Changer d’horizon

Un regard sino-francais

Archive for the 'SPORT' Category

Phénomènes JO 2008

Posted in PEKIN, SPORT, Phénomènes JO 2008, SOCIETE on August 17th, 2008

Nie d’oiseau de La cérémonie d’ouverture JO 2008DR

L’ouverture de la cérémonie des Jeux olympiques pékin a été réalisée de main de maître par le célèbre réalisateur chinois Yimou Zhang. Rien n’a été laissé au hasard pour ce spectacle dont le coût est estimé à 50,000 millions livres sterling et destiné à exposer l’ambition et la fierté chinoises au reste du monde. Le budget annoncé à cependant été probablement très sous estimé par les médias chinois. En comparaison, celui attendu pour les jeux de Londres dans 4 ans risque de passer pour un spectacle amateur. Par contre, pour les Londoniens, il vaux mieux acheter de nouveaux bus avec 50,000 millions livres sterling.

Ces derniers jours, l’ensemble des chinois est rempli de fierté et d’émotion. Il faut que les étrangers apprennent à nous comprendre; notre pays sera bientôt de plus en plus riche et puissant mais restera toujours pacifique et ouvert’ dit Mr Yang, pékinois. ‘Il faut nous laisser choisir notre propre chemin, au niveau économique et politique’ dit Mme Zhao, pékinoise.

Au cours de la cérémonie d’ouverture, des milliers de spectateurs se sont levés d’un coup pour encourager l’équipe chinoise. Tous ont montré des visages rouges d’émotion, et certaines femmes avaient les larmes aux yeux.

Xiao HAN

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Une “médaille d’or” pour le président français

Posted in Une “médaille d’or” pour le président français, PEKIN, SPORT, POLITIQUE on August 14th, 2008

Nicolas Sarkozy au nid d’oiseauDR

L’arrivée du président français Nicolas Sarkozy à Pékin est seulement citée par le Cankao Xiaoxi, publication officielle de l’agence Chine Nouvelle. Ce journal se félicite de la décision du président de ne pas rencontrer Daläilama et d’améliorer les relations franco-chinoises. Certaines journaux égratignent le président en écrivant qu’il mérite la médaille d’or du plus pressé des présidents. Beijing Youth Daily présente simplement un article factuel indiquant qu’il arrive accompagné de plusieurs membres du gouvernement et des athlètes.

Xiao H

Mini Roland-Garros, devant Hôtel-de-Ville Paris

Posted in VIDEO REPORTAGE, SPORT, Mini Roland-Garros, devant Hôtel-de-Ville Paris, PARIS on June 9th, 2008

Tennis, un sport réservé à tous!

L’enfant a raison!!!

Reportage et montage: Xiao Han et Denis Roditi

 

Les Bleus et le peril jaune

Posted in Les Bleus et le peril jaune, SPORT, INTERVIEW on January 5th, 2008

  

Interview exclusive avec PI hongyan, cinquième joueuse mondiale et incontestable leader du badminton français

PI hongyan

Dans 8 mois (le 8.08.2008) débuteront les épreuves des Jeux olympiques de Pékin. Pensez-vous que le 8, signe de richesse en Chine, portera chance aux français ? 

Les quatre meilleures joueuses mondiales sont des Chinoises. Je n’espère pas les rencontrer avant les huitièmes de finale … Selon le proverbe chinois, « le ciel, le temps, la terre, les peuples » leur sont favorables. Cela dit, les JO peuvent nous réserver des surprises. L’équipe chinoise aura plus de supporters…

Où en est l’équipe française de badminton ?  

On ne connaît pas encore la composition de l’équipe. En ce qui me concerne, je suis confiante. Rien n’est encore acquis pour la sélection, mais si tout se déroule normalement il y a de fortes chances pour que je participe à ces JO de Pékin. Je suis moins optimiste pour le reste de mon équipe, surtout en double. Peut-être ne participeront-ils même pas aux JO.

L’entraînement chinois est-il différent de l’entraînement en France ? 

Il y a une énorme différence. Les Chinois commencent très petits, vers 12 ans. Dès cet âge-là, ils travaillent leur jeu toute la journée. Pour les plus grands, les entraînements intensifs durent 40 à 50 minutes, sans interruption. Il y a celui du matin, celui de l’après-midi, et on travaille la technique le soir. En France, les 12-16 ans ne s’entraînent que deux fois par semaines. L’entraînement devient plus consistant vers 18 ans. Mais ici, on continue les études en parallèle : le badminton n’est pas un sport très rémunérateur et les athlètes français suivent presque tous des formations parallèles. Moi le matin, je suis des cours de français et des cours pour devenir entraîneur. Je ne m’entraîne que l’après-midi.

En Chine ils n’ont rien d’autre à faire.. En France c’est donc plus dissolu et je trouve que les Français tiennent moins la durée.

Comment vous préparez-vous ? 

Je suis plutôt sereine parce que qu’il me reste huit mois pour me préparer. Je serai sûrement moins calme à un mois du début de la compétition. Pour l’instant, l’entraînement est flexible. C’est moi qui choisis de travailler là où je me sens plus faible. Je joue le plus possible, pas forcément de manière intensive mais juste pour pratiquer.

Vous allez porter le maillot français en Chine, votre pays d’origine. Allez-vous vous sentir pleinement française ? 

Je suis en France depuis cinq ans. Je regrette de ne pas porter les couleurs de la Chine, mais maintenant je me suis faite à l’idée de jouer pour la France. J’ai eu beaucoup de chance d’être acceptée par l’équipe française : cela m’a permis de participer à de nombreuses compétitions, ce que je n’aurais pas pu faire en Chine car je n’avais pas le niveau. Avec toutes ces opportunités que l’équipe de France m’a offerte, j’ai pu progresser très vite.

Comment percevez vous l’avenir du badminton en Chine et en France ? 


La Chine forme de nombreux athlètes de très haut niveau. L’Etat et les provinces mettent d’énormes moyens financiers au service du développement de ce sport. En France, le badminton est un sport qui est très pratiqué mais il y a peu de professionnels. Ce manque de joueurs qualifiés ne permet pas une progression très rapide du niveau du badminton français.

Pensez vous retourner un jour en Chine pour y jouer en haut niveau ? 

Je ne suis pas sûre car en Chine, il n’y a pas de tournois entre les clubs. C’est l’Etat qui organise des compétitions entre les provinces. Il y a peu de chance que retourne en Chine car il y a de très bons joueurs là bas, beaucoup plus qu’en France. Et comme mon petit ami est ici en France, je ne pense pas repartir.  

Xiao HAN

Marthe Henry

Comment les Tai-Chi-Chuanist survivre-t-ils Paris aux JO Pékin 2008 ?

Posted in SPORT, Comment les Tai-Chi-Chuanist survivre-t-ils Paris aux J on January 5th, 2008

« Nous avons envie d’assister aux jeux olympiques qui déroulent le 8 août prochain. Je pense à organiser un groupe des Français pour aller participer aux spectacles des JO Pékin 2008, bien qu’il coûte cher à cette occasion très chaude. En fait, J’ai même invité un maître chinois à venir pour nous préparer,» déclare joyeusement le directeur et enseigneur, JIAN Yijun, original de Chine, qui a 50 ans mais avec un regard d’un quarantaine.  

Professeur de Tai Ji, M. JIAN 

L’école parisienne de tai-ji-quan, envie d’assister aux JO 2008 

Une dizaine de débutants de tai-ji-quan sont debout dans une salle de 90 m2 à l’Institut du QUIMETAO, un grand tapis vert avec un blason énorme de Ba-Gua qui s’appuie sur la philosophie taoïste fondée sur le Yin et le Yang : la force et la faiblesse. Ils écoutent à leur professeur JIAN « Le tai-ji-quan, c’est un sport aussi une philosophie du cops et de l’esprit. On est tellement concentré qu’on se retrouve en harmonie avec soi-même. Scientifiquement, cela fait du bien à la santé aussi aide à former les vertus comme la patience et la persévérance.»  Les élèves suivent le professeur JIAN en faisant des formes du style de Chen. Ils sont tous très attentifs et le font doucement. « Si cette discipline n’est pas correctement enseignée, les élèves peuvent avoir de sérieux problèmes, notamment au dos,» explique après professeur JIAN. « J’espère venir tous les jours, sinon je me ressens sans tout un manque. J’aimerais aller à Pékin pour voir et explorer la tradition et la culture,» explique une élève, Christelle AUDORIC, 47 ans.

La classe de Tai Ji a l’institut du DUIMETAO 

S’efforcer de rendre tai-ji-quan à une épreuve des JO 

James KOU, 88ans, le président de la Fédération Française de Tai Chi Chuan

À la rencontre avec James KOU, le président de la Fédération Française de Tai Chi Chuan, le vieillard de 88 ans raconte un rêve lointain. « Je suis content de surtout voir les élèves européennes de nationalités différentes venir ici pour étudier. Cela me confirme que nous sommes encore un peu plus proche du but lointaine de rendre le tai-ji-quan à une épreuve des JO. Depuis 36 ans, avec l’équipe de professeurs qualifiés, notre école est devenue aujourd’hui la plus ancienne de Paris, se tâchant à populariser le Tai-ji-quan en France, même en Europe, » la détermination se lit au fond de ses yeux noirs. 

« Il y a de moins en moins de chinois francophone qui pratiquent ce sport aujourd’hui en France, car ils pensent que cela n’est plus à la mode. Ils préfèrent plutôt la danse ou bien d’autres activités sportives. En revanche, cette discipline est, selon les estimations, pratiquée régulièrement par plus de 60.000 français,» explique-t-il la situation de tai-ji-quan aujourd’hui en France.  

« En fait, l’objectif de Tai-ji-quan consiste à effectuer des mouvements ondulatoires très précis afin de libérer une force qui peut être  spectaculaire. Les gestes lents ne correspondent pas à une danse comique mais à des mouvements d’attaque et de défense, » ajoute-t-il volontairement.

Xiao HAN