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La parole de Zahi Hawass

juin 16th, 2008 juin 16th, 2008
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C’est le gardien du site de Giza depuis 20 ans et le responsable de l’archéologie égyptienne depuis 2000. Sans lui, aucune fouille n’est possible. Homme de pouvoir et de communication, il arrive également à Zahi Hawass, surnommé “the king of Giza”, de promettre à tout va. Sans honorer sa parole.

Ainsi, dans cet entretien journalistique, il garantit que l’année 2007 sera l’année de l’exploration finale de la Grande Pyramide, avec moults révélations sous-entendues. Mi-2008, rien n’a été communiqué de ce côté….

Interrogé sur la question épineuse de la reprise (et du retard) de la fouille de la Grande Pyramide, le ministre égyptien de la Culture, Farouk Hosni, s’est contenté de répondre, de passage à Paris ce 16 juin, que “l’exploration était suspendue”. Sans donner plus d’explications.

A croire que cela ne dépend pas précisément d’eux…..

Pyramides, tous droits réservés

janvier 18th, 2008 janvier 18th, 2008
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“Nous voulons protéger les antiquités egyptiennes. Nous voulons protéger nos valeurs. C’est la chose la plus importante” , a récemment déclaré le secrétaire général des antiquités, Zahi Hawass, dans un entretien accordé à National Geographic. Pour ce faire, autant employer la manière forte : désormais, il sera illégal pour tout particulier ou groupe d’utiliser à des fins commerciales les images célèbres des pyramides, du Sphinx et du masque de Toutankhamon sans reverser des “droits d’auteur” à l’Egypte.

Ce projet législatif, pour le moins saugrenu, confirme la volonté, voire la raideur, des autorités egyptiennes à l’égard de l’usage international de leur patrimoine archéologique. Environ 120 antiquités seraient concernées par une telle “protection” juridique. Le but? Utiliser l’argent récolté pour la préservation des sites historiques. Une telle loi empêcherait par exemple la réplique miniature d’une pyramide, n’importe où dans le monde, sans l’autorisation expresse du département des antiquités egyptiennes. Sont ainsi particulièrement visés la Chine et les Etats-Unis dont les bénéfices en matière de reproduction des objets fétiches de l’ancienne Egypte sont faramineux, s’estimant à quelques millions de dollars.

Une telle volonté politique n’est pas réaliste, selon les experts du droit international. Il y aurait peu de moyens de rétorsion pour l’application d’une telle loi nationale à travers le monde entier. De plus, cette question renvoie à la notion défendue par l’UNESCO de “patrimoine mondial de l’humanité” : pourquoi nationaliser un bien qui appartient au genre humain? Ashraf El Ashmawi, consultant juridique auprès du département ds antiquités et auteur du projet du loi, affirme ne pas viser par exemple l’hôtel Luxor de Las Vegas (comprenant une pyramide noire et un sphinx géant) ni, à l’inverse, les petits commerçants qui vivent de l’aura touristique de l’Egypte mais plutôt les grandes entreprises asiatiques qui exploitent sans vergogne, d’après lui, le patrimoine national. Il va jusqu’à affirmer que l’Egypte est prête à user de la pression diplomatique ou du boycott commercial pour convaincre les pays rétiçents à ce dispositif législatif, approuvé par le Premier Ministre et soumis à l’approbation du Parlement egyptien avant une éventuelle application dès l’été 2008.

Nombre de protagonistes à l’origine de la Convention de Berne relative à la protection des oeuvres artistiques sont pour le moins dubitatifs sur la pertinence et la faisabilité d’une telle loi. William Patry, auteur d’un blog consacré au copyright et ancien conseiller à la chambre américaine des représentants, estime que cette volonté des autorités serait uniquement réalisable sur le territoire egyptien, avec un bémol puisque l’internet permettrait de la contourner, y compris par un Egyptien demeurant en Egypte. 

Loin d’être applicable, le projet de loi censé protéger les oeuvres des anciens Egyptiens révèle davantage le retour d’une certaine fibre nationaliste en Egypte, retour de boomerang peut-être de l’époque coloniale où le pays était soumis aux pillages feutrés des empires coloniaux dont les résultats se laissent contempler paisiblement, en toute bonne conscience, dans les capitales occidentales. 

Rendez-vous avec Kheops

novembre 10th, 2007 novembre 10th, 2007
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egypt_great_pyramid_01.jpg Une merveille, des mystères, un secret.Tryptique magique qui résume ce monument que l’on nomme la Grande Pyramide de Kheops.

  • Une merveille : seul édifice classé parmi les sept merveilles du monde à demeurer encore debout, la Grande pyramide étonne et détonne à son contact. Elle étonne quand on vient à sa rencontre dans un taxi qui nous emmène de la mégalopole du Caire à la lisière du désert en une demi-heure : traversant les faubourgs de la ville de Giza, on l’apercoit, surgissant entre des immeubles défraichîs et un hôtel quatre étoiles. On s’en approche, stupéfait de la taille à hauteur d’homme des blocs qui la composent. Elle détonne : pénétrer la pyramide pour la première fois est une expérience insolite. Le dos voûté, traverser la grande galerie qui ressemble à une piste de décollage pour une autre dimension puis parvenir à la Chambre dite du Roi : son sarcophage de granit ouvert et surtout son atmosphère étrange, à la fois pesante et apaisante. Puis ressortir du monument , comme on sort d’un film de David Lynch, en ayant l’impression d’avoir été diverti sans pour autant avoir compris quoi que ce soit durant et après la projection.
  • Des mystères : la pyramide est un cube. Un Rubik cube. On y joue, à tenter de percer ses énigmes, on y prend goût, on croit parvenir à résoudre l’équation et, finalement, on se résigne à ne pas pouvoir faire correspondre ses couleurs. Mystère du mode de construction : rampes, leviers, moulage ou lévitation sonique pour les plus imaginatifs? Mystère de l’identité du maître d’oeuvre : Kheops, son frère, leurs illustres ancetres, les dieux , les Atlantes ou les extra-terrestres pour les plus excentriques? Mystère de l’objet du monument : un tombeau, un temple, un musée, un bunker ou un stargate pour les plus “cinéphiles”? Mystère du timing : construite pendant une vingtaine d’années vers -2500 ou élaborée dans une préhistoire inconnue à la fin de l’ère glaciaire pour les plus initiés? Bref, mystère sur mystère, la pyramide n’en finit pas de ressembler à une poupée russe abyssale, amusante au début, vertigineuse à l’arrivée.
  • Un secret : c’est l’objet de tous les fantasmes et de toutes les convoitises. Puissants et anonymes s’en sont approchés : nul ne l’a jamais découvert à ce jour.Pourquoi, autour du monument, cette légende tenace qui traverse les siècles et les cultures d’un secret….dense…sacré….effrayant….voire divin? La modernité scientiste n’a pas réussi à arracher cette croyance inconsciente et populaire, locale et mondiale, selon laquelle la Grande Pyramide cache en son sein quelque chose….qui attend d’être découvert…recouvert…révélé…au grand jour et à la face du monde.

Le temps pour s’émerveiller est révolu. Le temps pour s’interroger prend fin. Le temps pour soulever le voile advient.

Négatif