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Procès Spartacus: la fin ? June 19, 2008

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Casal di Principe peut respirer.

La cour d’assises de Naples a confirmé en appel 16 peines de réclusion à perpétuité contre les principaux chefs du clan des Casalesi, faisant partie de la Camorra, la mafia napolitaine.

Parmi les accusés, le chef présumé du réseau, Francesco “Sandokan” Schiavone, mais aussi Francesco Bidognetti, Michele Zagaria et Antonio Iovine, tous originaires de Casal di Principe, qui est aussi la ville d’origine de l’auteur Roberto Saviano.

Ce dernier, sous escorte policière depuis qu’il a décrit le système des Casalesi dans “Gomorra”, s’est même déplacé pour entendre la sentence.

C’est “une victoire de l’Etat, des magistrats anti-mafia et aussi de nombreux chroniqueurs qui ont travaillé dans l’ombre” .

Cette sentence devrait marquer la fin du procès Spartacus, qui avait donné lieu, en première instance, à 95 condamnations, dont 21 à perpétuité. L’instruction et le procès, qui ont duré des mois, auront été marqués par l’assassinat de 5 personnes, dont un entrepreneur, qui avaient collaboré avec la justice.

Mais tous les condamnés n’étaient pas concernés par la sentence d’aujourd’hui. Et certains pensent d’ores et déjà à la cassation…

Déchets à Naples: celui qui parle meurt June 2, 2008

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Le repenti Michele Orsi a été tué dimanche 1e juin à Casal di Principe, en Campanie, par la Camorra.

L’entrepreneur de 47 ans avait témoigné la semaine dernière dans le procès “Spartacus II”, entrepris contre la mafia napolitaine. Jeudi, il devait revenir au tribunal pour conclure son témoignage, fondamental dans la compréhension de l’“eco-mafia” (la mafia qui tire son enrichissement du traitement des déchets ) à Naples.

Avec ce crime, la Camorra démontre ne pas seulement avoir peur des condamnations, mais aussi de la tension, de l’attention qu’un procès aussi important peut attirer, de l’indignation qu’il peut susciter. La stratégie que les clans poursuivent depuis des semaines est celle de toucher quiconque a décidé de parler“, a déclaré l’écrivain napolitain Roberto Saviano, auteur de “Gomorra”.

Cet assassinat est le dernier d’une longue liste attribuée à la Camorra ces dernières semaines. Depuis le début du mois de mai, plusieurs collaborateurs de justice et des membres de leurs familles sont tombés sous les balles de la Camorra.

Mafia: omniprésente en Italie, absente aux élections March 29, 2008

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A deux semaines des élections législatives en Italie, la mafia fait de nouveau parler d’elle. Après les montagnes de déchets napolitains, c’est la mozzarella qui fait les frais de l’emballement médiatique.

Produit courant de la cuisine italienne, le célèbre fromage est mis en cause après la découverte de taux de dioxine élevés dans sa variété dite « di bufala». Fabriquée grâce au lait des bufflonnes de Campanie, la « mozzarella di bufala », produit star de la région, a été momentanément retirée de la vente cette semaine et interdite à l’importation par de nombreux pays.

Un scandale qui n’a pourtant rien d’étonnant pour de nombreux commentateurs. Le sol de Campanie, durablement contaminé par des tonnes de déchets dangereux, ne rend pas seulement malade les hommes. Alors que le taux de cancer chez les habitants de la région explose, il était illusoire d’espérer que les paisibles bovidés restent sains.

Mais les politiques tentent de minimiser l’impact de la catastrophe. Pour faire oublier leurs propres compromissions avec la Camorra, qui gère l’industrie des déchets à Naples et dans sa région.

Une situation à laquelle s’attendaient les anti-mafia, qui utilisent l’échéance électorale pour mobiliser les Italiens. Addiopizzo, l’association palermitaine anti-racket, appelle à des « candidatures honnêtes et crédibles » aux élections du 13 et 14 avril prochain. Mais refuse de s’engager en faveur de tel ou tel parti politique. “La lutte contre le racket fait abstraction de toute logique d’appartenance politique et nous resterons en dehors du débat politique, expliquent dans un communiqué les militants. Mais nous serons vigilants sur la politique et le choix des candidatures. »

« Jusqu’à maintenant, tous semblent oublier une question fondamentale qui s’appelle « organisations criminelles » », souligne Roberto Saviano.

ansa_9044799_102702.jpgUne ligne que défend également Roberto Saviano. Sollicité par le Parti Démocrate de Walter Veltroni, l’auteur de « Gomorra » explique dans un article publié par le magazine américain Time le 13 mars dernier (repris par la Repubblica le lendemain) préférer combattre en continuant à écrire, « le moyen le plus puissant à sa disposition pour combattre » la mafia. Mais surtout il met en garde les partis politiques en rappellant que « personne ne gagnera ces élections en Italie », si la mafia, première entreprise italienne en termes de revenus, reste absente des programmes électoraux.

La lutte politique contre les mafieux est difficile, car « s’opposer à eux ne signifie pas simplement perdre du consensus et des voix mais aussi avoir des problèmes pour réaliser des chantiers publics », reconnaît Saviano. L’enjeu économique est de taille, mais l’écrivain rappelle que le gouvernement Prodi a chuté à cause de la Camorra. Et il prévient le nouvel homme fort de la gauche . « Ce sera la première élection pour le Parti Démocratique de Veltroni et il devrait prendre à cœur la leçon oubliée par Prodi : il doit attaquer tout de suite la mafia. »

Mise à jour dimanche 30 mars : la Commission européenne estime que la mozzarella ne présente pas de risques. L’article de Libération

Saviano repart en croisade contre le scandale des déchets en Campanie January 7, 2008

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Roberto Saviano, auteur de “Gomorra”, roman- enquête qui dénonce l’emprise de la Camorra sur l’économie napolitaine, revient sur le devant de la scène avec l’urgence des déchets à Naples.

Rues jonchées de sacs poubelle, odeurs pestilentielles et risques de pollution aggravés : le visage offert par Naples en ce début 2008 n’a rien de très festif. Mais, le problème n’est pas nouveau. L’été dernier, Naples s’était couverte de détritus pendant plusieurs semaines, avant qu’une solution, provisoire, ne soit trouvée.
L’urgence est réapparue et ces derniers jours, le président de la République, le Premier Ministre, l’opposition et les dirigeants locaux se sont renvoyés la balle à propos du scandale de la gestion des déchets en Campanie. Sans résultat.
Car le problème ne se résume pas aux détritus abandonnés dans les rues de Naples. La Campanie toute entière est le terrain de jeux de la Camorra, qui y a multiplié les décharges illégales de produits toxiques sans être inquiétée. Pour Roberto Saviano, un nouveau péril se profile: « Naples est en train de se résoudre à être empoisonnée ».
Dans une tribune publiée samedi 5 janvier 2008 dans la Repubblica, le jeune auteur cite une étude publiée par l’Organisation Mondiale de la Santé : le taux de cancer est 12% plus élevé en Campanie par rapport à la moyenne nationale. « Mourir dévoré par un cancer devient quelque chose qui ressemble à un destin partagé et inévitable», conclut-t-il. (more…)

Mafia: 106e mort pour 2007 December 28, 2007

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Francesco Verde, 58 ans, boss du clan du même nom, est la 106e victime de la mafia en 2007.

Surnommé ‘O Negus, Verde contrôlait certaines zones du nord de Naples. Il est mort ce soir, 28 décembre, sous les balles de la Camorra. Son neveu, qui l’accompagnait, a été griévement blessé pendant l’embuscade mais a survécu. La cause de cette attaque armée en pleine rue? Certainement la remise en cause de l’influence du boss et de son clan.

On assiste régulièrement dans les mafias à des “faide”, ces réglements de compte qui déchirent les clans rivaux, parfois pendant plusieurs années. Les membres de la mafia napolitaine sont les premières victimes de ces luttes: en 2007, la Camorra a fait 87 victimes dans ses propres rangs.

Arrestation à Naples d’un chef mafieux December 16, 2007

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<B>Camorra, colpo alle cosche<br>Catturato il boss Contini</B>


Hier, samedi 15 décembre, un important chef de la Camorra a été arrêté dans la banlieue de Naples, à Casavatore. En fuite depuis sept ans, Edoardo Contini était condamné à 20 ans de prison. Il faisait partie de la liste des 30 malfaiteurs les plus dangereux et les plus recherchés d’Italie.

Pour la justice, qui l’a inculpé de “délit d’association mafieuse”, c’est une revanche. En 2000, à cause d’une expiration du délai de détention provisoire, Contini avait pu s’enfuir avant d’être condamné à 20 ans de prison.

“Edoardo Contini était certainement devenu le boss le plus dangereux à Naples.”

A 52 ans, surnommé “o Romano”, Edoardo Contini était le chef indiscuté de nombreux quartiers de Naples, où il contrôlait trafic de drogues et racket.

Ce véritable empire économique était géré depuis sa cachette, à Casavaore. Il y vivait, dans un modeste appartement, sans jamais en sortir. Contini ne communiquait que par pizzini, ces messages codés à l’allure de boulettes de papier, dissimulés au fond des poches des affiliés. Et le puissant boss préférait jeter son linge sale plutôt que de le donner à laver, après que Provenzano se soit fait arrêter en 2006 pour cause de chaussettes propres.

“Edoardo Contini était certainement devenu le boss le plus dangereux à Naples. (…) Cela faisait plus d’un an que nous suivions ses traces, maintenant il ne pourra plus nuire” a déclaré Giuliano Amato, ministre de l’Intérieur. “C’est l’énième élément de l’offensive que nous avons lancé contre la criminalité organisée. Et d’autres suivront très rapidement. A Naples, comme en Sicile et en Calabre” a t-il ajouté.

Le pain citoyen November 29, 2007

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pain italienUne initiative culinaire et anti-mafia a réuni les Napolitains dimanche dernier. Les associations professionnelles des boulangers ont offert quelque 20 000 pains sur une place de Naples, pour dénoncer la mainmise de la Camorra sur cette activité.

Selon Confesercenti, la confédération de commerçants et d’entreprises, la mafia aurait dans la région de Naples le contrôle sur 2 500 boulangeries. Installées souvent illégalement, celles-ci devraient être prochainement “répertoriées”.

Car en plus de fournir un coquet revenu aux camorristi, le pain échappe à tout contrôle sanitaire. Une question qui préoccupe des Napolitains traumatisés par le scandale des ordures, au printemps 2007.

Retour à Casal di Principe November 4, 2007

Posted by maud in : Camorra , 3comments

Dans mon premier post, je parlais de Roberto Saviano et du succès de son livre, “Gomorra”, qui dénonce les hommes et les combines de la mafia napolitaine.

Je parlais aussi de son retour dans sa ville d’origine, Casal di Principe, le 17 septembre dernier. Un an après avoir appelé les habitants de la petite ville à la résistance face à la Camorra, le jeune écrivain revenait sur la place de sa ville, entouré de son escorte et accompagné par le président de la chambre des députés, Fausto Bertinotti. Le discours de Saviano y était tout aussi vindicatif, sans toutefois retrouver la flamme de septembre 2006.

Voici deux vidéos (seulement en italien, malheureusement) qui retracent les événements de la journée.

La première est un reportage de “le Iene”, une émission satirique, équivalent italien d’un “lundi investigation” relevé par un humour type “Guignols” et une touche de Julien Courbet, et agrémenté de beaucoup de filles court-vêtues.

Le “journaliste”, Giulio Golia, est à Casal di Principe le jour-dit. Au gré de sa promenade dans la petite ville, il fait d’étranges découvertes: une présence policière jamais vue dans cette zone de quasi non-droit et des locaux qui remettent largement en doute la véracité du roman. Certains sont d’ailleurs très remontés contre Saviano, qui, à cause du succès de son livre, ne serait qu’ “un autre chacal qui a voulu s’enrichir à Casal di Principe”.

“Il n’y a pas de mafia ici”.

Golia fait surtout une rencontre assez improbable pendant le discours de Saviano. Le père de “Sandokan”, Francesco Schiavone, un des boss dépeints dans “Gomorra”, est là, au milieu des comités anti-mafia de la ville. Le vieux monsieur explique d’ailleurs que Saviano, au contraire de son fils, n’est pas un “vrai homme”(décodez: un mafieux).

“La mafia est là mais on la voit pas”, comme disent certains, ah bon… D’ailleurs, à la fin du reportage, Saviano appelle, au micro de Golia, au soutien des juges en charge du procès Spartacus, celui du clan Schiavone. Entre personnes menacées par une mafia qui ne se cache pas, on se soutient…

La deuxième vidéo est extraite du Tg1, le JT de 20h de Rai Uno.

Après un reportage sur la manifestation de Casal di Principe, le journaliste Attilio Romita pose quelques questions à Roberto Saviano. La dernière question du présentateur est assez savoureuse: face à un Roberto Saviano sous escorte et caché depuis plus d’un an, Romita demande à son invité comment encourager ceux qui hésitent face à la mafia. Saviano ne se démonte pas et répond qu’il faut expliquer et expliquer encore le phénomène de la mafia. Et il appelle aussi, avec une lassitude dont il ne semble plus se départir, à une action politique forte. On ne sait jamais…

A noter dans les deux reportages: les chaises vides devant l’estrade, au nom des deux boss locaux, Zagaria et Iovine, dénoncés dans “Gomorra”. Les chaises, bien en vue, restent vides pendant le discours car les deux hommes sont en fuite. Il n’y a pas de chaise en revanche pour Schiavone: il est déjà en prison.

“Moi je sais et j’ai les preuves” October 30, 2007

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Il y a un peu plus d’un an, en avril 2006, sort en Italie le livre d’un quasi-inconnu, Roberto Saviano, intitulé Gomorra : composé subtil entre Gomorrhe, délesté de Sodome, et Camorra, la mafia napolitaine. Le reportage littéraire comprend, entre autres, un article publié sur le blog Nazione Indiana intitulé « Io so e ho le prove » (moi je sais et j’ai les preuves). Sur le modèle de l’intellectuel italien Pier Paolo Pasolini, Roberto Saviano reprend la complainte du « Io so » pour dénoncer le “cancer” de sa terre, la Campanie, cette terre où « rien n’a de valeur s’il ne génère pas de pouvoir».
“Gomorra”, Mondadori, 2006. Tout a déjà été dit et écrit sur la Mafia et la parution du livre, mi-enquête mi-roman, se fait sans fanfare. Mais, rapidement, les 5 000 exemplaires du premier tirage sont épuisés. Débute un succès littéraire et commercial sans précédent : plus de 800 000 copies et le prestigieux prix Viareggio. Pas mal pour un écrivain débutant de 28 ans, dont le livre traite d’un sujet qui n’attire pas forcément les foules. Pour la première fois, c’est à travers un ouvrage aux mille facettes que le lecteur découvre la réalité du phénomène. Et s’y intéresse.

 

Roberto Saviano avait étudié la philosophie à l’Université et voulait écrire. Mais écrire quoi? On lui conseille de décrire ce qu’il voit, ce qu’il vit chaque jour. Et le monde qui l’entoure, aux portes de Naples, est le terrain de jeu d’une des plus violentes mafias d’Italie, la Camorra. Mais, pas de fiction ni d’études approfondies du phénomène. Ce sera un tableau complet du « système », mélant analyses, faits divers et virées- reportages.

En témoin privilégié, Saviano veut montrer que la Camorra n’est pas un phénomène marginal, qu’elle a modelé en profondeur l’économie, et par la suite, la culture et la politique. Il montre aussi que si le train de vie et les haines sanglantes entre gangs sont proches d’un film, on est loin de la réalité d’un Scarface ou d’un Parrain. Si Saviano touche aussi à l’intimité des « famiglie », ce sont les cris, les larmes, la colère et la mort des innocents qui ressortent de ses pages. Sans musique, sans travelling, l’auteur s’attarde sur le sang, les corps martyrisés et calcinés, les cobayes humains, prêts à tester la cocaïne des trafiquants et les petites mains des organisations, bourrées d’amphétamines.

 

Au volant de sa Vespa, Saviano a ratissé toute sa terre pour n’en ramener que le pire, que le plus noir. Et les chefs de la mafia n’ont pas vu d’un très bon œil la mise à jour de leurs activités. Ni de se voir nommément citer dans le roman. Et ils n’apprécient pas non plus l’effronterie de Saviano, qui bien que dénonçant sans détours la dangereuse Camorra, s’expose dans un portait serré, le regard défiant, en quatrième couverture de son livre. L’écrivain ose même monter à la tribune, en septembre 2006, dans sa ville natale pour dénoncer les boss locaux. Mais, bien vite, il a dû se cacher, loin de Naples, et accepter la protection constante de la police. Le succès, si dangereux, lui attire pourtant la reconnaissance et la protection de grands écrivains italiens. Umberto Eco, parmi d’autres, se mobilise pour que l’écrivain ne soit pas relégué dans une fatale indifférence.

 

Roberto Saviano. Ansa. Roberto Saviano (Ansa)
Le livre est un succès colossal, les traductions, attendues pourtant depuis longtemps, se vendent très bien. Mais le succès de Saviano a pris loin de Naples, loin de chez lui, où on lui reproche à demi-mots ses constantes dénonciations, ses articles chocs publiés dans les quotidiens et les magazines, dont l’Espresso, ses nombreux portraits dans la presse internationale. L’écrivain s’est aussi offert le luxe de refuser une mission du ministère public d’information sur la mafia, que certains voyaient pourtant comme une ultime reconnaissance.

En septembre dernier, bravant les menaces de la Camorra, il est réapparu en public, chez lui, à Casal di Principe. Un an exactement après son mémorable cri du coeur: « Chassez-les ! Ils ne sont pas de cette terre, qu’ils violent, qu’ils exploitent. Schiavone, Bidognetti, Zagaria : vous ne valez rien ! », auquel avait succédé un silence de mort. Cette année la foule, sortie de sa stupeur mais toujours sous influence, a enfin rétorqué à l’enfant du pays: « la Camorra n’existe pas ».
Sa survie, comme rapporte Libération, ne serait dûe qu’à la bonne volonté des mafieux. Mais sans la reconnaissance des siens, Saviano est déjà mort.

Gomorra, dans l’empire de la Camorra, de Roberto Saviano, Gallimard, 2007.