A propos
La Francophonie en exil, parlons-en!
Tous différents mais ensemble, voici l’idée phare à l’origine de la Francophonie. C’est en ces termes que je me représente, moi-même, la Francophonie, la richesse dans la diversité, la solidarité et l’unité. Tout un programme…
Ce n’est pas un scoop, nous sommes tous différents mais comment la Francophonie vit-elle sa différence et son patrimoine culturel dans l’exil ? Paris, capitale culturelle de premier choix, du luxe, de la gastronomie, de la mode et du romantisme, brille également pour son affluence culturelle.
Alors, pourquoi ne pas se remémorer ensemble, à la fois, ce qui nous lie et nous sépare. N’est-ce pas ce métissage qui est à l’origine de la communauté francophone? Entre reconnaissance de la différence comme ressource et combat de la différence comme traitement, telles sont les valeurs emblématiques de la Francophonie. Mais comment les francophones exilés à Paris vivent-ils leur intégration ? Quelle est la réalité de la Francophonie en exil ?
Cet espace de rencontre et d’échange est né de l’envie de partager et de comprendre le vécu des francophones engagés sur les chemins de l’exil dans une ville telle que Paris. La connaissance de la langue française vous a-t-elle permis d’intégrer facilement le microcosme parisien avec ses codes, ses institutions, son système sociopolitique ?
Je suis moi-même étrangère francophone et réside depuis peu à Paris. J’avoue avoir parfois l’impression de débarquer d’une autre planète…
Je vous invite, dès maintenant, à explorer cet espace de partage, à réagir, à confronter vos expériences et ainsi apporter un nouvel éclairage à un sujet, ma foi, complexe !






Je ne m’étais pas posé la question de savoir ce qu’englobait réellement cette notion de Francophonie et là en quelques lignes rédigées avec beaucoup de talent mon intérêt est suscité…A bientôt pour la suite que j’attends impatiemment!
Tes premiers posts nous donnent envie de lire la suite!
Bienvenue dans la capitale !
Hé ben je trouve qu’il est pas mal beau ton “chantier de blog” ma belle mu!
Bon alors moi, je peux te parler de la francophonie en exil vécu depuis Montréal, au Québec. Et je peux te dire que ça m’arrive tous les jours d’avoir l’impression de venir d’une autre planète, ou de donner l’impression de venir d’une autre planète, et cela même si je vis ici depuis deux ans et demi déjà .
Je pense d’ailleurs à un exemple qui illustre bien la complexité des relations culturelles et la très relative facilitation d’intégration liée à l’expérience de la langue. Je viens de rencontrer un brésilien qui a fait ses études supérieurs aux Etats-Unis et lui vient d ‘arriver à Montréal, il y a tout juste deux mois. Nous parlons ensemble en anglais, soit je lui parle français, car le mien il le comprends, au contraire du québéquois trop difficile d’accent pour lui…
Hé bien figurez-vous que je me sens parfois plus proche de lui que des amis québécois très proche que je connais depuis mon arrivée à Montréal. Le fait d’être considérés comme des étrangers par le québécois nous rapproche, et le fait de ne pas les comprendre quelques fois aussi.
Tout dépend du contexte dans lequel tu te trouves avec un groupe de français vivant à Montréal, je vais me trouver bien plus proche des québécois que d’eux…
Bizarre? vous avez dit? Compliqué en tout cas, calisse de tabernak
Bravo d’avoir abordé ce sujet vaste et complexe à la fois.
Ton début est prometteur.
Je suis moi-même arrivé, en tant qu’étranger, dans un pays francophone. Même si celui-ci est très proche de la culture à “la française”, j’ai pu me faire à l’idée assez précise sur les différences de comportement et de culture qu’il faut respecter et maintenir. Ces différences font la richesse intelectuelle de chaque pays francophone.
Le langue n’en reste pas moins le moyen de communication et d’échanges entre les individus, tout en respectant leur personnalité.
Bon courage et continue sur ta lancée. C’est passionnant, enrichissant et d’actualité. Je suis impatient de lire la suite.
Merci pour vos réactions, elles me réjouissent et m’encouragent. Dès ce soir, je réagis à vos commentaires car il y a, d’ores et déjà , quelques intrigues en ce qui me concerne…et d’ici là , bonne lecture ;0).
A tout bientôt!
Hello Muriel,
Je te félicite pr ton blog, il est vrai qu’à la base le sujet ne me paraissait pas très passionnant, mais tu as su le rendre attractif.
Le fait qu’il y ait des échanges, des témoignages et de nouveaux articles, fait que ton blog devient vivant.
Etant à Genève, ville très cosmopolitaine, et qui plus est, proche de la France, le sujet de la francophonie nous touche de près.
Très interressant, je me réjouis d’en lire d’avantage.
Bravo et merci!
Carine
Hallo Montréal, ici Paris!
Ce qui ressort en premier plan, pour moi, dans ce que tu racontes c’est les subtilités culturelles. On sent bien que la langue ne met pas tout le monde d’accord. Il existe bien des différences flagrantes qui émergent, d’autant plus que l’on peut communiquer aisément. Deux personnes qui ne parlent pas la même langue vont se heurter à la barrière de la langue. Alors que là , on peut aller plus loin et percevoir des différences culturelles qui s’expriement dans les comportements, l’humour, le rapport au temps, à l’espace et bien d’autres choses, j’imagine.
Je suis curieuse de savoir à quelle genre de bizarrerie tu as eu à faire??!
Jack,
toi qui a vécu une rupture nette avec Paris en venant t’installer à Genève, est-ce que des choses t’ont frappé dans le mode de vie ou le comportement des Genevois?
Cela me titille, alors?
Les Genevois ! tu veux dire des vrais genevois de souche ! Comme j’ai pu le constater, il en reste peu .
Mais enfin, parmi ceux que je connais, ce qui m’a frappé c’est d’abord leur ponctualité. C’est de la précision horlogère !!!!
Hormi cela , rien de bien particulier par rapport à un français. Je parle évidemment par rapport à un suisse romand.
Mais comme je précisais au début, un vrai suisse devient denrée rare, compte tenu des diversités ethniques sur le sol suisse, donc des mélanges qui se font au fil des années.
Voilà ce que je peux en dire
Jack
Encore aujourd’hui quand je dis “je me réjouis” les québécois éclatent littéralement de rire. Ici on dit “j’ai hâte” et rien d’autre….tu vois ça parait insignifiant mais c’est ce genre de petites subtilités culturelles comme tu dis si bien qui accompagnent mon quotidien.
Au fil du temps, sans t’en rendre compte tu t’y adaptes et tu empruntes ces termes automatiquement, tu te les appropries sans vraiment le vouloir….et un jour tu parles au téléphone avec ton frère ou ta mère et il-elle te dit: mais tu parles comme une québécoise!!! - et la - tu te rends compte que oui, un petit peu peut-être…
Et chose assez drôle aussi, quand tu glisses très subtilement (très relatif, hein) un mot assez impressionnant de par sa provenance culturelle, on pourra citer comme exemple “tabarnacle” ou encore “c’est platte”, tes amis québécois vont te lancer un regard bizarre et interrogateur du genre “c’est toi ça? ça sonne realy weird dans ta bouche…. “
A part ça mumu, si l’immigration - l’intégration t’intéressent au-dela du territoire français, tu devrais peut être jeter un coup d’Å“il au site internet du Centre de recherche ou je travaille ( Centre de recherche sur l’immigration, l’ethnicité et la citoyenneté) www.criec.uqam.ca
Le centre regroupe d’ailleurs des chercheurs qui viennent d’un peu partout, regarde dans les publications si quelque chose peut te servir…on sait jamais!
A bientôt bella!
Merci, je vais aller faire un saut!
A bientôt entre Genève, Paris ou Montréal…
C’est drôle!
On pourrait s’attendre à ce que les différences culturelles soient plus flagrantes ou, en tout cas, autre que linguistique. L’usage de la langue nous réunit-il véritablement?
J’aime cette idée d’appropriation naturelle qui fait que tu te dupes toi-même mais pas les autres ;0).