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Les Gérard d’or à l’honneur décembre 9 2007

Publié par Nico in : émissions , 2commentaires

     La remise des Gérard d’or de la télévision aura lieu lundi 10 décembre au théâtre du Splendid. Cette cérémonie un peu particulière récompense les pires émissions du PAF. Claire Schumm, l’une des seuls membres du jury n’étant pas une professionnelle des médias, apporte son regard de téléspectatrice avertie et de passionnée d’esprit satirique. Attention, second degré fortement conseillé…

Qui peut dire qu’il ne s’est jamais demandé, avec un sentiment oscillant entre la honte et le mépris de soi, pourquoi il avait regardé une émission jusqu’au bout alors que les images montrées sont vues et revues ou que le niveau rase le sol à une altitude proche du néant. Toute personne un temps soit peu honnête répondra : pas moi ! Voila, en substance, la raison d’être des Gérard d’or. Claire Schumm, comédienne à la compagnie Gérard Gérard et heureuse jurée de la cérémonie, ne déroge pas à la règle. “C’est typiquement ce que l’on se dit pour une émission comme Les 100 plus grands (présentée par Christophe Dechavanne, sur TF1). Les images sont archiconnues, mais ça n’empêche pas de se faire avoir”, explique-t-elle.

D’ailleurs, la jeune femme de 27 ans avoue ne pas être une grande fan de ce genre de spectacle télévisuel. Son truc, c’est plutôt les séries américaines. Cela tombe plutôt bien, puisque cette année le premier Gérard distribué sera celui “de la série qui veut faire States au départ mais qui fait française à l’arrivée”. Son choix a été rapide. “L’hôpital est une copie trop parfaite de Grey’s anatomy”, avance-t-elle. “Les scènes sont reprises à l’identique, on dirait qu’il n’y a pas de scénaristes. Cela ne sert à rien !”

“Toujours garder le second degré”

Récompenser le pire du petit écran, bonne idée alors ? “Il faut être conscient que le niveau général des émissions est en baisse”, argumente Claire Schumm. “C’est important d’avoir une bonne capacité d’autodérision. Ce n’est pas grave de se moquer de la télé, du moment qu’on le fait sans méchanceté”. La totalité des nommés sont invités lundi soir. Si la plupart jouent le jeu, cela ne fait pas rire certains. C’est le cas par exemple de Jean-Pierre Pernaut et Bernard Tapie cette année. La jeune comédienne a hâte d’y être. “Ca va être vraiment amusant ! On sera assis au premier rang, bien habillés, mais en gardant toujours le second degré avec nous”. Comme les autres membres du jury, elle a voté dans son coin, fin novembre, mais ne connaît pas encore les résultats.

“Bien sûr”, raconte-t-elle, “les choix sont totalement subjectifs. Chacun décide de ses propres critères”. Et c’est ce qui fait le charme de ces “contre Sept d’or”. Claire Schumm avoue un petit faible pour la catégorie “Gérard de la moustache 2007″, symbole selon elle de l’image que l’on se fait des personnes portant ce prénom. Bertrand Renard, l’inamovible comparse de Laurent Romejko à la présentation des Chiffres et des lettres, fait figure de favori. Mais attention à la concurrence d’une nommée pour le moins incongrue, la chroniqueuse de On a tout essayé Isabelle Alonzo. Un exemple parmi d’autres de cette soirée volontairement satirique et potache.

La cérémonie imaginée par Frédéric Royer sera placée sous le signe des grandes premières. Premier déroulement dans une fameuse salle de spectacle, première diffusion à la TV…sur Paris Première. Rendez-vous lundi soir, à partir de 22h20, pour découvrir les (mal)heureux lauréats des Gérard d’or 2007.

Tous les nommés et les différentes catégories

Les résultats !!

“Bienvenue à Groland land” novembre 7 2007

Publié par Nico in : émissions , 3commentaires

grd1.jpgCanal + a diffusé lundi soir le documentaire “Groland, 15 poils au c…” L’occasion de découvrir -enfin- l’envers du décor de la fameuse présipauté créée par Jules-Edouard Moustic et sa bande, véritable OVNI du paysage audiovisuel français.

“Ca marche parce qu’on fait sérieusement des choses très connes”. En une phrase, Xavier Pouvreau, le coordinateur de toutes les équipes techniques, résume parfaitement le fonctionnement de la planète Groland. Cette république imaginaire peuplée d’habitants légèrement déjantés est en fait le résultat d’un travail où rien n’est laissé au hasard. Leur but : faire des sketches “qui pourraient être des reportages diffusés sur France 3 région”. Interviews des réalisateurs, des accessoiristes, des graphistes, images de conférences de préparation de sketches, le documentaire réalisé par Michel Boyer nous emmène “grolement” loin dans les coulisses de l’émission. Leurs lieux de tournages favoris ? C’est dans l’Oise et dans le Val d’Oise que se cachent Groville, Muflins ou encore Noudin–les-Noillaux.

Chacun a ses petites anecdotes que des séquences vidéo viennent immédiatement mettre en image. En fil rouge, les interventions des groland22.jpg“historiques” Benoît Delepine (alias Michael Kael), Frank Benoît, Jean-François Halin, Christian Borde (J-E Moustic) font revivre l’histoire de Groland depuis le premier pilote –un conseil des ministres de cette fausse nation- dont aucune chaîne n’a voulu (1989) jusqu’à la forme actuelle de 7 jours au Groland.

Les figurants sont triés sur le volet, et contrairement à ce qu’on pourrait croire, les fameux “petits vieux” vus dans les sketchs en train de déverser un flot d’insultes et/ou de grossièretés sont très nombreux à se porter candidats. D’ailleurs, Frédéric Cebron, l’un des réalisateurs, précise que c’est avec eux qu’ils connaissent leurs meilleurs moments de tournage. Toujours la pêche, enthousiastes, des images montrent même qu’on a parfois beaucoup de mal à les arrêter.

Les équipes techniques ne reculent devant rien, y compris créer un bout de paysage de toutes pièces. On n’imagine pas tout ce qu’il y a derrière ces sketches loufoques. L’humour grassouillet n’empêche pas le professionnalisme. Le documentaire se termine par la manifestation organisée à Montmartre le 10 octobre 2004. Le monde présent à cette occasion, comme le nombre d’étiquettes “GRD” que l’on peut voir sur les voitures ou le sponsoring d’une équipe de foot, montrent la création d’une vraie communauté : aujourd’hui, environ 200.000 personnes se revendiquent Grolandais. La présipauté semble avoir de beaux jours devant elle. Comme dit Moustic, “on change pas une équipe de merde”.
Pour découvrir Groland, un petit clic suffit