Judith Depaule:«les jeunes comédiens africains prennent plus de liberté d’expression»

cimg1999.jpgJudith Depaule, écrivain, comédienne et metteur en scène Française vit à Paris, dans un quartier modeste de Belleville dans le 18è arrondissement. Sa passion pour le théâtre commence très jeune. « Déjà à l’âge de 8 ans, je faisais du théâtre dans la troupe scolaire. Je me souviens d’une pièce de théâtre que j’avais jouée à l’école. J’assurais le rôle principal. On parlait de la mythologie grecque et la pièce s’intitulait « la guerre de Péloponnèse ». Dans son répertoire, elle compte cinq pièces mises en scène parmi lesquelles trois sur la Russie entre 2004 et 2005. Elle approche le théâtre africain d’abord au Congo/Brazzaville.

Intéressée par le théâtre africain, elle décide de venir en 2006 palper les réalités de l’univers de l’art du geste de la parole et de la danse. Lors d’un spectacle en plein air, une pièce lue attire son attention et elle décide d’approcher Sylvie Dyclo Pamos auteur de « La folie de Janus », qui accepte qu’elle monte cette pièce en scène de théâtre avec des personnages. « C’est l’histoire d’un refugé qui arrive au beach et ne comprend plus rien. Des personnes ont disparu. Des brazzavillois originaires de la province du Pool qui s’étaient réfugiés à Kinshasa pendant la guerre de 1997 sont tués sur ordre du nouveau régime. C’est de quoi il est question dans cette pièce. Moi je voulais qu’on entend la voix d’une femme pendant que le héros était un homme ». Ces pièces, basées souvent sur des faits réels, mêlent paroles, vidéos et musiques.

En janvier 2007, en Egypte, Judith Depaule fait la danse Orientale dans « Qui a tué Ibrahim Akef » en hommage à Ibrahim Akef, grand chorégraphe égyptien mort dans l’anonymat.

En approchant le théâtre africain et ses artistes, Judith trouve qu’il y a un grand renouveau dans le chef des jeunes comédiens et écrivains. « les jeunes comédiens africains prennent plus de liberté d’expression. Grâce à la langue qu’ils maitrisent, ils peuvent faire des détours. Ils racontent le monde tel qu’il est. Cette richesse permet de créer des images ». Cependant, elle ne peut s’abstenir d’épingler une faille lier à l’histoire, aux coutumes africaines. « La difficulté du théâtre africain, c’est de trouver une forme propre. Le code africano africain, c’est-à-dire l’endroit où l’on se démarque du conte et du théâtre n’est pas très clair ».

Dans un avenir proche, Judith Depaule pense réaliser un spectacle qui met en scène une fille de dix ans. « Je vais rencontrer les enfants de cet âge d’un peu partout dans le monde. Ceux qui vivent la guerre notamment en Afrique et ceux qui ne la vivent pas afin d’avoir leurs regards sur l’état du monde aujourd’hui ».

One Response to “Judith Depaule:«les jeunes comédiens africains prennent plus de liberté d’expression»”

  1. J’aime le théâtre mais je connais très peu celui africain. Bonne idée de nous le faire découvrir !
    bibis
    Céline

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