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Pour Poutine, les femmes sont au pouvoir “là où les mecs se débinent” novembre 18 2007

Publié par emma in : pouvoir politique , 1 commentaire seulement

Vladimir Poutine, président de la Confédération de Russie, a déclaré que les femmes sont au pouvoir “là où les mecs se débinent”.Lors de sa conférence de presse annuelle du 1er février 2007 ( je sais, ce n’est pas très d’actu mais je ne pouvais pas passer à côté ! ), Vladimir Poutine, interrogé sur l’émergence de femmes politiques comme Ségolène Royal ou Hillary Clinton, a répondu qu’elles arrivaient au pouvoir “là où les mecs se débinent”. Devant des centaines de journalistes réunis dans le grand auditorium du Kremlin, il a ajouté : “Les mecs se débinent, ils ne veulent plus travailler”.

Se reprenant, il a nuancé et déclaré que la participation des femmes à la politique était “le signe d’une société mûre”. Elle rend le “pouvoir plus équilibré et efficace”.

Il semblerait que le pouvoir russe ne soit pas en tête question d’efficacité… Alors que les femmes représentent 53% de la population, aucune n’occupe un poste de ministre. Seulement 9,5% sont députées à la Douma, 5% à la Chambre Haute du Parlement russe, selon le Fonds des Nations Unies pour la Population pour la Russie (UNFPA).

S’il regrette le manque de présence de femmes à la tête de grandes entreprises et en politique, notamment à la tête des régions, il refuse la mise en place d’une politique de quotas, estimant que cela “pouvait faire du mal en entraînant une discrimination sexuelle”.

Quel homme ce Vladimir… En voilà un qui ne se débine pas !

“Les femmes prennent le pouvoir” C dans l’air novembre 18 2007

Publié par emma in : pouvoir politique , 4commentaires

Yves Calvi a présenté l’émission C dans l’air sur le thème “Les femmes prennent le pouvoir”“Les femmes prennent le pouvoir”. Yves Calvi est revenu, le 30 octobre dernier dans son émission C dans l’air, sur cette vague médiatisée de femmes qui briguent le pouvoir politique. Christina Kirchner, nouvelle présidente de l’Argentine, Hillary Clinton, candidate démocrate aux Etats-Unis, Benazir Bhutto, l’ex-Premier ministre du Pakistan revenue au pays, ont été les exemples les plus développés.

Assiste-t-on à « un temps des femmes » ? L’arrivée des femmes en politique n’est-elle rendue possible qu’aux femmes « femme de » ou « fille de » ? Comment faire pour que la féminité de ces personnages politiques ne deviennent ni un argument de campagne ni une réalité qu’il faudrait faire oublier ?

Christina de Fernandez de Kirchner, nouvelle présidente de l’Argentine, première femme à accéder à ce pouvoir.La présidente argentine, Christina Fernandez de Kirchner, très féminine, surnommée « la patronne » pour son autorité et sa rigidité, s’est appuyée sur le bilan économique positif de son mari pour mener sa campagne, pas très intensément. Opposée à une autre femme, la députée libérale chrétienne Elisa Carrio, elle a remporté la présidentielle dès le 1er tour, avec 44,8% des voix.

Hillary Clinton, candidate démocrate aux présidentielles américaines.Hillary Clinton, continuellement en pantalon, soutenue par Bill « à 200% et à 200km », apparaît comme la plus à même de remporter la candidature démocrate aux primaires, voire la présidentielle. Si elle sait jouer la carte des femmes quand elle en a beosin, elle précise qu’ « elle ne se présente pas parce qu’elle est une femme – même si elle aurait du mal à se présenter autrement -, mais parce qu’elle pense être la plus qualifiée et la plus expérimentée pour remporter la victoire ».

Benazir Bhutto, ex-Premier ministre du Pakistan, de retrour d’exil pour briguer le pouvoir aux législatives de mi-janvier, pouvoir qu’elle est la première femme à avoir exercé.Benazir Bhutto, première femme à avoir dirigée la République Islamique du Pakistan, est revenue pour se présenter aux élections législatives de janvier. Visée par un attentat le jour de son retour qui a fait plus de 140 morts, menacée par les islamistes radicaux, elle est, plus que jamais, déterminée à se battre pour reprendre le pouvoir et instaurer la démocratie.

Angela Merkel en Allemagne, Michèle Bachelet au Chili, Tarja Halonen en Finlande, Ellen Johnson Sirleaf au Libéria… Si ces exemples sont très médiatisés et très emblématiques, ils sont loin d’être représentatifs d’une réalité. Sur les 192 pays présents à l’ONU, seuls huit sont présidés par une femme et six gouvernés par une chef de gouvernement. Au total, elles représentent moins de 10% des chefs d’Etat.

Et si la nouveauté, c’était que ces femmes qui accèdent aujourd’hui au pouvoir, élues au suffrage universel et dotées d’une carrière politique, ne soient pas les descendantes d’une dynastie mais bien des self-made women ?