Archive for the 'Expositions' Category

Depuis le 24 décembre et jusqu’au 8 mars, la maison du littoral de Perros-Guirec vous propose l’exposition « 20 lieux sous la Mer », une sélection des photos de Katell Henry. Cette jeune photographe, océanographe de formation nous donne sa vision des fonds colorés, de la mer trégoise à la mer d’iroise.

Katell HenryEnfant, les voiliers la faisaient rêver, mais par manque de moyens, elle ne pratiquait pas de sports nautiques. « Par contre, dès que je le pouvais, j’enfourchais mon vélo et j’allais me baigner dans la mer, » confie Katell Henry. Depuis, elle a fait du chemin. Docteur en océanographie, elle consacre une bonne partie de son temps libre à la photo. Une trentaine de ses clichés est exposée en ce moment à la maison du littoral de Perros-Guirec.
Vers 25 ans, peu après sa thèse, des amis l’ont amené faire son baptême de plongée. « Ca a été la révélation, » s’exclame t-elle. Katell faisait de l’apnée depuis longtemps. « Avec les bouteilles, je n’avais pas à remonter, j’ai eu une grande sensation de liberté. » Les plongées se sont multipliées mais ce sentiment est resté. « A chaque plongée, je découvre de nouvelles choses, et j’ai gardé cette impression de calme et d’apesanteur. »
« Je plonge les yeux grands ouverts »
Sa curiosité lui a donné envie de prolonger la plongée une fois rentrée sur la terre ferme. Elle prenait des photos pour en discuter avec des amis et savoir ce qu’elle avait vu sous l’eau. Katell Henry souhaitait aussi faire partager ses découvertes avec ses amis qui souvent lui disaient que les fonds marins bretons devaient être froids et tristes. Au contraire… « La couleur est souvent associée aux mers chaudes alors que les fonds bretons sont aussi très colorés » explique-t-elle. Ses premières photos plaisaient, mais en plus, des photographes expérimentés lui ont dit qu’elle avait « un œil ». Elle a donc essayé d’exposer des photos, d’abord dans le petit village de ses grands parents puis en organisant des conférences en partenariat avec l’aquarium de Trégastel. Les photos permettaient à Katell de faire partager ses connaissances de la faune et la flore sous marine « sans trop gonfler les gens. »
Pour prendre ses photos, Katell se laisse aller à son « feeling ». Cela semble si simple… « Je plonge les yeux grands ouverts, je me laisse aller à la sensation. » Même sans avoir un matériel de pro, cette « méthode » lui permet de réaliser ses clichés. Le résultat est là puisque sa dernière exposition a été saluée par la presse locale.
« Toutes les pollutions arrivent en mer »
L’expo « 20 lieux sous la Mer », Katell en est fière, « c’est la plus belle » de toutes celles qu’elle a déjà réalisé, affirme-t-elle. Et puis, « le lieu est magique. » La maison du littoral de Perros-Guirec, c’est une bâtisse en pierres, installée sur le chemin des douaniers. Elle se situe juste à côté de la plage de Ploumanac’h, le long de la côte de granit rose, non loin du phare. Ca tombe bien, beaucoup de photos ont été prises au pied du phare. La proximité entre le lieu d’exposition et le lieu de prise de vue devrait encourager les visiteurs à s’essayer à la plongée. Et puis qui sait, aimer, c’est souvent protéger. « Je veux expliquer aux gens que toutes les pollutions arrivent en mer et y restent. » En découvrant que de tels trésors vivent juste à côté de chez eux, les visiteurs de Perros-Guirec, et les autres, pourraient peut-être avoir envie de changer leur comportement.

« 20 lieux sous la Mer », l’expo des photos de Katell Henry, c’est à la maison du littoral de Perros-Guirec, dans les côtes d’Armor jusqu’au 8 mars 2008.

Plus d’infos sur le site internet de Katell Henry

Images PortuairesAu Musée National des Douanes de Bordeaux il ne vous reste plus que les vacances pour aller découvrir l’exposition « Images portuaires », sous titrée « Les trésors photographique des French Lines ». Avec 70 000 images, la collection de photographies de l’association French Lines est la plus importante collection retraçant l’histoire de la Compagnie Générale Transatlantique et des Messageries Maritimes. La sélection a été élaborée sur le thème « Le port, la ville, le monde ».

A travers les 20 photos présentées, vous pouvez suivre 150 ans d’histoire de la photographie maritime.L’expo a pour ambition de donner « un aperçu du tournant du siècle en 20 clichés » Dans ces images,  le port devient le témoin de l’évolution économique et sociologique des 50 premières années du 20eme siècle.L’expo rend également hommage au port de Bordeaux et nous fait redécouvrir certaines liaisons portuaires mythiques entre la France et l’étranger. Cap sur New York, Port-Saïd, ou Saigon…

Mais l’expo ne se consacre pas qu’aux ports et aux machines, elle se penche aussi sur les hommes. Les portraits présentés qui avaient pour ambition première de décrire les étapes de la construction d’un navire témoignent aussi de la vie d’hommes de mer. Une vie dure et intense.

L’exposition « Images portuaires, Les trésors photographique des French Lines » c’est au Musée National des Douanes de Bordeaux jusqu’au 6 janvier.

Infos sur la page de la Mairie de Bordeaux consacrée au Musée National des Douanes
   

Dans le cadre de l’Année polaire internationale, la RATP accueille, jusqu’à fin décembre, « Le CNRS aux pôles », une exposition de photos dédiée aux recherches en milieu polaire, dans la station du métro Montparnasse–Bienvenüe.
Le CNRS aux pôles100 images de l’Antarctique et de l’Arctique sont présentées durant 2 mois, de début novembre à fin décembre. Elles sont exposées le long des 135 mètres du couloir de correspondance de la station. Bon autant être honnête, la plupart des gens sont sur le tapis roulant et n’ont pas vraiment le temps de lire les panneaux explicatifs qui accompagnent les photos et nous expliquent en quoi les écosystèmes polaires sont une richesse pour la planète.
Mais il convient néanmoins de saluer cette initiative qui veut mettre à la porté du grand public les connaissances pointues des chercheurs du CNRS. Et pour ce qui est de la vulgarisation, rien de mieux que le métro !
Et si vous n’avez pas eu le temps de profiter de la fresque “Le CNRS aux pôles” dans les couloirs du métro, vous pouvez la retrouver en intégralité en cliquant sur ce lien.

Qui a dit que l’accès à la culture devait passer uniquement l’image ? L’exposition « Explorateurs des mers », présentée depuis mercredi 21 novembre dans les jardins du Trocadéro à Paris, invite à découvrir la mer en faisant appel à tous les sens. L’entrée est gratuite alors n’hésitez pas à venir toucher des algues gluantes, sentir des embruns iodés, ou écouter des vagues mélodieuses…

Calcium+algues=gelée Les 5 sens sont sollicités pour découvrir la mer dans toute sa richesse. Des maquettes, des photos, des projections de film ou encore des débats ou des conférences sont au programme de cette exposition très interactive. L’atelier de découverte des propriétés gélifiantes des algues invite à créer soi même de la gelée en faisant réagir des extraits d’algues avec du calcium. Se crée alors une sorte de capsule mole… Ca vous rappelle quelque chose ? Et oui, les algues brunes servent à fabriquer les capsules entourant les médicaments. Les algues rouges sont, elles, utilisées dans m’industrie agroalimentaires. On les retrouve dans les préparations de flan par exemple.
Découverte de l’écosystème marin de Roscoff Réalisée par le CNRS en partenariat avec la mairie de Paris, L’exposition a pour ambition de faire découvrir au grand public les recherches actuelles sur l’univers de la mer et des océans. Les différentes disciplines scientifiques impliquées dans l’exploration et la connaissance du milieu marin sont donc représentées dans toute leur diversité. Selon, les organisateurs, le but de l’expo est de « comprendre les océans pour mieux protéger notre planète ». En effet, prendre conscience de l’incroyable biodiversité sous marine nous rendra, peut être, un peu plus responsables et respectueux de l’environnement…
L’exposition « Explorateurs des mers » c’est dans les jardins du Trocadéro à Paris, jusqu’au 2 décembre.

Plus d’infos sur le site internet du CNRS

L’exposition « L’atelier voyageur d’Emmelene LANDON » au musée portuaire de Dunkerque devait fermer ses portes dimanche 11 novembre. Elle est finalement prolongée jusqu’au 6 janvier prochain. Pour les infos pratiques, vous pouvez consulter le site du musée portuaire de Dunkerque.

L’exposition

Cette artiste d’origine australienne a effectué entre 2001 et 2002 un tour du monde très particulier. À bord du porte-conteneurs Le Manet, elle a bourlingué plusieurs mois traînant dans son sac pinceaux, pellicules photos, bandes-son et vidéo. De son périple elle a tiré un journal de bord où elle se fait à la fois peintre, d’écrivain, photographe de cinéaste.

Les photographies et les vidéos permettent aux visiteurs de découvrir les ports et la vie maritime à travers ses yeux. Les mois passés à bord du Manet ont permis à l’artiste d’installer un climat de confiance entre elle et les marins. Elle a ainsi pu recueillir leurs témoignages et nous faire partager le quotidien de ces hommes sans le mythifier ni tomber dans le pathos. Son exposition nous fait découvrir des horizons lointains, parfois durs, le plus souvent poétiques. C’est également l’occasion de découvrir ces hommes de mer, leur amour du métier mais aussi leur grande solitude.

Navire dans un paysage glacéL’idée d’un tel voyage vient de loin. Petite, elle a quitté l’Australie avec ses parents. Pour partir ils auraient pu faire plus rapide… Ils avaient choisi comme mode de transport le bateau et le train. « J’avais l’impression qu’on n’avait plus de maison, que le bateau était devenu ma maison, » explique-t-elle. Plus tard, Emmelene a installé son atelier une ancienne gare maritime… Tous les jours, elle voyait les bateaux et surtout les mais surtout les marins. « Ce qui m’attirait, c’étaient les homme, la réalité de la vie des marins. J’avais envie de savoir ce qui se passe à bord.»

Pour partir, rien de plus simple, elle a payé sa place. Elle n’aurait de toute façon pas pu être invitée. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la compagnie propriétaire du Manet ne la porte pas dans son cœur. Elle l’avoue : « moi, je suis plutôt du côté des marins. Je crois qu’après cette année, je pouvais sentir un peu leurs difficultés, leurs vies. » L’émission télévisée Thalassa a souhaité venir la filmer pendant son périple. Les dirigeants de la compagnie ont refusé. Emmelene a eu sa revanche lorsque Thalassa a réalisé son portrait il y a quelques mois.

Les Marins

A travers l’exposition, elle a avant tout voulu témoigner de la dureté de la vie de marins… Ces hommes travaillent de nombreuses heures par jours. Certains comme les marins philippins du Manet ne voient pas leur famille pendant deux ans. Lorsque elle avait des coups de blues, ça la faisait relativiser… Pour se faire accepter par l’équipage, elle se mettait au travail tous les jours dès 8 heures et laissait la porte de son atelier ouverte. « Ca me donnait un rythme, c’était aussi une question de respect. Je me serais sentie très mal si je m’étais contentée de rester les doigts de pied en éventail. Et à force de cohabiter comme ça plusieurs mois, des choses se passent, pas besoin de parler. » Parfois, les relations humaines passent au-delà des mots. Emmelene parle d’une « famille, une école, une confrérie. »

La Mer

Le Katie

Pour cette rubrique, mieux vaut laisser parler Emmelene Landon…

« Au début de mon voyage, les marins me disaient : « Le monde à terre et le monde en mer sont deux mondes différents. » Au début, je n’étais pas d’accord avec eux, mais à la fin de mon voyage, j’étais de leur avis. La mer, on peut la concevoir, picturalement ou intellectuellement. Mais il y a le fait d’être en mer qui est une chose totalement différente. »

« On est comme dans une autre réalité. Même de retour à terre, on n’arrête pas d’y penser. Il y a cette intensité, ce mystère. Le fait de flotter nous plonge dans un désert aérien et pourtant on a toujours conscience de cette vie en dessous de nous. »

« Tous les marins ont un rapport intime avec la mer, elle devient une obsession secrète. Chacune de mes œuvres d’art est une tentative d’exprimer mon rapport à l’océan. Bien sûr, je suis plus à ma place sur la terre mais la mer est toujours en moi, c’est comme ces histoires d’amour étranges lorsqu’on ne peut vivre avec la personne qu’on aime et qu’en même temps, on ne peut vivre sans. »