En Franc : un ancien sans-abri devient l’abri pour les autres
Il vient de la rue, et il s’efforce de donner un toit à ceux qui y sont toujours. Jacques DEROO, fondateur du ‘village de l’espoir’ à Vitry-sur-Seine, veut créer des villages de réinsertion pour SDF dans toute la France.
Quand nous arrivons au village de l’espoir d’Ivry-sur-Seine en région parisienne d’une soixantaine d’habitants nouvellement établi par Jacques Deroo en avril 2007, il est déjà presque 15h. C’est un village de trente maisons mobiles avec des jouets à l’entrée qui accueille 60 personnes. Une dame nous conduit jusqu’au bureau de Jacques Deroo, ancien sans-abri, devenu éducateur. Il a 54 ans, en jean et pull-over bleus, ses yeux sont remplis de détermination derrière ses lunettes. « Je veux créer un village de ce type dans chaque département français et 20 villages dans la région parisienne, dont cinq sont même prévus avant la fin de l’hiver 2007» s’exclame-t-il avec fierté.
Les trente mobiles homes sont assez grands :40m2, une grande pièce avec coin cuisine, deux petites chambres, un WC et une minuscule salle de bains… « Ce village, c’est une passerelle entre la rue et le logement ordinaire», explique Jaques Deroo, « on essaie de créer un lieu convivial, digne ». Ce village de l’espoir n’ouvre pas sa porte que pour les français. « le seul critère pour entrer, c’est d’avoir des papiers et d’être un SDF en train de trouver du travail ,» continue-t-il. « On a deux nouvelles SDF chinoises. Elles apprennent le Français doucement. Nous avons encore du mal à communiquer avec elles. Mais, on va y arriver ».

Après 6 mois, les premiers ex-SDF s’apprêtent à quitter le village ces jours-ci. Ils seront aidés par un « service de suite » et soutenus par des associations. Le village sera peut-être le vrai lieu de leur nouveau départ.
En Chine : le gouvernement local prend des mesures
Le gouvernement municipal de Fuyang de la province du Zhejiang (est de la Chine ) a investi 500.000 euros pour établir un village de l’espoir cet été. Les réfugiés de la région auront un abri dès la fin de l’année.
‘Village de l’espoir’ est un joli nom. Le lieu s’étend sur 20.000 m2 au total, avec 10 maisons en 10 rangs d’une trentaine de mètres carré chacun, une chambre, une cuisine et des toilettes. Malheureusement, jusqu’à présent, il y a peu de sans-abri qui s’y inscrivent. La raison est simple : 30 euros par mois, c’est trop !
Alors, les motivations du gouvernement local sont mises en cause par la population et la presse. S’agit-il plutôt de donner une meilleure apparence à la ville ou bien s’agit-il d’améliorer les conditions de logement des sans-abri ? Le gouvernement profiterait-il du village pour gagner de l’argent ? etc.
Face aux journalistes, le représentant du gouvernement du Fuyang s’explique : « les règles en détail ne sont pas encore fixées, mais ce n’est pas à cause d’un manque de l’efficacité. C’est parce qu’avec cette somme d’argent, on espère vraiment aider les réfugiés à trouver une nouvelle vie. Donc, on l’utilise avec énormément de prudence et l’on fait des études. On fait ce qu’on peut pour leur permettre de s’intégrer à cette ville. Ils ne sont plus marginaux, on sent que l’investissement de 500.000 est valable ».
Conclusion
Que ce soit la France ou bien la Chine, on pense à la même chose. Pour créer une société plus harmonieuse, on fait ce qu’on peut…
Xiao HAN