“Bienvenue à Groland land” novembre 7 2007
Publié par Nico in : émissions , rétrolien
Canal + a diffusé lundi soir le documentaire “Groland, 15 poils au c…” L’occasion de découvrir -enfin- l’envers du décor de la fameuse présipauté créée par Jules-Edouard Moustic et sa bande, véritable OVNI du paysage audiovisuel français.
“Ca marche parce qu’on fait sérieusement des choses très connes”. En une phrase, Xavier Pouvreau, le coordinateur de toutes les équipes techniques, résume parfaitement le fonctionnement de la planète Groland. Cette république imaginaire peuplée d’habitants légèrement déjantés est en fait le résultat d’un travail où rien n’est laissé au hasard. Leur but : faire des sketches “qui pourraient être des reportages diffusés sur France 3 région”. Interviews des réalisateurs, des accessoiristes, des graphistes, images de conférences de préparation de sketches, le documentaire réalisé par Michel Boyer nous emmène “grolement” loin dans les coulisses de l’émission. Leurs lieux de tournages favoris ? C’est dans l’Oise et dans le Val d’Oise que se cachent Groville, Muflins ou encore Noudin–les-Noillaux.
Chacun a ses petites anecdotes que des séquences vidéo viennent immédiatement mettre en image. En fil rouge, les interventions des
“historiques” Benoît Delepine (alias Michael Kael), Frank Benoît, Jean-François Halin, Christian Borde (J-E Moustic) font revivre l’histoire de Groland depuis le premier pilote –un conseil des ministres de cette fausse nation- dont aucune chaîne n’a voulu (1989) jusqu’à la forme actuelle de 7 jours au Groland.
Les figurants sont triés sur le volet, et contrairement à ce qu’on pourrait croire, les fameux “petits vieux” vus dans les sketchs en train de déverser un flot d’insultes et/ou de grossièretés sont très nombreux à se porter candidats. D’ailleurs, Frédéric Cebron, l’un des réalisateurs, précise que c’est avec eux qu’ils connaissent leurs meilleurs moments de tournage. Toujours la pêche, enthousiastes, des images montrent même qu’on a parfois beaucoup de mal à les arrêter.
Les équipes techniques ne reculent devant rien, y compris créer un bout de paysage de toutes pièces. On n’imagine pas tout ce qu’il y a derrière ces sketches loufoques. L’humour grassouillet n’empêche pas le professionnalisme. Le documentaire se termine par la manifestation organisée à Montmartre le 10 octobre 2004. Le monde présent à cette occasion, comme le nombre d’étiquettes “GRD” que l’on peut voir sur les voitures ou le sponsoring d’une équipe de foot, montrent la création d’une vraie communauté : aujourd’hui, environ 200.000 personnes se revendiquent Grolandais. La présipauté semble avoir de beaux jours devant elle. Comme dit Moustic, “on change pas une équipe de merde”.
Pour découvrir Groland, un petit clic suffit

Commentaires»
15 ans déjà que Groland nous régale avec ce qu’il passe dans le reste du monde!
en tous cas, bravo aux petits vieux, pour être aussi crédible il faut être de sacrés comédiens
Trés interressant cet article sur les coulisses du Groland!!!
je suis aussi assez épaté par les performances des “vieux” dans les reportages.
Je pensais vraiement qu’ils avaient leur équipe de vieux bien briefés!!
Comem quoi nos anciens sont parfois plus trash qu’on l’imagine
salut.Groland c’est trop cool, je souhaiterai y être comédien car j’ai 3 ans d’expérience théâtrale