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La Cinémathèque rend hommage à Mario Monicelli mars 23 2008

Publié par cultureitalienne in : Cinéma , rétrolien

43 films, une leçon de cinéma, des conférences sur la comédie à l’italienne… La Cinémathèque française rend hommage pendant deux mois à un grand cinéaste italien : Mario Monicelli.

Cinémathèque

Moins connu en France que Fellini, Rossellini, Visconti ou Antonioni, Mario Monicelli, qui, à 93 ans, est le doyen des cinéastes italiens, tourne depuis l’après-guerre et a réalisé plus de 65 films. Son film le plus connu, “Le Pigeon” (1958), est le film pivot de la comédie à l’italienne. Il a dirigé les plus grands comédiens italiens (Vittorio Gassman, Marcello Mastroianni, Alberto Sordi, Toto, Ugo Tognazzi, Gian Maria Volontè), comédiennes (Claudia Cardinale, Monica Vitti, Anna Magnani, Sophia Loren), ainsi que certains acteurs français (Bernard Blier, Catherine Deneuve, Gérard Depardieu…).  

La soirée d’ouverture du cycle Mario Monicelli a eu lieu mercredi 19 mars à 20h, en présence du réalisateur italien et avec la projection de “Un bourgeois tout petit, petit” (Un borghese piccolo piccolo, 1977).

Jean Toubiana, le directeur de la Cinémathèque, a dédié la rétrospective Monicelli à Pierre Todeschini, (décédé en août 2007), le fondateur du Festival du cinéma italien d’Annecy en 1983, où il a reçu à plusieurs reprises Mario Monicelli.
Claudia Cardinale, qui était dans la salle, est montée sur scène pour saluer celui qui lui a donné son premier rôle, celui de Carmela, une jeune sicilienne, dans “Le Pigeon” (I soliti ignoti, 1958).
L’invité surprise de la soirée était Vincenzo Cerami, l’auteur du livre”Un bourgeois tout petit, petit”, adapté au cinéma par Mario Monicelli.

Affiche du film. ”Un bourgeois tout petit, petit”. Giovanni Vivaldi (Alberto Sordi) est un petit fonctionnaire, employé d’un ministère à Rome. Petit bourgeois, c’est l’Italien moyen. Il a une femme, Amalia, mais l’amour de sa vie, c’est son fils unique, Mario. Quand celui-ci obtient son diplôme de comptabilité, Giovanni fait tout pour que Mario trouve un travail au ministère. De magouilles en magouilles, il entre même dans la franc-maçonnerie, où on lui donnera le sujet de l’épreuve.
Truculente satire, “Un bourgeois tout petit, petit” épingle tour à tour la religion, le machisme, les fonctionnaires, la maçonnerie, la société moderne individualiste et corrompue par l’argent. Puis, Mario meurt alors qu’il se rendait à son examen. Les vies de Giovanni et Amalia se retrouvent bouleversées. Giovanni erre dans les rues de Rome, espérant trouver l’assassin de son fils et se transforme lui-même en tueur…  

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