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“Les femmes prennent le pouvoir” C dans l’air novembre 18 2007

Publié par emma in : pouvoir politique , rétrolien

Yves Calvi a présenté l’émission C dans l’air sur le thème “Les femmes prennent le pouvoir”“Les femmes prennent le pouvoir”. Yves Calvi est revenu, le 30 octobre dernier dans son émission C dans l’air, sur cette vague médiatisée de femmes qui briguent le pouvoir politique. Christina Kirchner, nouvelle présidente de l’Argentine, Hillary Clinton, candidate démocrate aux Etats-Unis, Benazir Bhutto, l’ex-Premier ministre du Pakistan revenue au pays, ont été les exemples les plus développés.

Assiste-t-on à « un temps des femmes » ? L’arrivée des femmes en politique n’est-elle rendue possible qu’aux femmes « femme de » ou « fille de » ? Comment faire pour que la féminité de ces personnages politiques ne deviennent ni un argument de campagne ni une réalité qu’il faudrait faire oublier ?

Christina de Fernandez de Kirchner, nouvelle présidente de l’Argentine, première femme à accéder à ce pouvoir.La présidente argentine, Christina Fernandez de Kirchner, très féminine, surnommée « la patronne » pour son autorité et sa rigidité, s’est appuyée sur le bilan économique positif de son mari pour mener sa campagne, pas très intensément. Opposée à une autre femme, la députée libérale chrétienne Elisa Carrio, elle a remporté la présidentielle dès le 1er tour, avec 44,8% des voix.

Hillary Clinton, candidate démocrate aux présidentielles américaines.Hillary Clinton, continuellement en pantalon, soutenue par Bill « à 200% et à 200km », apparaît comme la plus à même de remporter la candidature démocrate aux primaires, voire la présidentielle. Si elle sait jouer la carte des femmes quand elle en a beosin, elle précise qu’ « elle ne se présente pas parce qu’elle est une femme – même si elle aurait du mal à se présenter autrement -, mais parce qu’elle pense être la plus qualifiée et la plus expérimentée pour remporter la victoire ».

Benazir Bhutto, ex-Premier ministre du Pakistan, de retrour d’exil pour briguer le pouvoir aux législatives de mi-janvier, pouvoir qu’elle est la première femme à avoir exercé.Benazir Bhutto, première femme à avoir dirigée la République Islamique du Pakistan, est revenue pour se présenter aux élections législatives de janvier. Visée par un attentat le jour de son retour qui a fait plus de 140 morts, menacée par les islamistes radicaux, elle est, plus que jamais, déterminée à se battre pour reprendre le pouvoir et instaurer la démocratie.

Angela Merkel en Allemagne, Michèle Bachelet au Chili, Tarja Halonen en Finlande, Ellen Johnson Sirleaf au Libéria… Si ces exemples sont très médiatisés et très emblématiques, ils sont loin d’être représentatifs d’une réalité. Sur les 192 pays présents à l’ONU, seuls huit sont présidés par une femme et six gouvernés par une chef de gouvernement. Au total, elles représentent moins de 10% des chefs d’Etat.

Et si la nouveauté, c’était que ces femmes qui accèdent aujourd’hui au pouvoir, élues au suffrage universel et dotées d’une carrière politique, ne soient pas les descendantes d’une dynastie mais bien des self-made women ?

Commentaires»

1. OLIV - novembre 19, 2007

Pas totalement d’accord avec ton dernier paragraphe :
- B. Bhutto est la fille d’un ancien premier ministre pakistanais
- H. Clinton est la femme d’un ancien président américain
- C. Kirchner est la femme de… Kirchner !

Comme quoi la politique, qu’on soit homme ou femme, c’est aussi pas mal de népotisme… (c’était mon moment “tous pourris”)

Bisous

2. vinciane - novembre 19, 2007

et si la nouveauté c’était de permettre aux femmes de concillier vie professionnelle et vie famililale?
Si ces femmes citées en exemple sont là où elles sont aujourd’hui, c’est parce qu’elles ont dû faire des sacrifices que leurs homologues masculins n’ont pas eu à faire : Angela n’a pas d’enfants, Segolène et Hillary ont attendu que les leurs soient grands etc.
Notre société évolue parce que les femmes qui veulent faire une carrière politique peuvent le faire. Mais pour cela elles doivent faire un choix : être mère ou être femme politique.

signé : la maman qui sommeille dans la femme politique que je suis

3. Amos - novembre 27, 2007

Tu pose de vraies questions mais on reste un peu sur notre faim…
Il est effectivement surprenant de constater que ces femmes succèdent toutes à un mari ou un père ayant exercé avant elles des responsabilités politiques de premier ordre… Faut il rappeler que Segolene Royale était elle aussi pendant longtemps avant tout la “femme de” ?
Ces femmes sont elles élues parce qu’elles font partie de dynasties et de clans ? A mon sens certainement en partie, en tout cas pour certaines d’entre elles. Cette idée transcende d’ailleurs parfois la question du genre. De nombreux articles ont été écrits sur le rôle des dynasties américaines : les Adams, les Roosevelt, les Kennedy, les Bush… il y a là une tradition historique. Quand aux Kirchner comment ne pas songer à l’importance de la famille Peron dans l’histoire du pays et à la légendaire Evita, elle aussi “femme de” ? Pour ce qui est du Pakistan, plusieurs pays de la même région ont eux aussi connu des dynasties démocratiques avec des femmes dirigeantes : les dynasties Nehru/Ghandi en Inde mais il y en a eu aussi d’importantes au Bangladesh (les Rahman) et à Sri Lanka (les Bandaranaike).
Que ces femmes soient compétentes, diplômées, qualifiées, qu’elles soient en un sens des self made women c’est certain. Mais sont elles élues uniquement pour cela?
Je note aussi que tu passe sous scilence les cas de pays dirigés par des femmes qui ne viennent pas de grandes familles : Thatcher en Angleterre, Meir en Israël, Merkel en Allemagne etc et qu’il aurait pû être intérressant de comparer aux dynasties démocratiques.
Bref, je crois que ma plume s’est un peu embalée. Quelle impatience de commenter tes futurs articles…

4. emma - novembre 28, 2007

Merci pour cet apport enrichissant ! Je vois que tu connais bien plus le sujet que tu ne voulais le faire croire… Mais je ne cherchais pas dans cet article à faire une étude sur les femmes au pouvoir. Si elles venaient de dynasties, étaient “filles ou femmes de”, ou si elles étaient élues pour leurs seules compétences. Je ne faisais qu’un compte rendu de l’émission C dans l’air qui traitait des femmes qui prennent le pouvoir. Je présentais rapidement les 3 exemples les plus développés. Pour donner l’envie de voir l’émission, pas pour répéter ce qui a été débattu pendant 1h. SI tu veux des élements de réponses à tes questions, clique sur le lien qui permet de visualiser l’émission !