Ce week end, comme chaque année, a lieu un des événements incontournables des passionnés de mer : le Salon de la plongée sous-marine.
Henri Eskenazi, plongeur et photographe sera présent pour dédicacer son livre Plongée sans Frontières et pour présenter une exposition de ces clichés.
Entretien avec un serial-plongeur
Chirurgien dentiste de profession, Henri Eskenazi enseigne la photo sous-marine à la Fédération Française de plongée et est un infatigable globe trotteur. Depuis des années, il a acquis une certaine expérience dans les domaines du voyage et de la photo. Pensez donc : depuis 1978, il a parcouru plus de 140 pays, sur les 5 continents, presque toujours sous l’eau et un appareil photo à la main… Sa photothèque compte plus de 50 000 clichés.
Sa passion pour la plongée est née presque par hasard. Adepte de sports de hauts niveaux, il se casse la jambe suite à un saut en parachute, et décide d’essayer un nouveau sport, moins casse cou, la plongée.
« En remontant de mes plongées, les gens voulaient que je leur raconte ce que j’avais vu. » Il s’est mis à la photo sous-marine et a vite réalisé que ses images faisaient rêver.
La photo l’a amené à l’écriture. Il part tous les mois réaliser un reportage pour des magazines spécialisés et il plonge dès que l’occasion le lui permet.
« Ma plus belle plongée, c’est celle que je n’ai jamais faite. » Répond-t-il si vous lui demandez quel est son meilleur souvenir. Sinon, à quoi bon continuer ? « La réussite d’une plongée dépend des personnes qui vous entourent, de la météo, de la visibilité sous l’eau etc. Et souvent, si les gens sont déçus, c’est qu’ils n’ont pas choisi la bonne destination par rapport à leurs attentes. Ce qui compte avant tout, c’est le choix du bon spot et la préparation. »
« Plus je plonge, moins je suis blasé »
Plus ses plongées s’accumulent, plus Henri Eskenazi découvre de nouvelles sensations. « Les débutants ne font appel qu’à la vue, plus on plonge, plus on fait attention à des petits détails sous l’eau. Et petit à petit, on fait appel aux autres sens qu’à la vue. »
« Sous la glace, les images sont très belles, les rayons de lumière filtrent. Mais ce qui est très fort dans les eaux gelées, c’est ce que l’on ressent. » À travers ses photos, il essaie de faire passer ces sensations.. « J’aime faire partager ma passion. Le plus beau compliment que l’on puisse me faire c’est me dire qu’une de mes photos a donné envie à un non-plongeur d’essayer la plongée. »
Une mer si belle mais si fragile
« Je plonge parce que j’aime la nature. La mer représente encore la nature sauvage et si elle ne la représentait plus, j’arrêterais de plonger. » Écolo ? Henri Eskenazi l’est un peu, bien sûr. Plonger donne envie de protéger la mer. Mais loin de lui l’idée de faire passer un message catastrophiste. « Je veux montrer que c’est parce que la mer est belle mais extrêmement fragile qu’il faut la protéger. » La plupart de ses photos montrent une mer pure et pleine de vie. Pas de sacs plastiques sur les coraux, de dauphins pris dans les filets de thoniers ou d’oiseaux mazoutés. « Je montre une mer belle. Mais cela doit alerter. Ce que vous voyez aujourd’hui, demain vous pouvez ne plus le voir. » Il pratique une sensibilisation plus douce aux problèmes environnementaux que ce que les campagnes choc de certaines associations écolo. En écoutant Henri Eskenazi, attirer l’attention du grand public sur l’environnement paraît simple et limpide. « On aime ce que l’on connaît et l’on protège ce qu’on aime. Si on donne aux gens les moyens de voir ce qu’est un requin, un dauphin ou du corail, peut-être seront-ils plus à même de protéger leur habitat. »
Le Salon de la Plongée sous-marine, c’est au 11 au 14 janvier, au parc des expo de la porte de Versailles.
Plongée Sans Frontières d’Henri Eskenazi, est publié par les éditions GAP. Prix indicatif : 39 euros.
Plus d’infos sur le travail d’Henri Eskenazi sur son site internet.
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janvier 10th, 2008 at 11:16
Comme à ton accoutumée tes paroles sont sages et ceci parceque tu es réellement amoureux de la Nature et de la mer en particulier. Tes photos montrent si bien sa fragile et vulnérable beauté qu’il n’est pas nécessaire de les commenter , mais ce serait dommage d’être privé de tes émotions .Continue encore longtemps à faire rêver tous les” palmés ” et les amoureux des belles choses ,qui sont souvent les plus simples ,car leur force est d”être authentiques. Affectueusement , Patricia.