Retour à Casal di Principe November 4, 2007
Posted by maud in : Camorra , trackbackWarning: file_get_contents(http://www.youtube.com/watch?v=0uT157skqac&rel=1") [function.file-get-contents]: failed to open stream: HTTP request failed! HTTP/1.1 400 Bad Request in /usr/local/www/blog.cfpj.com/www/cfj/wp-content/plugins/wpvideo.php on line 88
Warning: file_get_contents(http://www.youtube.com/watch?v=I9p_igUDHdQ&rel=1) [function.file-get-contents]: failed to open stream: HTTP request failed! HTTP/1.1 400 Bad Request in /usr/local/www/blog.cfpj.com/www/cfj/wp-content/plugins/wpvideo.php on line 88
Dans mon premier post, je parlais de Roberto Saviano et du succès de son livre, “Gomorra”, qui dénonce les hommes et les combines de la mafia napolitaine.
Je parlais aussi de son retour dans sa ville d’origine, Casal di Principe, le 17 septembre dernier. Un an après avoir appelé les habitants de la petite ville à la résistance face à la Camorra, le jeune écrivain revenait sur la place de sa ville, entouré de son escorte et accompagné par le président de la chambre des députés, Fausto Bertinotti. Le discours de Saviano y était tout aussi vindicatif, sans toutefois retrouver la flamme de septembre 2006.
Voici deux vidéos (seulement en italien, malheureusement) qui retracent les événements de la journée.
La première est un reportage de “le Iene”, une émission satirique, équivalent italien d’un “lundi investigation” relevé par un humour type “Guignols” et une touche de Julien Courbet, et agrémenté de beaucoup de filles court-vêtues.
Le “journaliste”, Giulio Golia, est à Casal di Principe le jour-dit. Au gré de sa promenade dans la petite ville, il fait d’étranges découvertes: une présence policière jamais vue dans cette zone de quasi non-droit et des locaux qui remettent largement en doute la véracité du roman. Certains sont d’ailleurs très remontés contre Saviano, qui, à cause du succès de son livre, ne serait qu’ “un autre chacal qui a voulu s’enrichir à Casal di Principe”.
“Il n’y a pas de mafia ici”.
Golia fait surtout une rencontre assez improbable pendant le discours de Saviano. Le père de “Sandokan”, Francesco Schiavone, un des boss dépeints dans “Gomorra”, est là, au milieu des comités anti-mafia de la ville. Le vieux monsieur explique d’ailleurs que Saviano, au contraire de son fils, n’est pas un “vrai homme”(décodez: un mafieux).
“La mafia est là mais on la voit pas”, comme disent certains, ah bon… D’ailleurs, à la fin du reportage, Saviano appelle, au micro de Golia, au soutien des juges en charge du procès Spartacus, celui du clan Schiavone. Entre personnes menacées par une mafia qui ne se cache pas, on se soutient…
La deuxième vidéo est extraite du Tg1, le JT de 20h de Rai Uno.
Après un reportage sur la manifestation de Casal di Principe, le journaliste Attilio Romita pose quelques questions à Roberto Saviano. La dernière question du présentateur est assez savoureuse: face à un Roberto Saviano sous escorte et caché depuis plus d’un an, Romita demande à son invité comment encourager ceux qui hésitent face à la mafia. Saviano ne se démonte pas et répond qu’il faut expliquer et expliquer encore le phénomène de la mafia. Et il appelle aussi, avec une lassitude dont il ne semble plus se départir, à une action politique forte. On ne sait jamais…
A noter dans les deux reportages: les chaises vides devant l’estrade, au nom des deux boss locaux, Zagaria et Iovine, dénoncés dans “Gomorra”. Les chaises, bien en vue, restent vides pendant le discours car les deux hommes sont en fuite. Il n’y a pas de chaise en revanche pour Schiavone: il est déjà en prison.

Comments»
Maud, je vous signale l’article Writer’s exposé makes him a Mob target, in The New York Times, sélection hebdomadaire offerte par le Monde dans son supplément de saturday, November 10, 2007; il s’agit des menaces qui pèsent sur Saviano et de sa protection. Si vous souhaitez une copie de cet article….A très bientôt sur votre blog très intéressant. Daniel
Merci de me le signaler.
Je reviendrais sur Saviano dans un prochain post.
La version américaine de l’article peut être trouvée sur le site du NYT: http://www.nytimes.com/2007/11/03/world/europe/03saviano.html?_r=1&oref=slogin.
A bientôt sur mon blog.
[…] les accusés, le chef présumé du réseau, Francesco “Sandokan” Schiavone, mais aussi Francesco Bidognetti, Michele Zagaria et Antonio Iovine, tous originaires de Casal di […]