La politique en faveur de la Francophonie

30 11 2007

Symbole de l’OIFDans sa déclaration, datée du mercredi 28, le secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie, Jean-Marie Bockel, présente les grands axes en matière de politique de la francophonie. Il préconise que l’Organisation international de la francophonie (OIF) engrange un certains nombres d’actions phares:

• l’accélération de la ratification de la Convention internationale adoptée en 2005 à l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité culturelle;
• le soutien aux processus de démocratisation et de dialogue social;
• l’augmentation du nombre de francophones dans les troupes de maintien de la paix en Afrique;
• le réchauffement climatique comme thème central du sommet des chefs d’Etat et de gouvernements de l’OIF.

Par ailleurs, Jean-Marie Bockel rappelle les chantiers ouverts par la France pour renforcer le rôle de la culture française dans le monde -redéfinition du rôle de TV5 monde, dans le cadre d’une réforme de l’audiovisuel francophone diffusé à l’étranger, développement du réseau des lycées français, relance du français dans les organisations internationales et lancement de programme au niveau de la jeunesse-.



Sommet de la Francophonie 2008

29 11 2007

Le prochain sommet de la Francophonie se tiendra du 17 au 19 octobre 2008 au Canada et sera présidé par Maxime Bernier, ministre des Affaires étrangères. 



Immigration, intégration, naturalisation… et désillusion

26 11 2007

“Au Maroc”A priori, la France regorge d’opportunités pour celui qui, motivé, veut se presser dans la course au gain. Mais à quel prix ?

Immigration, intégration, naturalisation….et déception : une finalité improbable ?

Dans l’esprit d’Ali, marocain d’origine, la France c’est la panacée, une vraie mine d’or. L’image du touriste français, flambeur, décomplexé et enthousiaste alimente son doux fantasme de l’eldorado. Ali décide de tenter sa chance. A l’âge de 20 ans, il débarque en France. La magie opère ; il est ébloui par les apparats d’un pays florissant (sécurité sociale, subvention, formation, rencontre, facilité, abondance…).

Un système de valeurs fébriles, au profit d’un capitalisme débridé

Lire la suite »



“Je suis passé de l’enfer au lido”

19 11 2007

AntioneNofal, immigré de la guerre, d’origine libanaise, part pour la France en 1991. Il espère un avenir meilleur.

« Ma vie a commencé quand je suis monté dans l’avion pour la France. De 12 à 24 ans, j’ai vécu la guerre, des amis sont morts dans mes bras, j’ai échappé à la mort plusieurs fois. ». Aujourd’hui, Nofal est naturalisé français et s’appelle, désormais, Antoine. C’est sa façon d’affirmer son appartenance à la France.

Le Liban étant une ancienne colonie française, les Libanais apprennent le français dès l’école maternelle. Aussi, lorsqu’Antoine décide de quitter le Liban, naturellement, il s’envole pour la France. Arrivé en terre promise, c’est le paradis, la liberté, la paix. Une nouvelle vie s’offre à lui. Mais financièrement cela ne suit pas. Malgré ses qualifications comme laborantin -il est diplômé-, il n’arrive pas à joindre les deux bouts. Antoine est alors contraint à changer de métier. Il se lance dans la restauration. Ainsi, en travaillant 18 heures par jour -serveur, livreur-, il réussit même à économiser. Après 5 ans, il ouvre son propre snack. Avis aux amateurs de cuisine libanaise, c’est un vrai régal. Comme dit Antoine « les affaires tournent au ralenti en ce moment » néanmoins il s’en sort bien. Lire la suite »



Rattrapé par ses convictions, il doit rentrer

11 11 2007

Baudouin MouandaLe jeune photojournaliste congolais, Baudouin Mouanda, séjourne depuis bientôt 8 mois à Paris. C’est grâce au Service de Coopération et d’Actions Culturelles (SCAC) de l’ambassade de France au Congo Brazzaville que le jeune talent effectue un stage de perfectionnement en photojournalisme au centre de formation des journalistes (CFJ). Après avoir goûté aux joies de la liberté, il choisit de rentrer chez lui.

Pour ce jeune photojournaliste de 25 ans, la France est synonyme de liberté « c’est un pays démocratique. Ici, on ne vole pas, on ne tue pas, tout est possible ! ». Baudouin s’acclimate rapidement à son pays d’adoption. Après avoir découvert la cohue des transports parisiens et les pièges d’une ville aux multiples recoins, il s’adapte aux saveurs de la cuisine locale. Mises à part les habitudes alimentaires, il se sent proche de la culture française. Avec Baudouin pas d’imbroglio culturel « on parle la même langue », une raison suffisante pour se sentir comme à la maison. Néanmoins, il avoue que les us et coutumes sont sensiblement différents « chez moi, on ne s’embrasse pas pour se dire bonjour, encore moins les hommes ».

Lire la suite »



La Francophonie vs l’Organisation internationale de la Francophonie

4 11 2007

Place de la Francophonie, Canada La Francophonie est composée de pays ayant la langue française en commun. Elle regroupe plus de 200 millions de locuteurs dans le monde, des pays parmi les plus industrialisés et les moins avancés. Certains ont accès à l’éducation, à la formation, aux technologies les plus modernes de l’information et de la communication ; d’autres ne connaissent même pas le droit à l’alphabétisation ; certains sont des pays en paix, d’autres des pays en situation de crise. Tel est le paradoxe de la Francophonie.

Par ailleurs, dans ces pays, le français n’occupe pas le même statut. Parfois, il s’agit de la langue officielle (administrative), de la langue maternelle ou de la langue culturelle et ces variantes ne se rejoignent pas nécessairement. Pour le Français pure souche, par exemple, la langue française est, à la fois, sa langue maternelle, la langue officielle du pays et, théoriquement, sa langue culturelle (sous entendu la langue qu’il utilise dans son milieu social, le plus fréquemment). Lire la suite »