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L’Italie primée deux fois à Cannes mai 25 2008

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Le 61° Festival de Cannes et son président du jury, l’américain Sean Penn, viennent de décerner à l’Italie deux beaux prix, aux deux films présentés en sélection officielle.

“Gomorra” de Matteo Garrone (d’après le best-seller de Roberto Saviano) a reçu le Grand Prix du Jury, la plus haute distinction après la Palme d’or. Et 10 ans après “La Vie est belle” de Roberto Benigni. Le film sortira en France le 13 août prochain.

La biographie de Giulio Andreotti, “Il Divo” de Paolo Sorrentino, a quant à elle reçu le Prix du jury. Sortie française le 10 décembre 2008.

Sergio Castellitto, un des membres du jury, n’a pas manqué l’occasion de jouer au photographe…  

61e Festival de Cannes: l’Italie n’est pas oubliée avril 25 2008

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affiche du Festival de Cannes 2008, d’après une photo de David Lynch mise en scène par Pierre Collier

La sélection du 61e Festival de Cannes, qui se tiendra du 14 au 25 mai, a été dévoilée mercredi 23 avril. Au menu: deux films italiens en compétition et Sergio Castellitto comme membre du jury, sous la direction de Sean Penn.

.”Gomorra” de Matteo Garrone: c’est l’adaptation du désormais best-seller de Roberto Saviano, qui s’est plongé dans l’univers de la Camorra, la mafia napolitaine. Matteo Garrone avait auparavant réalisé “L’Etrange Monsieur Peppino” (2004).

.”Il Divo” de Paolo Sorrentino: le réalisateur de “L’Ami de la famille” raconte dans ce film la vie de Giulio Andreotti, sept fois président du Conseil dans la seconde moitié du XXe siècle. Membre de la Démocratie chrétienne (DC), il est accusé en 1992 d’association mafieuse et d’avoir commandité le meurtre d’un journaliste en 1979. Du fait de son immunité, il n’a jamais été inquiété par la justice. 

Wim Wenders présentera en sélection officielle “The Palermo shooting”, une romance entre un Allemand et une jeune sicilienne. Avec Giovanna Mezzogiorno et Dennis Hopper.   

Et nous retrouverons le réalisateur de “Nos meilleures années”, Marco Tullio Giordana, en séance spéciale, avec “Sangue pazzo”. Monica Bellucci et Luca Zingaretti incarnent un couple d’acteurs assassiné par les partisans le 30 avril 1945, cinq jours après la Libération.

Histoires d’It : le nouveau documentaire italien mars 31 2008

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A deux semaines des élections législatives italiennes, ce festival du nouveau documentaire italien tombe à point pour mieux connaître l’Italie d’aujourd’hui. Au programme, plus de trente documentaires, inédits en France, réalisés par des cinéastes contemporains : Francesca Comencini, Mimmo Calopresti, Marco Bellocchio…

Le festival Histoires d’It-Le nouveau documentaire italien sera inauguré lundi 31 mars à 20h, à la Cinémathèque française. L’Institut culturel italien, organisateur de l’événement, présentera le documentaire de Marco Bellocchio, “Sorelle”, en présence du réalisateur, du directeur de la Cinémathèque, Serge Toubiana, et de Valeria Bruni-Tedeschi, la marraine du festival.

L’ouverture officielle du festival aura lieu lundi 7 avril à 19h à l’Institut culturel italien, avec la projection de deux documentaires, en présence de leurs réalisateurs, Jean-Louis Comolli et Pietro Marcello, et de Rossana Rummo, la directrice de l’Institut.
Le festival est divisé en plusieurs sections thématiques : Ritratti e storie di vita (Portraits et histoires de vie), Il bel paese (Le Beau pays), Lo sguardo altrove (Le regard ailleurs), Crimini e misfatti (Crimes et méfaits), Adesso musica! (Et maintenant, musique!).

Histoires d’It. Le nouveau documentaire italien
Du 7 avril au 28 mai 2008

Soirée d’inauguration : Cinémathèque française - Musée du Cinéma, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.
Entrée libre et sans réservation dans la limite des places disponibles.

Festival : Institut culturel italien, 73 rue de Grenelle, 75007 Paris.

La Cinémathèque rend hommage à Mario Monicelli mars 23 2008

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43 films, une leçon de cinéma, des conférences sur la comédie à l’italienne… La Cinémathèque française rend hommage pendant deux mois à un grand cinéaste italien : Mario Monicelli.

Cinémathèque

Moins connu en France que Fellini, Rossellini, Visconti ou Antonioni, Mario Monicelli, qui, à 93 ans, est le doyen des cinéastes italiens, tourne depuis l’après-guerre et a réalisé plus de 65 films. Son film le plus connu, “Le Pigeon” (1958), est le film pivot de la comédie à l’italienne. Il a dirigé les plus grands comédiens italiens (Vittorio Gassman, Marcello Mastroianni, Alberto Sordi, Toto, Ugo Tognazzi, Gian Maria Volontè), comédiennes (Claudia Cardinale, Monica Vitti, Anna Magnani, Sophia Loren), ainsi que certains acteurs français (Bernard Blier, Catherine Deneuve, Gérard Depardieu…).  

La soirée d’ouverture du cycle Mario Monicelli a eu lieu mercredi 19 mars à 20h, en présence du réalisateur italien et avec la projection de “Un bourgeois tout petit, petit” (Un borghese piccolo piccolo, 1977).

Jean Toubiana, le directeur de la Cinémathèque, a dédié la rétrospective Monicelli à Pierre Todeschini, (décédé en août 2007), le fondateur du Festival du cinéma italien d’Annecy en 1983, où il a reçu à plusieurs reprises Mario Monicelli.
Claudia Cardinale, qui était dans la salle, est montée sur scène pour saluer celui qui lui a donné son premier rôle, celui de Carmela, une jeune sicilienne, dans “Le Pigeon” (I soliti ignoti, 1958).
L’invité surprise de la soirée était Vincenzo Cerami, l’auteur du livre”Un bourgeois tout petit, petit”, adapté au cinéma par Mario Monicelli.

Affiche du film. ”Un bourgeois tout petit, petit”. Giovanni Vivaldi (Alberto Sordi) est un petit fonctionnaire, employé d’un ministère à Rome. Petit bourgeois, c’est l’Italien moyen. Il a une femme, Amalia, mais l’amour de sa vie, c’est son fils unique, Mario. Quand celui-ci obtient son diplôme de comptabilité, Giovanni fait tout pour que Mario trouve un travail au ministère. De magouilles en magouilles, il entre même dans la franc-maçonnerie, où on lui donnera le sujet de l’épreuve.
Truculente satire, “Un bourgeois tout petit, petit” épingle tour à tour la religion, le machisme, les fonctionnaires, la maçonnerie, la société moderne individualiste et corrompue par l’argent. Puis, Mario meurt alors qu’il se rendait à son examen. Les vies de Giovanni et Amalia se retrouvent bouleversées. Giovanni erre dans les rues de Rome, espérant trouver l’assassin de son fils et se transforme lui-même en tueur…  

Terra di Cinema mars 12 2008

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affiche festivalLa ville de Tremblay-en-France accueille sa 8e édition de “Terra di Cinema”, un festival représentatif du nouveau cinéma italien. Du 12 mars au 1er avril, 17 films seront projetés, dont 14 inédits.

On attend notamment le nouveau film de Mario Monicelli, “Le Rose del deserto”, avec Michele Placido. Un réalisateur confirmé qui recevra un hommage à la Cinémathèque de Paris dès le 19 mars prochain.

Au programme également, “Baciami piccina”(Prix du public au Festival d’Annecy 2007), “Notturno Bus” (Amilcar du Jury - Villerupt 2007), “Saturno contro” de Ferzan Ozpetek (Amilcar du jury) ou encore “Il vento fa il suo giro” (Grand Prix du jury - Annecy 2006).

“L’aria salata” d’Alessandro Angelini, un film sur la réinsertion des détenus, fera l‘ouverture du festival “Terra di cinema”, ce soir (mercredi 12 mars) à 20h30.

Festival Terra di Cinema. Du 12 mars au 1er avril au cinéma Jacques-Tati de Tremblay-en-France (93). Programmation et infos pratiques au 01 48 61 48 48 ou sur le site www.tremblay-en-france.fr

“Liscio”: et la musique fût mars 8 2008

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Affiche du filmDans ce petit film sorti sur les écrans le 5 mars dernier, la musique se transmet de père en fille et de mère en fils.
Pour Raul, 12 ans, “la musique est belle et simple, sept notes, rien que sept, il suffit de les jouer les unes après les autres…”. La vie est bien plus difficile. A commencer par sa mère, Monica (Laura Morante), une chanteuse de bal populaire (le “liscio” en question), qui collectionne les amants sans jamais trouver le bon. Il se met en tête, lui, de trouver la personne parfaite pour sa mère. Et pourquoi pas son professeur de musique ?  

Les péripéties de Raul, la vie sentimentale de Monica, les scènes de l’école ne convainquent pas, elles multiplient d’ailleurs les clichés. Reste la musique, le “liscio” dont se passionne Raul, légué par son accordéoniste de grand-père maternel. Laura Morante, qui interprète elle-même les chansons, est une nouvelle fois parfaite dans son rôle. Mais parvient-elle à sauver le film ?
“Liscio” demeure agréable à regarder, pour le plaisir de la langue italienne, pour la musique et pour les acteurs, mais plus comme un bon téléfilm pour les soirées pluvieuses.

“Liscio, la musique de ma mère”. Un film de Claudio Antonini. Avec Laura Morante, Umberto Morelli, Antonio Catania… Durée : 1h17.
A Paris, au cinéma Le Latina.

Nuit Antonioni au Champo janvier 31 2008

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Michelangelo Antonioni toute la nuit au Champo-Espace Jacques Tati samedi 2 février!

Le concept est simple: la première séance débute à minuit et la troisième et dernière finit au petit matin, avec un petit déjeuner à la clé.

Affiche du filmCette semaine, le Champo fait sa nuit avec Michelangelo Antonioni, réalisateur des chefs-d’oeuvre Blow up, Profession: reporter, L’Avventura…, et réalisateur de … La Nuit.   

Au choix:
Salle 1: Zabriskie Point (1969, 1h50), Profession: reporter (1975, 2h06), Blow up (1967, 1h51).
Salle 2: L’Eclipse (1962, 2h05), L’Avventura (1960, 2h15), Zabriskie Point (1969, 1h50).

Nuit Michelangelo Antonioni, samedi 2 février 2008, 3 films + 1 petit déjeuner = 15 euros.

Le Cinéma Le Champo propose également un cycle consacré au maître italien.
Cycle Michelangelo Antonioni: Chronique d’un amour, La dame sans camélia, L’Avventura, La Nuit, L’Eclipse, Zabriskie Point, Profession: reporter et Le Mystère d’Oberwald.

Le Champo, 51, rue des Ecoles, 75005 PARIS.
Tél: 01 43 54 51 60.

De l’Italie à la Chine: “L’Etoile imaginaire” de Gianni Amelio janvier 21 2008

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L’usine, la mondialisation, la recherche de soi : voici les thèmes majeurs du dernier film de Gianni Amelio, “L’Etoile imaginaire” (La stella che non c’è), projeté samedi 19 janvier au Cinéma du Panthéon.

“L’Etoile imaginaire” de Gianni AmelioVous avez peut-être déjà vu ce très beau film, sorti sur les écrans français le 24 janvier 2007. Vous avez peut-être eu l’occasion de le revoir samedi 19 janvier grâce à la projection-débat de l’association Anteprima, animée par Paolo Modugno, enseignant à Sciences-Po, dans le cadre du Ciné-Club: “L’Italie à travers son cinéma”. Vous aurez sinon la possibilité de le voir en DVD.

L’histoire. Vincenzo Buonavolontà (”bonne volonté” en français, et cela veut dire beaucoup ici) est chargé de la maintenance d’une usine italienne qui vient d’être vendue à des industriels chinois. Il se rend compte qu’une des pièces, le haut fourneau, a un défaut qui pourrait entraîner de graves accidents. Il se met alors en tête de la réparer lui-même et d’apporter cette pièce nouvellement réparée en Chine. Dans ce pays en pleine révolution industrielle, où les aciéries se comptent par centaines, il sera aidé dans ce périple par une jeune traductrice, Liu Hua…

Le débat. A l’issue de la projection, une discussion a été animée par Paolo Modugno, organisateur du ciné-club. Lui-même a trouvé le film “génial, même si le scénario est complètement invraisemblable, vraiment nul”. Une thèse pas nécessairement approuvé par tous les spectateurs. “C’est un film sur la différence de langue, de culture entre deux pays, l’Italie et la Chine. Ce n’est pas une fable: les paysages décrivent une réalité, et on croit à la quête de Vincenzo , comme y croit sa traductrice”, a souligné une spectatrice, dont le mari est d’origine chinoise.
Certains ont vu dans l’obsession du personnage principal une entreprise néo-colonialiste, alors que d’autres spectateurs ont vu avant tout l’histoire d’un homme bon, plein de fierté ouvrière, qui effectue son travail de deuil, dans un contexte de mondialisation.

Le réalisateur. Gianni Amelio, né en 1945, a notamment réalisé “Lamerica” (1994), un film sur l’immigration albanaise en Italie, et “Les clefs de la maison” (2004), avec Kim Rossi Stuart et Charlotte Rampling.
“L’Etoile imaginaire” est librement adapté d’un roman d’Ermanno Rea, “Démantèlement” (Flammarion).
Avec Sergio Castellito, Tai Ling (1h44).

Pour voir la bande-annonce de “L’Etoile imaginaire”, cliquez ici, et une critique du “Monde”, paru le 24 janvier 2007.

Le prochain rendez-vous du Ciné-club aura lieu le 12 février avec la projection, en avant-première, du “Voyage de Primo Levi” (La Strada di Levi), un documentaire de Davide Ferrario.

Francesco Rosi sera honoré à la prochaine Berlinale novembre 28 2007

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Francesco RosiLe réalisateur italien Francesco ROSI, âgé de 85 ans, recevra pour l’ensemble de son oeuvre, l’Ours d’or honorifique à la prochaine Berlinale, qui se tient du 7 au 17 février 2008, à Berlin, ont annoncé les organisateurs de l’événement mardi 27 novembre.

“Les films de Rosi sont convaincants jusqu’à nos jours par leur force explosive et appartiennent aux classiques du cinéma militant”, a déclaré le directeur du festival, Dieter Kosslick, cité dans un communiqué de presse.

La Berlinale diffusera l’ensemble de l’oeuvre de Francesco Rosi.

Main basse sur la villeAncien assistant de Luchino Visconti, il est l’auteur de films de dénonciation politique et sociale comme Salvatore Giuliano (1961), Main basse sur la ville (1963), L’Affaire Mattei (1971), Lucky Luciano (1973), Cadavres exquis (1975)…

Berlinale 2008Cette distinction devrait lui être remise le 14 février lors d’une cérémonie de gala.

“Le Pigeon”, comédie à l’italienne novembre 26 2007

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A l’occasion du Panorama du cinéma italien au cinéma Action Ecoles, dans le Quartier Latin, j’ ai vu pour vous “Le Pigeon” (I Soliti Ignoti) de Mario MONICELLI.

Affiche du filmLe Pigeon raconte l’histoire d’une bande de petits malfrats de la banlieue de Rome. Cosimo, arrêté par la police alors qu’il tentait de voler une voiture, cherche quelqu’un, un “pigeon”, pour prendre sa place en prison contre de l’argent. Ce rôle est dévolu à Peppe, un boxeur à la manque. Malheureusement pour les deux hommes, le magistrat ne le croie pas et l’envoie lui aussi derrière les barreaux. Peppe apprend néanmoins que Cosimo prépare un gros coup. Sorti plus tôt que prévu, Peppe s’associe avec les complices de Cosimo pour dévaliser le coffre-fort du Mont-de-Piété. “Le Pigeon” n’est pas celui qu’on croit…

Le Pigeon“, sorti en 1958, est une oeuvre importante du cinéma italien. A cette époque, la période néo-réaliste de l’après-guerre, est terminée. Le film de Monicelli préfigure les “comédies à l’italienne” des années 60, comme “Divorce à l’italienne” (1961) et “Les Monstres” (1963).
Le Pigeon” est une comédie, on rit beaucoup à voir cette bande de minables se retrouver dans des situations cocasses et désepérées - en témoignent les rires tonitruants dans la salle 2 de l’Action Ecoles. Mais derrière cette grande farce, il faut y voir aussi la dénonciation d’une réalité sociale et politique. Ces pauvres volent d’autres pauvres (les “habituels inconnus” du titre italien) parce qu’ils n’ont pas envie de travailler comme ouvriers dans des usines ou avoir des petits boulots mal payés. Ce sont avant tout des marginaux.

Le PigeonLe Pigeon” est également à voir pour son casting éblouissant : Monicelli réunit Vittorio Gassman (dans le rôle de Peppe), Marcello Mastroianni (avant sa collaboration avec Fellini), Toto et Claudia Cardinale dans son premier rôle dans un long-métrage.

Le Panorama du cinéma italien continue à l’ “Action écoles” jusqu’au 4 décembre.