J-41: Des chercheurs français lancent une étude sur l’impact cardiovasculaire de l’interdiction de fumer
Evaluer les bénéfices cardiovasculaires de l’interdiction de fumer dans les lieux publics pour les salariés non-fumeurs des bars, restaurants, discothèques et casinos, c’est le but de l’étude DILATER pour laquelle le CHU de Toulouse-Rangueil lance un appel à volontaires.
Pour les chercheurs à l’origine du projet, c’est “une occasion unique de démontrer scientifiquement dans la vie réelle les effets bénéfiques du décret sur la santé des individus”.
“Aucune étude n’a jamais été menée en France sur le sujet” précise le Dr Cambou, l’un des médecins du service. “Et celles réalisées à l’étranger dans des conditions similaires (comme en Italie) ne concernaient qu’une dizaine de personnes, trop peu pour être vraiment probantes”.
Menée sur quatre mois (un mois avant et trois mois après l’entrée en vigueur du décret), l’expérience toulousaine suivra donc 25 employés non-fumeurs des bars, restaurants, discothèques et casinos, encore exposés au tabagisme passif jusqu’au 1er janvier 2008.
Un échantillon toujours faible, mais suffisant selon le Dr Cambou:
“Il faut bien différencier deux types d’études. Beaucoup d’expérimentations reposent sur une comparaison entre deux groupes de personnes, un groupe exposé et un groupe témoin. Dans ce cas, un échantillon important est nécessaire pour limiter le biais dû aux différences entre les individus.
Rien de tel ici, puisqu’il s’agit de comparer le même individu avant et après l’entrée en vigueur du décret. Le biais est donc quasiment nul.”
L’étude mesurera l’évolution de la capacité de dilatation des artères chez les salariés qui cessent d’être exposés à la fumée.
Le tabagisme passif réduit l’élasticité et la capacité des vaisseaux sanguins, pouvant ainsi conduire à l’infarctus du myocarde.
Le but de l’étude : prouver que les bienfaits de l’interdiction de fumer se font sentir sur le court-terme.
“Ce que nous cherchons à montrer, c’est non seulement que le tabagisme passif est nocif, mais surtout que lorsque l’exposition cesse, il est possible de revenir à la normale en un temps relativement court.”
Le CHU a donc lancé un appel à volontaires. Les participants bénévoles bénéficieront d’un check up complet et d’examens de prévention cardiovasculaire.
Pour plus d’information et pour participer :
Docteur Jean-Pierre CAMBOU
Service de Médecine Vasculaire
Hôpital de Rangueil
Téléphone : 05.61.32.31.02
Fax : 05.61.32.26.34
E-mail : boccalon.recherche@chu-toulouse.fr
Filed under: clope, fumée, tabac, cigarette, recherche scientifique, tabagisme passif, interdiction de fumer

Sur cette question, différents articles dans la presse étatsunienne ont donné crédit à Michael Siegel qui a montré que les hacktivistes du Tobako Kontrol ont perdu la lucidité qui sied à un scientifique, aveuglés qu’ils sont par leur djihad contre la tabac sous toutes ses formes.
Sur le plan cardiovasculaire tout particulièrement : les affirmations du danger du tabagisme passif sont pour le moins bidonnées.
Voir son blog, dense et riche :
http://tobaccoanalysis.blogspot.com/
On n’est plus dans la science mais dans le dogme… C’est bien qu’une étude soit menée pour y voir plus clair, si c’est possible.
Merci pour ce lien très intéressant !
Je suis tout à fait d’accord : le tabagisme passif est un problème de santé publique suffisamment sérieux pour qu’il ne soit pas nécessaire de le combattre avec de faux arguments et des études bidonnées (ou manquant seulement de rigueur scientifique?)
Ceux qui se livrent à ce type de pratiques ne font que desservir leur cause et c’est bien dommage.
L’attitude du Dr Siegel me paraît d’autant plus courageuse qu’il milite lui-même pour des bars et restaurants sans tabac, comme je le vois dans son profil
Quand à l’étude toulousaine, on verra ce qu’elle donnera, même si, à titre personnel je reste moyennement convaincue de la pertinence d’une étude sur 25 personnes (quoi qu’en disent les auteurs). Enfin, cela donnera quand même une indication.
Je vous fais remarquer qu’une étude statistique mauvaise ne permet pas de conclure, que ce soit dans un sens ou dans l’autre. Une conclusion peut être erronée au sens statistique, mais le résultat exact. L’argument du dogme est toujours à double tranchant.
Maintenant, si vous voulez être convaincu qu’il existe des effets délétères du tabac passif, il suffit de fumer dans une pièce avec un asthmatique à côté de vous. Effet garanti.
Ouaip ! Toutes ces études me laissent sceptique. Considérant l’échelle ridicule à laquelle elles sont pratiquées, qui vont-elles convaincre qui ne soit déjà convaincu ??? Qui, même le plus enragé des fumeurs, va prétendre que la cigarette est bonne pour la santé (la sienne et celle des autres) ?
De plus, pourquoi se focaliser sur les problèmes cardio-vasculaires alors que, comme Sébastien le mentionne, les problèmes respiratoires divers (non moins invalidants et tout autant potentiellement mortels) sont probablement plus frappants et faciles à identifier ?
Enfin, je ne suis pas scientifique. Je suppose qu’ils ont leurs raisons…
Mais, perso, je trouve que l’argent investi dans ces recherches le serait à meilleur escient dans le remboursement et la généralisation des centres et consultations anti-tabac qui font cruellement défaut (des mois d’attente et, dans l’intervalle, on continue de fumer… :-/ )