Posted on janvier 20th, 2008 par judith
La Traversée. “A la mémoire de tous mes frères, candidats à l’immigration morts sur le chemin du bonheur”. (Alphonse Demeho)
Un jeune africain, candidat à l’immigration décide de venir en France avec la bénédiction de son oncle. Bien que n’ayant pas encore entrepris les démarches, au village, tout le monde le sait. Au consulat, on lui refuse le visa. Pour ne pas subir les moqueries des siens, le jeune “prend la route”. Il a payé la somme exigée par les passeurs. Au désert, les passeurs changent de données et demandent à chaque clandestin d’ajouter encore plus. Ce jeune , n’ayant plus rien , se fait le porte parole du groupe qui le trahissent et paient.
Abandonné dans le désert par ses compagnons d’infortunes et les passeurs, scorpions et autres insectes du climat chaud deviendront les nouveaux amis du jeune africain.
Rongé par la faim et la soif, son rêve se brise car mordu par un serpent à sonnette.
La Traversé. Monologue de Alphonse Demeho, comédien et metteur en scène ivoirien actuellement. Alphonse Demeho tient son inspiration d’une émission télévisée qui racontait l’histoire des clandestins africains à Sohouta. Les garde cote avaient tiré à bout portant sur ces clandestins. “J’étais choqué. Ils n’ont pas mérité cette peine. ça ne devait pas exister”.
La pièce est représenté tous les dimanches à 15h30 au Théâtre Darius Milhaud du 6 janvier au 24 février.
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Posted on janvier 19th, 2008 par judith
Sparadrap
Antoine Fragonard est un cinéaste qui revient en France après un séjour passé à Ouagadougou (Burkinafaso) complètement bouleversé. A son retour d’Afrique, il a complètement changé le scénario de son film qu’il avait rédigé avant de partir. Sa compagne, Sylvia, comédienne et son ami Nicolas stupefait, ne comprenent pas son attitude.
Dans ce climat , débarque dans leur foyer, Antoine Traoré cinéaste également comme son ami le français. Les deux cinéastes sont des amis de longues dates qui semblent ne plus bien s’entendre. Plus tard, c’est au cousin d’Antoine Traoré, Félix, immigré clandestin à débarquer chez le couple Antoine et Sylvia.
Grâce à Félix, Sylvia arrive à comprendre pourquoi son époux est rentré du Bourkina aussi troublé. Il n’a pas su tenir sa promesse. Antoine Fragonard aime Parfaite, la femme d’Antoine Traoré atteinte de “la maladie”. Il lui avait promis qu’il prendra soins d’elle.

Dragonnier
Arrivé au Bourkina dans le cadre d’un projet culturel de six mois, Antoine FragonardS, cinéaste français,vient habiter chez son ami Antoine Traoré. Les deux amis se connaissent depuis l’époque où ils étaient étudiants en France. Antoine Traoré est marié à Parfaite qui est malheureuse dans son foyer. Du médecin au dragonnier en passant par le marrabout, Parfaite a tout fait pour trouver le bonheur dans son mariage en vain. Elle n’a pas d’enfant et son mari ne lui offre pas l’amour qu’elle souhaite. “L’amour à la française,c’est comme du camamberg”. Traoré préfère se consacrer à son scénario.

Dans sa quête du bonheur et par amour pour son mari, Parfaite ira vers un autre homme pensant qu’il lui donnerai un enfant, c’est plutôt “la maladie” qu’il lui a donné. Ne pouvant le dire à Traoré toujours absent, Parfaite se confie à Antoine Fragonard qui passe le plus de temps avec elle. C’est le début d’une histoire d’amour. Traoré fini par le savoir et n’en veut cependant pas à son ami.

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Posted on décembre 31st, 2007 par judith

La compagnie Hercub et le théâtre Eclair présentent Sparadrap et Dragonnier de Eric Durnez jusqu’au 20 janvier au Théâtre de Ménilmontant dans le cadre du projet “Ouaga-Villejuif“. Sparadrap et Dragonnier est un diptyque qui raconte l’histoire de deux amis cinéastes en l’occurrence, Antoine Fragonard (français ) et Antoine traoré(bourkinabè). Les deux amis s’invitent mutuellement dans leurs pays respectifs et doivent faire face à des réalités différentes qui se mêlent aux problèmes de production de leurs films.
Mise en scène : Michel Burstin pour Sparadrap et Ildevert Meda pour Dragonnier
Les comédiens : Michel Burstin (dans le rôle de Nicolas), Alain Héma (Antoine Traoé) , Bruno Rochette (Antoine Fragonard), Sylvie Rolland (Sylvia), Amélie Wabéhi (Parfaite) et Papa Kouyaté (Félix).
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Posted on décembre 16th, 2007 par judith
Hurel Régis Beninga, comédien et conteur centre africain vient de publier aux éditions Arthéna, son premier recueil de poèmes « Quand le cÅ“ur parle ». Dans ce livre, il s’intéresse aux différents aspects de la vie des hommes. Ce recueil, fruit de différentes rencontres à travers le monde, l’aide à extérioriser et à partager ses sentiments, aspirations et attentes. Son projet est de rendre toujours son art utile toutes les fois que besoin se fait sentir.
Ce livre est vendu actuellement à la librairie l’Harmattan (16, rue des écoles, 75005 Paris).

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Posted on décembre 10th, 2007 par judith
Un jeune homme désire demander la main de sa bien aimée à son beau-père qui chatie bien la langue de Voltaire, mais éprouve d’énorme difficultés en expression française. Il sollicite l’aide d’un monsieur qui vociferait dans la rue en s’exprimant de manière pédantesque. ” fou, insolent, ignorant, ignorantiste, ignorantifiant, ignorantifiable, dans tous les cas et modes imaginables”.
Le jeune homme l’approche, mais le philosophe s’avère être intraitable car pour lui, son interlocuteur ne sait pas parler convenablement le français. D’après ce philosophe, il ne faut jamais être sûr de ce que l’on affirme. Il faut toujours douter de tout dixit Descartes et Aristote. Le jeune homme lui révèle son amour envers une jeune fille. Le dictionnaire ambulant lui demande d’expliciter de quel amour s’agit-il. “Est-ce que vous l’aimez de l’amour phileo, éros ou agapé”?
Cette question du “dictionnaire ambulant” lui rend encore la vie difficile. Après un long dialogue de sourd, le jeune homme, pris de colère, giffle le “dictionnaire ambulant” qui tombe et affirme sans douter “vous m’avez gifflé”. Le jeune homme de lui répondre “vous avez oublié la leçon de tout à l’heure! Il fallait plutôt dire qu’il semble semblerait-il de manière semblable que vous m’avez gifflé”.
Le dictionnaire ambulant, est une pièce de Fabien Kabeya, comédien et metteur en scène congolais (RDC)
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Posted on décembre 1st, 2007 par judith
Dominique Douma et la compagnie “Les Renaissants” présente ce lundi la pièce de théâtre Chaka Zoulu. Un spectacle qui s’appui sur le poème de Léopold Sedar Senghor à l’université Paris 3 dans le cadre de la fête théâtrale étudiante de la dite université.
Qui est Chaka Zoulu?
Chaka Zoulu est un enfant né d’une union illégitime entre Nandi, princesse Langeni et Senza ngakona, chef du clan des Zoulu. (Afrique du Sud). Regetté par son père, il sera obligé d’aller avec sa mère vivre dans un autre royaume. En exil, Chaka apprend à se servir des armes avec habilité au sein de l’armée de Dingiswayo, le souverain des Bathwatwa.
Arrivé à l’âge adulte, Chaka animé par la vengeance et aidé par Dingiswayo que l’on peut considéré comme son père nourrisier, décide de revenir conquérir le pouvoir au royaume natal. Chaka tue son demi-frère, successeur de son père, prend le pouvoir et crée l’empire de Chaka Zoulu.
Chaka Zoulu, devenu empereur, organise son empire, monte une armée très puissante qui va concquérir les territoires voisins et combattre les anglais venus dans son royaume. Un véritable tyran et sangunaire qui va jusqu’à tuer la femme qu’il aime.
Chaka Zoulu inspire de nombreux écrivains africains et de nombreux films anglais lui sont consacré.
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Posted on décembre 1st, 2007 par judith
L’Afrique se définit comme le continent de l’oralité (Amadou Hampâré Ba). La transmission des savoirs se fait sous forme de rite basés sur les contes. Les sages, les chefs, réunissent autour d’eux la communauté pour transmettre le savoir et résoudre les problèmes de leurs sujets. Cet arbitrage prend la forme de contes musicaux plus ou moins théâtralisés.
Le théâtre africain en son sens actuel, s’inscrit dans l’histoire du théâtre francophone, anglophone et lusophone. Les nouveaux comédiens africains ont fait que les contes, qui étaient autre fois narrés deviennent des pièces de théâtre. Au fait, ils essayent d’incarner les personnes fictives du conte.
Au lieu de communiquer uniquement au moyen de la parole, les acteurs, les comédiens incarnent les personnages fictifs du conte. Alors, on passe de l’oralité à la plasticité qui est un aspect du théâtre. C’est-à -dire qu’on passe de ce qui est raconté à ce qui est vu et qui est touché ou palpé. Un aspect de plus, les comédiens mettent des costumes, dansent, utilisent des instruments de musique tels le djembe, le balafon et les castagnettes. Lorsqu’un conte devient théâtre, reigne un rapport de distantiation entre les comédiens sur la scène (univers fictif) et les sectateurs. Dans la théâtralisation des contes on donne à voir, le conte devient spectaculaire. 
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Posted on novembre 18th, 2007 par judith
Judith Depaule, écrivain, comédienne et metteur en scène Française vit à Paris, dans un quartier modeste de Belleville dans le 18è arrondissement. Sa passion pour le théâtre commence très jeune. « Déjà à l’âge de 8 ans, je faisais du théâtre dans la troupe scolaire. Je me souviens d’une pièce de théâtre que j’avais jouée à l’école. J’assurais le rôle principal. On parlait de la mythologie grecque et la pièce s’intitulait « la guerre de Péloponnèse ». Dans son répertoire, elle compte cinq pièces mises en scène parmi lesquelles trois sur la Russie entre 2004 et 2005. Elle approche le théâtre africain d’abord au Congo/Brazzaville.
Intéressée par le théâtre africain, elle décide de venir en 2006 palper les réalités de l’univers de l’art du geste de la parole et de la danse. Lors d’un spectacle en plein air, une pièce lue attire son attention et elle décide d’approcher Sylvie Dyclo Pamos auteur de « La folie de Janus », qui accepte qu’elle monte cette pièce en scène de théâtre avec des personnages. « C’est l’histoire d’un refugé qui arrive au beach et ne comprend plus rien. Des personnes ont disparu. Des brazzavillois originaires de la province du Pool qui s’étaient réfugiés à Kinshasa pendant la guerre de 1997 sont tués sur ordre du nouveau régime. C’est de quoi il est question dans cette pièce. Moi je voulais qu’on entend la voix d’une femme pendant que le héros était un homme ». Ces pièces, basées souvent sur des faits réels, mêlent paroles, vidéos et musiques.
En janvier 2007, en Egypte, Judith Depaule fait la danse Orientale dans « Qui a tué Ibrahim Akef » en hommage à Ibrahim Akef, grand chorégraphe égyptien mort dans l’anonymat.
En approchant le théâtre africain et ses artistes, Judith trouve qu’il y a un grand renouveau dans le chef des jeunes comédiens et écrivains. « les jeunes comédiens africains prennent plus de liberté d’expression. Grâce à la langue qu’ils maitrisent, ils peuvent faire des détours. Ils racontent le monde tel qu’il est. Cette richesse permet de créer des images ». Cependant, elle ne peut s’abstenir d’épingler une faille lier à l’histoire, aux coutumes africaines. « La difficulté du théâtre africain, c’est de trouver une forme propre. Le code africano africain, c’est-à -dire l’endroit où l’on se démarque du conte et du théâtre n’est pas très clair ».
Dans un avenir proche, Judith Depaule pense réaliser un spectacle qui met en scène une fille de dix ans. « Je vais rencontrer les enfants de cet âge d’un peu partout dans le monde. Ceux qui vivent la guerre notamment en Afrique et ceux qui ne la vivent pas afin d’avoir leurs regards sur l’état du monde aujourd’hui ».
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Posted on novembre 6th, 2007 par judith

Au nom de quoi un peuple se permet de disposer d’un autre? C’est la problematique que pose Dorcy Rugamba, rescapé du génocide rwandais de 1994, à travers sa pièce de théâtre Bloody Niggers,qui veut dire litéralement “foutus nègres”. Dans cette pièce, il s’adresse à la mémoire amnésique de l’homme. Il évoque les guerres les crimes contre l’humanité les exteminations des peuples, les génocides qui se ressemblent. Mais que le jugement des puissances démocratiques opposent les unes des autres. Il rapproche la condamnation du massacre des juifs par les nazis et la traitre negrière perpetrée par la France, l’Angleterre, l’Irlande, les missionnaires civilisés qui a fait plus de mort qui ne l’est pas. En parlant, criant et slamant, Dorcy, Younouss et Pierre parlentsà nos mémoires, ils réssuscitent les guerres, les génocides des héreros en Namibie, l’extermination des amérindiens, la guerre pour la conquête de l’Algerie….
Sur l’écran, des images poignantes défilent sous un rythme de jazz pour nous rappeler les faits. Tout ça, appartient au passé. C’est la réponse des bourreaux qui veulent oublier.
L’Afrique, après le vent des inépendances, reprend les crimes contre l’humanité, les guerres, les divisions qui font qu’elle ne peut vivre en unité. Ceci revient à dire que l’histoire n’éduque jamais un peuple.
Dorcy Rugamba dans cette pièce crée un débat au tour de l’ordre actuel des choses.
Bloody Niggers, pièce frénétiquement applaudie par les spéctateurs au théâtre de la Villette dimanche; jugée exceptionnelle et très pédagogique. Car pour certains, elle rafraichit la mémoire et enseigne l’histoire à celui qui l’ignore et pour d’autres, elle remue le coeur.
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Posted on octobre 28th, 2007 par judith
Sur scène, quatre comédiens, Jean-Marie Ngaki Kosi, Edmond Massambia, Gaston Mufunda et Ne Nkamu, tous venus de Kinshasa (RDC)dans le cadre de la clôture du festival Yambi. Avec humour et professionalisme ces comédiens ont présenté samedi au Centre Wallonie Bruxelles la pièce de théâtre “Verre cassé”, une adaptation du livre de l’écrivain congolais Alain Mabanckou mise en scène de Roland Mahauden. La pièce est un monologue qui accorde aux comédiens plus de liberté d’action. L’introduction se fait en Lingala, une langue bien connue des deux congo et sous titrée en français. Pour Jean-Marie Ngaki ce style vise à montrer le côté africain de la pièce et la place du grio afin de tenir les spéctateurs en halaine.
L’histoire se passe au Congo Brazzaville, dans un bar très fréquenté “le crédit a voyagé” appartenant à “l’Escargot entêté”. Verre cassé, le plus fidèle client du bar, reçoit du propriétaire la mission d’écrire tout ce qui se raconte par ceux qui fréquentent ce lieu.
Verre cassé dresse ainsi dans un cahier d’écolier le portrait d’un politicien dictateur qui veut à sa manière marquer l’histoire de son temps. Il demande à ses subalternes de lui trouver une formule, une phrase “magique” ou une citation qui l’immortalisera. Dans cet univers de crise, un vent nouveau embrase la société. La prolifération des églises de réveil où les pasteurs gourou occasionnent des dégâts dans les familles avec comme marchandise des versets choisis dans la bible; “Dieu pourvoira”, “Semer pour récolter plus”…
L’écrivain improvisé ne peut s’empêcher de noter dans son cahier l’histoire de l’homme au pampers déçu de ne pouvoir disposer de sa femme souvent en jeûne, en retraite ou en prière se rend au quartier « Rex » pour apaiser ses appétits. L’épouse, ayant appris la nouvelle se révolte et accuse son mari de pédophile. Il va pour ce crime passer deux années à la prison de Makala.
Une autre histoire, celle d’un africain immigré en France. Un imprimeur marié à une française revient malheureusement au Congo après avoir séjourné dans une asile de fou sur dénonciation de sa femme infidèle.
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