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Soupçons autour des élections April 12, 2008

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Les bureaux de vote n’ouvriront que dimanche 13 avril en Italie, mais des soupçons planent déjà autour de ces nouvelles élections. Mis en cause: les bulletins de vote des Italiens de l’étranger et la mafia calabraise, la ‘ndrangheta.

Le système politique transalpin permet à trois millions d’Italiens résidant à l’étranger d’élire 12 députés et 6 sénateurs, répartis sur les cinq continents. Mais pas de vote dans les consulats ou les ambassades, tout se fait par courrier. Ce qui permettrait de graves dérives.

Vendredi 11 avril, le parquet antimafia de Reggio de Calabre a confirmé avoir ouvert une enquête sur ces fraudes présumées. Premier suspecté: Marcello dell’Utri, politique proche de Berlusconi, déjà condamné pour des liens avec la mafia. Le sénateur aurait accepté la proposition d’Aldo Micciché, un homme d’affaires sicilien vivant au Venezuela, dans le but de transformer 50 000 bulletins blancs en votes en faveur du Popolo delle libertà, le parti de Berlusconi. Une combine qui aurait été assurée par la ‘ndrangheta, la mafia calabraise.

Mafia: omniprésente en Italie, absente aux élections March 29, 2008

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A deux semaines des élections législatives en Italie, la mafia fait de nouveau parler d’elle. Après les montagnes de déchets napolitains, c’est la mozzarella qui fait les frais de l’emballement médiatique.

Produit courant de la cuisine italienne, le célèbre fromage est mis en cause après la découverte de taux de dioxine élevés dans sa variété dite « di bufala». Fabriquée grâce au lait des bufflonnes de Campanie, la « mozzarella di bufala », produit star de la région, a été momentanément retirée de la vente cette semaine et interdite à l’importation par de nombreux pays.

Un scandale qui n’a pourtant rien d’étonnant pour de nombreux commentateurs. Le sol de Campanie, durablement contaminé par des tonnes de déchets dangereux, ne rend pas seulement malade les hommes. Alors que le taux de cancer chez les habitants de la région explose, il était illusoire d’espérer que les paisibles bovidés restent sains.

Mais les politiques tentent de minimiser l’impact de la catastrophe. Pour faire oublier leurs propres compromissions avec la Camorra, qui gère l’industrie des déchets à Naples et dans sa région.

Une situation à laquelle s’attendaient les anti-mafia, qui utilisent l’échéance électorale pour mobiliser les Italiens. Addiopizzo, l’association palermitaine anti-racket, appelle à des « candidatures honnêtes et crédibles » aux élections du 13 et 14 avril prochain. Mais refuse de s’engager en faveur de tel ou tel parti politique. “La lutte contre le racket fait abstraction de toute logique d’appartenance politique et nous resterons en dehors du débat politique, expliquent dans un communiqué les militants. Mais nous serons vigilants sur la politique et le choix des candidatures. »

« Jusqu’à maintenant, tous semblent oublier une question fondamentale qui s’appelle « organisations criminelles » », souligne Roberto Saviano.

ansa_9044799_102702.jpgUne ligne que défend également Roberto Saviano. Sollicité par le Parti Démocrate de Walter Veltroni, l’auteur de « Gomorra » explique dans un article publié par le magazine américain Time le 13 mars dernier (repris par la Repubblica le lendemain) préférer combattre en continuant à écrire, « le moyen le plus puissant à sa disposition pour combattre » la mafia. Mais surtout il met en garde les partis politiques en rappellant que « personne ne gagnera ces élections en Italie », si la mafia, première entreprise italienne en termes de revenus, reste absente des programmes électoraux.

La lutte politique contre les mafieux est difficile, car « s’opposer à eux ne signifie pas simplement perdre du consensus et des voix mais aussi avoir des problèmes pour réaliser des chantiers publics », reconnaît Saviano. L’enjeu économique est de taille, mais l’écrivain rappelle que le gouvernement Prodi a chuté à cause de la Camorra. Et il prévient le nouvel homme fort de la gauche . « Ce sera la première élection pour le Parti Démocratique de Veltroni et il devrait prendre à cœur la leçon oubliée par Prodi : il doit attaquer tout de suite la mafia. »

Mise à jour dimanche 30 mars : la Commission européenne estime que la mozzarella ne présente pas de risques. L’article de Libération

La ‘ndrangheta aussi forte qu’Al Qaida March 12, 2008

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Jusqu’à peu, la ‘ndrangheta, la mafia calabraise, se faisait discrète. Face aux décharges béantes de la Camorra en Campanie et aux arrestations en série au sein de la Cosa Nostra sicilienne, la cousine calabraise se laissait régulièrement oublier des médias et des politiques transalpins. Pourtant, depuis l’homicide du conseiller régional Francesco Fortugno en 2005 et le massacre de six hommes à Duisbourg en Allemagne l’été dernier, la donne a quelque peu changé.

La publication, fin février, de deux importants rapports démontre que, désormais, la mafia de Calabre se trouve au sommet des préoccupations des magistrats et des politiques.

Composante la plus dangereuse du paysage mafieux italien selon les services de renseignement italiens, la ‘ndrangheta est même décrite comme «une des grandes holdings économico-criminelles de la mondialisation » par la Commission nationale antimafia. Le rapport annuel de cette commission, publié le 19 février dernier, compare même son organisation à celle d’Al-Qaida : dépourvue de direction effective, la ‘ndrangheta contrôle «de façon obsessionnelle et maniaque» le territoire grâce à sa structure «liquide» qui s’infiltre partout.

Une emprise de la Calabre qui serait financée par le trafic de drogue, l’impôt mafieux et le détournement de fonds européens, activité qui aurait rapporté, pendant le premier semestre 2006, plus de 10,8 millions d’euros. Des fonds considérables qui assureraient aux mafieux un contrôle incontesté sur le grand port de containers de Gioia Tauro, le plus grand d’Europe, et sur l’autoroute Salerne- Reggio de Calabre. L’infiltration est totale et on est loin des anciens trafics, peu visibles, de la ‘ndrangheta. 

Libération du fils de Riina: les anti-mafia fulminent February 29, 2008

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“Salvuccio” est libre. Emprisonné depuis 2002 pour association mafieuse, Giuseppe Salvatore Riina, fils du célèbre mafieux Toto Riina (arrêté en 1993 et condamné à perpétuité), a été libéré jeudi 28 février 2008. Pour un défaut de procédure: trop de temps s’est écoulé depuis sa dernière condamnation en appel (à 8 ans et 10 mois de prison), qui aurait du être confirmée en cassation depuis plus d’un an. Riina Jr pourra donc tranquillement attendre à Corleone cette confirmation. Une disposition qui ne plait pas à tout le monde.

“Nous n’en voulons pas”, a déclaré Antonino Iannazzo, maire de Corleone. La justice assigne pourtant Riina à rester à résidence dans la petite ville, fief des grands dirigeants de la mafia sicilienne. Un retour qui fait craindre à l’édile une réorganisation de Cosa Nostra sur son territoire, déjà opéré par Giuseppe Riina après le départ de son père en prison il y a 15 ans.

“Nous, magistrats, sommes devenus socialement inutiles”.

Mais le maire de Corleone, farouchement anti-mafia, n’est pas seul. Pour Piero Grasso, procureur national anti-mafia, le problème de la lenteur de la justice, dont les boss profitent, est devenu chronique. Les mafieux utilisent également sans complexe toutes les procédures leur permettant de réduire leurs peines et le procureur voudrait une réforme du droit italien, notamment avec la disparition de la Cour d’appel. Grasso, qui insiste sur le sentiment d’inutilité ressenti par les magistrats, en appelle aux partis politiques pour améliorer la situation de la justice en Italie, “parce qu’une justice qui fonctionne aide aussi à résoudre de nombreux problèmes sociaux”.

 

Santé publique en Calabre: quand la ‘Ndrangheta tue February 8, 2008

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Le 28 janvier 2008, 18 personnes sont arrêtées à Reggio de Calabre, dans le cadre de l’opération “Onorata Sanità” (santé honorée), pour association de malfaiteurs à caractère mafieux. En tout, ils seraient 44, hommes politiques et affiliés à la ‘Ndrangheta, la mafia calabraise, à avoir profité de la Santé publique régionale. L’objectif: un enrichissement personnel sans limites. Au détriment des patients de toute la Calabre (les régions ayant, en Italie, de larges attributions en termes de santé publique).

Parmi les personnes arrêtées, un homme retient l’attention: Domenico Crea, conseiller régional. En octobre 2006, il avait accédé à ce poste après la mort de Francesco Fortugno, vice-président du Conseil régional, tué par balles pendant les primaires de l’Unione (la coalition de Prodi, jusqu’à récemment en poste).

Francesco Fortugno, tué le 16 octobre 2005A l’époque, le meurtre avait créé la stupeur. Cet assassinat, qui portait clairement le sceau de la ‘Ndrangheta, représentait une attaque directe aux représentants locaux. Mais laissait sceptique quant à son motif. Aujourd’hui, il n’y aurait plus de doute: la mafia aurait tué Fortugno, suspecté de vouloir faire de l’ordre au sein de la Santé publique, pour que Crea reprenne son poste.

Comme l’explique le juge en charge de l’enquête, “des organisations criminelles (…) ont coalisé leurs forces pour créer (…) une structure unitaire de soutien à la candidature de Domenico Crea”, considéré comme le plus adapté “à garantire les intérêts des organisations et à assurer les avantages liés à l’usage détourné d’une charge publique”

Depuis des années, le secteur de la Santé en Calabre serait une vache à lait pour les mafieux et les politiques. Ils se répartiraient les hôpitaux, s’entretueraient pour obtenir les postes, du chef de service au brancardier. Car le budget est alléchant: plus de 3 milliards d’euros par an, dont peu arrive jusqu’aux soins. Dans un seul hôpital, celui de Vibo, 12 enquêtes ont été ouvertes en dix-huit mois pour morts suspectes. Pour une appendicite, on peut encore mourir en Calabre. Une autre clinique, réservée aux personnes agées, “Villa Anya”, arrosée de subventions et gérée par Crea, son fils et sa belle-fille, serait un véritable mouroir, comme le raconte l’enquête d’Attilio Bolzoni dans la Repubblica.

Le gouverneur Agazio Loiero affirme: “La Santé peut encore tuer. Après l’homicide de Francesco Fortugno, ils peuvent en tuer un autre.”

Ces arrestations interviennent alors que le rapport annuel de la Direction nationale antimafia, fraîchement publié, insiste sur l’infiltration de la Mafia dans l’administration publique du sud de l’Italie, dont la Calabre. Piero Grasso, procureur national anti-mafia, y souligne en particulier l’impossibilité de cette région de sortir d’une logique criminelle et mafieuse. “La sensation diffuse que la phase de renouvellement et de changement qui semblait avoir commencé après l’assassinat de Fortugno (dont était l’emblème le mouvement des jeunes de Locri, l’association “E adesso ammazzateci tutti“- Et maintenant tuez-nous tous) se soit rapidement conclue sans qu’aucun résultat ne soit obtenu“, a-t-il déclaré.

Le président de la région Sicile Cuffaro démissionne January 27, 2008

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Le président de la région Sicile Salvatore Cuffaro a décidé de démissionner, une semaine après sa condamnation à cinq ans de prison pour collaboration simple avec la mafia, malgré le soutien de députés de sa formation (UDC centre droit). « Je démissionne pour ne pas trahir les idéaux qui m’ont été inculqués. Je le fais pour ma famille et je le fais comme acte ultime de respect envers les Siciliens », a-t-il expliqué hier, samedi 26 janvier 2007, à la presse. Il revient ainsi sur ses premières déclarations, où il se félicitait du verdict et affirmait sa volonté de rester en poste, ce qui avait créé une polémique.

Il faut dire que cette condamnation intervient dans une atmosphère très tendue entre la justice et la classe politique italiennes, alors que certains hommes politiques se demandent si la chute du gouvernement Prodi, jeudi 24 janvier, n’aurait pas pu être évitée par la clémence des juges envers Clemente Mastella, ex-ministre de la jusctice. Et que les autres dénoncent violemment le pouvoir “démesuré” de la justice en Italie.

Cependant, Cuffaro était vivement critiqué par la gauche, les associations anti-mafia et la Cofindustria, qui a récemment décidé d’offrir tout son soutien aux commerçants et aux industriels victimes de la mafia.

«Pendant que les entrepreneurs siciliens combattent avec courage le pizzo, le gouverneur de la Sicile est condamné à cinq ans de prison et décide de rester à son poste. Cet instantané résume bien les deux visages de notre pays et la distance toujours plus grande de cette classe politique dirigeante avec le pays réel, des problèmes et des citoyens », avait déclaré Luca Cordero di Montezemolo, président de l’organisation patronale, vendredi 25 janvier au journal Il sole 24 ore.

Cette prise de position était intervenue le lendemain du rejet de la motion de défiance introduite par le centre-gauche à l’Assemblée régionale sicilienne et proposée par Rita Borsellino, sœur du juge Paolo Borsellino tué en 1992.

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La semaine dernière, Walter Veltroni, secrétaire du Parti Démocrate, s’était étonné qu’on puisse « fêter une condamnation à plusieurs années de prison avec des cannoli (dessert traditionnel sicilien) », que Cuffaro avait offert à ses partisans à la sortie du tribunal, accusation reprise dans une affiche du parti Rifondazione Comunista. La gauche espère désormais que le camp de l’amateur de pâtisserie Cuffaro perdra les prochaines élections législatives, qui devraient avoir lieu dans quelques mois.

Le président de la Région Sicile condamné à cinq ans de prison January 20, 2008

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Salvatore Cuffaro, président de la région Sicile, a été condamné le 18 janvier 2007 à cinq ans de prison ferme pour avoir « favorisé » la mafia et pour avoir transmis des documents administratifs réservés. Salvatore Cuffaro

La condamnation est d’autant plus commentée en Italie que le président Cuffaro a contesté ceux qui y voyaient un coup porté aux ententes entre politique et mafia. En effet, le tribunal de Palerme ne le reconnaît pas coupable de collaboration directe avec Cosa Nostra, la mafia sicilienne. « Je me sens conforté par cette sentence, a-t-il déclaré, parce que j’ai toujours su que je n’ai jamais aidé la mafia .» Piero Grasso, magistrat national anti-mafia, a toutefois précisé : « il a avantagé les boss de façon individuelle».

Salvatore Cuffaro ne démissionnera pas. « Demain je recommence à travailler pour la Sicile », a-t-il clamé. Cuffaro, qui félicite avec chaleur sur son site les initiatives de la lutte contre la mafia et y vante les beautés de sa région, pourrait cependant être condamné à l’interdiction d’exercer des charges publiques.
Clemente Mastella

Une autre affaire retentissante concerne Clemente Mastella, ministre de la justice démissionnaire, président du parti Udeur (Union des démocrates pour l’Europe) et ami de Cuffaro. Sa femme, Sandra Lonardo Mastella, présidente du Conseil Régional de la Campanie, est accusée de tentative de concussion. L’ancien garde des sceaux, qui s’indigne de la « méchanceté judiciaire » serait également dans la ligne de mire des juges. Son départ du gouvernement met en péril la survie du gouvernement Prodi.

Ces deux affaires interviennent après la sortie d’un livre dérangeant en février 2007. « I complici » (les complices), des journalistes Lirio Abbate et Peter Gomez, racontait que Salvatore Cuffaro et Clemente Mastella étaient les témoins de mariage de Francesco Campanella, un des complices de Bernardo Provenzano, le boss de Cosa Nostra arrêté en avril 2006.

Une amitié politique et personnelle qui n’augurait rien de bon pour les deux hommes.

Dans ses vœux, le président Napolitano n’oublie pas la mafia January 6, 2008

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Photo officielle de Giorgio NapolitanoLe président de la République italienne, Giorgio Napolitano, n’a pas manqué, dans ses vœux de fin d’année, de mentionner les résultats obtenus en 2007 dans la lutte anti-mafia. «L’insécurité et la criminalité nous préoccupent, a t-il déclaré. Nous ne pouvons toutefois pas ignorer les résultats obtenus contre les dirigeants des organisations mafieuses, (…) résultats dont le mérite revient à la magistrature et aux forces de l’ordre.»

Napolitano a ajouté que “pour que chacun puisse participer (à cet effort), nous devons nous libérer des peurs qui empêchent de réfléchir et des particularismes qui empêchent de décider ». Il a également donné en exemple le « courageux engagement des entrepreneurs siciliens contre le pizzo et la mafia ».

“Il capo dei capi”: quand la fiction dérange December 13, 2007

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La série “il capo dei capi” (le chef des chefs) était annoncée, depuis le début de l’année 2007, comme un grand moment de télévision. Consacré à la vie de Toto Riina, boss qui donna l’ordre de tuer les juges Borsellino et Falcone, le téléfilm avait mobilisé 150 acteurs et un budget de 15 millions d’euros, pour un sujet plutôt atypique dans la fiction italienne.

Mais, la série n’était pas forcément du goût du ministre de la justice, Clemente Mastella. “Sa diffusion devrait être suspendue” a t-il annoncé, car “il manque l’aspect éducatif, celui qui renvoie aux valeurs d’une société saine. (…) Je ne voudrais pas qu’une oeuvre de fiction fournisse des modèles à reproduire”. Ces propos tenus par le garde des sceaux, en visite à Gela (Sicile) le 26 novembre, ont provoqué une onde de protestations. De la part des associations de lutte anti-mafia, des habitants de Corleone et … de la chaîne du groupe Mediaset, dirigé par la famille Berlusconi. Car la série, extrêmement suivie, était diffusée sur Canale 5. Et ce depuis déjà 5 semaines.

Le 6e épisode a été finalement diffusé. Mais, une question s’est élevée “Mastella a-t-il au moins regardé la fiction?”. Car le film rend également hommage à ceux qui ont combattu la mafia.

La repubblica. Claudio Gioè interprête RiinaLa série chercherait-elle cependant à justifier Riina? “Non, parce que dans le film, Riina et ses comparses sont décrits pour ce qu’ils sont: des bêtes assoiffées de sang” a répondu sec Attilio Bolzoni, co-auteur du livre dont est extrait le film. Claudio Gioè, qui interprête Riina est moins catégorique: “Riina a encore un pouvoir de séduction. C’est impensable que les méchants soient méchants et rien d’autre”.

Le maire de Corleone, dont Riina était le parrain, a critiqué Mastella :”le ministre devrait s’occuper de faire fonctionner les procès et des remises de peine, plutôt que penser à la fiction”. Le maire a organisé une marche, le 27 novembre, pour démontrer que Riina n’est pas un modèle. Ce dernier, modèle ou pas, aurait, selon ses avocats, apprécié la mini-série. De derrière les barreaux.