Comment les Tai-Chi-Chuanist survivre-t-ils Paris aux JO Pékin 2008 ?
Posted in SPORT, Comment les Tai-Chi-Chuanist survivre-t-ils Paris aux J on January 5th, 2008« Nous avons envie d’assister aux jeux olympiques qui déroulent le 8 août prochain. Je pense à organiser un groupe des Français pour aller participer aux spectacles des JO Pékin 2008, bien qu’il coûte cher à cette occasion très chaude. En fait, J’ai même invité un maître chinois à venir pour nous préparer,» déclare joyeusement le directeur et enseigneur, JIAN Yijun, original de Chine, qui a 50 ans mais avec un regard d’un quarantaine.
L’école parisienne de tai-ji-quan, envie d’assister aux JO 2008
Une dizaine de débutants de tai-ji-quan sont debout dans une salle de 90 m2 à l’Institut du QUIMETAO, un grand tapis vert avec un blason énorme de Ba-Gua qui s’appuie sur la philosophie taoïste fondée sur le Yin et le Yang : la force et la faiblesse. Ils écoutent à leur professeur JIAN « Le tai-ji-quan, c’est un sport aussi une philosophie du cops et de l’esprit. On est tellement concentré qu’on se retrouve en harmonie avec soi-même. Scientifiquement, cela fait du bien à la santé aussi aide à former les vertus comme la patience et la persévérance.» Les élèves suivent le professeur JIAN en faisant des formes du style de Chen. Ils sont tous très attentifs et le font doucement. « Si cette discipline n’est pas correctement enseignée, les élèves peuvent avoir de sérieux problèmes, notamment au dos,» explique après professeur JIAN. « J’espère venir tous les jours, sinon je me ressens sans tout un manque. J’aimerais aller à Pékin pour voir et explorer la tradition et la culture,» explique une élève, Christelle AUDORIC, 47 ans.
S’efforcer de rendre tai-ji-quan à une épreuve des JO
À la rencontre avec James KOU, le président de la Fédération Française de Tai Chi Chuan, le vieillard de 88 ans raconte un rêve lointain. « Je suis content de surtout voir les élèves européennes de nationalités différentes venir ici pour étudier. Cela me confirme que nous sommes encore un peu plus proche du but lointaine de rendre le tai-ji-quan à une épreuve des JO. Depuis 36 ans, avec l’équipe de professeurs qualifiés, notre école est devenue aujourd’hui la plus ancienne de Paris, se tâchant à populariser le Tai-ji-quan en France, même en Europe, » la détermination se lit au fond de ses yeux noirs.
« Il y a de moins en moins de chinois francophone qui pratiquent ce sport aujourd’hui en France, car ils pensent que cela n’est plus à la mode. Ils préfèrent plutôt la danse ou bien d’autres activités sportives. En revanche, cette discipline est, selon les estimations, pratiquée régulièrement par plus de 60.000 français,» explique-t-il la situation de tai-ji-quan aujourd’hui en France.
« En fait, l’objectif de Tai-ji-quan consiste à effectuer des mouvements ondulatoires très précis afin de libérer une force qui peut être spectaculaire. Les gestes lents ne correspondent pas à une danse comique mais à des mouvements d’attaque et de défense, » ajoute-t-il volontairement.
Xiao HAN



