La théâtralisation des contes africains
L’Afrique se définit comme le continent de l’oralité (Amadou Hampâré Ba). La transmission des savoirs se fait sous forme de rite basés sur les contes. Les sages, les chefs, réunissent autour d’eux la communauté pour transmettre le savoir et résoudre les problèmes de leurs sujets. Cet arbitrage prend la forme de contes musicaux plus ou moins théâtralisés.
Le théâtre africain en son sens actuel, s’inscrit dans l’histoire du théâtre francophone, anglophone et lusophone. Les nouveaux comédiens africains ont fait que les contes, qui étaient autre fois narrés deviennent des pièces de théâtre. Au fait, ils essayent d’incarner les personnes fictives du conte.
Au lieu de communiquer uniquement au moyen de la parole, les acteurs, les comédiens incarnent les personnages fictifs du conte. Alors, on passe de l’oralité à la plasticité qui est un aspect du théâtre. C’est-à -dire qu’on passe de ce qui est raconté à ce qui est vu et qui est touché ou palpé. Un aspect de plus, les comédiens mettent des costumes, dansent, utilisent des instruments de musique tels le djembe, le balafon et les castagnettes. Lorsqu’un conte devient théâtre, reigne un rapport de distantiation entre les comédiens sur la scène (univers fictif) et les sectateurs. Dans la théâtralisation des contes on donne à voir, le conte devient spectaculaire. ![]()
Filed under: Une opinion, reportage
Leave a Reply