J-22: Interview de Julien Demaret, membre fondateur de l’Union des Professionnels du Narguilé

Au 1er janvier, l’interdiction de fumer concernera aussi les narguilés. Un millier de personnes en France en ont fait leur fonds de commerce et se voient menacées de fermeture.
Julien Demaret, 24 ans, est propriétaire du salon de thé - chicha
Le Darna à Lille. Il est membre fondateur de l’Union des Professionnels du Narguilé.
Son crédo : le narguilé doit avoir sa réglementation propre.

Le Darna, le salon de thé de Julien Demaret
Nouvel air : De quand date l’ouverture du Darna ? Pourquoi avoir choisi d’ouvrir un salon à narguilé ?

Julien Demaret : Mon associé et moi avions découvert le concept lors d’un voyage au Moyen-Orient. De retour à Lille nous avons eu envie de retrouver cette ambiance particulière, et de proposer un lieu différent des bars habituels.
Notre salon a ouvert en novembre 2006, quelques semaines seulement avant le décret. A ce moment là, nous n’avions pas conscience des conséquences. Ce problème est celui de beaucoup de bars à chicha, surtout en province où le phénomène est récent. Surtout il faut bien voir que pour une ouverture en novembre, c’est un projet qui était lancé depuis janvier, le temps de trouver les locaux, réunir les fonds, etc.

On pourrait vous répondre que lorsque vous avez ouvert la loi Evin existait déjà… Elle prévoit l’obligation d’avoir au minimum une zone non-fumeur séparée de la zone fumeur. La respectez-vous ?

Je pense qu’aucun bar à chicha ne la respecte. Vous avez raison sur ce point. Mais quand la loi a été élaborée en 1991, les narguilés n’existaient même pas en France. C’est une loi qui a été faite pour lutter contre la cigarette, pas contre le narguilé. Et puis il est un peu hypocrite de nous dire « vous ne respectez pas la loi » et d’encaisser nos impôts…
De toutes façons, la loi Evin serait toujours plus facile à respecter que le nouveau décret qui ne nous autorise plus à avoir qu’un fumoir.
Installer un fumoir n’est pas une solution pour nous : la loi y interdit toute prestation de service, or nous devons préparer le narguilé pour le client, lui allumer. On ne va pas lui donner le matériel et lui dire : « emportez tout dans le fumoir et débrouillez-vous ».
La loi ne prend pas du tout en compte notre spécificité.

Quelles sont les conditions pour ouvrir un bar à narguilé ? Faut-il une licence particulière ?

C’est une activité récente qui n’a donc pas de réglementation propre. Nous avons une licence de débit de boissons de 1ère catégorie (boissons sans alcool). Et pour la vente du chicha les Douanes nous accordent une tolérance de revente, ce qui signifie que nous sommes autorisés à revendre du tabac à condition de nous approvisionner chez le buraliste le plus proche. Nous payons le tabac exactement au même prix qu’un particulier. Et nous constituons une bonne source de revenus pour les buralistes.
Les Douanes n’ont fait aucune difficulté pour l’ouverture de notre établissement, et encore aujourd’hui continuent à autoriser de nouveaux salons à narguilé : j’en connais un qui a ouvert il y a seulement deux mois !

De nouveaux salons ouvrent encore quelques semaines avant l’interdiction ?

Les gens sont très mal informés. Ils pensent que le chicha n’est pas concerné par l’interdiction, ou bien qu’il suffira de faire une carte de membre pour échapper à la loi. Et ils continuent à avoir les autorisations.

Est-ce pour cela que vous avez créé l’Union des Professionnels du Narguilé (UPN) ?

Oui, pour informer et nous défendre. L’UPN est un syndicat géré bénévolement créé en février 2007 et qui compte 150 adhérents. Il y a environ 1000 bars à chicha en France mais beaucoup ne mesurent pas le danger pour la profession et ne comprennent pas la nécessité de se mobiliser.

Quelles actions conduit l’UPN ?

Nous menons des actions auprès des politiques et des députés ainsi qu’une campagne d’information dans les médias. Notre profession souffre de la méconnaissance du public : beaucoup pensent que la chicha est une pratique communautaire et réservée aux hommes, alors qu’au contraire c’est un lieu de mixité ou se retrouvent des femmes et des hommes de toutes origines. Dans l’opinion publique, le rejet du chicha n’est pas toujours exempt d’une certaine xénophobie.

Avez-vous obtenu des résultats ?

Non, le ministère de la Santé a été très clair à ce sujet : ni aménagement ni dédommagement.
C’est une position très dure que nous avons du mal à comprendre.
Disney, promoteur du narguilé ?Je le répète, nous n’avons pas ouvert dans la clandestinité. Nous nous sommes déclarés auprès des Douanes, nous payons des impôts. Depuis un an et demi nous vivons en nous disant chaque matin que d’ici à quelques semaines nous devrons peut-être tout arrêter, nous retrouver sans travail avec des dettes monstrueuses. C’est pire qu’un licenciement. Ce n’est pas la peine de nous dire de « travailler plus pour gagner plus » et de nous dégoûter d’investir.
Nous sommes conscients que l’Etat craint d’ouvrir une boîte de Pandore s’il fait la moindre exception mais il doit être possible de doser de manière plus juste.

Que répondez-vous à ceux qui vous accusent de vendre un produit toxique ?

Je ne me vois pas comme un empoisonneur. Les gens qui viennent dans mon salon savent ce qu’ils font. Je ne sers pas aux mineurs, et je ne dis à personne que le narguilé est inoffensif. Lorsque je vois des gens ivres morts sortir des bars tout autour, je me demande où est le plus dangereux…

Mais sur un paquet de cigarettes il est écrit que « fumer tue ». Rien de tel sur les pipes à eau. Le public est-il si bien informé que ça ?

Justement, lorsque nous avons été reçus au ministère de la Santé, nous ne sommes pas arrivés les mains vides. Nous avons proposé d’encadrer la profession avec une charte de qualité. Parmi nos propositions, des embouts hygiénique, une interdiction stricte aux mineurs, et une vraie information. Personnellement, je suis tout à fait d’accord pour afficher
« Fumer tue » sur tous mes narguilés et toutes mes tables. Je n’ai pas attendu la loi pour faire un travail sérieux et j’ai tout à gagner à tirer la profession vers le haut.
Et il faut bien voir que les millions de personnes qui ont pris l’habitude de se rendre dans nos salons ne vont pas arrêter parce que nous fermerons. Je suis vraiment inquiet quand je vois les questions que me posent certains clients, qui ont une pipe à eau chez eux. Beaucoup n’ont aucune idée des bases de la sécurité.

Si la loi est si stricte, c’est peut-être parce que les non-fumeurs sont excédés et que les solutions de compromis comme la loi Evin n’ont pas fonctionné…

Je comprends tout à fait le souci de protection des non-fumeurs. D’ailleurs je ne fume pas de cigarettes moi-même.
Mais les clients qui viennent chez nous viennent spécifiquement pour fumer le narguilé: le problème du tabagisme passif ne se pose donc pas de la même manière.
Nous faisons 60 % de notre chiffre d’affaire avec les seuls narguilés et 90% sur les ventes associées, c’est-à-dire les consommations (thés, patisseries…) qui accompagnent un narguilé.
Tout ce que nous disons c’est qu’il est possible de nous laisser exercer notre profession, tout en limitant les risques par une réglementation adaptée.
Même aux Etats-Unis, où la loi anti-tabac est l’une des plus strictes au monde, la spécificité des narguilés est reconnue.
Ou alors, si l’Etat décide que le narguilé est un grand problème de santé publique alors d’accord, qu’on nous ferme, mais pas sans aucune indemnité ! Quand on juge important pour l’intérêt général qu’une route passe par votre maison, on vous exproprie mais vous êtes dédommagé…
Mais est-ce vraiment la société que nous voulons, la société du camembert pasteurisé, hygiéniste, aseptisée, sans saveurs ?

Que ferez-vous dans trois semaines, au 1er janvier 2008, si aucun aménagement ne vous est accordé ?

Nous interdirons la cigarette dans nos établissements, mais nous continuerons à proposer des narguilés. Nous n’avons pas le choix: tout notre salon est organisé autour du concept. Nous voulons bien nous reconvertir, mais pour cela il faut de l’argent, et nous n’en avons pas.

 

Je rajoute ici un commentaire posté par Julien Demaret sur ce blog
le 3 janvier 2008:

” Je me suis énormément exprimé, sur différents forums, à travers la presse, les blogs, sur des points très particuliers de l’interdiction de fumer, notamment sur ceux qui touchent à ma profession, les salons narguilés. Nous avons ergottés sur les fumoirs, le montant des amendes, les reconversions etc..
Toutefois, je ne me conçois bien heureusement pas seulement comme un acteur économique endetté jusqu’au cou, mais d’abord et avant tout comme un citoyen, qui réfléchit sur son temps et sur la société contemporaine.
J’aimerais donc ne pas prendre ici le sujet de l’interdiction de fumer en public par le petit bout de la lorgnette, en ce qu’il me concerne dans ma vie professionnelle, mais envisager les tenant et aboutissant de cette mesure pour la société française tout entière.
On aurait tort de réduire l’interdiction de fumer dans les lieux publics à une simple question de santé, à une question économique, ou à un problème pour les cafetiers. Une telle législation pose de façon aiguë la question du vivre ensemble, la question de la façon dont une société organise les rapports entre ses membres et conçoit la relation de l’individu au groupe.
Immédiatement, l’interdiction de fumer dans les lieux publics m’apparaît dès lors comme un renoncement à l’idéal démocratique, et à la stratégie de progrès humain établie au XVIIIe siècle par les lumières. En quel sens? Puisque certains pourraient arguer que la protection de la santé d’autrui constitue en soit un progrès. Le premier problème qui apparaît ici est celui du moyen employé. Le gouvernement a décidé de parvenir à cette fin, présentée comme juste (nous examinerons cette affirmation plus bas) en légiférant par décret. Il n’a donc à aucun les représentants du peuple n’ont donc eu à se prononcer sur le bien fondé d’un tel décret. Mais la nécessité même de légiférer pose le problème du fonctionnement de notre société au quotidien, tout en bas de l’échelle, au premier degré des interactions entre ses membres. Avoir recours à la loi pour régler la cohabitation entre fumeurs et non fumeurs, c’est acter la démission de la parole comme moyen de résolution des conflits, c’est accepter que les rapports entre les hommes ne peuvent trouver d’équilibre que dans la contrainte et l’exercice de la force venue d’en haut.
Il faut bien saisir ici la gravité de ce renoncement. Comment se fait-il que lorsqu’un fumeur gène un non-fumeur, ces deux personnes ne peuvent trouver un accord, afin de s’obliger à cohabiter? N’est-ce pas d’abord la responsabilité de chacun d’éviter autant que faire se peut d’incommoder ceux qui partagent la même sphère de vie? Faut-il réellement demander à l’Etat de régir nos existences unilatéralement? Sommes nous si peu Hommes, que nous ne puissions simplement écraser notre cigarette sans qu’un képi nous l’intime.
Et à l’inverse, sommes nous si peu tolérants que nous ne puissions comprendre que nos semblables trouvent du plaisir à se regrouper pour fumer? Le désir d’uniformité et l’instinct grégaire sont-ils si forts que nous ne puissions tolérer que d’autres extériorisent leur plaisir entre eux? Pourquoi vouloir ainsi les marquer du sceau de l’infamie et les parquer chez eux (et encore…)
De toutes parts fusent les “les fumeurs ne respectent pas les autres…”, “cela fait 15 ans que les fumeurs bafouent la loi Evin”, “les fumeurs sont des cons”… D’où la solution évidente: Il faut éradiquer le fumeur… Au moyen du sacro-saint décret qui a force de loi. Comme si avoir la loi pour soi c’était forcément avoir raison…
Mon sentiment est que fumeurs et non-fumeurs ont énormément à perdre avec cette loi… Parce que ce faisant ils renoncent à l’idéal démocratique de la compréhension mutuelle. Les fumeurs sont aujourd’hui sacrifiés sur l’autel de l’efficacité sociale… Ils coûtent trop cher à l’assurance maladie… Mais où s’arrêtera-t-on alors? Les vieux coûtent aussi trop cher… Et les autistes? Ils sont comme les fumeurs de toute manière ils ne comprennent rien à ce qu’on leur dit… Pourquoi essaye-t-on de leur apprendre quelque chose…
Il me semble parfois être revenu aux années 30, aux douces heures de l’eugénisme et des rêves de société pure et propre…
Ces heures où les rêves fous d’une société standardisée et entièrement régie par l’Etat en vue d’une efficacité maximale, ont abouti à la guerre sur tous les continents et à l’extermination méthodique d’un peuple.
Certains dirons alors que la comparaison est hyperbolique, et qu’au fond il n’y a là rien de commun… Il s’agit juste de la cigarette… Mais il n’y a jamais rien d’anodin à ce que des individus renoncent à leur comportement individuels les plus basique sous la pression de la machine étatique et de son bras armé télévisuel.
En un mot, le moyen employé pour protéger les non-fumeurs me semble un remède plus grave encore que celui qu’il prétend soigner. Il habitue les hommes à la servitude, à l’obéissance, et les amène à renoncer à l’autogestion, l’autolimitation et à l’obligation (au sens Rousseauiste de la contrainte qu’on exerce envers soi-même). En acceptant de nous soumettre au décret, nous acceptons d’être un troupeau, nous acceptons d’être conduits et non pas gouvernés, nous acceptons d’avoir des maîtres et non pas des chefs… Nous renonçons à être libres.
Mais intéressons nous ici à la fin poursuivie par cette interdiction, de peur que l’analyse du moyen n’ai déjà lassé nombre d’entre vous…
“Le décret sauvera 6000 vies humaines par an”… Noble cause que voilà… et défendue qui plus est par les plus éminents représentant du corps médical que compte notre pays. Ainsi le très estimé pneumologue de l’OMS, Bertrand Dauzenberg milite sans relâche non seulement pour protéger les fumeurs passifs, mais aussi pour protéger les fumeurs d’eux-mêmes… Et en effet quoi de respectable qu’un homme d’un age respectable en blouse blanche (gage indubitable de sérieux) égrenant les statistiques terribles du tabac?
Je vois pourtant ici un glissement très sensible qui me parait particulièrement dangereux, du domaine scientifique au normatif. Je pensais que depuis la Renaissance, et les décentrement successifs dus à Galilée, Newton etc… que les domaines de compétences étaient désormais clairement définis… Au scientifique l’étude des phénomènes, aux religieux la réflexion sur l’au delà et au politique le pouvoir de définir les normes sociales…
Or que voit-on ici? Le pouvoir grandissant de certains scientifiques qui ne se contentent plus de leur sphère d’influence. Dauzenberg et consorts ne se contentent pas de dire “si on interdit le tabac on sauvera tant de vies”… ou encore “le tabac tue X milliers de personnes par an”. Il clame “Il faut sauver des vies!” Quitte pour cela à fouler au pied le droit des fumeurs à s’auto-enfumer. Peut-être effectivement faut-il sauver des vies… ceci demande réflexion… Mais est-ce à ces médecins de le dire? Chaque fois que ces éminents spécialistes avancent de telles affirmations ils sortent purement et simplement de leur rôle. Ils exercent sur les consciences un pouvoir normatif dont on ne mesure pas toujours l’ampleur démesurée. IL FAUT MANGER 10 FRUITS ET LEGUMES PAR JOUR. La mention “recommandé par les nutritionistes” qui était d’usage il y a quelques années a désormais disparue devant l’imperatif catégorique du “IL FAUT!”
Dès lors, quiconque ne se soumet pas à cette injonction est un déviant infâme qui refuse de se soumettre à l’efficacité collective et qui sera donc au bout du compte un poids pour la société!
L’inquiétude que je manifeste ici est tout à fait réelle, et j’aimerais que ces quelques réflexions soient reçues pour ce qu’elles sont, à savoir détachées du problème purement terre à terre et pratique de l’interdiction de fumer. Il ne s’agit pas simplement de la liberté de fumer ou pas en public, mais bien de la façon dont nous exerçons notre liberté, dans nos actes et dans nos choix. Je me refuse à penser que nous ne sommes pas capables de nous conduire nous-même respectueusement envers nos semblables… Il est temps pour nous de prendre en mains nos destins et de nous liberer des tuteurs et maîtres à penser qui président à nos destinées… Décidement depuis le tres Kantien “qu’est ce que les lumières” les hommes n’ont guère changés…
Cordialement, Julien Demaret “

20 Responses to “J-22: Interview de Julien Demaret, membre fondateur de l’Union des Professionnels du Narguilé”

  1. […] Faut-il faire une exception pour les bars à chicha ? […]

  2. Pourquoi continuer à se lamenter sur la disparition programmée au 1er janvier des bars à chichas ? La seule alternative c’est celle des NARGUILOX® (comme au Casino Barrière de Deauville), dont les plus avisés des anciens patrons de bars à chichas se sont déjà équipés.

    CLIQUEZ sur le lien suivant pour découvrir l’article paru dans OUEST-FRANCE et qui est toujours accessible en ligne
    http://www.ouest-france.fr/Un-bol-d-air-avec-le-narguile-a-oxygene-/re/actuDet/actu_3639-467866—–_actu.html

    Bien cordialement

  3. Je trouve parfaitement lamentable la démarche de la société narguilox qui multiplie ces derniers temps les campagnes pour “refourguer” sa parodie de narguilé aux gerants de salon désespérés…

    J’ai reçu de votre société un courrier, des e-mails, des coups de telephone, et je suis excédé par ce harcelement. Ceci ne fait que me renforcer dans l’idée que cette loi n’est qu’une mascarade soutenue par de nombreux acteurs économiques qui n’ont qu’une envie, celle d’accroitre leurs parts de marché. On nous fait croire que c’est la santé qui est en jeu, mais les témoignages de medecins réputés comme Dauzenberg ne sont la que pour asseoir un peu plus les profits de l’industrie pharmaceutique. Nombre d’études indépendantes montre que le Champix provoque de graves effets secondaire et engendre des suicides…
    Le débat sur l’impact sanitaire du tabac n’est qu’un aspect détourné de la guerre économique…

  4. ci joint un article traitant du sujet que je n’ai fait qu’evoquer dans mon commentaire…

    http://www.rue89.com/2007/12/23/champix-fumer-nuit-gravement-a-la-sante-sarreter-aussi

  5. Bonjour Monsieur Demaret,
    Votre problème est complexe, et je crains, malheureusement, que personne ne soit en mesure de vour trouver une solution. Je voudrais cependant rebondir sur votre dernière réponse : vous comptez vraiment continuer les narguilés? Que risquez-vous? N’est-ce pas plus risqué que de se reconvertir (cesser de proposer des narguilés et ne proposer que thés et patisseries ne doit pas être très cher, si)?

  6. Oui, je compte effectivement continuer le narguilé. Il s’agit en effet de mon activité principale, de mon metier, d’un savoir faire et de recettes que j’ai mis au point par des heures d’efforts. Beaucoup de mes clients affirment que le gout du narguilé qu’ils obtiennent chez moi, ils ne le retrouvent nul par ailleurs.

    Ce que je risque? une contravention d’un montant de 800 euros par infraction renouvelable a chaque infraction constatée. Donc à terme une nouvelle accumulation de dettes.

    Cesser de proposer des narguilés n’est effectivement pas couteux en terme d’investissement, puisque de fait je propose déjà ces produits. Mais arreter le narguilé et proposer uniquement boissons et patisseries ne constitue en aucun cas une reconversion. Supprimer le narguilé, c’est comme supprimer les films dans un cinéma et dire à l’exploitant de la salle “vendez des boissons”…

    Faire tourner un commerce en vendant uniquement des boissons et des patisseries est possible si vous êtes situés dans une galerie marchande, dans une rue commercante etc… il s’agit d’une activité tout à fait differente de celle d’un salon de thé narguilé.

    Le narguilé représente 60% de mon chiffre d’affaire de maniere directe, et ce chiffre monte à 90% si l’on prend en compte que la majeure partie des boissons et patisseries que je vends sont consommées à l’occasion de la consommation du narguilé.

    Lorsque j’ai décidé d’ouvrir mon salon, j’ai fait une étude de marché et j’ai décidé de l’ouvrir dans une zone située au centre ville ( et donc accessible) mais à l’écart des secteurs les plus commercants (afin de payer un loyer moins élevé), étant donné que les salons de narguilés attirent une clientele spécifique, qui a une démarche réfléchie, volontaire. Je savais que les gens viendraient à moi pour le narguilé.

    Vendre uniquement boissons et patisseries implique de se rapprocher des zones de chalandise, de passage élevées, fortement fréquentées, car pour acheter des sandwiches ou des patisseries, les clients ne font pas 3 kms, d’autant que les zones commerciales fourmillent déjà de ce genre d’établissement (brioche doree, paul, etc…).
    En d’autres termes, il s’agit d’un tout autre type d’activité que celui que j’exerce. Je suis spécialisé dans le narguilé, et c’est en raison de mon expertise que j’attire une clientele qui n’hesite pas à faire plus de 100kms pour venir chez moi (je suis à Lille et j’ai de nombreux clients sur Dunkerque Bruxelles ou encore Anvers…).

    Voila j’espere avoir répondu à votre question ;-)

  7. Le problème des narguilés n’est pas le tabac mais le monoxyde de carbone qui n’est pas absorbé par l’eau. Alors faites le test de faire souffler dans un CO-TESTEUR après une chicha classique et vous serez convaincu. Seriez-vous tenté de respirer un poële à charbon ? l’oxygène c’est quand même mieux…

  8. ah! ce cher monsieur du Narguilox! enfin un message original! Pour une fois vous ne nous gratifiez pas de vos copié-collés publicitaire! quel honneur!

    Je trouve absolument pathétique votre attitude qui consiste à surfer sur la menace qui pèse sur notre profession pour tenter de refourguer votre materiel. J’ai d’ailleurs moi même recu à mon salon votre documentation à plusieurs reprises et j’ai ete harcele d’e-mail…

    Neanmoins je ne suis pas moi même un ayatollah, et libre à vous de faire prosperervos affaires par ces methodes douteuses… il n’empeche que la substitutions du narguilé par vos appareils à oxygène n’est qu’une fausse bonne idée qui ne trompera personne… Tout simplement parce que vos engins ne sont pas des narguilés! vous pouvez bien appeler cela “narguilox”, “shishox”, “pipe à ox”… j’y vois surtout une sacrée intOX… Pardonnez moi de vous dire que nous ne faisons pas le meme metier…

    Si vous souhaitez etendre vos activité, je vous conseille de contacter les bars à vins et de leur vendre “aquox”, le nouveau produit dans lequel le vin est avantageusement remplacé par de l’eau minerale et qui presente l’avantage de ne pas saouler les gens…

    Il faudrait aussi penser dans les fast food à remplacer les hamburgers par de la salade verte et les firtes pas des tomates persillées… apres tout ca se mange… donc c’est pareil…

    Mes clients aiment la shisha, ils n’ont aucune espece d’attirance pour vos masques a gaz… fussent-ils a l’oxygene… le caractere artisanal et traditionnel de la shisha, qui fait lesprit et l’essence de la convivialite de nos salons ne se retrouvera jamais dans vos machines infernales et vos bombones à oxygene…
    Mais surement l’aseptie de notre société vous a t elle rendu impermeable a la poesie du quotidien…

    Cessez donc de vous comparer à nous et faites votres metier… Vendez donc de l’air qui sens vaguement un truc… Pour 3000 euros l’appareil…

    Bien à vous, Julien Demaret

  9. Concernant les bars à oxygène:
    Je ne suis pas tout à fait convaincue de l’innocuité de ce produit et encore moins de ses prétendus bienfaits. Aucune étude ne prouve les bénéfices de l’oxygène pur sur des personnes bien portantes. Par contre on sait que l’absorption de trop grandes quantités d’oxygène peut être nocive (ça s’appelle de l’hyperoxie) de même que l’inhalation d’huiles essentielles en quantité excessive.
    Donc qu’on vende ce produit pourquoi pas mais, jusqu’à preuve du contraire, qu’on ne le présente pas comme quelque chose de super sain…
    Deux petits liens à ce sujet (en anglais):
    http://www.fda.gov/fdac/features/2002/602_air.html
    http://www.scienceblog.com/cms/oxygen_bars_may_be_harmful_to_your_health

  10. Bonne année à tous, et surtout pleine d’oxygène… J’aime bien les gens comme Eve qui donne des conseils au médecin que je suis sur l’hyperoxie … comme si respirer 1l/minute de débit d’O² allait nuire gravement à la santé. Pour infos il faut demeurer plus de 12H dans un caisson hyperbare pour avoir des problèmes. et les liens cités (en anglais) sont le fruit du lobby des cigarettiers américains qui au siècle dernier vantaient la cigarette pour soigner…la migraine. Un lien intéressant de l’actualité c’est celui-ci : http://les-4-verites.france2.fr/index-fr_1024.php?id_article=889 , sinon pour ceux qui n’ont jamais essayé le NARGUILOX mais qui y portent quand même un jugement très sûr , c’est : http://hometown.aol.com/colianservices/FAQ.html

    Désolé pour les marchands et pourvoyeurs de monoxyde de carbone, comme à ceux qui vendaient de l’amiante… Il y a des erreurs dans des choix de métiers qu’il faut savoir reconnaître et assumer !

  11. Tout d’abord, loin de moi l’idée de donner des leçons, et je serais curieuse de voir où j’ai pu écrire que les bars à oxygène “nuisent gravement ” à la santé. La nocivité du tabac n’est plus à prouver et j’en suis la première convaincue: là n’est pas le sujet de la discussion. De là à dire que tous ceux qui oseraient critiquer les bars à oxygène sont des suppots de l’industrie du tabac, il y a un pas.
    De la même manière, pourrais-je ne pas questionner votre indépendance de praticien, alors que vous signez “narguilox”, travaillez pour narguilox, et spammez nos blogs avec des publicités pour oxybar ? Je salue d’ailleurs la conscience professionnelle de la société narguilox, qui embauche des docteurs en médecine pour copier coller à l’identique des messages publicitaires d’un blog à l’autre. Mince alors, tant d’années d’études pour ça….

  12. Pour Julien Demaret : Petite précision sur le Champix, il faut bien comprendre la subtilité de la chose. L’Afssaps, met en garde contre l’augmentation des cas de tentatives de suicide suite à l’arrêt du tabac. Elle ne met pas en cause directement le médicament, au sens strict. Les effets secondaires sont à relativiser par rapport aux bénéfices obtenus, très largement en faveur pour le Champix.

    Pour Narguilox : un peu de modestie serait la bienvenue. Il est un peu facile de balayer d’un revers de la main l’article qu’Eve nous présente. Il est issu de la FDA qui sont des gens d’une compétence certaine. Et vous devriez savoir que les certitudes sur l’innocuité peuvent être source de bien des drames. J’aimerai que vous soyez plus précis sur les risques bactériens (notamment Legionella pneumophila) et quels sont vos systèmes de sécurité. D’autre part, j’avoue être étonné par l’utilisation que vous faites des huiles essentielles, je vous rappelle que ce sont des composés potentiellement extrêmement toxiques et fortement allergènes. J’espère que les enfants de moins de 6 ans ont l’interdiction de respirer certains de vos mélanges…sinon vous allez avoir quelques convulsions sur les bras à gérer. Enfin, vous affirmez sur votre site « l’effet bénéfique de l’oxygène », pourriez vous être plus précis, et surtout sur l’utilisation chez des gens n’ayant aucun problème de santé et vos sources ?
    Cordialement

  13. Bonjour sebastien,

    Je regrette mais je ne fais pas la meme analyse que vous de ce communique: Lundi 17 décembre 2007, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) indique dans un communiqué que “l’EMEA et l’ensemble des agences européennes souhaitent alerter les professionnels et les patients sur le risque d’idées suicidaires ou de tentatives de suicide survenant lors des traitements avec Champix”.

    Je vous accorde que les agences restent prudentes en affirmant pas avoir demontré la causalite… toutefois le medicament champix est bien au coeur d’une controverse et ce n’est pas le seul fait d’arreter de fumer qui est reconnu comme cause de suicide.

    En realite, l’agence se trouve prise entre deux feu entre la necessite de diminuer le nombre de fumeur et les effets secondaire du champix (il est vrai limités par rapport au nombre de fumeurs qui pourraient potentiellement arreter de fumer)… Toutefois ceci releve encore une fois d’une logique statisticienne et d’une gestion efficiente de la société…

    Ramenons cela à une echelle humaine… Est-il plus acceptable que quelqu’un meure d’unsuicide causé par un medicament pris sans connaissance de cause que du tabac fumé sans connaissance des effets?

    Quand bien meme les effets generaux du champix seraient bons, les gens n’ont-ils pas le droit d’etre informés des risques?

  14. Bonjour Julien, voici la suite de l’article que vous citez « Rappelons-le toutefois, la relation de causalité n’est pas établie entre la prise du médicament et ces symptômes, qui peuvent apparaître également lors de tout sevrage tabagique sans médicament, notamment du fait du manque de nicotine qui pourrait exacerber des troubles pré-existants. ».
    Je suis bien de votre avis que les gens ont parfaitement le droit d’être informés des risques encourus (quelque soit le médicament et la cause). Mais il faut bien intégrer la notion de rapport risque-bénéfice. Fumer à 50% de malchance de vous tuer…arrêter de fumer grâce au Champix ou une autre méthode c’est bien moins d’une sur des millions. Les gens préfèrent retenir l’idée qu’arrêter de fumer peut entrainer une augmentation du risque de suicide, ou de prise de poids (et donc dangereux pour la santé)…toute excuse est bonne à prendre.

  15. En dehors de toute polémique, force est de constater une chose : à ce jour, fumer du tabac dans un lieu public est ILLEGAL, pomper autant d’oxygène qu’on veut ne l’est pas (encore ?).

    Par ailleurs, pour ce qui est du Champix (200euros quand même généreusement remboursés 50), d’après ce que j’ai lu, les risques de suicide ne sont pas avérés. Perso, je serais ravie de tenter le coup, puisque la cigarette tue. :-D Pas grand chose à perdre… J’aimerais seulement que la sécu se montre aussi généreuse dans le rembousement des médicaments d’aide à l’arrêt du tabac qu’elle l’est pour celui des cures de désintox à répétition des alcoliques patentés.

  16. Bonjour,

    Que de commentaire autour des bars a oxygène…
    Pour info celui ci est complètement illégal, de par le fait que l’oxygène fourni par le concentrateur et considéré comme de l’oxygène médical. D’après M. Legras de l’AFSSAPS l’oxygene ne peut être administré qu’en présence d’un médecin.

    Quelques procès vont en calmer plus d’un je pense…

    J’ai une lettre noir sur blanc de l’AFSSAPS me confirmant ce ci en date de 2003 pour ceux que cela intéresse, n’allez pas claquer votre argent pour des produit illégaux…

    Bon courage a ceux qui souhaitent essayer!

  17. Une question : respirer est-il légal ??? :-b

  18. bonjour je souhaiterai avoir des conseil pour ouvrir mon futur salon de thé avec narguilé sa fait un bon monent que ji pense mais avec la loi je sais pas ou et comment faire je vous remercie d avance

  19. oui moi aussi j’ai un ami qui est sur le point de vouloir ouvrir une chicha mais sous forme d’association il a déjà eu l’accord de la préfecture. Comment sa se passe dans ce cas là ?

  20. Bonjour à tous,

    J’ai ouvert un site d’information sur la cigarette électronique que vous pouvez consulter.

    Cordialement;
    Mcortex

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