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Un peu d’infos sur les guignols novembre 29 2007

Publié par Nico in : vidéos , ajouter 1 commentaire

Pour ceux qui n’auraient pas regardé l’émission “Vie privée, vie publique” du 19 novembre dernier sur les coulisses de la TV, voici une vidéo sur la partie consacrée aux Guignols. L’investigation n’est pas très poussée, mais cela permet d’avoir une vue d’ensemble sur ce petit monde en latex. Les marionnettistes, les imitateurs Yves Lecoq et Sandrine Alexis, le directeur artistique Yves Le Rolland interviennent brièvement pour expliquer le making of.
Auparavant, l’équipe de Mireille Dumas revient sur la période Bébête Show. Les marionnettes sont ressorties des cartons, tout comme, moment rare à la télévision, l’imitateur Jean Roucas.

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Rire et résistance au théâtre du Rond-Point novembre 27 2007

Publié par Nico in : général , ajouter 1 commentaire

Le théâtre du Rond-Point, à Paris, a décidé de consacrer toute une série de spectacles et de conférences au “rire de résistance”. Par ce biais, Jean-Michel Ribes, le directeur, a voulu rendre hommage à ceux qui ont fait du rire une arme de contestation face à “toutes les dictatures de la réalité et à l’hégémonie du sérieux”.

L’idée est géniale, le but est simple. Tous les soirs, des personnalités aussi diverses et variées que Philippe Val, Daniel Pennac, Jules-Edouard Moustic ou Axel Kahn viennent livrer leurs sentiments sur ce rire de résistance. Ou quand l’impertinence et l’ironie sont au service de la lutte contre l’esprit de sérieux et le politiquement correct qui formatent la pensée. Quelle que soit la gravité d’une situation, et en toutes circonstances, le rire est toujours la dernière chose qui reste. Comme une bouffée d’oxygène salutaire, qui empêche de sombrer.

Si vous avez un peu (beaucoup) de temps, le site de telerama propose de visionner les conférences d’Alain Rey et de Jean-Pierre Mocky, à l’université du Rond-Point. Elles durent longtemps, mais si l’on prend la peine d’écouter au moins quelques minutes, on se laisse vite emporter par les petites et grandes histoires de ces deux personnalités. Chacun dans leur genre…

Jean-Pierre Mocky, le rire élastique et frondeur

Alain Rey, les mots pour rire

La première session de ces conférences se termine juste (jusqu’au 27 novembre). Deux autres sont au programme l’année prochaine : du 25 février au 8 mars, et du 16 au 28 juin 2008.

En attendant, et pour ceux qui ne peuvent pas se rendre sur Paris, un catalogue-manifeste est disponible en librairie. Edité fin octobre, il comprend 320 pages d’images et de textes savoureux.

Rire de résistance, co-édition Théâtre du Rond-Point et Beaux Arts éditions, collection Grand Thème, 35 euros.

“L’objectif est de transmettre un message. L’humour, c’est du bonus” novembre 17 2007

Publié par Nico in : interviews , 5commentaires

Florian Roulies est une jeune plume qui monte. A 21 ans, il n’est pas tout à fait un inconnu dans le monde de la caricature, puisqu’il a déjà collaboré avec différents sites web, notamment sur le blog animé par Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle. Interview d’un passionné d’actu, qui ne laisse jamais bien loin son carnet et son crayon…

Mediasatiriques : Comment t’es venue l’idée de caricaturer l’actu, et depuis quand le fais-tu ?

Florian Roulies : Comme la plupart des dessinateurs, j’ai commencé à gribouiller des petits personnages à l’école, dans les marges des cahiers. Au collège, déjà, je m’amusais à caricaturer les profs. Au lycée, je me suis mis à faire des BD mettant en scène mes enseignants, en essayant de repérer leurs tics, leurs manies. J’essayais de ne jamais être méchant, seulement moqueur. Un jour, le prof “héros” de ma BD a ramassé l’une de mes planches tombée par terre. Comme j’avais signé, je m’attendais à une sanction, mais contrairement à toute attente, il a éclaté de rire et insisté pour que je le montre aux autres professeurs. Là, j’ai commencé à réaliser que le dessin était une bonne façon d’oublier les barrières qui séparent les gens, et de dérider certaines situations.

Mes premiers dessins d’actu remontent à la crise du CPE (début 2006, ndlr). Mon site est né à cette période.

MS : Quelles sont tes sources d’inspiration ?

FR : Je puise mon inspiration dans tout ce qui touche à l’actu. Une bonne idée de dessin peut émerger d’une seule phrase lâchée par un homme politique, ou d’une image qui me fait rire. Je peux aussi avoir le déclic lors d’une discussion entre amis. Globalement, les idées viennent quand je ne les cherche pas !

MS : Tu as des “modèles” ?

FR : Il y a quelques dessinateurs que j’admire plus particulièrement. Plantu, évidemment, est le maître incontesté du dessin de presse. J’ai eu quelques mails d’encouragement de sa part. Cela redonne la pêche! Ensuite, j’adore Pétillon. Et puis il y a les dessinateurs qui ont pris le temps de m’écouter, de me conseiller, de répondre à mes questions, comme Goubelle par exemple.

MS : Quels sont tes domaines de prédilection ?

FR : La politique est l’un des domaines dans lesquels je suis le plus à l’aise. D’abord parce que ça évolue toujours, il y a toujours quelque chose à dire. Ensuite parce que la politique, c’est la vie : le dialogue, l’affrontement des idées, des points de vue.

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“Bienvenue à Groland land” novembre 7 2007

Publié par Nico in : émissions , 3commentaires

grd1.jpgCanal + a diffusé lundi soir le documentaire “Groland, 15 poils au c…” L’occasion de découvrir -enfin- l’envers du décor de la fameuse présipauté créée par Jules-Edouard Moustic et sa bande, véritable OVNI du paysage audiovisuel français.

“Ca marche parce qu’on fait sérieusement des choses très connes”. En une phrase, Xavier Pouvreau, le coordinateur de toutes les équipes techniques, résume parfaitement le fonctionnement de la planète Groland. Cette république imaginaire peuplée d’habitants légèrement déjantés est en fait le résultat d’un travail où rien n’est laissé au hasard. Leur but : faire des sketches “qui pourraient être des reportages diffusés sur France 3 région”. Interviews des réalisateurs, des accessoiristes, des graphistes, images de conférences de préparation de sketches, le documentaire réalisé par Michel Boyer nous emmène “grolement” loin dans les coulisses de l’émission. Leurs lieux de tournages favoris ? C’est dans l’Oise et dans le Val d’Oise que se cachent Groville, Muflins ou encore Noudin–les-Noillaux.

Chacun a ses petites anecdotes que des séquences vidéo viennent immédiatement mettre en image. En fil rouge, les interventions des groland22.jpg“historiques” Benoît Delepine (alias Michael Kael), Frank Benoît, Jean-François Halin, Christian Borde (J-E Moustic) font revivre l’histoire de Groland depuis le premier pilote –un conseil des ministres de cette fausse nation- dont aucune chaîne n’a voulu (1989) jusqu’à la forme actuelle de 7 jours au Groland.

Les figurants sont triés sur le volet, et contrairement à ce qu’on pourrait croire, les fameux “petits vieux” vus dans les sketchs en train de déverser un flot d’insultes et/ou de grossièretés sont très nombreux à se porter candidats. D’ailleurs, Frédéric Cebron, l’un des réalisateurs, précise que c’est avec eux qu’ils connaissent leurs meilleurs moments de tournage. Toujours la pêche, enthousiastes, des images montrent même qu’on a parfois beaucoup de mal à les arrêter.

Les équipes techniques ne reculent devant rien, y compris créer un bout de paysage de toutes pièces. On n’imagine pas tout ce qu’il y a derrière ces sketches loufoques. L’humour grassouillet n’empêche pas le professionnalisme. Le documentaire se termine par la manifestation organisée à Montmartre le 10 octobre 2004. Le monde présent à cette occasion, comme le nombre d’étiquettes “GRD” que l’on peut voir sur les voitures ou le sponsoring d’une équipe de foot, montrent la création d’une vraie communauté : aujourd’hui, environ 200.000 personnes se revendiquent Grolandais. La présipauté semble avoir de beaux jours devant elle. Comme dit Moustic, “on change pas une équipe de merde”.
Pour découvrir Groland, un petit clic suffit

Mettons-nous en situation… novembre 4 2007

Publié par Nico in : général , 6commentaires

Le mot de ce soir est : satirique… Bien qu’ayant en tête une définition “à la Eric et Ramzy”, je vais plutôt vous livrer pour commencer une version officielle (simplifiée, voire simpliste) de ce mot qui va être la pierre angulaire du blog : Œuvre attaquant et tournant en ridicule les mœurs de l’époque.

La satire a (presque) toujours existé. Les bouffons qui se donnaient en spectacle au Moyen Age pour amuser la cour ont joué le rôle de précurseurs, une fonction reprise notamment sur papier par Le Charivari au cours du XIXème siècle. Depuis, la satire est vraiment à part dans le large éventail des producteurs d’informations. C’est un domaine vaste, qui comprend de très nombreuses facettes. Pour résumer, on peut diviser tout ce petit monde en deux écoles, même si l’une ne va réellement jamais sans l’autre.

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