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Hillary Clinton cherche à séduire l’électorat féminin novembre 16 2007

Publié par emma in : pouvoir politique , 1 commentaire seulement

Hillary Clinton à la conquête du vote des femmes et du pouvoirHillary Clinton, candidate démocrate aux présidentielles américaines, à la conquête du vote des femmes
Le 16 octobre, dans le cadre se son offensive sur le thème “Les femmes vont changer l’Amérique”, Hillary Clinton a présenté son programme destiné à aider les femmes à concilier vie professionnelle et vie familiale. La candidate les a appellé « à assumer leur part pour reprendre la Maison Blanche et changer ce pays, à conduire ce changement pour lequel l’Amérique est prête ».

Oser briser le plafond de verre. C’est ainsi que la candidate démocrate aux élections présidentielles américaines, qui doivent avoir lieu en novembre 2008, a appelé les femmes américaines à voter pour elle. Partie à la conquête du pouvoir de l’Etat le plus puissant du monde, Hillary Clinton cherche à se rallier l’électorat féminin, qui a joué un rôle primordial lors des trois dernières élections.

Des mesures de son programme en faveur des femmes

Dans son discours, elle a présenté les points forts de son programme : extansion du congé maternité à tous les Etats d’ici 2016, augmentation du financement de la protection de l’enfance et lutte contre la discrimination que subisse les femmes enceintes. Il s’agit également d’encourager l’aménagement des lieux de travail, un système de récompense pour les “entreprises modèles”, et des mesures destinées à développer le travail à domicile dans les administrations fédérales.

User de sa féminité sans en abuser

Si l’ancienne First Lady aspire et réclame être jugée sur ses seules compétences, elle semble néanmoins faire de sa féminité un argument de campagne. Alors que Ségolène Royal, lors des présidentielles françaises, avait mis en avant cette singularité de manière parfois grossière, Hillary Clinton joue cette carte avec plus de mesure et de finesse.

Pas de jupes, tant aimées pourtant par son homologue française, mais des tailleurs pantalons. Depuis l’affaire surréaliste du décolleté - « indéniable » pour le Washington Post - qu’elle portait à un débat télévisé cet été, Hillary Clinton fuit tout vêtement qui pourrait mettre en valeur une quelconque once de féminité. Stricte et sobre. Essayer de faire oublier son genre, mais pas trop.

Une majorité de femmes prêtes à voter pour elle

Ça serait dommage de s’en priver. Avec cette vague de femmes briguant ou étant au pouvoir dans le monde, il semblerait que les politiques au féminin aient le vent en poupe et que leur citoyens soient prêts au changement. Tout est donc fait pour récupérer l’électorat féminin, qui constitue, pour Mark Penn, un des plus importants conseillers de Clinton, « une forte puissance politique pour l’élection présidentielle ».

Si les plus jeunes et les plus défavorisées - 68% des femmes noires lui donnent leur vote -, les électrices de la classe moyenne blanche sont plus sceptiques. Depuis l’annonce de ses mesures en faveur des femmes, les électrices démocrates ou indépendantes sont désormais prêtes à 57% à voter pour elle, alors même qu’auparavant les reproches sur ses ambitions dévorantes, son manque de sincérité politique et ses tendances conservatrices la privaient des voix des démocrates progressistes et intellectuelles.

Selon un sondage organisé par l’équipe de Mme Clinton, 94% de cet électorat serait plus enclin à se rendre aux urnes si un des candidats est une femme. Dans les autres sondages, elle est toujours en tête de course, devançant à chaque fois ces sept adversaires démocrates aux primaires, et également le favori républicain, Rudoph Giuliani, avec 57% des voix.

Un argument de campagne à manier avec prudence. Si ça n’en demeure pas moins une étape importante et un symbole percutant, il ne s’agit pas de faire de l’élection un combat féministe. On parle de présidence, de politique. Même si, comme le dit Hillary, le « monde doit s’adapter », il ne s’agit pas non plus de se tromper d’objectif. Ni de vote, ni d’argument de campagne.