Un caprice sans précédent
1 12 2007
Et oui, tout peut arriver! Pour célébrer les 400 ans de la ville de Québec, le Louvre, le plus grand musée du monde, prête 270 de ses œuvres au Musée national des beaux arts du Québec (MNBAQ), annonce le journal québécois, le Soleil. Le Louvre à Québec couvrira 5ooo ans d’histoire, de l’art égyptien jusqu’aux impressionnistes français, en passant par les antiquités grecques et latines. L’exposition aura lieu du 5 juin au 26 octobre.
“Il est très, très, très rare que le Louvre prête en même temps des œuvres provenant de ses huit départements, qui sont autant de musées travaillant indépendamment. Mais ils ont fait une exception pour Québec et puis vous dire qu’ils l’ont fait à prix d’amis, considérant la valeur inestimable des pièces prêtées. Il s’agit d’un événement tout à fait hors du commun”, s’est réjoui John R. Porter, directeur général de MNBAQ. Désolé pour les amateurs d’arts du globe, le Louvre fera escale uniquement à Québec!






Très beau site ma petite Murielle.
Entre information, réflexion et discussion, tu apportes de manière accueillante un lieu de partage sur une problématique vaste et pas toujours d’abord aisé.
Une chose est sûre avec un intitulé comme le tien, on ne peut jamais être à court de choses à dire. En l’occurrence, la langue comme d’autres attributs identitaires permet de créer des liens ou au contraire marquer une différence.
Carole le dit d’ailleurs très bien, mais même sans aller jusqu’à Montréal, qui n’a pas déjà remarqué à côté de chez lui, qu’un détail, tel qu’un accent particulier, certaines expressions ou vocabulaire permet non seulement de déterminer une appartenance ou non, mais peut également servir à exclure. Drôle et parfois dangereuse propension de l’Homme à vouloir tout classer selon des critères culturels normatifs et souvent exclusifs, pour ne pas dire ethnocentriques.
Si je peux me permettre de peut-être ouvrir une petite lucarne dans cette espace, une question qui peut se révéler intéressante à aborder concernant la francophonie, non seulement vis-à-vis de l’Histoire, mais également avec ses répercussions dans le présent, est l’implantation de la langue française dans les anciennes colonies françaises avec ses effets, ses syncrétismes et ses conséquences.
Merci pour ton intervention hautement philosophique et cette ouverture, ma foi, pas si petite.
Concernant cette obscure volonté de l’Homme à classer, à normaliser, à standardiser, tout ce qui l’environne, y compris, les individus, j’aurai tendance à dire qu’il s’agit d’une façon pour lui de se rassurer. Après à savoir si cela ne mène pas à des dérives, je le crains. Je pense que c’est d’ailleurs la peur de l’autre, en ce qu’il est différent, qui le conduit à séctoriser de la sorte. Il ferait mieux d’aller à sa rencontre pour s’apercevoir que la langue, l’accent ou la couleur, ne font pas un Etre. Je m’emballe..
Ta réflexion sur les colonies et l’implantation de la langue française me donne, d’ores et déjà, de quoi faire bouillir mes neuronnes. A mon avis, sur le plan historique, l’implantation de la langue française repésente la partie émergée de iceberg. Cela suppose d’autres changements plus vicieux, car pas forcément adapté.
Différement, j’imagine que l’introduction de la langue française -dans certains pays- a du engendrer d’autres conséquences sur les populations concernées mais je ne suis malheureusement pas experte de la question.
Si quelqu’un veut prendre la relève, c’est avec plaisir et grand intérêt!
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