L’invité surprise de la soirée était Vincenzo Cerami, l’auteur du livre”Un bourgeois tout petit, petit”, adapté au cinéma par Mario Monicelli.

Affiche du film. ”Un bourgeois tout petit, petit”. Giovanni Vivaldi (Alberto Sordi) est un petit fonctionnaire, employé d’un ministère à Rome. Petit bourgeois, c’est l’Italien moyen. Il a une femme, Amalia, mais l’amour de sa vie, c’est son fils unique, Mario. Quand celui-ci obtient son diplôme de comptabilité, Giovanni fait tout pour que Mario trouve un travail au ministère. De magouilles en magouilles, il entre même dans la franc-maçonnerie, où on lui donnera le sujet de l’épreuve.
Truculente satire, “Un bourgeois tout petit, petit” épingle tour à tour la religion, le machisme, les fonctionnaires, la maçonnerie, la société moderne individualiste et corrompue par l’argent. Puis, Mario meurt alors qu’il se rendait à son examen. Les vies de Giovanni et Amalia se retrouvent bouleversées. Giovanni erre dans les rues de Rome, espérant trouver l’assassin de son fils et se transforme lui-même en tueur…