Equinoxe
janvier 22nd, 2010 janvier 22nd, 2010 Posted in Etat du LieuNo Comments »
Les indices et autres rumeurs convergent dans le même sens.
Outre les éléments d’information qui ressortent de la conférence de Zahi Hawass, tenue en Californie le 12 décembre dernier, il semblerait que l’exploration finale des conduits de la Grande Pyramide doive bien se produire dans les prochains mois, autour de Mars.
Alan Alford, auteur d’ouvrages consacrés à l’archéologie alternative et l’histoire des religions, est en contact avec une des équipes “finalistes” pour se voir attribuer le permis de fouilles par les autorités egyptiennes. L’université de Manchester, en collaboration avec des scientifiques de Hong Kong, pourrait bien devenir responsable de l’exploration high-tech et filmée des conduits nord et sud de la Grande Pyramide afin de perçer les fameuses “portes” découvertes en 2002.
Le deal aurait été négocié, au détriment de l’Université de Singapoure, avec Hawass, sous l’appelation “Opération/projet Djedi”, du nom du magicien et confident du pharaon Kheops qui se serait vanté de connaître l’existence de chambres secrètes dans un conte datant de l’Ancien Empire.
Source : http://blogs.myspace.com/index.cfm?fuseaction=blog.view&friendID=360045470&blogID=458690023
C’est le gardien du site de Giza depuis 20 ans et le responsable de l’archéologie égyptienne depuis 2000. Sans lui, aucune fouille n’est possible. Homme de pouvoir et de communication, il arrive également à Zahi Hawass, surnommé “the king of Giza”, de promettre à tout va. Sans honorer sa parole.
Ainsi, dans cet entretien journalistique, il garantit que l’année 2007 sera l’année de l’exploration finale de la Grande Pyramide, avec moults révélations sous-entendues. Mi-2008, rien n’a été communiqué de ce côté….
Interrogé sur la question épineuse de la reprise (et du retard) de la fouille de la Grande Pyramide, le ministre égyptien de la Culture, Farouk Hosni, s’est contenté de répondre, de passage à Paris ce 16 juin, que “l’exploration était suspendue”. Sans donner plus d’explications.
A croire que cela ne dépend pas précisément d’eux…..
“Nous voulons protéger les antiquités egyptiennes. Nous voulons protéger nos valeurs. C’est la chose la plus importante” , a récemment déclaré le secrétaire général des antiquités, Zahi Hawass, dans un entretien accordé à National Geographic. Pour ce faire, autant employer la manière forte : désormais, il sera illégal pour tout particulier ou groupe d’utiliser à des fins commerciales les images célèbres des pyramides, du Sphinx et du masque de Toutankhamon sans reverser des “droits d’auteur” à l’Egypte.
Ce projet législatif, pour le moins saugrenu, confirme la volonté, voire la raideur, des autorités egyptiennes à l’égard de l’usage international de leur patrimoine archéologique. Environ 120 antiquités seraient concernées par une telle “protection” juridique. Le but? Utiliser l’argent récolté pour la préservation des sites historiques. Une telle loi empêcherait par exemple la réplique miniature d’une pyramide, n’importe où dans le monde, sans l’autorisation expresse du département des antiquités egyptiennes. Sont ainsi particulièrement visés la Chine et les Etats-Unis dont les bénéfices en matière de reproduction des objets fétiches de l’ancienne Egypte sont faramineux, s’estimant à quelques millions de dollars.
Une telle volonté politique n’est pas réaliste, selon les experts du droit international. Il y aurait peu de moyens de rétorsion pour l’application d’une telle loi nationale à travers le monde entier. De plus, cette question renvoie à la notion défendue par l’UNESCO de “patrimoine mondial de l’humanité” : pourquoi nationaliser un bien qui appartient au genre humain? Ashraf El Ashmawi, consultant juridique auprès du département ds antiquités et auteur du projet du loi, affirme ne pas viser par exemple l’hôtel Luxor de Las Vegas (comprenant une pyramide noire et un sphinx géant) ni, à l’inverse, les petits commerçants qui vivent de l’aura touristique de l’Egypte mais plutôt les grandes entreprises asiatiques qui exploitent sans vergogne, d’après lui, le patrimoine national. Il va jusqu’à affirmer que l’Egypte est prête à user de la pression diplomatique ou du boycott commercial pour convaincre les pays rétiçents à ce dispositif législatif, approuvé par le Premier Ministre et soumis à l’approbation du Parlement egyptien avant une éventuelle application dès l’été 2008.
Nombre de protagonistes à l’origine de la Convention de Berne relative à la protection des oeuvres artistiques sont pour le moins dubitatifs sur la pertinence et la faisabilité d’une telle loi. William Patry, auteur d’un blog consacré au copyright et ancien conseiller à la chambre américaine des représentants, estime que cette volonté des autorités serait uniquement réalisable sur le territoire egyptien, avec un bémol puisque l’internet permettrait de la contourner, y compris par un Egyptien demeurant en Egypte.
Loin d’être applicable, le projet de loi censé protéger les oeuvres des anciens Egyptiens révèle davantage le retour d’une certaine fibre nationaliste en Egypte, retour de boomerang peut-être de l’époque coloniale où le pays était soumis aux pillages feutrés des empires coloniaux dont les résultats se laissent contempler paisiblement, en toute bonne conscience, dans les capitales occidentales.
Une merveille, des mystères, un secret.Tryptique magique qui résume ce monument que l’on nomme la Grande Pyramide de Kheops.
Le temps pour s’émerveiller est révolu. Le temps pour s’interroger prend fin. Le temps pour soulever le voile advient.