Changer d’horizon

Un regard sino-francais

Archive for November, 2007

Baha’i, une religion jeune et prometteuse

Posted in Baha’i, une religion jeune et prometteuse, CULTURE on November 17th, 2007
Encore peu connue en France, la Foi bahá’í est la plus récente des religions révélées. Après 160 ans d’existence, elle compte 7 millions et demi de croyants dans le monde(Encyclopédie Britannique), et répartis dans plus de 190 pays et 46 territoires dépendants ce qui en fait la seconde religion géographiquement la plus répandue après le Christianisme. Ses écrits sont traduits dans plus de 800 langues.

En france, Baha’is se renforcent

Bertrand Giffron, 47 ans, le seul Baha’i à Sartrouville a besoin de démarrer une assemblée locale

Bertrand Giffron

Comme il est le seul Baha’i dans sa ville, Sartrouville, au nord-est de Paris, oui, il lui est nécessaire d’établir une assemblée spirituelle locale. Pourtant, il lui est impossible de la construire, parce que, selon la foi, il faut au moins 9 Baha’is pour le faire, ce qui représente le chiffre de l’accomplissement. Mais, ce n’est pas forcément une contradiction dans la foi. Cela veut dire qu’il peut faire connaître la foi aux gens autour de lui et s’ils s’y intéressent, et s’ils commencent à poser des questions, on peut discuter plus profondément. Par exemple, Giffron a organisé des groupes de réflexion morale, des cercles d’étude, ainsi que des conférences sur quelques sujets spécifiques pour faire avancer le développement spirituel de la communauté. Le jour où il y aura assez de Baha’is, on pourra démarrer l’assemblée spirituelle. « Paris ne s’est pas fait en un jour », répète-il.

Il est issu d’une famille catholique pratiquante. Il a rencontré un Baha’i quand il avait 21 ans, alors qu’il n’était encore qu’un jeune étudiant. Après un an d’enquête et de recherches, il a décidé de se consacrer à la foi pour le reste de sa vie. Il a réussi à comprendre que les règles de chaque pays viennent toutes de la même source. Ainsi, il y aura un avenir d’union pour le monde. « La foi a répondu à toutes mes questions. Elle donne du sens à ce que je fais tous les jours» explique-t-il en souriant.

Puisqu’il est le seul Baha’i dans sa communauté, il est rattaché au centre national de Paris, qui est en fait une grande maison qui fut donnée par un couple de Baha’is il y a plusieurs années. Il en a beaucoup appris et il en prendra exemple pour créer l’assemblée dans sa ville. « Le centre est un lieu de rencontre, de formation et d’administration. Et les Baha’is sont connus pour leur intelligence, leur efficacité et leur service rendu à l’humanité. C’est une vraie maison de l’harmonie » raconte-t-il. Il espère instaurer une belle maison comme celle-ci à Sartrouville. « Avec de la confiance, on arrive à tout ! » conclue-t-il.

En Chine, la foi est encore balbutiante

La foi Baha’i est entrée en Chine au début du XXème siècle. En Chine, où la religion s’appelle « Da Tong Jiao », les baha’is étaient majoritairement des étudiants qui faisaient leurs études à l’étranger. En 1921, un étudiant qui s’appelait LIAO Chongzhen, devint cadre du gouvernement local dans la province de Canton. Il présenta une baha’i américaine, qui était aussi une excellente journaliste, Martha Root à M. Sun Yat-sen. Madame Root avait présenté la foi Baha’i à maints dirigeants du monde entier dont certains devinrent des fidèles loyaux. Au début des années 90, la religion a changé de nom et s’est appelée « Ba Ha Yi Jiao ».

En ce moment, cette religion est encore illégale en Chine, où les censures existent toujours. Les Baha’is n’ont ni assemblées ni centre national. Les activités des baha’is doivent être discrètes, car il y a effectivement des baha’is étrangers qui sont renvoyés dans leur pays pour avoir organisé des cercles d‘études ou bien des conférences pour les Chinois. De plus, selon la foi, ce communauté doit obéir au gouvernement de n’importe quel pays. C’est pourquoi les baha’is n’ont rien fait en Chine pour améliorer la situation.

Xiao HAN

Un ‘sans-papiers’ chinois a survécu Paris

Posted in Un ‘sans-papiers’ chinois a survécu Paris, PARIS, SOCIETE on November 12th, 2007
« Maintenant, ma vie a le goût de l’eau plate, je me lève, je travaille, je mange, je dors et c’est tout »

Monsieur HE Yuejia (pseudonyme) loue une chambre de 14m2, peu meublée, à Villejuif (Hauts-de-Seine). Dans son coin cuisine, il prépare ses repas et mange tout seul. Il a du mal à tenir une casserole avec sa main gauche, parce qu’il était un cuisinier qui faisait sauter les repas avec cette main durant plusieurs heures tous les jours pendant 5 ans. « Maintenant, ma vie a le goût de l’eau plate, je me lève, je travaille, je mange, je dors et c’est tout » soupire-t-il.

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Ce Chinois sans-papiers, divorcé, qui a une bonne trentaine d’années est à Paris depuis 9 ans. Ces jours, il se lève à 6h et il va la blanchisserie où il travaille comme d’habitude. De 8h à 17h, il manipule le lave-linge tous les jours sauf le dimanche. Il gagne 750 euros par mois au lieu de 1,200 euros s’il était en situation régulière. Il dépense 400 euros pour le logement et la nourriture ; il ne lui reste pas grand-chose pour les loisirs. « Mon loisir, c’est la télé, si vous voulez. Tous les dimanches, j’ai l’habitude de me promener dans le quartier, de regarder les belles maisons et de rêver d’en avoir une un jour » poursuit-il.

Il ne manque pas de nourriture, ni de logement, mais c’est tout ce qu’il possède. Il y a pas mal d’étrangers qui vivent de cette manière à Paris. Comment s’en sortir? Il faut des papiers.

Xiao HAN

Village de l’espoir en France et en Chine

Posted in Village de l’espoir en France et en Chine, SOCIETE on November 2nd, 2007

En Franc : un ancien sans-abri devient l’abri pour les autres

Il vient de la rue, et il s’efforce de donner un toit à ceux qui y sont toujours. Jacques DEROO, fondateur du ‘village de l’espoir’ à Vitry-sur-Seine, veut créer des villages de réinsertion pour SDF dans toute la France.

 

 

 

Quand nous arrivons au village de l’espoir d’Ivry-sur-Seine en région parisienne d’une soixantaine d’habitants nouvellement établi par Jacques Deroo en avril 2007, il est déjà presque 15h. C’est un village de trente maisons mobiles avec des jouets à l’entrée qui accueille 60 personnes. Une dame nous conduit jusqu’au bureau de Jacques Deroo, ancien sans-abri, devenu éducateur. Il a 54 ans, en jean et pull-over bleus, ses yeux sont remplis de détermination derrière ses lunettes. « Je veux créer un village de ce type dans chaque département français et 20 villages dans la région parisienne, dont cinq sont même prévus avant la fin de l’hiver 2007» s’exclame-t-il avec fierté.

Les trente mobiles homes sont assez grands :40m2, une grande pièce avec coin cuisine, deux petites chambres, un WC et une minuscule salle de bains… « Ce village, c’est une passerelle entre la rue et le logement ordinaire», explique Jaques Deroo, « on essaie de créer un lieu convivial, digne ». Ce village de l’espoir n’ouvre pas sa porte que pour les français. « le seul critère pour entrer, c’est d’avoir des papiers et d’être un SDF en train de trouver du travail ,» continue-t-il. « On a deux nouvelles SDF chinoises. Elles apprennent le Français doucement. Nous avons encore du mal à communiquer avec elles. Mais, on va y arriver ».

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Après 6 mois, les premiers ex-SDF s’apprêtent à quitter le village ces jours-ci. Ils seront aidés par un « service de suite » et soutenus par des associations. Le village sera peut-être le vrai lieu de leur nouveau départ.

 

 

 

En Chine : le gouvernement local prend des mesures 

Le gouvernement municipal de Fuyang de la province du Zhejiang (est de la Chine ) a investi 500.000 euros pour établir un village de l’espoir cet été. Les réfugiés de la région auront un abri dès la fin de l’année. 164347347.jpg

‘Village de l’espoir’ est un joli nom. Le lieu s’étend sur  20.000 m2 au total, avec 10 maisons en 10 rangs d’une trentaine de mètres carré chacun, une chambre, une cuisine et des toilettes. Malheureusement, jusqu’à présent, il y a peu de sans-abri qui s’y inscrivent. La raison est simple : 30 euros par mois, c’est trop !

 

xinsrc_0720804171406546138266.jpgAlors, les motivations du gouvernement local sont mises en cause par la population  et la presse. S’agit-il  plutôt de donner une meilleure apparence  à la ville ou bien s’agit-il d’améliorer les conditions de logement des sans-abri ? Le gouvernement profiterait-il du village pour gagner de l’argent ? etc. 

Face aux journalistes, le représentant du gouvernement du Fuyang s’explique : « les règles en détail ne sont pas encore fixées, mais ce n’est pas à cause d’un manque de l’efficacité. C’est parce qu’avec cette somme d’argent, on espère vraiment aider les réfugiés à trouver une nouvelle vie. Donc, on l’utilise avec énormément de prudence et l’on fait des études. On fait ce qu’on peut pour leur permettre de s’intégrer à cette ville. Ils ne sont plus marginaux, on sent que l’investissement de 500.000 est valable ».  

Conclusion

Que ce soit la France ou bien la Chine, on pense à la même chose. Pour créer une société plus harmonieuse, on fait ce qu’on peut… 

Xiao HAN