A Paris, Ayan Hirsi Ali demande l’aide et la protection des Européens février 10 2008
Publié par emma in : pouvoir politique , rétrolienUn meeting de soutien à Ayan Hirsi Ali se tient ce soir, dimanche 10 février 2007, à l’école Normale Supérieure, en présence de nombreuses personnalités, à l’initiative d’intellectuels et de Charlie-Hebdo, Libération, SOS Racisme, la revue ProChoix et La Règle du jeu.
Alors qu’elle est menacée de mort par une fatwa depuis 2004, l’intellectuelle Ayan Hirsi Ali ne bénéficie plus de la protection du gouvernement néerlandais, qui y a mis fin en novembre. « Une lâcheté inacceptable », pour Bernard Henry Lévy, à l’origine de ce meeting de soutien, qui considère sa consoeur comme “le nouveau Salman Rushdie”.
A 22 ans, cette Somalienne d’origine profite d’une escale en Allemagne pour fuir un mariage forcé. Réfugiée aux Pays-Bas, devenue citoyenne néerlandaise, elle s’engage en politique et devient députée du parti libéral VVD, en 2003. Elle parvient à faire adopter une loi extrêmement répressive contre l’excision, dont elle a été elle-même victime à 5 ans, et qui l’ont poussé à militer ardemment dans le monde contre sa pratique. Â
Le 11 septembre la fait rompre avec l’islam. Engagée depuis dans un combat pour la défense de la laïcité et l’émancipation des femmes musulmanes, la surnommée « Voltaire noire » est extrêmement virulente envers cette religion, qualifiant le prophète de « pervers » et de « tyran », et l’islam de « culture rétrograde » et de « nouveau fascisme ». Â
Menacée de mort depuis sa participation au film Submission, traitant des femmes et de l’islam - dont le réalisateur Theo Van Gogh a été assassiné en 2004-, elle vit depuis mai 2006 aux Etats-Unis, sous haute protection policière, et travaille pour un think tank néo-conservateur, American Enterprise Institute.Â
Elle sera jeudi à Bruxelles, où une soixantaine de députés cherchent à récolter les 393 signatures nécessaires au dépôt d’un texte devant le Parlement, visant le financement européen de sa protection rapprochée – aujourd’hui à ses frais.
Avant de rejoindre la capitale belge, Ayan Hirsi Ali recevra à Paris le prix Simone de Beauvoir pour son combat pour la liberté des femmes, un prix qui serai également attribué à l’écrivain bangladaise Taslima Nasreen.
Marie-Agnès Suquet

Commentaires»
Coucou Marie !
Très bien écrit, comme d’habitude. Félicitations pour ton itw avec Marielle de Sarnez.