Quelques extraits du débat…
- concernant l’affaire des caricatures de Mahomet
Le directeur de l’ex Hara-Kiri s’est notamment défendu sur le soutien apporté au journal par Nicolas Sarkozy : « On ne l’avait pas demandé… Mais je l’ai accepté au nom de la démocratie. Il faut discuter avec ses adversaires, que la droite et la gauche dialoguent », et utilisant l’hyperbole, il a d’ailleurs déclaré que « si être contre les dictateurs qui foutent les journalistes en prison et ne respectent pas les droits fondamentaux des citoyens, c’est être de droite, alors Charlie est de droite. »
- Il a également confié ses doutes vis-à -vis de la presse sur Internet
« Le problème vient de la gratuité. Qui paye ? Des annonceurs publicitaires, alors que la reconnaissance d’un journal doit venir des lecteurs ! » Le journalisme doit garder ses valeurs d’indépendance, et ne jamais céder sa place à autre chose. « Un professionnel de l’information ne doit pas dire ce que les gens veulent entendre ! »
- Sur le fonctionnement interne de Charlie Hebdo
La conférence de rédaction, qu’il préside « car sinon ça durerait des jours », est plus longue que la moyenne. Philippe Val ne laisse à personne d’autre le soin de décider du contenu de l’éditorial. Les journalistes n’ont rien à dire, mais peuvent y répondre dans le journal s’ils le souhaitent.
Cependant, il refuse qu’on dise qu’il est « autoritaire » avec ses collaborateurs, il estime être au contraire « trop laxiste. »
Propos recueillis par Laura H.

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