Un Tour de France à vélo pour l’emploi décembre 9 2007
Publié par Thomas in : Rendez-vous, Ils sont partis , ajouter 1 commentaireA 47 ans, après deux années de chômage dont 8 mois au RMI, Eric Fournier revendique son “droit d’agir” en enfourchant son vélo. “Le droit de savoir” (TF1) reviendra mardi 18 décembre sur l’histoire de ce cyclo engagé.
Les yeux clairs d’Eric Fournier brillent quand il évoque son périple. L’homme n’est pas peu fier de son coup. A 47 ans, il a traversé la France à vélo, parcourant 2 650 km, d’août à septembre 2007.
“Je voulais mettre en scène ma recherche d’emploi”
Pourquoi ? Pour chercher un emploi, tout simplement. Mais aussi et surtout pour faire parler de sa situation. La précarité. Le communicant qu’il a été, quand il avait encore un métier, décide donc de frapper haut, à l’Elyseé. C’est de la route, et par la médiatisation de son périple qu’il soigne, qu’il tirera sa légitimité. D’où le vélo.
La santé ? Trapu et dynamique, le presque quinqua l’a conservée. Dans sa jeunesse, il avait pratiqué le cyclisme sur route. Malgré tout, il a fallu enquiller, et le parcours choisi n’était pas le plus facile. Le Massif central surtout. De toute façon, “la France, ce n’est que des côtes”, souligne-t-il : “j’avais donc choisi de ne pas me démoraliser, de prendre les côtes sans râler”.
“On m’ouvrira des portes parce que j’insisterai”
L’homme brille par sa détermination. Durant tout son périple, il n’a pas décroché de son téléphone. Enchaînant les rendez-vous, il a fait en sorte de médiatiser chacune de ses étapes dans la presse locale. Il a aussi créé, et alimenté, un site internet. Très conscient des possibilités offertes par ce média, il l’a totalement intégré dans sa démarche : “sans site internet, je n’aurais rien fait”.
Avec son esprit chevaleresque, Eric a su convaincre. Il a été reçuà l’Elysée. Pas par le Président, comme il l’aurait souhaité, mais son but était atteint.
Aujourd’hui, sa situation s’est nettement améliorée. Il a retrouvé un emploi… de directeur de communication d’une association ! Il continue de s’engager contre la précarité et déborde de projets, qui allieraient ses préoccupations de citoyen à ses compétences. Avec un leitmotiv : “rien ne marche sans pression”.
Festival CCI 2008 décembre 6 2007
Publié par Thomas in : Rendez-vous, Ils sont partis , ajouter 1 commentaireRendez-vous bien connu des cyclos, l’édition 2008 du festival de Cyclo Camping International se tiendra les 19 et 20 janvier 2008, à la Bourse du travail de Saint-Denis (93).

L’association en a dévoilé le programme.
Jean-Christophe Perrot et Diégo Audemard, dont je vous ai déjà parlé, seront de la partie avec leur film.
De nombreuses autres projections sont prévues.
L’entrée est payante, gratuite pour les moins de 10 ans, avec des tarifs réduits prévus.
Raphaël Krafft, journaliste à vélo décembre 1 2007
Publié par Thomas in : Ils sont partis , 2commentaires“Un petit tour chez les Français” (Bleu autour) vient de paraître, chronique journalistique d’un voyage à vélo à travers la France durant la présidentielle 2007.
Après avoir fait profiter les auditeurs de France Culture de ses reportages radiophoniques, Raphaël Krafft nous livre ici un carnet de route dans la France en campagne(s).

A 33 ans, Raphaël Krafft n’en est pas à son premier “cycloreportage”. En 1998-1999, il avait déjà traversé le continent américain, de la Terre de Feu aux Etats-Unis. En 2002, au lendemain du “choc” du 21 avril, il enfourche à nouveau sa bicyclette pour aller à la rencontre de cette France électorale qui se manifestait de manière inattendue. Il a réitéré cette expérience en 2007, de février à juin.
A l’occasion de l’opération “Envie d’Amphi”, à laquelle participait le CFJ, il est venu présenter son carnet de route…
“Je suis venu au journalisme par la bicyclette”, aime à dire Raphaël Krafft. Pour lui, le vélo est pensé comme un moyen. Moyen de transport bien sûr, qui lui permet d’emmener en remorque les 30 à 40 kg de matériel nécessaires à son quotidien et à la réalisation de reportages radiophoniques.
Moyen de briser une méfiance aussi. “Les gens ont du mal à croire que je suis journaliste, ce qui est plutôt une bonne chose par les temps qui courent”. Le vélo permet de créer une empathie : “ce sont les gens qui me posent d’abord des questions, sur mon itinéraire, mon voyage. Moi j’en pose bien sûr, mais après seulement”. Et l’échange s’instaure vite, du fait de la dépendance créée par le vélo. “J’ai choisi de ne pas emporter de réchaud, pour être dépendant des gens, en situation de demander l’hospitalité”.
Mais “quid de l’indépendance du journalisme”, dans cette situation ? Raphaël est conscient que la question se pose, il le fait d’ailleurs dans son livre. La lecture de celui-ci y répond. Ce n’est pas une analyse froide, objective ou distante de la “France électorale”. Au contraire, c’est une plongée dans la France en campagne, à travers les campagnes de France. Les dialogues sont au coeur de ce carnet de route. Parfois même, l’absence de dialogue, échec du journaliste. Comme avec la famille Macquard, où le curieux se voit rabrouer d’un “pas de politique le dimanche”!
Le cycliste, passionné d’histoire, fait aussi oeuvre de géographe. Un périple qui n’est pas sans rappeler le Tour de France par deux enfants. “J’aime cette idée certainement désuète que la géographie peut influencer le comportement des hommes”, écrit le “cyclo-trotter”. Une géographie sensible et humaine, locale et ancrée. Sans déterminisme pourtant, et les choix de vote des Français déroutent parfois. Avec une surprise : cinq ans après, Le Pen est toujours bien présent…
Un voyage à rebours du temps des médias, qui prend le temps d’aller vers ces “Français représentatifs” que les médias ont tenté d’appréhender durant la campagne. Les voici dans leur contexte. Dans une démarche humble, à l’image de sa fin, au hasard d’un champ. “La France est une personne”, disait Michelet que Raphaël Krafft aime à citer. Ici, la France est un personnage…
