Fièvre Jaune - extrait
Posted in Fièvre Jaune, CHINOIS, VIDEO REPORTAGE, ECONOMIE, CULTURE on February 17th, 2010Un documentaire de Jean Daniel Bécache
Image: J.D. Bécache & Xiao Han
Photo: Jean-Daniel Bécache
Photo: Jean Daniel Bécache
Un documentaire de Jean Daniel Bécache
Image: J.D. Bécache & Xiao Han
Photo: Jean-Daniel Bécache
Photo: Jean Daniel Bécache
“Fièvre Jaune“
Sur France Ô dimanche 11 octobre à 20h30, rediff le 13 à 15h15.
Un documentaire de Jean Daniel Bécache
Image: J.D. Bécache & Xiao Han
Le phénomène de l’immigration chinoise massive sur le sol africain soulève de nombreuses questions de société, tant locales qu’internationales. Le commerce bilatéral entre l’Afrique et la Chine a été multiplié par 50 en 20 ans…
Les Camerounais, grands dialecticiens de rue, nous font part de leurs inquiétudes identitaires, et pointent du doigt les enjeux du siècle : développement réel, paludisme, rapports gagnant/gagnant, « chinoilisation »…
Au long d’un documentaire nourri tant par la gouaille que par des données objectives, la caméra colle à la sensibilité locale. Au-delà du Cameroun, elle soulève ces questions :
- Dans quelle mesure les orientations politiques peuvent-elles façonner les identités ?
- L’histoire se répète-t-elle avec de nouveaux colons, ou l’Afrique est-elle le laboratoire où s’expérimente une nouvelle Ere Mondiale ?
France Ô disponible sur
TNT (canal 20) - Canalsat (180) TNTSat (canal 19) - Noos (51) Numericable (82) - estvideo (21) Neuf Télécom (57) - Free (24) Fransat (canal 20).
J.D. Bécache
Après 12 ans dobscurité, la rue de rennes retrouve ses illumination bleutés, mais avec des réserves. Un quart de la rue reste privé de lumière.
Reportage: Xiao Han, Jing Hu
Dose negative ads always work during the americain presidential advertising campaign?
Reportage: Xiao Han
L’an 2007, on trouve sur le sol français signe de la croissance considérable du rachat des bar-tabac par des chinois, qui est passé en moins de 3 ans de presque zéro au premier du classement, dépassant les français, les Arabes et les turcs. C’est vite fait ! Quel est l’enjeu ?.
Les communautés chinoises concernent traditionnellement les métiers d’hôtel restaurant, « des métiers de bouche, dynamiques et vivants, » explique M. Shi. Cependant, de plus en plus des chinois ont l’intention de quitter ces métiers et d’acheter les bar-tabac « Il y avait cinquantaine rachat des bar-tabac l’an dernier en Ile-de-Franc. Presque 50 pourcent des tabac sont déjà occupés par des chinois en dans cette région, » révèle M. Shi, directeur de TNC (Transactions Nations Commerces) « Les buralistes sont comme les fonctionnaires, les receveur d’impôts, ramassant de l’argent pour l’état, avec aucune concurrence. » Et il ajoute « de plus, avec un papier français, 700.000 euros, aucun record criminel, plus quelques jours de stage, on est capable de entamer un bar-tabac. Pas du tout compliqué ! »
En face de la concurrence intense du jour en jour dans les métiers d’hôtel restaurant, les chinois surtout les deuxième génération fixent leurs oeils aux tabacs. « Trop de restaurants chinois, cela cause une énorme baisse de prix, manque de bon chefs, ce qui en revanche jette une mauvaise images au restauration chinoise, à cause tout simplement de la psychologie :moins cher, moins de qualité, » explique le directeur.
Xiao HAN
Fei HUANG, 37 ans, buraliste. Première génération d’immigrés en provenance de la Chine, il est le sympathique patron d’un bar-tabac traditionnel français, situé à coté de la gare Saint-Lazare (8ème arr.).
« Je vous avoue que je ne parle plus correctement le chinois. Je fais pas mal de fautes maintenant, » s’excuse-t-il d’un ton fripon. Pull-over gris, les cheveux coupés court, père de deux enfants, époux d’une Chinoise, patron d’un bar-tabac d’une centaine de mètres carrés, ce Chinois semble se débrouiller dans La métropole parisienne.
Comme les autres immigrants chinois, M. Huang a entamé son business dans les domaines de prédilection de ses compatriotes. « Des Chinois ont ouvert leurs commerces à proximité depuis longtemps. En fait, la plupart des peaussiers, des confectionneurs et des restaurateurs étrangers sont Chinois,» raconte-t-il. Ayant participé la Légion étrangère, il est devenu français peu de temps après son installation à Paris en 1989. Il est devenu épicier après sa démobilisation en 1997.
« Avant, j’avais deux épiceries. Malheureusement, j’ai quitté le métier à cause de la concurrence de plus en plus intense dans la communauté chinoise. Par contre, c’est l’inverse qui se passe chez les buralistes,» précise-t-il. Selon les conditions d’installation de tabagisme, les tabacs sont installés en fonction de ses compatriotes de ses compatriotes d’une commune. C’est à dire « moins de risques, moins de stress, plus de confort, le support de l’Etat rend ce métier vraiment intéressant. » ajoute-t-il. Le tabac corresponde parfaitement à l’esprit de M.Huang, paisible et attentif.
Près de la gare Saint Lazazre, M.Huang accueille environ 350 personnes par jour y compris les habitués et les occasionnels qui font la navette entre Paris et la province. « Certains clients habitués à l’ancien patron ainsi que son équipe ont arrêté de venir chez nous, » révèle-t-il. Ce sujet semble le laisser perplexe. Il a l’air de chercher la réponse à : le tabac, imprégné de culture française, supportera –t-il un tel patron, un original chinois? « Pour moi, le fait que la nationalité du patron change importe peu. Je fréquente ce tabac comme avant, » déclare Akim Prot, un client régulier de ce bureau tabac. « En revanche, le patron actuel est quand même différent. Par exemple, il est moins bavard, plus sérieux. Les nouvelles équipes sont plus travailleuses, » souligne-t-il.
M. Huang travaille du jour en jour avec discipline en se levant à quatre heures du matin et en se couchant à minuit tous les jours. Il espère, comme les autres, une stabilité solide et profonde sur le sol français.
Xiao HAN